LE VOILE ET LE GOUVERNEMENT DE DIEU 2° partie

 

LE VOILE ET LE GOUVERNEMENT DE DIEU

(2° partie)

 

La signification du voile

 

          « Tout homme qui prie ou qui prophétise la tête couverte déshonore son chef. Toute femme au contraire qui prie ou qui prophétise la tête non couverte déshonore son chef, c'est comme si elle était rasée. » (1 Corinthiens 11.4-5)

 

          La signification du voile est la suivante: je me soumets au gouvernement de Dieu, j'accepte la position arrêtée par Dieu; je n'ose pas annuler son gouvernement par la grâce que j'ai reçue; je n'ose même pas y penser, au contraire, j'accepte le gouvernement de Dieu. Tout comme le Christ accepte Dieu comme son chef, ainsi tout homme doit accepter Christ comme son chef. De la même façon, la femme doit représentativement accepter l'homme comme son chef (sa tête). En se couvrant la tête, la femme montre qu'elle n'est pas le chef, qu'elle est comme n'ayant pas de tête car elle est recouverte.

 

          Rappelons-nous que, bien qu'en pratique il n'y a que la femme qui ait la tête couverte, en réalité Christ a sa tête couverte devant Dieu et tout homme a sa tête couverte devant Christ. Pourquoi alors se fait-il que Dieu n'exige que de la femme la pratique de se recouvrir la tête ? C'est vraiment merveilleux, parce que cela enveloppe un principe très profond en réalité. Je ressens souvent qu'il est impossible de discuter avec certains frères et sœurs au sujet du voile, parce qu'ils ignorent le gouvernement de Dieu. Avant de pouvoir comprendre la signification du voile, il (ou elle) doit d'abord avoir connaissance du gouvernement de Dieu. Tout le problème est résolu, dès lors que la personne comprend que Christ a sa tête couverte devant Dieu. Combien à plus forte raison devrai-je couvrir ma tête devant lui ! Je dois la couvrir de sorte qu'on ne la voie plus, car Dieu est mon chef.

 

          A vrai dire, la tête de chacun doit être couverte devant Dieu, puisque Christ est mon chef (ma tête). Je ne peux pas avoir ma tête vue ou exposée. Ici, j'aimerais dire aux femmes chrétiennes que Dieu a décidé que l'homme est le chef (la tête) de la femme. En ces jours où l'autorité de Dieu est méconnue dans le monde, le Seigneur réclame cet ordre dans l’Église uniquement. Cela affecte donc le fait même de notre qualité de chrétien et exige de nous, dans l’Église, notre acceptation de ce qu'il a décidé souverainement.

 

 

La responsabilité des sœurs

 

          Lorsqu'une sœur se couvre la tête, elle se tient devant Dieu sur le fondement de la position de Christ devant Dieu, et de la position de l'homme devant Christ. Dieu veut que la femme se couvre la tête afin de manifester son gouvernement sur la terre. Ce privilège n'incombe qu'à la femme. Elle ne se couvre pas simplement pour elle-même, elle le fait parce qu'elle représente l'homme devant Christ, et Christ devant Dieu. Ainsi, lorsque la femme couvre sa tête devant Dieu, c'est comme si Christ se couvrait la tête devant Dieu. De la même manière, lorsque la femme couvre sa tête par rapport à l'homme, c'est comme si l'homme couvrait sa tête devant Christ.

 

          L'homme ou la femme ne doit pas avoir de tête puisque Christ est la tête. Si la tête de l'un des deux n'est pas couverte, il y a deux têtes. Entre Dieu et Christ, une tête doit être couverte; il doit aussi en être ainsi entre l'homme et la femme, et également entre Christ et tout homme. Si l'une des têtes n'est pas couverte, la conséquence est qu'il y a deux têtes et le gouvernement de Dieu ne permet pas deux têtes. Si Dieu est la tête, alors Christ ne l'est pas; si Christ est la tête, alors l'homme ne l'est pas ; et si l'homme est la tête, alors la femme ne l'est pas. Dieu réclame des sœurs qu'elles témoignent de cet arrangement. C'est à travers les sœurs que le système gouvernemental de Dieu doit être démontré. Les sœurs sont responsables d'avoir le signe de cette obéissance sur leur tête. Dieu exige précisément qu'elles aient la tête couverte lorsqu'elles prient ou prophétisent. Pourquoi ?

