LE DON D'OPERER DES MIRACLES

 

LE DON D’OPÉRER DES MIRACLES

 

« Or, à chacun la manifestation de l’Esprit est donnée pour

l’utilité commune. En effet, à l’un est donnée par l’Esprit...

le don d’opérer des miracles ».

1 Corinthiens 12.7,10

 

          Le texte grec porte littéralement : « les opérations des œuvres de puissance ». La pensée centrale est celle de puissance, la puissance de Dieu agissant par l’Esprit de Dieu, dans et par le moyen de l’Église de Dieu.

 

          Il est le second des trois dons de puissance.

 

          Jésus a promis expressément à ses disciples qu’ils accompliraient les mêmes miracles que lui, et même de plus grands : « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m’en vais au Père » (Jean 14.12). La promesse du Saint-Esprit s’accompagne d’une promesse de puissance : « Vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre » (Actes 1.8). Le Nouveau Testament montre qu’effectivement les miracles annoncés par Jésus eurent lieu. Il semble que sous une forme ou une autre, ce don était communément répandu parmi les Églises. Les gens étaient pourtant des gens tout ordinaires, sujets à l’erreur et à la faiblesse. Mais des gens très ordinaires ont reçu des dons très extraordinaires de l’Esprit de Dieu.

 

Ce que n’est pas le don d’opérer des miracles

 

          Une guérison remarquable n’est pas une manifestation de l’opération des miracles. Un don n’empiète pas sur un autre don. Chaque don est séparé et distinct des autres, de la même façon que les lampes d’un lustre.

 

          L’exercice des miracles n’a rien à voir avec les dons des guérisons. Ils sont indépendants et distincts. Lorsque Jésus a nourri la multitude avec du pain et des poissons, il n’y avait aucune puissance de guérison dans ce miracle, de même lorsque Jésus guérissait les malades, il n’y avait aucune évidence de l’exercice des miracles.

 

          On peut dire, il est vrai, que chaque guérison est miraculeuse, mais dans ce cas le terme est employé dans un sens général. Nous devons donc faire la différence entre les termes employés dans un sens général et les termes employés dans un sens particulier.

 

Définition du don d’opérer des miracles

 

          Ce don d’opérer des miracles est une démonstration surnaturelle de la puissance de Dieu par laquelle les lois de la nature sont changées, suspendues ou contrôlées.

          L’exercice des miracles est une très importante manifestation de l’Esprit. C’est la puissance de Dieu passant au travers d’une personne. Nous pouvons dire que celui qui le possède participe de façon très réduite à la toute-puissance de Dieu.

 

Exemples de ce don d’opérer des miracles

 

          La multiplication des pains :

 

          Matthieu 14.15-21 : « Le soir étant venu, les disciples s’approchèrent de lui, et dirent : Ce lieu est désert, et l’heure est déjà avancée ; renvoie la foule, afin qu’elle aille dans les villages, pour s’acheter des vivres. Jésus leur répondit : Ils n’ont pas besoin de s’en aller ; donnez-leur vous-mêmes à manger. Mais ils lui dirent : Nous n’avons ici que cinq pains et deux poissons. Et il dit : Apportez-les moi. Il fit asseoir la foule sur l’herbe, prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux vers le ciel, il rendit grâces. Puis, il rompit les pains et les donna aux disciples, qui les distribuèrent à la foule. Tous mangèrent et furent rassasiés, et l’on emporta douze paniers pleins des morceaux qui restaient. Ceux qui avaient mangé étaient environ cinq mille hommes, sans les femmes et les enfants ».

 

          Matthieu 15.32-38 : « Jésus, ayant appelé ses disciples, dit : Je suis ému de compassion pour cette foule ; car voilà trois jours qu’ils sont près de moi, et ils n’ont rien à manger. Je ne veux pas les renvoyer à jeun, de peur que les forces ne leur manquent en chemin. Les disciples lui dirent : Comment nous procurer dans ce lieu désert assez de pains pour rassasier une si grande foule ? Jésus leur demanda : Combien avez-vous de pains ? Sept, répondirent-ils, et quelques petits poissons. Alors il fit asseoir la foule par terre, prit les sept pains et les poissons, et, après avoir rendu grâces, il les rompit et les donna à ses disciples, qui les distribuèrent à la foule. Tous mangèrent et furent rassasiés, et l’on emporta sept corbeilles pleines des morceaux qui restaient. Ceux qui avaient mangé étaient quatre mille hommes, sans les femmes et les enfants ».

