L'OEUVRE DU SAINT-ESPRIT DANS LE CROYANT

 

L’ŒUVRE DU SAINT-ESPRIT DANS LE CROYANT

 

          1) Tite 3.5 : « Il nous a sauvés, non à cause des œuvres de justice que nous aurions faites, mais selon sa miséricorde, par le baptême de la régénération et le renouvellement du Saint-Esprit. »

          Jean 3.3-5 : « Jésus lui répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu. Nicodème lui dit : Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il rentrer dans le sein de sa mère et naître ? Jésus lui répondit : En vérité, en vérité, je le te dis, si un homme ne naît d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. »

 

          Le Saint-Esprit produit la nouvelle naissance chez le croyant et le régénère. Comparez Romains 12.2 ; 2 Corinthiens 5.17.

 

          La régénération est l’œuvre du Saint-Esprit. La régénération est la communication de la vie spirituelle à quelqu’un qui « était mort dans ses fautes et ses péchés. » (Éphésiens 2.1). C’est le Saint-Esprit qui communique cette vie.

 

          Jean 6.63 : « C’est l’Esprit qui vivifie, la chair ne sert de rien ; les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie. »

 

          Note 1. - Dans 2 Corinthiens 3.6, il nous est dit que « la lettre tue », mais que « l’Esprit vivifie. » Certains croient voir dans cette expression la théorie que l’interprétation littérale de l’Écriture tue, mais que celle qui en extrait l’esprit donne la vie. Le contexte nous montre que cette idée est tout à fait erronée. Les gens qui n’aiment pas prendre la Bible comme elle est, en ont fait leur argument favori. Une autre fausse interprétation est que « la lettre » signifie l’ancienne alliance, la loi ; l’esprit, c’est la nouvelle alliance, l’Évangile. Bien au contraire, nous voyons par le verset 3, que c’est entre la parole simplement écrite avec l’encre et la parole vivante gravée dans le cœur, par l’Esprit du Dieu vivant, que réside toute la différence.

          Tout ce qu’il y a de vrai dans la seconde interprétation, c’est le fait que la loi était un ministère de mort (verset 7), parce qu’elle n’était pas accompagnée de la puissance de l’Esprit et que l’évangile est un ministère de vie parce qu’il vient de l’Esprit. Mais même l’Évangile n’est un ministère de vie que lorsqu’il est prêché, « non avec les discours persuasifs de la sagesse humaine, mais dans une démonstration d’Esprit et de puissance. » (1 Corinthiens 2.4) Ou bien, comme Paul l’exprime ailleurs (1 Thessaloniciens 1.5) non pas en paroles seulement, mais avec puissance, avec l’Esprit-Saint. La simple lettre de l’Évangile n’aura d’autre résultat que de condamner et de tuer, si elle n’est pas accompagnée de la puissance de l’Esprit. Le ministère de plus d’un prédicateur ou professeur orthodoxes est un ministère de mort. Il est vrai de dire que la parole de l’Évangile est l’instrument que Dieu emploie pour la régénération (comparez Jacques 1.18 ; 1 Pierre 1.23 ; 1 Corinthiens 4.15), mais ce ne sont pas simplement les mots qui accompliront cette œuvre ; c’est la parole rendue vivante dans le cœur, par l’action du Saint-Esprit. On peut beaucoup prêcher, et des sermons très orthodoxes ; on peut beaucoup étudier la Parole de Dieu, quoique superficiellement, mais tout cela ne régénérera personne, si le Saint-Esprit est absent.

          C’est lui et lui seul qui fait d’un homme une nouvelle créature. Et il est toujours prêt à le faire si les conditions sont remplies. Mais nous sommes entièrement dépendants de lui. Tout comme nous dépendons de l’œuvre de Christ pour notre justification, de même nous dépendons, d’une manière absolue, de l’œuvre du Saint-Esprit pour la régénération. La régénération, c’est la réception d’une nouvelle nature, celle de Dieu (2 Pierre 1.4). C’est le Saint-Esprit qui nous la communique et nous en rend participants. Ceci s’accomplit par le moyen de la Parole de Dieu (2 Pierre 1.4 et 1 Corinthiens 4.15). En un mot : le cœur humain est le terrain, le prédicateur est le semeur, la Parole de Dieu est la semence, l’Esprit de Dieu fait germer cette semence et la nature divine est le résultat.