 

          Parce qu'elles doivent connaître le gouvernement de Dieu lorsqu'elles se présentent devant lui. En allant devant Dieu pour prier en faveur des personnes, ou en allant devant les personnes pour prophétiser de la part de Dieu, qu'il s'agisse de la prière ou de la prophétie, dans ce qui va à Dieu et dans ce qui vient de lui, pour tout ce qui se rapporte à Dieu, le voile est exigé. Le but est de manifester le gouvernement de Dieu.

 

          L'homme ne doit pas se couvrir la tête ; c'est un déshonneur à sa tête si un homme se couvre la tête en présence de la femme, car l'homme représente Christ.

 

 

Comment couvrir la tête ?

 

          « Car si une femme n'est pas voilée, qu'elle se coupe aussi les cheveux. Or, s'il est honteux pour une femme d'avoir les cheveux coupés ou d'être rasée, qu'elle se voile. » (1 Corinthiens 11.6)

 

          En d'autres termes, Dieu dit aux sœurs d'être conséquentes. Aucune femme ne peut garder ses cheveux et ne pas avoir sa tête couverte. Si elle n'est pas couverte, il faudrait que ses cheveux soient coupés ou rasés ; alors elle doit être voilée. Tout doit être fait consciencieusement, c'est-à-dire sans restriction et non à moitié.

 

          « L'homme ne doit pas se couvrir la tête puisqu'il est l'image et la gloire de Dieu, tandis que la femme est la gloire de l'homme » (verset 7).

 

          Puisque l'homme représente l'image et la gloire de Dieu, il ne doit pas se couvrir la tête. Mais la femme est la gloire de l'homme ; aussi doit-elle se couvrir la tête. Si une femme ne se couvre pas la tête, elle ne peut pas donner la preuve que l'homme est le chef.

 

          « En effet, l'homme n'a pas été tiré de la femme, mais la femme a été tirée de l'homme et l'homme n'a pas été créé à cause de la femme, mais la femme a été créée à cause de l'homme. » (versets 8-9)

 

          Ces deux versets rendent très clairement le fait que la question se rapporte au gouvernement : « car l'homme n'a pas été tiré de la femme ». C'est la résolution de Dieu. Lors de sa création, l'homme n'a pas été tiré de la femme, mais la femme a été tirée de la côte de l'homme. Ainsi, la tête était Adam, et non pas Eve. De plus, l'homme n'a pas été créé à cause de la femme, mais la femme a été créée à cause de l'homme. Selon l'ordre de Dieu dans la création, il est évident et juste que la femme soit soumise à l'homme. « C'est pourquoi la femme, à cause des anges, doit avoir sur la tête une marque de l'autorité dont elle dépend. » La Bible ne précise pas avec quoi la tête est couverte, elle déclare seulement que la tête ou la chevelure doit être couverte. Pourquoi doit-elle être couverte ? A cause des anges. Je me suis souvent étonné de ce merveilleux enseignement selon lequel les sœurs doivent avoir sur leur tête le signe d'autorité par égard pour les anges. Nous connaissons l'histoire tragique de certains anges qui ont péché. Satan s'est révolté contre Dieu. En d'autres termes, l'ange Lucifer a essayé de mettre en évidence sa tête devant Dieu et a refusé de se soumettre à son autorité. Dans Esaïe 14, Satan répète sans cesse « Je » (verset 13, etc.). « Tu disais en ton cœur: Je monterai au ciel, j'élèverai mon trône au-dessus des étoiles de Dieu, je m'assiérai sur la montagne de l'assemblée à l'extrémité du septentrion. Je serai semblable au Très-Haut » (versets 13-14). Dans ce passage, nous voyons justement la chute d'un archange qui devient Satan. Apocalypse 12, plus tard, nous montre que lorsque Satan est tombé, un tiers des armées angéliques tombèrent avec lui (Apocalypse 12.4). Pourquoi les anges chutèrent-ils ? Parce qu'ils ont refusé de soumettre leur tête à l'autorité de Dieu, en essayant d'exposer, de mettre en évidence, leur propres têtes.

