LA DIVERSITE DES LANGUES

 

LA DIVERSITÉ DES LANGUES

 

« Or, à chacun la manifestation de l’Esprit est donnée pour

l’utilité commune. En effet, à l’un est donnée par l’Esprit

une parole de sagesse…à un autre, la diversité des langues... »

1 Corinthiens 12.7-8,10

 

« Et Dieu a établi dans l’Église...ceux qui ont le don...de parler diverses langues »

1 Corinthiens 12.28

 

« Quand je parlerais les langues des hommes et des anges... »

1 Corinthiens 13.1

 

Ce que n’est pas le don appelé « la diversité des langues »

 

          Ce don n’est pas la connaissance sanctifiée d’autres langues. Ce n’est pas la faculté naturelle d’apprendre des langues et de consacrer ce don naturel au service de Dieu. Le parler en langues est une manifestation surnaturelle de la présence du Saint-Esprit.

 

          Ce don n’est pas non plus le fait de prêcher en une autre langue, sous l’inspiration de l’Esprit, sans connaître cette langue. Le jour de la Pentecôte, les disciples parlaient en langues avant que la foule ne se rassemble. Cette foule entendit des paroles qui ne lui étaient pas adressées. C’est seulement après, lorsque la foule se fût rassemblée, que Pierre a prononcé son discours.

          Rappelons-nous ce que précise la parole de Dieu : « En effet, celui qui parle en langue ne parle pas aux hommes, mais à Dieu, car personne ne le comprend, et c’est en esprit qu’il dit des mystères. » (1 Corinthiens 14.2)

 

          « La diversité des langues » n’est pas non plus « une autre langue » que nous recevons lorsque nous sommes convertis, abandonnant notre ancienne façon de parler : mauvais langage, jurons, grossièretés, plaisanteries impures, blasphèmes...Cette bénédiction relève du domaine de la sanctification, mais elle n’a rien à voir avec les dons surnaturels du Saint-Esprit.

 

Le baptême du Saint-Esprit et la diversité des langues

 

          Le parler en langues est le signe initial (ou « évident », ou « premier », selon les diverses appellations des théologiens pentecôtistes) du baptême dans le Saint-Esprit (j’invite mes lecteurs à se reporter à nos études précédentes sur le baptême du Saint-Esprit). Ce dernier est une expérience surnaturelle qui caractérise de nos jours le Mouvement de Pentecôte dans le monde entier, et cette effusion du Saint-Esprit ressemble à celle du jour de la Pentecôte par ce même signe particulier : on entend parler en d’autres langues tous ceux qui sont remplis du Saint-Esprit.

 

          La diversité des langues est un don spirituel distinct du parler en langues – signe initial du baptême dans le Saint-Esprit. Sinon, comment des chrétiens baptisés dans le Saint-Esprit seraient-ils invités à rechercher les dons spirituels, au nombre desquels se trouve la diversité des langues ? De plus, l’expérience montre bien que tous les chrétiens authentiquement baptisés de l’Esprit n’exercent pas la diversité des langues.

 

          Qu’est-ce que « la diversité des langues » ? Ce don est la faculté de prier ou de louer Dieu surnaturellement sous l’onction puissante de l’Esprit dans une langue inconnue de celui ou de celle qui possède le don. Ce peut être une langue des hommes ou des anges : « Quand je parlerais les langues des hommes et des anges... » (1 Corinthiens 13.1) Il faut noter la possibilité, pour celui ou celle qui possède ce don, de parler diverses langues. En effet, la parole de Dieu déclare : « à un autre, la diversité des langues... » (1 Corinthiens 12.10)

 

          Nous pouvons savoir que l’origine de tels parlers est divine parce que toutes les expressions inspirées par le Saint-Esprit magnifient Dieu et le Seigneur Jésus.