 

          Note 2. - L’Esprit de Dieu demeure en celui qui est né de l’Esprit. 1 Corinthiens 3.16 : « Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? » Il y a des gens qui disent que c’est dans l’église qu’habite l’Esprit de Dieu, et non pas dans le croyant individuel. Mais nous voyons par 1 Corinthiens 6.19 (« Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes ? ») que Paul considère chaque croyant individuellement, comme le temple du Saint-Esprit. Cette présence divine est un degré au-dessus de la régénération. Celle-ci est un acte momentané, l’insufflation de la vie, l’implantation d’une nouvelle nature. Mais il est ici question d’une action et d’une présence permanente (Jean 14.17). Le Saint-Esprit demeure en quiconque appartient à Christ. Romains 8.9 : « Pour vous, vous ne vivez pas selon la chair, mais selon l’Esprit, si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas ». Les croyants de Corinthe étaient bien imparfaits, et pourtant, Paul leur dit qu’ils sont les temples du Saint-Esprit, quoiqu’il leur écrive pour les réprimander au sujet de l’immoralité grossière de certains d’entre eux (voyez 1 Corinthiens 6.15-19). Le Saint-Esprit habite en chaque enfant de Dieu. Dans quelques-uns, toutefois, il est relégué tout à l’arrière de l’être intime et il ne lui est pas permis de prendre possession, comme il le voudrait, de l’individu tout entier : esprit, âme et corps. Ceux-là, par conséquent, ne sont pas nettement conscients de sa présence, mais il est là tout de même. Pensée solennelle, mais glorieuse ! Si nous sommes enfants de Dieu, nous n’avons pas à prier pour que le Saint-Esprit vienne habiter en nous, car il y est déjà. Reconnaissons plutôt sa présence, sa glorieuse et bienveillante présence et donnons à cet hôte divin et saint, la direction absolue de la demeure qu’il habite déjà et efforçons-nous de vivre de manière à ne pas le contrister. Nous verrons plus loin, qu’il est à propos de demander la « plénitude » ou le « baptême » du Saint-Esprit. Quelle idée plus exacte nous aurions d’une vie sanctifiée et du caractère sacré du corps, si nous réalisions la présence du Saint-Esprit en nous ! Combien nous nous observerions en tout, pour ne pas l’attrister ! Et quels égards nous devrions avoir pour nos corps, repoussant avec soin tout ce qui pourrait les souiller !

 

          Note 3. - Cette présence de l’Esprit est une source de joie et de vie perpétuelles. Jean 4.14 : « Celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura jamais soif, et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle ». En comparant ce passage avec Jean 7.37-39, il est clair que l’eau dont il est parlé ici représente le Saint-Esprit. Celui qui boira de cette eau n’aura jamais soif, ou, littéralement, n’aura plus soif, jusqu’en éternité. Il a en lui une source jaillissante. Il est indépendant des circonstances extérieures, pour la possession de la joie et de la vie. Pourquoi donc tant de soi-disant chrétiens se voient-ils obligés de courir au monde pour être satisfaits ?

 

          2) Romains 8.2 : « En effet, la loi de l’esprit de vie en Jésus-Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort. »

 

          Le Saint-Esprit affranchit chaque croyant en Jésus-Christ, de la loi du péché et de la mort.

 

          Nous voyons ce qu’est la loi du péché et de la mort, dans le chapitre précédent (Romains 7.9-24). Paul avait été réveillé par la loi de Dieu, en sa conscience, pour discerner ce qui était saint, juste et bon. Il fait ses délices de cette loi, selon l’homme intérieur (Romains 7.22) et s’efforce de l’observer. Mais il a découvert que cette loi « sainte, juste et bonne », n’est pas seule à habiter en lui, et qu’une autre loi combat celle de son entendement. Et cette loi de péché et de mort se manifeste en ce que « voulant faire le bien, il fait le mal » (7.21). « J’ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien » (verset 18). Il est dans la situation misérable d’un homme qui approuve moralement la loi, mais que la loi du péché et de la mort retient en servitude. Et cela, jusqu’à ce qu’il découvre dans le Christ-Jésus une troisième loi, « celle de l’Esprit de vie ». Cette loi l’affranchit de celle du péché et de la mort, en sorte que non seulement il peut « vouloir », mais encore « faire », et la justice de la loi est accomplie en lui qui, désormais, ne marche plus selon la chair, mais selon l’Esprit (Romains 8.3).

          C’est par l’œuvre du Saint-Esprit en nous que nous renonçons à bien faire, par notre propre force, c’est-à-dire, par l’énergie de la chair, et que nous nous soumettons au Saint-Esprit pour vivre selon lui et marcher dans sa puissance bénie, affranchis de la loi inexorable du péché et de la mort.