 

          Aujourd'hui, la femme a une marque d'autorité sur sa tête à cause des anges ; c'est un témoignage devant eux. Seules les sœurs dans l’Église peuvent attester cela car les femmes dans le monde n'en savent rien. Aujourd'hui, lorsque les sœurs ont une marque d'autorité sur leurs têtes, elles portent le témoignage suivant: « J'ai couvert ma tête afin de ne pas avoir ma propre tête, car je ne cherche pas à être le chef (la tête). Ma tête est voilée car j'ai accepté l'homme comme la tête (le chef); et accepter l'homme comme chef signifie que j'ai accepté Christ et Dieu comme chefs. Mais certains d'entre vous, anges, vous êtes révoltés contre Dieu. » C'est ce qui est signifié par « à cause des anges ».

 

          « J'ai sur ma tête une marque d'autorité, je suis une femme qui a la tête couverte », c'est le témoignage le plus excellent devant les anges, pour « ceux qui sont tombés et ceux qui sont restés fidèles ».

          Il n’est pas étonnant que Satan s'oppose avec ténacité à la question du voile. Cela le porte réellement à la honte. Nous faisons ce qu'il n'a pas voulu faire. Ce que Dieu n'a pas reçu de certains anges, il le reçoit à présent de l’Église. Parce que certains anges ne se soumettent pas à l'autorité de Dieu et de son Christ, le monde est soumis à une très grand confusion. La chute de Satan a causé plus de trouble que la chute de l'homme. Mais, Dieu merci, ce qu'il n'a pas obtenu des anges déchus, il l'a obtenu de l’Église. Lorsque les sœurs de l’Église prennent la place qui revient aux femmes et apprennent à se couvrir la tête, elles expriment (de façon sous-entendue) une parole de témoignage à l'égard des anges dans les airs, avec pour résultat de faire obtenir à Dieu, dans l’Église, ce qu'il désire. A cause de cela, la femme doit avoir sur sa tête une marque de l'autorité, un témoignage devant les anges.

 

 

Les extrêmes

 

          Les gens cependant peuvent aller à des extrêmes en pensant que, puisque l'homme est le chef, et que la femme doit obéir à son autorité, elle doit alors adopter dans tous les cas l'attitude de la soumission aveugle. C'est une tendance charnelle que d'aller aux extrêmes; soit de ne pas avancer d'un pas, ou d'aller à l'extrême opposé. Aussi, Paul nous avertit avec un « toutefois », car les choses ne sont pas aussi simples. En réalité c'est le témoignage extérieur, mais qu'en est-il du témoignage intérieur ?

          « Toutefois, dans le Seigneur, la femme n'est point sans l'homme ni l'homme sans la femme » (verset 11). Pourquoi en est-il ainsi ? Car, de même que la femme a été tirée de l'homme, de même l'homme existe par la femme et tout vient de Dieu (verset 12).

 

          Dans le jardin d'Eden, la femme a été tirée de l'homme, mais après le jardin d’Éden, l'homme a dû être tiré de la femme. Aucun homme n'est venu au monde sans femme. A vrai dire, l'homme n'est point sans la femme, ni la femme sans l'homme. Pas plus qu'il ou elle peut dire qu'il ou elle est spécial(e), car tout vient de Dieu. Ainsi, l'ordre de se couvrir la tête ne signifie pas autre chose que d'avoir une marque de l'autorité sur la tête. Puisque tout vient de Dieu, il n'y a place ni pour l'orgueil, ni pour le dénigrement.

