LE TRIBUNAL DE CHRIST ET LA RECOMPENSE DU CROYANT

 

LE TRIBUNAL DE CHRIST ET LA RÉCOMPENSE DU CROYANT

 

          Rappelons que les chrétiens comparaîtront devant le tribunal de Christ, (voir notre article précédent, dans cette même rubrique), pour y être jugés et ce, certainement au retour de Jésus, lorsqu’il viendra chercher son Église.

          Ce jugement des croyants a été remis à Jésus-Christ. L’Écriture parle en effet du « tribunal de Christ ». Remarquez comment la Parole de Dieu décrit Jésus dans Apocalypse 2.18,23 :

 

          « Voici ce que dit le Fils de Dieu, celui qui a les yeux comme une flamme de feu...Toutes les Églises connaîtront que je suis celui qui sonde les reins et les cœurs, et que je vous rendrai à chacun selon vos œuvres ».

 

          Les chrétiens authentiques échapperont à la perdition éternelle :

 

          « Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu’il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui. Celui qui croit en lui n’est point jugé. » (Jean 3.17-18)

 

          L’apôtre Paul écrit : « Maintenant que nous sommes justifiés par son sang, nous serons sauvés par lui de la colère » (Romains 5.8-9) ; et dans sa première lettre aux Thessaloniciens, il parle de Jésus comme de celui « qui nous délivre de la colère à venir » (1 Thessaloniciens 1.10).

 

          Cependant, les œuvres des chrétiens doivent être examinées par Christ, pour que leur récompense puisse être fixée. Nous insisterons ici sur la nature de ce jugement. Il concerne plusieurs éléments de notre vie chrétienne. Il sera l’appréciation de Jésus lui-même sur la vie de chacun de ses disciples. Une récompense ou un blâme sera donné(e) et chacun saura ce que seront sa récompense et son service dans le ciel.

 

Quelques remarques préliminaires

 

          Jésus-Christ examinera nos œuvres et notre service, pour savoir si nous méritons une récompense. La Bible dit :

 

          « Car nous connaissons celui qui a dit : A moi la vengeance, à moi la rétribution ; et encore : Le Seigneur jugera son peuple. » (Hébreux 10.30-31)

 

          Tous les croyants sans exception, devront se présenter devant Jésus. L’apôtre Paul déclare :

 

          « Mais toi, pourquoi juges-tu ton frère ? ou toi, pourquoi méprises-tu ton frère ? puisque nous comparaîtrons tous devant le tribunal de Dieu...Ainsi chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même. » (Romains 14.10-12)

 

          Que nous ayons été fidèles ou infidèles, le Seigneur examinera la manière avec laquelle nous aurons vécu notre vie chrétienne. Il sera impossible de dissimuler quoi que ce soit car :

 

          « Tout est nu et découvert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte. » (Hébreux 4.13)

 

Sur quoi portera le jugement du tribunal de Christ ?

 

          La vie et le service de chaque croyant seront examinés sous toutes leurs faces, car le Seigneur n’est pas injuste pour oublier et laisser une seule bonne action sans la récompense promise : « Dieu n’est pas injuste pour oublier votre travail. » (Hébreux 6.10)

 

          D’autre part, Dieu est trop saint pour laisser subsister une seule imperfection chez ceux qu’il va admettre en sa présence.

 

          Le jugement du tribunal de Christ portera sur huit domaines.

 

1. Les œuvres

 

          Il est vrai que c’est par grâce que nous sommes sauvés, par le moyen de la foi en Jésus-Christ, et que ce n’est pas par nos œuvres. Cependant, étant sauvés par le Christ, nous sommes appelés à pratiquer des œuvres bonnes que Dieu a préparées d’avance pour nous, ainsi que le déclare l’apôtre Paul :

 

          « Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions. » (Éphésiens 2.10)

 

          Il est alors naturel que le Seigneur examine chacune de nos actions :

 

          « Sachant que chacun, soit esclave, soit libre, recevra du Seigneur selon ce qu’il aura fait de bien. » (Éphésiens 6.8)

 

          Par ailleurs, Paul nous exhorte en disant :

 

          « Ne nous lassons pas de faire le bien ; car nous moissonnerons au temps convenable, si nous ne nous relâchons pas. Ainsi donc, pendant que nous en avons l’occasion, pratiquons le bien envers tous, et surtout envers les frères en la foi. » (Galates 6.9-10)

 

          Nos œuvres n’ont de valeur que si elles sont basées sur Christ, notre seul fondement. Mais sur cette base, le chrétien peut bâtir de diverses manières. Nos œuvres peuvent être malheureusement inspirées par l’égoïsme, l’orgueil, l’envie, la volonté propre. Nous pouvons, hélas, prier, faire l’aumône, et même prêcher l’Évangile, en nous recherchant nous-mêmes. Ces œuvres-là ne résisteront pas au feu du jugement de Jésus-Christ.

