UNE PAROLE DE CONNAISSANCE

 

UNE PAROLE DE CONNAISSANCE

 

« Or, à chacun la manifestation de l’Esprit est donnée pour

l’utilité commune. En effet, à l’un est donnée par l’Esprit...

une parole de connaissance»

1 Corinthiens 12.7-8

 

          Ce que n’est pas une parole de connaissance Certains pensent que posséder une parole de connaissance, c’est avoir une pleine connaissance de la Bible et qu’ils arriveront finalement au second don de l’Esprit par une étude et une recherche sérieuse des Écritures.

 

          Cette interprétation d’une parole de connaissance ne nous paraît pas satisfaisante, car une parole de connaissance, comme tous les autres dons, est surnaturelle. Nous ne pouvons pas plus parvenir à une parole de connaissance que nous ne pouvons parvenir au parler en langues en étudiant d’autres langues. Aussi élevée que soit notre connaissance à la suite d’une étude sérieuse de la parole de Dieu, nous ne sommes pas plus capables d’acquérir ce don qu’un non-initié.

 

          Une parole de connaissance n’est pas non plus un don naturel exceptionnel consacré au service de Dieu. Comme nous l’avons déjà vu, cela doit être rejeté comme inacceptable, car on ne peut classer aucun don naturel comme manifestation du Saint-Esprit.

 

          Dans un certain sens, une parole de connaissance n’est-elle pas la base du ministère de celui qui enseigne ? Il est vrai que tous ceux qui enseignent doivent avoir une connaissance de la Bible, sinon ils ne seraient pas capables d’enseigner. C’est par des études que l’on obtient la connaissance des Écritures. ; mais une parole de connaissance vient par révélation.

 

          Si une parole de connaissance était le don d’enseigner, comment comprendre alors le texte de Romains 12.6-7, où il est parlé du don d’enseigner ? « Puisque nous avons des dons différents, selon la grâce qui nous a été accordée, que celui qui a le don de prophétie l’exerce selon l’analogie de la foi ; que celui qui est appelé au ministère s’attache à son ministère ; que celui qui enseigne s’attache à son enseignement... » Nous voyons clairement que le don d’enseigner et une parole de connaissance sont deux grâces différentes et bien distinctes l’une de l’autre.

 

Définition de ce don

 

          Une parole de connaissance est une révélation surnaturelle de l’existence ou de la nature d’une personne ou d’une chose, ou la connaissance de quelque événement, qui nous est donnée par le Saint-Esprit dans un but précis.

 

          Une parole de connaissance est une participation, à un degré infime, à l’omniscience de Dieu. Quand le Seigneur, qui connaît toutes choses, se plaît à révéler, par son Esprit, un fragment de sa connaissance illimitée, alors nous pouvons dire qu’il y a eu la manifestation du Saint-Esprit désignée sous le terme d’une parole de connaissance.

 

          Une parole de connaissance est une révélation surnaturelle donnée par Dieu de faits qu’il aurait été impossible de connaître d’une autre manière.

 

Exemples et but d’une parole de connaissance

 

          Dans l’Ancien Testament :

 

          2 Rois 6.8-13 : « Le roi de Syrie était en guerre avec Israël, et, dans un conseil qu’il tint avec ses serviteurs, il dit : Mon camp sera dans un tel lieu. Mais l’homme de Dieu fit dire au roi d’Israël : Garde-toi de passer dans ce lieu, car les Syriens y descendent. Et le roi d’Israël envoya des gens, pour s’y tenir en observation, vers le lieu que lui avait mentionné et signalé l’homme de Dieu. Cela arriva non pas une fois ni deux fois. Le roi de Syrie en eut le cœur agité ; il appela ses serviteurs, et leur dit : Ne voulez-vous pas me déclarer lequel de nous est pour le roi d’Israël ? L’un de ses serviteurs répondit : Personne ! ô roi mon seigneur ; mais Élisée, le prophète, qui est en Israël, rapporte au roi d’Israël les paroles que tu prononces dans ta chambre à coucher. Et le roi dit : Allez et voyez où il est, et je le ferai prendre. On vint lui dire : Voici, il est à Dothan ».