          Il y a beaucoup de chrétiens professants aujourd’hui, qui vivent dans l’état décrit par Romains 7.9-24. Quelques-uns même vont jusqu’à prétendre que c’est la vie chrétienne normale. Mais Paul nous dit nettement, au verset 8, que cet état existait « quand le commandement vint ». Et de nouveau, au verset 14, que c’était là son expérience d’être « charnel, vendu au péché » ; dans Romains 8.9, il nous indique le moyen de ne plus être dans la chair, mais dans l’Esprit. Dans le huitième chapitre aux Romains, nous avons la charte de la vraie vie chrétienne, une vie réalisable et que Dieu attend de chacun de ses enfants ; la vie dans laquelle intervient, non seulement le commandement, mais encore l’Esprit qui produit l’obéissance et la victoire. Une vie, non pas dans la chair mais dans l’Esprit, où nous ne voyons pas seulement la beauté de la loi, mais où l’Esprit nous communique la puissance de l’observer (Romains 8.4). Nous avons encore la « chair », mais nous ne vivons plus selon elle ; nous faisons « mourir » par l’Esprit, les actions du corps (Romains 8.13). Nous marchons selon l’Esprit, et n’accomplissons plus les désirs de la chair (Galates 5.16). Nous avons « crucifié la chair avec ses passions et ses convoitises » (Galates 5.24). C’est ainsi que nous avons le privilège, dans la puissance de l’Esprit, de remporter, chaque jour, à chaque heure, une continuelle victoire sur la chair et le péché. Mais cette victoire n’est pas en nous-mêmes, ni en notre propre force. Livrés à nous-mêmes, sans l’Esprit de Dieu, nous serions plus impuissants que jamais. Il est toujours vrai qu’en nous, c’est-à-dire en notre chair, rien de bon ne peut habiter (Romains 7.18). Rien n’existe, sauf dans la puissance de l’Esprit. Celle-ci peut se manifester dans une telle plénitude chez un croyant, qu’il ne sera plus même conscient de la présence de la chair – qui paraît morte ou bannie – mais elle n’est maintenue morte que par la puissance du Saint-Esprit. Si nous essayons de faire un seul pas par nous-mêmes, nous tombons. Nous devons vivre et marcher selon l’Esprit, si nous voulons avoir la victoire (Galates 5.16, 25).

 

          Note. - Dans Jean 8.32, c’est la vérité qui nous affranchit et nous donne la victoire sur le péché ; dans le Psaume 119.11, c’est la Parole de Dieu demeurant en nous. Ici, comme partout ailleurs, ce qui est attribué, dans un passage, à l’Esprit, l’est ailleurs à la Parole.

 

          3) Éphésiens 3.16, version Darby : « Afin que, selon les richesses de sa gloire, il vous donne d’être fortifiés en puissance par son Esprit, quant à l’homme intérieur ».

 

          Le Saint-Esprit fortifie le croyant par sa puissance, quant à l’homme intérieur.

 

          Le résultat de cet affermissement est indiqué dans les versets 17-19. « En sorte que Christ habite dans vos cœurs, par la foi, afin qu’étant enracinés et fondés dans l’amour, vous puissiez comprendre, avec tous les saints, quelle est la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur et connaître l’amour de Christ qui surpasse toute connaissance, en sorte que vous soyez remplis jusqu’à toute la plénitude de Dieu ». L’œuvre du Saint-Esprit est étroitement liée à celle qui est mentionnée dans la section précédente. Elle la complète. Ici, la puissance du Saint-Esprit se manifeste, non pas simplement en nous donnant la victoire sur le péché, mais :

          a) en ce que Christ demeure en nos cœurs (forte expression qui implique une habitation permanente).

          b) dans le fait que nous sommes fondés et enracinés dans l’amour.

          c) puis, nous sommes fortifiés, afin de pouvoir connaître, avec tous les saints, la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur de l’amour de Christ qui surpasse toute connaissance. Et tout cela aboutit à un état où nous serons :

          d) remplis « jusqu’à toute la plénitude de Dieu ».

 

(à suivre)

R. A. TORREY

www.batissezvotrevie.fr

 

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Commentaires: 2
  • #1

    Francis (jeudi, 08 août 2019 22:03)

    Merci pour cette étude très édifiante sur le Saint Esprit.
    Elle me permet de mesurer encore plus la grâce qui nous est faite par notre Père dans son amour infini.
    À Lui toute ma reconnaissance et toute le gloire.

  • #2

    Carine (jeudi, 15 août 2019 15:49)