 

Le but de ce don spirituel

 

          Bien que la diversité des langues ressemble dans ses manifestations au parler en langues – signe initial du baptême dans le Saint-Esprit – il en diffère par le but. Comme signe, le parler en langues montre que le croyant est baptisé dans le Saint-Esprit ; comme don, la diversité des langues est destinée à l’édification de l’Église : « Celui qui prophétise est plus grand que celui qui parle en langues, à moins que ce dernier n’interprète, pour que l’Église en reçoive de l’édification. » (1 Corinthiens 14.5)

 

          Un autre but de ce don est d’aider celui ou celle qui le possède à prier ou à adorer Dieu de telle façon qu’une fois interprété, le don soit une source de puissante édification pour l’église entière : « Si tu rends grâces par l’esprit, comment celui qui est dans les rangs de l’homme du peuple répondra-t-il Amen ! à ton action de grâces, puisqu’il ne sait pas ce que tu dis ? Tu rends, il est vrai d’excellentes actions de grâces, mais l’autre n’est pas édifié » (1 Corinthiens 14.16-17) ; « C’est pourquoi, que celui qui parle en langue prie pour avoir le don d’interpréter. » (1 Corinthiens 14.13)

 

          Le but de ce don est aussi l’édification de la personne elle-même : « Celui qui parle en langue s’édifie lui-même. » (1 Corinthiens 14.4)

 

          Ce don est un signe de la présence de Dieu au milieu de son peuple et pour son peuple. S’il est un signe pour les non-croyants, c’est un signe de rupture : « Par conséquent, les langues sont un signe, non pour les croyants, mais pour les non-croyants. » (1 Corinthiens 14.22) Il signifie que le non-croyant est tout à fait étranger à cette expérience, à ce miracle, à cette bénédiction. Jésus dit : « Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu’il demeure éternellement avec vous, l’Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu’il ne le voit point et ne le connaît point. » (Jean 14.16-17) Dans une telle manifestation surnaturelle, l’on peut dire que Dieu est avec l’église, comme autrefois il était avec Israël dans la colonne de nuée ou de feu : « La nuée de l’Éternel était de jour sur le tabernacle ; et de nuit, il y avait un feu, aux yeux de toute la maison d’Israël, pendant toutes leurs marches. » (Exode 40.38)

 

          Pour la raison humaine, le don des langues est absurde. Il y a là une intention divine. Pour entrer dans cette grâce divine, il faut abaisser tout l’orgueil de l’intelligence. Vivre le miracle de la diversité des langues est une preuve nouvelle de la victoire de la grâce de Dieu en nous.

 

Qui peut recevoir et exercer ce don ?

 

          Tous les croyants de l’Église peuvent recevoir et exercer la diversité des langues. L’apôtre Paul écrit : « Je désire que vous parliez tous en langues...Si donc, dans une assemblée de l’Église entière, tous parlent en langues... » (1 Corinthiens 14.5, 23)

 

          Comment comprendre alors ce que Paul écrit en 1 Corinthiens 12.30 : « Tous parlent-ils en langues » ? Un texte de l’Écriture n’en annule jamais un autre. La parole de Dieu se complète elle-même. De quoi Paul parle-t-il dans le passage de 1 Corinthiens 12.12-30 ? De la diversité et de la complémentarité des membres, des fonctions, des ministères, et des dons spirituels dans l’Église. Il nous faut donc comprendre que le corps de Christ qu’est l’Église, ne peut pas être un seul membre : « Ainsi le corps n’est pas un seul membre, mais il est formé de plusieurs membres...Si tout le corps était œil, où serait l’ouïe ? S’il était tout ouïe, où serait l’odorat ?...Si tous étaient un seul membre, où serait le corps ? » (1 Corinthiens 12.14, 17, 19) C’est donc dans cette ligne-là qu’il faut comprendre la question : « Tous parlent-ils en langues ? » (1 Corinthiens 12.30) Si tous parlent en langues, ce qui est vivement souhaitable, l’Église ne peut pas vivre uniquement de ce don-là. Il faut que les autres dons soient communiqués par le Saint-Esprit dans une harmonieuse complémentarité.

 

Paul BALLIERE

www.batissezvotrevie.fr

 

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