 

          « Jugez-en vous-mêmes, est-il convenable qu'une femme prie Dieu sans être voilée ? » (verset 13). Paul adresse cette question particulièrement aux sœurs. Une fois que vous savez que dans le gouvernement de Dieu, le chef (la tête) de Christ est Dieu, que le chef de tout homme est Christ, que le chef de la femme est l'homme, que Dieu a désigné la femme pour représenter tout homme et aussi Christ devant Dieu, après avoir la connaissance de tout cela, est-il convenable pour une femme de prier Dieu sans être voilée ?

 

          « La nature elle-même ne vous enseigne-t-elle pas que c'est une honte pour l'homme de porter de longs cheveux...» (verset 14). Paul, ici, se sert du jugement de l’Église pour exposer la question. « Mais que c'est une gloire pour la femme d'en porter parce que la chevelure lui a été donnée comme voile ? » (verset 15). Les femmes, par toute la terre, tiennent beaucoup à leur chevelure car elle est leur gloire. Elles aiment garder leurs cheveux. J'ai cependant vu une femme jeter avec désinvolture ses cheveux dans une poubelle. La chevelure est trop précieuse. Il apparaît que Dieu a donné de longs cheveux à la femme comme voile, la femme doit cependant ajouter un autre voile sur son voile naturel. La femme doit volontairement placer un autre voile sur sa tête. C'est clair si vous lisez ensemble les versets 15 et 16:

          « Car si une femme n'est pas voilée, qu'elle se coupe aussi les cheveux. Or, s'il est honteux pour une femme d'avoir les cheveux coupés ou d'être rasée, qu'elle se voile; mais que c'est une gloire pour la femme d'en porter, parce que la chevelure lui a été donnée comme voile ? »

 

          Dieu a couvert la tête de la femme avec une chevelure, c'est pourquoi celle qui accepte l'autorité de Dieu doit utiliser quelque chose pour se couvrir, sinon elle doit se couper les cheveux que Dieu lui donnés. En d'autres termes, si vous acceptez le voile de Dieu, vous devez ajouter quelque chose de vous. Si vous rejetez l'autorité de Dieu, alors vous devez enlever ce qu'il vous a donné. La Bible démontre que la longue chevelure par elle-même est insuffisante, un autre voile doit être ajouté.

 

           Aujourd'hui, les gens ne gardent aucun de ces deux commandements de la Bible. Si une sœur ne veut pas couvrir sa tête mais se coupe les cheveux ou se rase, elle peut cependant être reconnue comme tenant compte de la parole de la Bible. Mais aujourd'hui, la femme ne rase ni ne couvre sa chevelure (c'est-à-dire une double désobéissance). Que doit faire la sœur obéissante ? Puisque Dieu a couvert ma tête, je la couvrirai aussi. Dieu m'a couvert avec une chevelure naturelle, et je veux la couvrir avec un signe. Celles qui connaissent Dieu doivent ajouter leur signe au signe de Dieu.

 

 

Pour ce qui est de la contestation

 

          « Si quelqu'un se plaît à contester, nous n'avons pas cette habitude, non plus que les Églises de Dieu » (verset 16). Je pense que Paul parle tout à fait solennellement; il connaissait bien ces Corinthiens, et il y a beaucoup de gens qui sont ainsi, non pas seulement dans la Corinthe d'autrefois, mais en tous lieux encore aujourd'hui. « Si quelqu'un se plaît à contester »; de quelle contestation s'agit-il ? De quel problème parle-t-on des versets 1 à 15 ? (Le verset 16, de toute évidence, se rapporte au thème des versets 1 à 15).

 

          Paul fait ici ressortir simplement qu'il est malséant d'argumenter contre ce qui est enseigné dans les versets 1 à 15.

 

          « Si quelqu'un se plaît à contester ». Il y en a beaucoup qui aiment discuter, comme quoi il n'est pas nécessaire pour les femmes d'avoir la tête couverte. Ils prétendent que Dieu étant le chef de Christ, Christ étant le chef de tout homme et l'homme étant le chef de la femme, ces notions concernaient les Corinthiens et non pas l'univers. Mais, Dieu soit loué, être chrétien est une affaire universelle, non pas Corinthienne ! Et moi aussi, le moindre de tous les serviteurs de Dieu, je dis la même chose: être le chef de la femme est une question universelle, non pas seulement une question Corinthienne.