 

          L’eau changée en vin :

 

          Jean 2.1-11 : « Trois jours après, il y eut des noces à Cana en Galilée. La mère de Jésus était là, et Jésus fut aussi invité aux noces avec ses disciples. Le vin ayant manqué, la mère de Jésus lui dit : Ils n’ont plus de vin. Jésus lui répondit : Femme, qu’y a-t-il entre moi et toi ? Mon heure n’est pas encore venue. Sa mère dit aux serviteurs : Faites ce qu’il vous dira. Or, il y avait là six vases de pierre, destinés aux purifications des Juifs, et contenant chacun deux ou trois mesures. Jésus leur dit : Remplissez d’eau ces vases. Et ils les remplirent jusqu’au bord. Puisez maintenant, leur dit-il, et portez-en à l’ordonnateur du repas. Et ils en portèrent. Quand l’ordonnateur du repas eut goûté l’eau changée en vin – ne sachant d’où venait ce vin, tandis que les serviteurs qui avaient puisé l’eau le savaient bien – il appela l’époux, et lui dit : Tout homme sert d’abord le bon vin, puis le moins bon après qu’on s’est enivré ; toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à présent. Tel fut, à Cana en Galilée, le premier des miracles que fit Jésus. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui ».

 

          La tempête apaisée :

 

          Matthieu 8.23-27 : « Il monta dans la barque, et ses disciples le suivirent. Et voici, il s’éleva sur la mer une si grande tempête que la barque était couverte par les flots. Et lui, il dormait. Les disciples s’étant approchés le réveillèrent, et dirent : Seigneur, sauve, nous périssons. Il leur dit : Pourquoi avez-vous peur, gens de peu de foi ? Alors il se leva, menaça les vents et la mer, et il y eut un grand calme. Ces hommes furent saisis d’étonnement : Quel est celui-ci, disaient-ils, à qui obéissent même les vents et la mer ? »

 

          Jésus marchant sur les eaux :

 

          Matthieu 14.24-27 : « La barque, déjà au milieu de la mer, était battue par les flots ; car le vent était contraire. A la quatrième veille de la nuit, Jésus alla vers eux, marchant sur la mer. Quand les disciples le virent marcher sur la mer, ils furent troublés, et dirent : C’est un fantôme ! Et, dans leur frayeur, ils poussèrent des cris. Jésus leur dit aussitôt : Rassurez-vous, c’est moi ; n’ayez pas peur ! »

 

          La résurrection de Dorcas :

 

          Actes 9.36-41 : « Il y avait à Joppé, parmi les disciples, une femme nommée Tabitha, ce qui signifie Dorcas ; elle faisait beaucoup de bonnes œuvres et d’aumônes. Elle tomba malade en ce temps-là, et mourut. Après l’avoir lavée, on la déposa dans une chambre haute. Comme Lydde est près de Joppé, les disciples, ayant appris que Pierre s’y trouvait, envoyèrent deux hommes vers lui, pour le prier de venir chez eux sans tarder. Pierre se leva, et partit avec ces hommes. Lorsqu’il fut arrivé, on le conduisit dans la chambre haute. Toutes les veuves l’entourèrent en pleurant, et lui montrèrent les tuniques et les vêtements que faisait Dorcas pendant qu’elle était avec elles. Pierre fit sortir tout le monde, se mit à genoux, et pria ; puis, se tournant vers le corps, il dit : Tabitha, lève-toi ! Elle ouvrit les yeux, et ayant vu Pierre, elle s’assit. Il lui donna la main, et la fit lever. Il appela ensuite les saints et les veuves, et la leur présenta vivante ».

 

          La résurrection d’Eutychus :

 

          Actes 20.7-12 : « Le premier jour de la semaine, nous étions réunis pour rompre le pain. Paul, qui devait partir le lendemain, s’entretenait avec les disciples, et il prolongea son discours jusqu’à minuit. Il y avait beaucoup de lampes dans la chambre haute où nous étions assemblés. Or, un jeune homme, nommé Eutychus, qui était assis sur la fenêtre, s’endormit profondément pendant le long discours de Paul ; entraîné par le sommeil, il tomba du troisième étage en bas, et il fut relevé mort. Mais Paul, étant descendu, se pencha sur lui et le prit dans ses bras, en disant : Ne vous troublez pas, car son âme est en lui. Quand il fut remonté, il rompit le pain et mangea, et il parla longtemps encore jusqu’au jour. Après quoi il partit. Le jeune homme fut ramené vivant, et ce fut le sujet d’une grande consolation ».

