EST-IL JUSTE D’AVOIR REMPLACE LE SABBAT PAR LE DIMANCHE ?

 

EST-IL JUSTE D’AVOIR REMPLACE

LE SABBAT PAR LE DIMANCHE ?

 

          Il y a là une question des plus controversées et qui aboutit parfois malheureusement à séparer des enfants de Dieu également sincères. Et pourtant, nous aimerions le faire remarquer tout de suite, il ne saurait s’agir là d’une question essentielle, vitale et de nature à compromettre le salut. Nous ne sommes pas sauvés par une observance quelle qu’elle soit, pas plus celle du dimanche que celle du samedi. La Parole nous enseigne : « Le sang de Jésus-Christ nous purifie de tout péché » (1 Jean 1.7) ; « Crois au Seigneur Jésus-Christ et tu seras sauvé » (Actes 16.31) ; « Celui qui croit au Fils a la vie éternelle » (Jean 3.36).

          Nous sommes sauvés par le sang de Christ et la question des jours que nous célébrons est secondaire. C’est pourquoi l’apôtre Paul écrit aux Colossiens cette parole décisive : « Que personne donc ne vous juge au sujet du manger ou du boire, ou au sujet d'une fête, d'une nouvelle lune, ou des sabbats: c'était l'ombre des choses à venir, mais le corps est en Christ. » (Colossiens 2.16-17). Ce texte ramène la question à sa véritable place : « Que personne ne vous condamne ou vous trouble... » ; ne nous laissons pas troubler.

 

          Le livre de la Genèse déclare que Dieu bénit le septième jour, parce que c’est ce jour-là qu’il se reposa de l’œuvre qu’il avait faite ; mais il n’est pas dit que son observation fut alors imposée à l’homme. Au temps de Noé et des patriarches, il n’est fait nulle mention du sabbat. C’est seulement beaucoup plus tard, au temps de Moïse, que Dieu ordonne à son peuple d’Israël, en lui révélant sa Loi, d’observer le sabbat. Et ce qui devrait nous frapper, c’est que dans tous les nombreux textes où il est question du sabbat, celui-ci est nettement et positivement présenté comme étant un signe particulier entre Dieu et son peuple d’Israël. Citons quelques-uns de ces textes :

          « Tu te souviendras que tu as été esclave au pays d'Égypte, et que l'Éternel, ton Dieu, t'en a fait sortir à main forte et à bras étendu: c'est pourquoi l'Éternel, ton Dieu, t'a ordonné d'observer le jour du repos. » (Deutéronome 5.15)

          « Parle aux enfants d'Israël, et dis-leur: Vous ne manquerez pas d'observer mes sabbats, car ce sera entre moi et vous, et parmi vos descendants, un signe auquel on connaîtra que je suis l'Éternel qui vous sanctifie. Vous observerez le sabbat, car il sera pour vous une chose sainte. Celui qui le profanera, sera puni de mort; celui qui fera quelque ouvrage ce jour-là, sera retranché du milieu de son peuple. On travaillera six jours; mais le septième jour est le sabbat, le jour du repos, consacré à l'Éternel. Celui qui fera quelque ouvrage le jour du sabbat, sera puni de mort. Les enfants d'Israël observeront le sabbat, en le célébrant, eux et leurs descendants, comme une alliance perpétuelle. Ce sera entre moi et les enfants d'Israël un signe qui devra durer à perpétuité; car en six jours l'Éternel a fait les cieux et la terre, et le septième jour il a cessé son oeuvre et il s'est reposé. » (Exode 31.13-17)

          « Je leur donnai aussi mes sabbats comme un signe entre moi et eux, pour qu'ils connussent que je suis l'Éternel qui les sanctifie. » (Ézéchiel 20.12)

          Par ces passages, comme par bien d’autres, la Bible affirme que le sabbat est un signe entre Dieu et les enfants d’Israël; son principal caractère est d’être comme une marque distinctive de l’alliance entre Israël et son Dieu. On ne peut, par contre, citer aucun passage où il soit ordonné aux autres nations. Toujours, quand il est commandé, c’est aux enfants d’Israël : le texte le dit ou le sous-entend de la manière la plus évidente. L’étude de la Parole aboutit sur le sujet à la conclusion simple et claire que voici : le sabbat a été ordonné au peuple d’Israël comme un signe particulier de l’alliance que Dieu a conclue avec lui.