 

          « Si quelqu'un se plaît à contester ». Certains semblent penser que les sœurs n'ont pas besoin d'avoir leurs têtes couvertes. Ils résistent à l'enseignement de Paul et s'opposent à ce qu'il a reçu du Seigneur et qu'il leur a transmis fidèlement. Que répond Paul ?

 

          « Nous n'avons pas cette habitude ». Le « nous » indique Paul et les apôtres. Il n'y a pas une telle habitude parmi les apôtres, selon laquelle les sœurs ne sont pas couvertes. C'est une question qui n'est pas négociable. Si quelqu'un veut encore contester, la réponse est « non plus que les Églises de Dieu. » C'est donc une position au-dessus de toute contestation. Paul nous montre que les Églises de Dieu avaient décidé de le faire. Selon la coutume de cette époque, lorsque les Juifs entraient dans la synagogue, ils couvraient leur tête, hommes et femmes indistinctement. Sans ce voile, appelé "Tallith", ils ne pouvaient entrer dans la synagogue.

          Les Grecs, à cette époque, avaient cependant des coutumes différentes et Corinthe, soit dit en passant, était une cité grecque. Ni les hommes ni les femmes ne couvraient leurs têtes lorsqu'ils entraient dans les temples. Il n'existait pas, au temps de Paul, de peuples ou de races païennes exigeant que les femmes soient voilées et que les hommes ne le soient pas.

          Ou les hommes et les femmes étaient voilés, comme les Juifs, ou personne ne l'était, comme chez les Gentils. Mais seulement parmi les chrétiens, l'homme avait la tête non-couverte et la femme la tête recouverte. Ainsi, pour ce qui est de l'homme non-couvert et de la femme couverte, c'est une charge que seuls les apôtres chrétiens ont donnée. C'est une pratique que seules les Églises de Dieu appliquaient. C'est très différent des coutumes juives et païennes, c'est quelque chose de nouveau et qui vient de Dieu. Tous les apôtres croyaient que la femme devait avoir sa tête couverte. Si quelqu'un, aujourd'hui se déclare apôtre et cependant ne croit pas que la femme doit avoir la tête couverte, il ne peut être compté parmi les apôtres; il doit être considéré comme étranger à la pratique apostolique. Parmi les apôtres, il ne s'en trouve aucun qui refuse le port du voile pour les sœurs. Si une Église refuse, la réponse de Paul est : « nous n'avons pas cette habitude, non plus que les Églises de Dieu. »

          Aucune des Églises locales que les apôtres avaient visitées n'avait une telle habitude de contestation au sujet du voile de la femme. Ainsi, la réponse à toute personne contestataire est qu'il n'y a pas une telle habitude de contester à ce sujet. Dans les versets 1 à 15, Paul est prêt à raisonner, mais ensuite il ne raisonne plus en ce qui concerne l'obéissance. Si quelqu'un parait être disputeur, Paul dit qu'aucun apôtre n'approuvera l'opinion de cette personne. Si quelqu'un veut discuter, aucune Église ne partagera ce point de vue. Vous êtes en dehors de la communion des Églises, tout aussi bien que celle des apôtres. C'est pourquoi laissons nos sœurs se couvrir la tête dans l’Église...Pourquoi ? Pour manifester dans l’Église, que Dieu a obtenu ce qu'il n'a pas obtenu dans le monde, dans l'univers et parmi les anges.

 

 

Le principe de la représentation

 

          Nous, chrétiens, nous vivons sous deux principes différents; le personnel et le représentatif. Nous ne vivons pas seulement personnellement, mais aussi représentativement devant Dieu. Si je ne me trompe pas, dans l'avenir, nous serons jugés à la fois pour nous-mêmes et pour notre exercice de représentation.

