COMMENT AMENER A CHRIST LES CHRETIENS DE NOM

 

COMMENT AMENER A CHRIST LES CHRÉTIENS DE NOM

 

          Ceux qui ne possèdent pas l’assurance du salut peuvent être classés en deux catégories.

 

1. Ceux qui ne l’ont pas par ignorance.

 

          « Je vous ai écrit ces choses, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu » (1 Jean 5.13). Ce texte leur prouvera que nous pouvons savoir que nous avons la vie éternelle. Dans les entretiens avec les âmes bien disposées, lorsque vous leur demandez si elles sont sauvées ou si elles savent que leurs péchés sont pardonnés, ou encore si elles ont reçu la vie éternelle, elles vous répondront souvent : « Mais personne ne peut en être sûr ». Dites-leur alors que la Bible affirme que ceux qui croient peuvent le savoir, et faites-leur lire 1 Jean 5.13 cité ci-dessus, ainsi que Jean 1.12 : « Mais à tous ceux qui l’ont reçue [la lumière, Christ], à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu ». Ce dernier verset prouve que Christ donne à tous ceux qui le reçoivent le droit d’être faits enfants de Dieu. Je pose en général une question à ces âmes en tournant le verset comme suit : « Que reçoit toute âme qui accepte Christ ? » Si votre interlocuteur a bien écouté, il vous répondra : « Le droit de devenir un enfant de Dieu. » Puis continuez par cette question : « L’avez-vous reçu ? » S’il vous répond affirmativement, vous lui direz alors : « Qu’êtes-vous donc maintenant ? » Peut-être devrez-vous répéter ces questions plusieurs fois avant d’obtenir cette réponse : « Je suis un enfant de Dieu. »

 

          Prenez de même Jean 3.36 : « Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui ».

Demandez à l’âme troublée : 

          - « Qui est celui qui, d’après ce verset, possède la vie éternelle ? »

          - « Celui qui croit au Fils. »

          - « Croyez-vous au Fils ? Alors que possédez-vous ? »

          Elle ne tardera pas à comprendre et à vous dire : « J’ai la vie éternelle ». Ensuite agenouillez-vous ensemble pour bénir Dieu de ce don précieux, la vie éternelle.

 

          Un soir, à la fin d’une réunion, je trouvai un jeune homme à genoux et dans une grande angoisse. Je lui fis voir par la Parole de Dieu que Christ a porté ses péchés, et je lui demandai s’il ne voulait pas l’accepter pour son Sauveur. Il le fit, mais sans paraître soulagé, et il quitta la salle. Le lendemain, il revint, il fit profession d’avoir accepté Christ, mais sans avoir reçu l’assurance du pardon de ses péchés.

          Je m’efforçai de lui prouver par sa Parole ce que Dieu déclare au sujet de ceux qui acceptent le Sauveur, mais la lumière ne vint pas. Finalement, il se leva pour partir, après que je lui aie lu ce verset : « Celui qui croit au Fils a la vie éternelle. »

          Au moment où il me quitta, il se retourna pour me dire :

          - « Voulez-vous prier pour moi ? »

          - « Oui », lui répondis-je.

          Lorsqu’il se fut éloigné de quelques pas, je le rappelai pour lui demander s’il croyait que je voulais prier pour lui. Très étonné, il me regarda en disant :

          - « Mais oui, sans doute ».

          - « Pourquoi en êtes-vous si sûr ? »

          - « Parce que vous me l’avez promis. »

          Alors je pus lui dire : « Ne pouvez-vous pas croire Dieu sur parole aussi bien que moi ?... »

          Et, à l’instant même, il comprit que c’était son incrédulité à l’égard de Dieu qui l’avait empêché de croire à sa Parole, et il put me quitter avec la joyeuse assurance d’avoir reçu la vie éternelle.

          Vous pouvez vous servir dans des cas semblables de Jean 5.24 : « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie » ; de 1 Jean 5.12 : « Celui qui a le Fils a la vie ; celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie » ; et d’Actes 13.39 : « Quiconque croit est justifié par lui de toutes les choses dont vous ne pouviez être justifiés par la loi de Moïse ». Demandez à votre interlocuteur ce que ce passage déclare au sujet de tous ceux qui croient. Il vous répondra : « Qu’ils sont justifiés ». Puis dites-lui alors : « Qu’êtes-vous dans ce cas ? » Il vous faudra probablement répéter cette question deux ou trois fois jusqu’à ce qu’il en saisisse le sens et qu’il vous réponde : « Je suis justifié ». Recommandez-lui ensuite de remercier Dieu de l’avoir ainsi justifié, et de ne pas avoir honte de confesser Dieu ouvertement.