 

          Fait frappant, de multiples passages reprochent à Israël de violer le sabbat, de ne point l’observer ; mais nulle part, ce reproche n’est fait aux autres nations. Pourquoi ? Parce qu’elles n’avaient aucun commandement à ce sujet. Et cela encore nous confirme dans la certitude que le sabbat concerne le seul peuple d’Israël. Il fait partie de la Loi donnée à Israël et cette Loi n’a aucun pouvoir sur nous.

 

          Paul écrit dans Romains 7.1-4 : « Ignorez-vous, frères, -car je parle à des gens qui connaissent la loi, -que la loi exerce son pouvoir sur l'homme aussi longtemps qu'il vit ? Ainsi, une femme mariée est liée par la loi à son mari tant qu'il est vivant; mais si le mari meurt, elle est dégagée de la loi qui la liait à son mari. Si donc, du vivant de son mari, elle devient la femme d'un autre homme, elle sera appelée adultère; mais si le mari meurt, elle est affranchie de la loi, de sorte qu'elle n'est point adultère en devenant la femme d'un autre. De même, mes frères, vous aussi vous avez été, par le corps de Christ, mis à mort en ce qui concerne la loi, pour que vous apparteniez à un autre, à celui qui est ressuscité des morts, afin que nous portions des fruits pour Dieu. » Que veut dire tout ce passage et cette image d’un mari décédé, sinon que la Loi de Moïse n’a plus aucun droit à diriger la vie du chrétien qui appartient à une nouvelle alliance. Nous sommes mariés à un autre, à Christ ; nous ne sommes plus sous le pouvoir de la Loi qui est morte pour nous et à laquelle nous sommes comme morts.

 

          Les premiers chrétiens, d’origine juive, continuaient sans doute de fréquenter les synagogues, le jour du sabbat, quand on ne les chassait pas ; mais ils observaient entre eux le premier jour de la semaine. Actes 20.27, nous montre les disciples se réunissant pour rompre le pain le premier jour de la semaine. C’est le même jour que l’apôtre Paul leur recommande de mettre à part leurs offrandes (1 Corinthiens 16.1-2).

 

          Il faut aussi remarquer que c’est un dimanche et non un jour de sabbat, que Jésus est ressuscité ; qu’il apparut à Marie et à Pierre (Jean 20.1-14), qu’il ouvrit l’esprit des disciples d’Emmaüs (Luc 24.34), qu’il se montra aux dix apôtres en l’absence de Thomas ; et que c’est huit jours après, donc de nouveau un dimanche qu’il leur apparut encore, Thomas étant cette fois au milieu d’eux (Jean 20.26). C’est également un dimanche que le Saint-Esprit descendit sur les 120 réunis dans la chambre haute, le jour de la Pentecôte.

 

          Ceci nous amène à remarquer que, même à l’époque de la Loi et du sabbat, le premier jour de la semaine avait déjà un rôle particulier. La gerbe des prémices (type visible du Christ ressuscité) était présentée au premier jour de la semaine (Lévitique 23.9-11) ; comme aussi la Pentecôte était célébrée le lendemain du sabbat, donc un dimanche (Lévitique 23.15-17). Ces deux fêtes symbolisent les deux plus grands événements de notre salut : la résurrection du Seigneur et l’effusion du Saint-Esprit, et en les plaçant un dimanche, il nous semble que l’Esprit de Dieu a voulu affirmer à l’avance une alliance nouvelle qui remplacerait l’ancienne. Il est très curieux de constater que déjà alors le sabbat est comme écarté prophétiquement au bénéfice du dimanche, jour futur de la résurrection.

 

          Nous ne voulons pas insister davantage sur le sujet qui, comme nous l’indiquions au début, ne devrait jamais être une occasion de trouble, car le salut n’y est certes pas attaché.

 

          Nous concluons, en disant très simplement qu’à nos yeux, la Parole de Dieu se prononce de la manière la plus claire et la plus positive en faveur du dimanche. Le sabbat est pour le Juif, en tant que peuple ayant fait alliance avec son Dieu ; le dimanche, jour de la résurrection et de la Pentecôte, est pour l’Église de Jésus-Christ.

 

André THOMAS-BRES

www.batissezvotrevie.fr

 

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