 

a) Illustré par les maîtres

 

          Par exemple, voici un maître qui a sous ses ordres plusieurs serviteurs. Ce maître est un frère dans le Seigneur, pourtant il traite ses serviteurs injustement, déraisonnablement et avec dureté. Il recevra aussi un jugement supplémentaire parce que, non seulement notre frère a relation avec ses serviteurs, mais il représente notre Seigneur en tant que maître devant Dieu. Chaque fois qu'il agit en qualité de maître, il représente le Seigneur. La façon dont il traite ses serviteurs doit refléter la façon dont le Seigneur agirait. Donc, s'il pèche, il le fait en représentation aussi bien que dans sa conduite personnelle. Il sera jugé pour ses propres péchés aussi bien que pour le péché de représentation erronée du Seigneur.

 

b) Illustré par les serviteurs

 

          Imaginez que je suis un serviteur chrétien au lieu d'un maître. Si je vole, si je suis oisif, je serai jugé pour mes péchés, mais mon jugement ne s'arrêtera pas là car, en tant que serviteur, je représente tous les serviteurs qui servent le Seigneur qui est dans les cieux. S'il n'était question que d'un problème de service devant les hommes, je pourrais être capable de frauder, de voler ou d'être oisif. Cependant, chaque fois que la Bible parle de l'état de serviteur, il nous est rappelé que nous avons un Seigneur dans le ciel. Ainsi, je ne suis pas seulement un serviteur, je représente aussi tous les serviteurs. Je suis un serviteur à la fois en tant que personne et en tant que représentant.

 

c) Illustré par Moïse

 

          Moïse s'emporta à l'égard du peuple d'Israël, à Mériba, parce que le peuple tenta Dieu. Il frappa le rocher deux fois avec la verge. Immédiatement, Dieu le réprimanda. Si, en perdant son sang-froid, il avait eu tort, en tant qu'individu seulement, et quand bien même il était aussi le chef du peuple, il aurait cependant été pardonné. Cela n'a-t-il pas eu lieu une fois auparavant ? Lorsqu'il avait vu le peuple d'Israël qui adorait le veau d'or dans la plaine, il a manifesté une bien plus grande colère en brisant les deux tables de la Loi écrites de la main de Dieu. Mais Dieu ne le lui reprocha pas parce qu'en cette circonstance sa colère représentait la colère de Dieu ; aussi cela fut-il considéré comme juste.

          Mais cette fois-ci, lorsqu'il frappa le rocher deux fois, qu'a dit Dieu ? « Parce que vous n'avez pas cru en moi pour me sanctifier aux yeux des enfants d'Israël, vous ne ferez point entrer cette assemblée dans le pays que je lui donne » (Nombres 20.12). En d'autres termes, Moïse représenta mal Dieu. Le peuple d'Israël pensa que Dieu était en colère, alors qu'en fait, il ne l'était pas.

 

 

La position personnelle et

la position de représentation

 

          Nous voyons donc que le péché personnel et le péché de représentation sont deux choses différentes. En lisant 1 Corinthiens 11.3, chaque sœur, chaque femme (bien que nous ne puissions pas trouver une telle femme dans le monde) doit comprendre qu'elle n'a pas seulement sa position personnelle, mais tout aussi bien une position représentative. Dieu est le chef de Christ, Christ est le chef de l'homme et l'homme est le chef de la femme. Pour cette raison, la femme doit avoir la tête couverte.

          En ayant la tête voilée alors qu'elle prie ou prophétise, la sœur proclame devant Dieu que personne dans le monde entier ne devrait exposer sa tête devant Christ. En réalité, personne ne devrait mettre en évidence sa tête devant Dieu, ni personne avoir sa propre idée ou opinion devant Christ. Dans la présence de Christ, toutes les têtes doivent être couvertes, tous nos jugements et opinions doivent être repoussés. Confessons au Seigneur: « Tu es ma tête »(mon chef). En tant que sœur, votre tête est couverte parce que vous vous tenez dans une position de représentation. A vrai dire, vous représentez l'univers entier. Vous affirmez au monde ce que chacun devrait faire en présence de Christ. Le voile en lui-même est une petite affaire, mais il constitue un très grand témoignage. Amen ! Alléluia !

 

Watchman NEE

www.batissezvotrevie.fr

 

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