GUILGAL

 

GUILGAL

 

Lecture biblique : Josué 5.9-10

 

          « L’Éternel dit à Josué : Aujourd’hui, j’ai roulé de dessus vous l’opprobre de l’Égypte. Et ce lieu fut appelé du nom de Guilgal jusqu’à ce jour. Les enfants d’Israël campèrent à Guilgal. »

 

          Rappelons-nous : lors du passage de la mer Rouge, les enfants d’Israël ont été délivrés, symboliquement et en type, de l’esclavage de Satan et du péché. Paul y fait d’ailleurs allusion dans sa première lettre aux Corinthiens : « Frères, je ne veux pas que vous ignoriez que nos pères ont tous été sous la nuée, qu’ils ont tous passé au travers de la mer, qu’ils ont tous été baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer, qu’ils ont tous mangé le même aliment spirituel, et qu’ils ont tous bu le même breuvage spirituel, car ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait, et ce rocher était Christ. » (10.1-4)

          Ici, pour la première fois, ils en avaient fini, toujours symboliquement et en type, avec l’esclavage de la chair. Toutefois, notez bien que l’Esprit de Dieu ajoute : « Et ce lieu fut appelé du nom de Guilgal jusqu’à ce jour. » Dieu avait fait rouler loin de son peuple la honte de l’Égypte. Guilgal signifie « roue », « cercle », « roulé », « action de rouler ».

          C’est ici également que Dieu nous enseigne une seconde vérité. Dans notre précédente étude, nous avons souligné que la circoncision, le jugement, le retranchement de la chair, est un fait accompli en Christ. Paul écrit : « C’est en lui [Christ] que vous avez été circoncis d’une circoncision que la main n’a pas faite, mais de la circoncision de Christ, qui consiste dans le dépouillement du corps de la chair : ayant été ensevelis avec lui par le baptême, vous êtes aussi ressuscités en lui et avec lui, par la foi en la puissance de Dieu, qui l’a ressuscité des morts. Vous qui étiez morts par vos offenses et par l’incirconcision de votre chair, il vous a rendus à la vie avec lui, en nous faisant grâce pour toutes nos offenses. » (Colossiens 2.11-13)

          Cette circoncision présente en outre une face essentiellement pratique, et ne peut en aucun cas être réduite à une simple doctrine biblique. Pour Israël, la circoncision était rattachée à un endroit précis. C’était Guilgal. Si ce lieu était le point de départ de l’armée de l’Éternel, avant qu’elle ait remporté quelque victoire que ce soit (il suffit de lire le livre de Josué pour s’en convaincre), il devenait également le lieu de rassemblement après la victoire, et le point de départ pour aller en remporter de nouvelles. Le chapitre 6 nous décrit la victoire sur Jéricho ; le chapitre 8, celle sur Aï. Lorsqu’il s’est agi de livrer la grande bataille près de Gabaon, l’Écriture déclare : « Josué monta de Guilgal, lui et tous les gens de guerre avec lui, et tous les vaillants hommes » (10.7) La victoire d’Israël fut éclatante. La Parole de Dieu ajoute alors : « Et Josué, et tout Israël avec lui, retourna au camp, à Guilgal. » (10.15)

          Vous comprenez l’enseignement de Dieu pour nous ? Le jugement de la chair est à demeure. Il est constant. Nous devons nous y appliquer sans cesse ; autrement notre chair travaillera à reconquérir le terrain qu’elle a perdu, ressaisir ce qui lui a échappé, et jamais la première victoire ne sera suivie d’une seconde. La mise à mort de notre chair doit être constante. N’est-ce pas ce que nous enseignent les Saintes Écritures ? « Marchez selon l’Esprit et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair. Car la chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à ceux de la chair ; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez. » (Galates 5.16-17) La marche selon l’Esprit ne peut s’effectuer « en pointillés ». L’apôtre Paul ajoute : « Ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs. » (Galates 5.24) Il ne s’agit pas de descendre notre chair de la croix de temps en temps pour lui redonner vie. Revenons sans cesse à notre « Guilgal », là où Dieu a roulé loin de nous la honte d’un monde corrompu, méchant, pervers, et adultère.

