L’ÉGLISE D’AUJOURD’HUI DEVRAIT ÊTRE ENCEINTE

 

L’ÉGLISE D’AUJOURD’HUI DEVRAIT ÊTRE ENCEINTE

 

          Les femmes de la Bible frappées de stérilité donnèrent le jour aux plus nobles enfants : « Sarah, stérile jusqu’à l’âge de quatre-vingt-dix ans, engendra Isaac ; le cri déchirant de Rachel : « Donne-moi des enfants ou je meurs ! » fut exaucé, et elle porta Joseph qui délivra la nation. La femme de Manassé engendra Samson, qui, lui aussi, délivra la nation. Anne, une âme éperdue, après avoir sangloté dans le sanctuaire, avoir fait des vœux, sans cesser de prier, insensible au mépris d’Eli, répandit son âme, et reçut la réponse en Samuel qui devint le prophète d’Israël. Ruth, veuve et sans enfant, trouva grâce et enfanta Obed, qui engendra Jessé, le père de David, de la postérité duquel naquit notre Sauveur. D’Elizabeth, assez âgée, naquit Jean-Baptiste ; or, Jésus affirma qu’il n’y avait pas de plus grand prophète que lui né d’une femme. Si la honte de la stérilité n’avait pas réduit ces femmes à la dépendance, que d’hommes puissants auraient été perdus !

          Un réveil surgit, tel l’enfant conçu qui, tout à coup, voit le jour. Au seizième siècle, Knox parodia la prière de Rachel et s’écria : « Donne-moi l’Écosse ou je meurs ! » Knox mourut, mais tant que vivra l’Écosse, Knox vivra. Zinzendorf, attristé et confus devant le manque d’amour et de fruits des Moraves, fut animé par le Saint-Esprit jusqu’à ce que, tout à coup, un réveil survienne vers onze heures environ, un mercredi matin, le 13 août 1727. Alors débuta le réveil morave, et une réunion de prière vit le jour ; selon la tradition, elle dura cent ans. De cette réunion sortit un mouvement missionnaire qui atteignit les extrémités de la terre.

          L’Église d’aujourd’hui devrait « être enceinte » d’une propagation passionnée, alors que souvent, elle tente de convaincre par une pâle propagande. Un fait est certain, les méthodes d’accouchement ont évolué, parallèlement aux progrès de la science ; cependant nous devons répéter que la science, l’enfant chéri des docteurs, ne peut abréger les neuf mois de grossesse. Frères, nous sommes victimes du facteur temps. Le prédicateur et l’église, trop occupés pour prier, s’affairent davantage que ne le voudrait le Seigneur. Si nous accordons du temps au Seigneur, il nous donnera des âmes éternelles. Si nous reconnaissons l’impotence de notre âme et que nous invoquions son nom, il fera resplendir notre lumière comme en plein midi. L’Église regorge de conseillers, mais où sont ceux qui vont souffrir l’agonie dans la prière ? Des églises qui se vantent d’avoir une assistance très nombreuse, devront peut-être admettre un taux de naissances spirituelles plus bas que jamais auparavant. Nous pouvons agrandir nos églises sans agrandir le royaume. (Je connais une famille dont les enfants sont tous adoptés. La plupart d’entre nous, prédicateurs, voient davantage d’adoptions que de naissances.) L’ennemi de la multiplication se nomme la stagnation. Quand des croyants qui constatent la rareté des naissances, commencent à avoir un fardeau, et quand la stérilité de l’âme nous rend malades, alors nous nous mettons à trembler d’une sainte crainte, à prier avec une sainte ferveur, et à produire des convertis avec une sainte fertilité. Au comptoir de Dieu, il n’y a pas de rabais, le prix du réveil demeure toujours le même : le travail de l’âme.

 

Léonard RAVENHILL

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