          Par contre, si nos œuvres sont inspirées par l’amour, le zèle sincère, la recherche de la volonté et de la gloire de Dieu, elles subiront victorieusement l’épreuve du jugement, et nous recevrons notre récompense.

 

2. Le travail

 

          Dieu nous a accordé le privilège de pouvoir travailler avec lui. Notre travail chrétien est la mesure de notre zèle et de notre reconnaissance, et il ne passera pas inaperçu. La Bible dit :

 

          « Chacun recevra sa propre récompense selon son propre travail. Car nous sommes ouvriers avec Dieu » (1 Corinthiens 3.8-9) ; et encore :

 

          « Ainsi, mes frères bien-aimés, soyez fermes, inébranlables, travaillant de mieux en mieux à l’œuvre du Seigneur, sachant que votre travail ne sera pas vain dans le Seigneur. » (1 Corinthiens 15.58)

 

3. L’effort de l’athlète

 

          L’apôtre Paul compare la vie chrétienne à l’effort d’un athlète qui court pour remporter le prix :

 

          « Ne savez-vous pas que ceux qui courent dans le stade courent tous, mais qu’un seul remporte le prix ? Courez de manière à le remporter » (1 Corinthiens 9.24) ; et lui-même était, à cet égard, un modèle pour les croyants :

 

          « Je fais une chose, écrivait-il : oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ. » (Philippiens 3.13-14)

 

          Le tribunal de Christ révélera si nous avons été des amateurs dans la vie chrétienne ou des coureurs sérieux et endurants.

 

4. Le témoignage

 

          Les paroles de Jésus sont formelles :

 

          « Quiconque se déclarera publiquement pour moi, je me déclarerai moi aussi pour lui devant mon Père qui est dans les cieux ; mais quiconque me reniera devant les hommes, je le renierai aussi devant mon Père qui est dans les cieux. » (Matthieu 10.32-33)

 

          Le Seigneur examinera donc la manière dont nous aurons, en paroles et en actes, proclamé son nom ici-bas.

 

5. La foi ferme et l’espérance vivante

 

          L’Écriture déclare :

 

          « N’abandonnez donc pas votre assurance, à laquelle est attachée une grande rémunération. » (Hébreux 10.35)

 

          Paul écrit à Timothée :

 

          « J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi. Désormais, la couronne de justice m’est réservée ; le Seigneur, le juste juge, me la donnera dans ce jour-là, et non seulement à moi, mais encore à tous ceux qui auront aimé son avènement. » (2 Timothée 4.7-8)

 

          Aimer l’avènement du Seigneur signifie sans doute aimer le Seigneur lui-même, puis attendre son retour, nous y préparer chaque jour et chercher à y préparer notre entourage.

 

6. Le ministère (service de la prédication, direction de l’église…)

 

          Tous les chrétiens sont appelés au témoignage et au service dans un sens général ; nous l’avons souligné dans les points ci-dessus. Mais ceux auxquels Dieu confie un ministère spécial ont évidemment une plus grande responsabilité :

 

          « Mes frères, qu’il n’y ait pas parmi vous un grand nombre de personnes qui se mettent à enseigner, car vous savez que nous serons jugés plus sévèrement. » (Jacques 3.1)

 

          « Obéissez à vos conducteurs, et ayez pour eux de la déférence, car ils veillent sur vos âmes comme devant en rendre compte. » (Hébreux 13.1)

 

          Paul était heureux de pouvoir dire aux anciens d’Éphèse : « Je vous déclare aujourd’hui que je suis pur du sang de vous tous, car je vous ai annoncé tout le conseil de Dieu, sans en rien cacher » (Actes 20.26-27). La valeur d’un ministère se mesure à ses fruits, visibles ou connus de Dieu seul, ainsi qu’aux âmes gagnées.

 

7. L’usage de nos biens matériels

 

          A cet égard, il convient d’éviter deux extrêmes : d’une part faire de l’argent une idole, et d’autre part, prétendre qu’il est trop « matériel » pour avoir un quelconque rapport avec la vie spirituelle ; ceci parfois pour pouvoir l’utiliser à son aise !