 

          Beaucoup d’âmes troublées vous diront ne pas avoir le témoignage de l’Esprit. Montrez-leur 1 Jean 5.10 : « Celui qui croit au Fils de Dieu a ce témoignage en lui-même ; celui qui ne croit pas Dieu le fait menteur, puisqu’il ne croit pas au témoignage que Dieu a rendu à son Fils » ; le témoignage de la Parole de Dieu est suffisant s’ils ont accepté Christ, et s’ils refusent de croire à ce témoignage écrit, ils font Dieu menteur ! Insistez aussi sur le fait que ce n’est qu’après avoir cru et accepté le témoignage de la Parole que nous recevons le sceau de la promesse par le Saint-Esprit.

          Voici l’ordre naturel :

 

          a) L’assurance de notre justification tirée de la Parole de Dieu.

 

          b) La confession de la bouche en public : « Car c’est en croyant du cœur qu’on parvient à la justice, et c’est en confessant de la bouche qu’on parvient au salut » (Romains 10.10).

 

          c) Le témoignage du Saint-Esprit.

 

          Ce qui empêche beaucoup d’âmes d’arriver à l’assurance, c’est qu’elles intervertissent cet ordre et veulent avoir le témoignage de l’Esprit avant d’avoir obéi en confessant Christ de la bouche. Matthieu 10.32 nous montre que si nous confessons Christ devant les hommes, il nous confessera devant son Père. Nous n’avons pas le droit de nous attendre à recevoir ce témoignage de l’Esprit jusqu’à ce que nous ayons confessé Christ. La confession publique de Christ doit logiquement précéder le témoignage de l’Esprit.

          En expliquant ces passages, il est de la plus haute importance de faire bien comprendre aux âmes ce qu’est la foi qui sauve, autrement il y en aura qui prendront le mot « croire » dans un autre sens que celui de la Parole de Dieu, et, par conséquent, ils auront une fausse assurance, de fausses espérances, et n’arriveront pas à la vraie délivrance et à la vraie paix.

          Ceux qui travaillent à amener les âmes à Christ et à l’assurance de leur salut le font parfois très superficiellement et les pressent de recevoir la certitude du pardon alors qu’elles n’y ont encore aucun droit, n’ayant pas véritablement accepté Christ.

          Pour bien éclairer ces âmes sur ce qu’est la vraie foi, celle qui sauve, prenez Jean 1.12 : « Mais à tous ceux qui l’ont reçue [la lumière, Christ], à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu ». Dites à ces âmes que croire c’est recevoir Jésus. Romains 10.10 est très clair aussi et montre que c’est « en croyant du cœur qu’on parvient…au salut ».

 

2. Les âmes qui n’ont pas la certitude du pardon parce qu’elles demeurent dans le péché.

 

          L’obstacle qui empêche beaucoup d’âmes d’arriver à l’assurance du salut est bien souvent le fait qu’elles gardent dans leur cœur ou dans leur vie quelque péché, quelque interdit, quelque mauvaise habitude, qu’elles devraient confesser et abandonner. Dans vos entretiens avec ces âmes-là, prenez :

 

          Jean 8.12 : « Jésus dit : « Je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie ».

          Esaïe 55.7 : « Que le méchant abandonne sa voie, et l’homme d’iniquité ses pensées ; qu’il retourne à l’Éternel, qui aura pitié de lui, à notre Dieu, qui ne se lasse pas de pardonner ».

          Proverbes 28.13 : « Celui qui cache ses transgressions ne prospère point, mais celui qui les avoue et les délaisse obtient miséricorde ».

          Voyez aussi Psaume 32.1-5.

 

          Tous ces versets nous montrent clairement que lorsque le péché est confessé et abandonné, et que nous suivons Christ, nous recevons le pardon, la lumière et l’assurance du salut.

          Il est souvent très utile de poser une question directe à ces âmes dans le doute, et de leur dire : « Y a-t-il dans votre vie quelque péché que vous ne voulez pas abandonner, ou quelque chose qui trouble votre conscience ? »

 

R.A. TORREY

www.batissezvotrevie.fr

 

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