 

          1 Samuel 9.18-20 : « Saül s’approcha de Samuel au milieu de la porte, et dit : Indique-moi je te prie, où est la maison du voyant. Samuel répondit à Saül : C’est moi qui suis le voyant. Monte devant moi au haut lieu, et vous mangerez aujourd’hui avec moi. Je te laisserai partir demain, et je te dirai tout ce qui se passe dans ton cœur. Ne t’inquiète pas des ânesses que tu as perdues il y a trois jours, car elles sont retrouvées. Et pour qui est réservé tout ce qu’il y a de précieux en Israël ? N’est-ce pas pour toi et pour toute la maison de ton père ? »

 

          1 Rois 14.1-6 : « Dans ce temps-là, Abija, fils de Jéroboam, devint malade. Et Jéroboam dit à sa femme : Lève-toi, je te prie, et déguise-toi pour qu’on ne sache pas que tu es la femme de Jéroboam, et va à Silo. Voici, là est Achija, le prophète ; c’est lui qui m’a dit que je serais roi de ce peuple. Prends avec toi dix pains, des gâteaux et un vase de miel, et entre chez lui ; il te dira ce qui arrivera à l’enfant. La femme de Jéroboam fit ainsi ; elle se leva, alla à Silo, et entra dans la maison d’Achija. Achija ne pouvait plus voir, car il avait les yeux fixes par suite de la vieillesse. L’Éternel avait dit à Achija : La femme de Jéroboam va venir te consulter au sujet de son fils, parce qu’il est malade. Tu lui parleras de telle et telle manière. Quand elle arrivera, elle se donnera pour une autre. Lorsque Achija entendit le bruit de ses pas, au moment où elle franchissait la porte, il dit : Entre, femme de Jéroboam ; pourquoi veux-tu te donner pour une autre ? Je suis chargé de t’annoncer des choses dures ».

 

          Dans le ministère de Jésus :

 

          Jean 4.15-19 : « La femme lui dit : Seigneur, donne-moi cette eau, afin que je n’aie plus soif, et que je ne vienne plus puiser ici. Va, lui dit Jésus, appelle ton mari, et viens ici. La femme répondit : Je n’ai point de mari. Jésus lui dit : Tu as eu raison de dire : Je n’ai point de mari. Car tu as eu cinq maris, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari. En cela tu as dit vrai. Seigneur, lui dit la femme, je vois que tu es prophète ».

 

          Jean 1.47-50 : « Jésus voyant venir à lui Nathanaël, dit de lui : Voici vraiment un Israélite, dans lequel il n’y a point de fraude. D’où me connais-tu ? lui dit Nathanaël. Jésus lui répondit : Avant que Philippe t’appelât, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu. Nathanaël répondit et lui dit : Rabbi, tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d’Israël ».

 

          Matthieu 17.24-27 : « Lorsqu’ils arrivèrent à Capernaüm, ceux qui percevaient les deux drachmes s’adressèrent à Pierre, et lui dirent : Votre maître ne paie-t-il pas les deux drachmes ? Oui, dit-il. Et quand il fut entré dans la maison, Jésus le prévint, et dit : Que t’en semble, Simon ? Les rois de la terre, de qui perçoivent-ils des tributs ou des impôts ? de leurs fils, ou des étrangers ? Il lui dit : Des étrangers. Et Jésus lui répondit : Les fils en sont donc exempts. Mais, pour ne pas les scandaliser, va à la mer, jette l’hameçon, et tire le premier poisson qui viendra ; ouvre-lui la bouche, et tu trouveras un statère. Prends-le, et donne-le leur pour moi et pour toi ».

 

          Matthieu 21.1-3 : « Lorsqu’ils approchèrent de Jérusalem, et qu’ils furent arrivés à Bethphagé, vers la montagne des Oliviers, Jésus envoya deux disciples, en leur disant : Allez au village qui est devant vous ; vous trouverez aussitôt une ânesse attachée, et un ânon avec elle ; détachez-les, et amenez-les moi. Si quelqu’un vous dit quelque chose, vous répondrez : Le Seigneur en a besoin. Et à l’instant il les laissera aller ».

 

          Marc 14.12-16 : « Le premier jour des pains sans levain, où l’on immolait la Pâque, les disciples de Jésus lui dirent : Où veux-tu que nous allions te préparer la Pâque ? Et il envoya deux de ses disciples, et leur dit : Allez à la ville ; vous rencontrerez un homme portant une cruche d’eau, suivez-le. Quelque part qu’il entre, dites au maître de la maison : Le maître dit : Où est le lieu où je mangerai la Pâque avec mes disciples ? Et il vous montrera une grande chambre haute, meublée et toute prête : c’est là que vous nous préparerez la Pâque. Les disciples partirent, arrivèrent à la ville, et trouvèrent les choses comme il le leur avait dit, et ils préparèrent la Pâque ».