          L’apôtre écrit à Timothée : « Dieu...nous donne avec abondance toutes choses pour que nous en jouissions » (1 Timothée 6.17). Mais le Seigneur veut aussi que ses enfants lui consacrent leurs biens et les emploient selon sa volonté. Cet usage des biens matériels, temporels, sera jugé ou récompensé au tribunal de Christ. Voici quelques textes de la Parole de Dieu que nous pouvons méditer avec profit :

 

          « ...que ton aumône se fasse en secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. » (Matthieu 6.4)

 

          « Si vous prêtez à ceux de qui vous espérez recevoir, quel gré vous en saura-t-on ? Les pécheurs aussi prêtent aux pécheurs, afin de recevoir la pareille. Mais aimez vos ennemis, faites du bien, et prêtez sans rien espérer. Et votre récompense sera grande, et vous serez fils du Très-Haut, car il est bon pour les ingrats et pour les méchants. » (Luc 6.34-35)

 

          « Vendez ce que vous possédez, et donnez-le en aumônes. Faites-vous des bourses qui ne s’usent point, un trésor inépuisable dans les cieux, où le voleur n’approche point, et où la teigne ne détruit point. Car là où est votre trésor, là aussi sera votre cœur. » (Luc 12.33-34)

 

          « Recommande aux riches du présent siècle de ne pas être orgueilleux, et de ne pas mettre leur espérance dans des richesses incertaines, mais de la mettre en Dieu, qui nous donne avec abondance toutes choses pour que nous en jouissions. Recommande-leur de faire du bien, d’être riches en bonnes œuvres, d’avoir de la libéralité, de la générosité, et de s’amasser ainsi pour l’avenir un trésor placé sur un fondement solide, afin de saisir la vie véritable. » (1 Timothée 6.17-19)

 

          Notons encore un grand principe au sujet de la libéralité :

 

          « Sachez-le, celui qui sème peu moissonnera peu, et celui qui sème abondamment moissonnera abondamment. Que chacun donne comme il l’a résolu en son cœur, sans tristesse ni contrainte ; car Dieu aime celui qui donne avec joie. » (1 Corinthiens 9.6-7)

 

          Chacun de nous a la responsabilité d’user spirituellement de ses biens matériels pour plaire à leur véritable propriétaire : Dieu.

 

8. Les souffrances

 

          La vie du chrétien fidèle est toujours accompagnée de souffrances. Sur les traces de son Sauveur, il a part à la croix pour participer ensuite à la gloire. Jésus a dit :

 

          « Heureux serez-vous, lorsqu’on vous outragera, qu’on vous persécutera et qu’on dira faussement de vous toute sorte de mal, à cause de moi. Réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse, parce que votre récompense sera grande dans les cieux ; car c’est ainsi qu’on a persécuté les prophètes qui ont été avant vous. » (Matthieu 5.11-12)

 

          L’apôtre Pierre déclare :

 

          « Réjouissez-vous au contraire, de la part que vous avez aux souffrances de Christ, afin que vous soyez aussi dans la joie et dans l’allégresse lorsque sa gloire apparaîtra. » (1 Pierre 4.13)

 

          L’apôtre Paul écrit aux Corinthiens :

 

          « Nos légères afflictions du moment présent produisent pour nous, au-delà de toute mesure, un poids éternel de gloire...» (2 Corinthiens 4.17-18)

 

          Il n’est pas facile pour le chrétien de se réjouir de ses souffrances. Il le peut néanmoins, avec l’aide de Dieu, s’il a la conviction que « les souffrances du temps présent ne sauraient être comparées à la gloire à venir qui sera révélée pour nous. » (Romains 8.18)

          Le chrétien vit sa vie chrétienne en ayant les regards de la foi tournés vers Celui qui est invisible, qu’il aime, qu’il veut servir avec un cœur tout entier à lui. Il sait qu’au tribunal de Christ, il aura des comptes à rendre sur toute la manière dont il aura employé cette vie nouvelle que Jésus lui a donnée.

 

Paul BALLIERE

www.batissezvotrevie.fr

 

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Commentaires: 4
  • #1

    Thomas (jeudi, 17 janvier 2019 07:54)

    Merci beaucoup pour ce message.

  • #2

    Tony (jeudi, 17 janvier 2019 09:44)

    Que dieu soit bénie que dieu continuent à vous bénir dans le ministère qu il vous a donné pour l édification de son églises

  • #3

    Denise (jeudi, 17 janvier 2019 14:40)

    Sa fait réfléchir....quel beau message.

  • #4

    Carine (lundi, 21 janvier 2019 18:59)

    Quelle grâce, et quelle espérance nous avons en Jésus car c est Lui qui nous tiendra jusqu'à la fin. Que nous ayons la sagesse de laisser notre main dans la sienne.
    Seigneur que nous soyons utile entre tes mains prompt à obéir et à te servir afin que Ton Nom soit glorifié.
    Que Notre Seigneur vous renouvelle à tous égard et que votre joie soit parfaite.
    Avec toute mon affection