L’ÉPOUSE CHRÉTIENNE 1° partie

 

L’ÉPOUSE CHRÉTIENNE

 

1° partie : la soumission

 

          La Bible dit : « Femmes, soyez soumises à vos maris, comme au Seigneur ; car le mari est le chef [la tête] de la femme, comme Christ est le chef [la tête] de l’Église, qui est son corps, et dont il est le Sauveur. Or, de même que l’Église est soumise à Christ, les femmes aussi doivent l’être à leurs maris en toutes choses. » (Éphésiens 5.22-24)

 

          Tout d’abord, il est essentielle de considérer ce que la soumission n’est pas...

 

1. La soumission n’est ni un devoir, ni une contrainte.

 

          Elle doit être volontaire, joyeuse, cordiale, constante. Par sa soumission, l’épouse démontre son amour. C’est une joie pour elle d’exprimer ainsi cet amour. La soumission sera facile dans l’amour.

          L’Église a reçu la grâce pour aimer le Seigneur et lui être soumise. Il en est ainsi pour la femme chrétienne.

 

2. La soumission n’est pas une soumission pour le péché.

 

          La Bible dit : «...comme au Seigneur » (Éphésiens 5.22) Ce verset semble ignoré par certains maris qui n’hésitent pas à être durs et exigeants à l’égard de leurs épouses.

          La soumission de la femme a des limites. Il n’est question, en aucun cas, d’une obéissance aveugle et servile à toutes les exigences abusives du mari. L’épouse n’est pas tenue d’obéir pour le péché. Le texte d’Actes 4.19 s’applique en pareil cas : « Jugez s’il est juste, devant Dieu, de vous obéir plutôt qu’à Dieu. »

 

          Certains maris se servent un peu trop souvent de ce texte : « Femmes, soyez soumises à vos maris » ! Dieu n’a jamais demandé à l’homme de répéter sans cesse ce verset à son épouse. Lorsqu’une femme doit être soumise, Dieu s’adresse directement à elle. Lorsqu’un mari doit aimer sa femme, Dieu s’adresse directement à lui. Chacun doit obéir à ce que Dieu lui demande. Il est inutile d’exiger de force la part de l’autre. La relation entre époux doit être une relation dans l’amour.

 

3. La soumission ne veut pas dire infériorité.

 

          Rappelons-nous Genèse 2.24 : « C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair ». Cette parole a été rappelée par Jésus qui a ajouté : « Ainsi, ils ne sont plus deux, mais ils sont une seule chair. Que l’homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint. » (Matthieu 19.5-6) Une partie de ma chair ne peut pas être inférieure à l’autre !

          La soumission de la femme est en rapport, non avec sa valeur ou sa dignité personnelle, mais avec son rôle dans le foyer. L’épouse est égale au mari, mais, au sein du foyer, sa responsabilité est différente. Cette soumission est nécessaire à la préservation de l’unité et de l’ordre dans le foyer. L’épouse est appelée par Dieu à des responsabilités différentes et complémentaires. Un refus de soumission brisera l’unité et sera source de désordre. Quelle responsabilité pour la femme !

 

          « ...Comme au Seigneur ». L’épouse est d’abord soumise à Jésus Bien des situations difficiles, voire critiques, dans certains foyers, sont significatives de l’état spirituel !

 

          Vous voulez avoir une idée précise des conséquences d’un refus de soumission d’une épouse ? Considérez l’état de l’église lorsqu’elle se soustrait à l’autorité de Christ !

 

4. La soumission ne signifie pas esclavage.

 

          De nombreuses femmes refusent la soumission parce qu’elles l’associent à « l’esclavage » ou à « l’infériorité ». N’oublions pas tout ce que nous avons dit dans nos chapitres précédents, notamment en ce qui concerne la manière dont l’homme doit aimer sa femme. Il y a, dans la pensée et la volonté de Dieu, une notion d’équilibre et d’harmonie. Dans le véritable amour biblique, l’amour divin, la soumission n’est plus un problème, ni un fardeau. Au contraire, la femme éprouve une joie réelle de se sentir aimée et de savoir que son mari désire son bien.

          Être soumise ne signifie pas être privée de ses droits, être réduite à l’état d’esclave. La véritable soumission, selon Dieu, donne à la femme davantage de liberté, lorsque celle-ci obéit à la Parole de Dieu et dit « oui » au plan de Dieu. Prenons une comparaison : dans une démocratie, la liberté individuelle ne dépend-elle pas de la soumission aux lois du pays ?

 

          Toute vraie libéralisation de la femme passe d’abord par une rencontre personnelle avec Jésus-Christ, et par la soumission volontaire aux principes de sa Parole. Obéir à Dieu, c’est être réellement libre.

 

5. La soumission ne veut pas dire le silence.

 

          Là encore, un rappel n’est pas superflu : « L’Éternel Dieu dit : Il n’est pas bon que l’homme soit seul ; je lui ferai une aide semblable à lui. » (Genèse 2.18) La femme ne peut pas aider si elle doit constamment se taire et n’avoir jamais « droit au chapitre ». Être soumise ne veut pas dire fermer la bouche, n’avoir aucun droit à la réflexion, ni à la participation à une décision, ni perdre sa personnalité.

          Pour être une aide efficace à son mari, l’épouse doit pouvoir lui offrir ses pensées, ses dons, ses talents, son amour. Ensuite, elle fera confiance à son mari pour la décision finale, après avoir exprimé ses propres convictions – qui peuvent être différentes de celles de son mari !

          Dans une prochaine étude, nous aborderons le sujet de « la nécessité de la soumission de l’épouse ».

 

Paul BALLIERE

www.batissezvotrevie.fr

 

Écrire commentaire

Commentaires: 0