 

          Dans la vie de la première Eglise :

 

          Actes 5.1-6 : « Mais un homme nommé Ananias, avec Saphira sa femme, vendit une propriété, et retint une partie du prix, sa femme le sachant ; puis il apporta le reste, et le déposa aux pieds des apôtres. Pierre lui dit : Ananias, pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur, au point que tu mentes au Saint-Esprit, et que tu aies retenu une partie du prix du champ ? S’il n’eût pas été vendu, ne te restait-il pas ? Et après qu’il a été vendu, le prix n’était-il pas à ta disposition ? Comment as-tu pu mettre en ton cœur un pareil dessein ? Ce n’est pas à des hommes que tu as menti, mais à Dieu. Ananias, entendant ces paroles, tomba, et expira. Une grande crainte saisit tous les auditeurs. Les jeunes gens, s’étant levés, l’enveloppèrent, l’emportèrent, et l’ensevelirent ».

 

          Actes 9.10-12, 17 : « Or, il y avait à Damas un disciple nommé Ananias. Le Seigneur lui dit dans une vision : Ananias ! Il répondit : Me voici, Seigneur ! Et le Seigneur lui dit : Lève-toi, va dans la rue qu’on appelle la droite, et cherche, dans la maison de Judas, un nommé Saul de Tarse. Car il prie, et il a vu en vision un homme du nom d’Ananias, qui entrait, et qui lui imposait les mains, afin qu’il recouvrât la vue...Ananias sortit ; et, lorsqu’il fut arrivé dans la maison, il imposa les mains à Saul, en disant : Saul, mon frère, le Seigneur Jésus, qui t’est apparu sur le chemin par lequel tu venais, m’a envoyé pour que tu recouvres la vue et que tu sois rempli du Saint-Esprit ».

 

          Actes 18.9-10 : « Le Seigneur dit à Paul en vision pendant la nuit : Ne crains point ; mais parle, et ne te tais point, car je suis avec toi, et personne ne mettra la main sur toi pour te faire du mal ; parle, car j’ai un peuple nombreux dans cette ville ».

 

          Une parole de connaissance peut être donnée pour aider un enfant de Dieu en difficulté ; pour révéler certains faits concernant d’autres personnes ; pour encourager une personne : 1 Rois 19.14, 18 : « « Élie répondit : J’ai déployé mon zèle pour l’Éternel, le Dieu des armées ; car les enfants d’Israël ont abandonné ton alliance, ils ont renversé tes autels, et ils ont tué par l’épée tes prophètes ; je suis resté, moi seul, et ils cherchent à m’ôter la vie...L’éternel lui dit :...Je laisserai en Israël sept mille hommes, tous ceux qui n’ont point fléchi les genoux devant Baal, et dont la bouche ne l’a point baisé » (comparez Romains 11.2-4) ; pour convaincre une personne et l’amener au salut ; pour guider dans la direction divine ; pour dévoiler des péchés secrets...

 

Remarques

 

          Une personne n’ayant manifesté qu’une seule fois une parole de connaissance possède-t-elle le don ? Oui, elle peut être capable de manifester à nouveau ce don et d’une façon plus puissante, de la même façon qu’une personne ayant parlé en langues une fois, sera capable de parler en langues à nouveau.

 

          Le Saint-Esprit distribue les dons à chacun en particulier comme il veut. C’est ainsi que, selon la volonté de Dieu, n’importe quel enfant de Dieu, instruit ou non, jeune ou âgé, peut recevoir une parole de connaissance.

 

En conclusion

 

          Une parole de connaissance nous ouvre les ressources illimitées de la connaissance divine. Au travers de ce don, la souveraineté absolue et éternelle de Dieu nous a été révélée au travers des Écritures.

 

          Ce don a permis à des prophètes de prouver qu’ils étaient envoyés de Dieu ; il a dirigé des ouvriers du Seigneur vers des champs de travail préparés par lui, il a révélé l’hypocrisie de certains chrétiens, il a encouragé dans leurs épreuves des serviteurs de Dieu abattus et abandonnés, il a conduit certains hommes à trouver le salut en Christ.

 

          Les révélations reçues peuvent être réduites ou grandes, mais elles ont la même origine divine. Dieu a toujours été prêt à communiquer la connaissance par le Saint-Esprit, à partager avec nous d’une façon limitée son omniscience, permettant à l’humble croyant de prendre part à ces lumières qui l’équiperont pour le service, lui donnant des directives et, de façon générale, le conduisant à glorifier celui qui l’a rempli de son Saint-Esprit.

 

Paul BALLIERE

www.batissezvotrevie.fr

 

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Commentaires: 1
  • #1

    Nathalie (vendredi, 14 décembre 2018 01:32)

    Merci pour l'etude Gloire à Dieu