 

          Le jugement sur Elymas, le magicien :

 

          Actes 13.6-12 : « Ayant traversé toute l’île jusqu’à Paphos, ils trouvèrent un certain magicien, faux prophète juif, nommé Bar-Jésus, qui était avec le proconsul Sergius Paulus, homme intelligent. Ce dernier fit appeler Barnabas et Saul, et manifesta le désir d’entendre la parole de Dieu. Mais Elymas, le magicien – car c’est ce que signifie son nom – leur faisait opposition, cherchant à détourner de la foi le proconsul. Alors Saul, appelé aussi Paul, rempli du Saint-Esprit, fixa les regards sur lui, et dit : Homme plein de toute espèce de ruse et de fraude, fils du diable, ennemi de toute justice, ne cesseras-tu point de pervertir les voies droites du Seigneur ? Maintenant voici, la main du Seigneur est sur toi, tu seras aveugle, et pour un temps tu ne verras pas le soleil. Aussitôt l’obscurité et les ténèbres tombèrent sur lui, et il cherchait, en tâtonnant, des personnes pour le guider. Alors le proconsul, voyant ce qui était arrivé, crut, étant frappé de la doctrine du Seigneur ».

 

Dans quel but ce don est-il manifesté ?

 

          Il est manifesté comme un signe de la présence et de la puissance de Dieu. Les guérisons sont une démonstration de l’amour et de la compassion de Dieu. Les miracles sont une démonstration de la puissance de Dieu.

 

          Il peut être manifesté pour pourvoir aux besoins temporels.

 

          Il peut être aussi manifesté pour confirmer la parole annoncée.

 

Comment ce don est-il manifesté ?

 

          Il peut être annoncé par une parole prophétique :

 

          1 Samuel 12.17-18 : « Ne sommes-nous pas à la moisson des blés ? J’invoquerai l’Éternel, et il enverra des tonnerres et de la pluie. Sachez alors et voyez combien vous avez eu tort aux yeux de l’Éternel de demander pour vous un roi » (voyez le contexte).

 

          1 Rois 18.24, 36-39 : « Puis invoquez le nom de votre dieu ; et moi, j’invoquerai le nom de l’Éternel. Le dieu qui répondra par le feu, c’est celui-là qui sera Dieu. Et tout le peuple répondit, en disant : C’est bien !...Au moment de la présentation de l’offrande, Élie, le prophète, s’avança et dit : Éternel, Dieu d’Abraham, d’Isaac et d’Israël ! que l’on sache aujourd’hui que tu es Dieu en Israël, que je suis ton serviteur, et que j’ai fait toutes ces choses par ta parole ! Réponds-moi, Éternel, réponds-moi, afin que ce peuple reconnaisse que c’est toi, Éternel, qui es Dieu, et que c’est toi qui ramènes leur cœur ! Et le feu de l’Éternel tomba, et il consuma l’holocauste, le bois, les pierres et la terre, et il absorba l’eau qui était dans le fossé. Quand tout le peuple vit cela, ils tombèrent sur leur visage et dirent : C’est l’Éternel qui est Dieu ! C’est l’Éternel qui est Dieu ! »

 

          Il peut être manifesté par une parole.

 

          Il peut être manifesté par une action.

 

L’actualité de ce don

 

          Comme pour les autres dons spirituels, le don d’opérer des miracles est réservé par Dieu à son Église aujourd’hui.

 

          Pourquoi connaissons-nous ces dons, en parlons-nous, et n’en voyons-nous pas beaucoup en opération ? C’est parce que nous n’aspirons pas suffisamment à ces dons. Jésus dit : Quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » (Luc 18.8). Tous ces dons sont obtenus par la foi, ainsi donc, si nous vivons dans une période de décadence spirituelle, nous devons prier de tout notre cœur pour une puissante manifestation du Saint-Esprit. Désirons ardemment les dons de Dieu.

 

Paul BALLIERE

www.batissezvotrevie.fr

 

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