          D’une part, notre chair est le terrain propice pour la manifestation du péché. C’est là que le diable nous livre ses assauts. D’autre part, nous sommes environnés d’ennemis spirituels. Ce sont, selon ce que dit la Bible, « les membres qui sont sur la terre ». La chair est l’ennemi intérieur. « Les membres qui sont sur la terre » sont les adversaires extérieurs. L’une comme les autres doivent être roulés à « Guilgal » : « Faites donc mourir les membres qui sont sur la terre, l’impudicité, l’impureté, les passions, les mauvais désirs, et la cupidité, qui est une idolâtrie. C’est à cause de ces choses que la colère de Dieu vient sur les fils de la rébellion, parmi lesquels vous marchiez autrefois, lorsque vous viviez dans ces péchés. Mais maintenant, renoncez à toutes ces choses, à la colère, à l’animosité, à la méchanceté, à la calomnie, aux paroles déshonnêtes qui pourraient sortir de votre bouche. Ne mentez pas les uns aux autres, vous étant dépouillés du vieil homme et de ses œuvres, et ayant revêtu l’homme nouveau, qui se renouvelle, pour la connaissance, selon l’image de celui qui l’a créé. » (Colossiens 3.5-10)

 

          Bien-aimés frères et sœurs, nous sommes face à une réalité quotidienne. Chaque victoire nous ouvre de nouveaux horizons sur le pays de la promesse, notre plein épanouissement en Christ.

          Certes, sans combat, comment pourrions-nous nous emparer des bénédictions mises en réserve pour nous ? Mais, sans Guilgal, il ne peut y avoir aucune victoire. Un combat sans Guilgal est perdu d’avance. Vous comprenez ?

 

          Mon frère, ma sœur, qu’est-ce qui est le plus précieux pour toi ? Ton Canaan avec ses combats, ou bien tes « membres qui sont sur la terre » ? Préfères-tu la satisfaction passagère des convoitises de la chair à la rude tâche de retourner à Guilgal ?

          Fais le bon choix, de crainte que l’humiliation, la discipline du Seigneur, son châtiment paternel, ne viennent t’apprendre à retrouver ce bon chemin, celui de la mort à toi-même, et au monde ; celui de ton identification à Christ dans sa mort et dans sa résurrection.

 

 

Paul BALLIERE

www.batissezvotrevie.fr

 

 

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Commentaires: 1
  • #1

    Ponroy Laurent (mardi, 04 août 2020 19:10)

    Cher Pasteur Mr Ballière
    Merveilleuse méditation, que je reprend pour ma part entièrement. C'est vrai la chair reprend toujours le terrain perdu si on ne marche pas selon l'Esprit de Dieu. Mais je crois que Dieu ne nous laisse pas seul sans réponse et sans espoir. Dieu nous parle par le Saint-Esprit de différentes manières, mais la seule façon de regagner le terrain perdu c'est de revenir à Guilgal, revenir au Golgotha ou Jésus-Christ crucifié à vaincu le péché et la mort. Dieu à roulé la pierre qui fermait le tombeau et Dieu à ressuscité Jésus du séjour des mort, quelle glorieuse victoire, il est le Vivant.
    A partir de ce message glorieux, Dieu m'a montré le chemin, mon choix a été fait, je suis retourné à Guilgal avec un cœur repentant et sincère, Jésus ma pardonné. C'est là ma première victoire , il y en aura d'autre. Maintenant je veux m'appliquer et veiller sans cesse avec l'aide du Saint-Esprit et par la foi en notre Seigneur Jésus, nous gagnerons de grandes victoires pour sa gloire.
    Merveilleuse méditation plein d'espérance pour tous les Chrétiens . nous avons besoin de ce rappel . merci que Dieu vous bénisse