INTRODUCTION AU TABERNACLE

 

 

INTRODUCTION AU TABERNACLE

 

           « L'Éternel parla à Moïse, et dit: Parle aux enfants d'Israël. Qu'ils m'apportent une offrande; vous la recevrez pour moi de tout homme qui la fera de bon coeur. Voici ce que vous recevrez d'eux en offrande: de l'or, de l'argent et de l'airain; des étoffes teintes en bleu, en pourpre, en cramoisi, du fin lin et du poil de chèvre; des peaux de béliers teintes en rouge et des peaux de dauphins; du bois d'acacia; de l'huile pour le chandelier, des aromates pour l'huile d'onction et pour le parfum odoriférant; des pierres d'onyx et d'autres pierres pour la garniture de l'éphod et du pectoral. Ils me feront un sanctuaire, et j'habiterai au milieu d'eux. Vous ferez le tabernacle et tous ses ustensiles d'après le modèle que je vais te montrer. » (Exode 25.1-9)

          «  La première alliance avait aussi des ordonnances relatives au culte, et le sanctuaire terrestre. Un tabernacle fut, en effet, construit. Dans la partie antérieure, appelée le lieu saint, étaient le chandelier, la table, et les pains de proposition. Derrière le second voile se trouvait la partie du tabernacle appelée le saint des saints, renfermant l'autel d'or pour les parfums, et l'arche de l'alliance, entièrement recouverte d'or. Il y avait dans l'arche un vase d'or contenant la manne, la verge d'Aaron, qui avait fleuri, et les tables de l'alliance. Au-dessus de l'arche étaient les chérubins de la gloire, couvrant de leur ombre le propitiatoire. Ce n'est pas le moment de parler en détail là-dessus. Or, ces choses étant ainsi disposées, les sacrificateurs qui font le service entrent en tout temps dans la première partie du tabernacle; et dans la seconde le souverain sacrificateur seul entre une fois par an, non sans y porter du sang qu'il offre pour lui-même et pour les péchés du peuple. Le Saint Esprit montrait par là que le chemin du lieu très saint n'était pas encore ouvert, tant que le premier tabernacle subsistait… Mais Christ est venu comme souverain sacrificateur des biens à venir; il a traversé le tabernacle plus grand et plus parfait, qui n'est pas construit de main d'homme, c'est-à-dire, qui n'est pas de cette création; et il est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang, ayant obtenu une rédemption éternelle. » (Hébreux 9.1-8, 11-12)

 

 

L’importance du Tabernacle

 

          Sa description et son édification figurent dans le livre de l’Exode, chapitres 25 à 40. Si une quinzaine de chapitres lui sont destinés dans ce livre, c’est la preuve certaine de la grande importance du sujet aux yeux de Dieu.

 

          Par ailleurs, le Lévitique, les Nombres, le Deutéronome, et un certain nombre de textes du Nouveau Testament y font allusion.

 

          Le Saint-Esprit veut donc attirer notre attention sur le Tabernacle. Pourtant, beaucoup de chrétiens passent sur ces chapitres sans s’y arrêter. Ils les jugent inutiles, et disent : « Nous ne sommes plus sous la Loi ; maintenant nous sommes les bénéficiaires de la Nouvelle Alliance en Jésus-Christ. Le Tabernacle, c’était pour le peuple d’Israël, pas pour nous ! ».

          Nous découvrirons, en fait, que sous une forme symbolique, tout le plan de salut de Dieu pour le monde est contenu dans l’enseignement du Tabernacle, dans son ensemble comme dans ses moindres détails.

 

          Le Tabernacle nous donne une vision complète de la personne, de l’œuvre, et de la gloire de Jésus-Christ.

 

 

Un « type » de l’œuvre de Jésus

 

          Comment le savoir ? Hébreux 9.24 : «…en imitation… » Littéralement « en type ». Voyez le verset 23 : « Il était donc nécessaire, puisque les images des choses qui sont dans les cieux devaient être purifiées de cette manière, que les choses célestes elles-mêmes le fussent par des sacrifices plus excellents que ceux-là. »

 

          Il existe donc « des choses qui sont dans les cieux » et qui répondent aux « images » terrestres. Il y a eu une imitation de ce qui est véritable.

 

          Les doctrines bibliques ne peuvent jamais être fondées sur des « types ». Il nous faut d’abord consulter le Nouveau Testament, puis retourner à l’Ancien, pour bien comprendre l’enseignement biblique. C’est cette démarche-là que nous nous efforcerons de faire tout au long de cette étude. Le type confirme la doctrine.

 

          Nous comprenons bien que le « type » et la doctrine doivent s’accorder si parfaitement que l’un complétera l’autre.

          Le Tabernacle, dans son ensemble, parle :

          1) de Christ : « En effet, la loi, qui possède une ombre des biens à venir, et non l'exacte représentation des choses, ne peut jamais, par les mêmes sacrifices qu'on offre perpétuellement chaque année, amener les assistants à la perfection. Autrement, n'aurait-on pas cessé de les offrir, parce que ceux qui rendent ce culte, étant une fois purifiés, n'auraient plus eu aucune conscience de leurs péchés ? Mais le souvenir des péchés est renouvelé chaque année par ces sacrifices; car il est impossible que le sang des taureaux et des boucs ôte les péchés. C'est pourquoi Christ, entrant dans le monde, dit: Tu n'as voulu ni sacrifice ni offrande, Mais tu m'as formé un corps ; tu n'as agréé ni holocaustes ni sacrifices pour le péché. Alors j'ai dit: Voici, je viens (dans le rouleau du livre il est question de moi) pour faire, ô Dieu, ta volonté. Après avoir dit d'abord: Tu n'as voulu et tu n'as agréé ni sacrifices ni offrandes, ni holocaustes ni sacrifices pour le péché (ce qu'on offre selon la loi), il dit ensuite: Voici, je viens Pour faire ta volonté. Il abolit ainsi la première chose pour établir la seconde. C'est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l'offrande du corps de Jésus Christ, une fois pour toutes. Et tandis que tout sacrificateur fait chaque jour le service et offre souvent les mêmes sacrifices, qui ne peuvent jamais ôter les péchés, lui, après avoir offert un seul sacrifice pour les péchés, s'est assis pour toujours à la droite de Dieu, attendant désormais que ses ennemis soient devenus son marchepied. Car, par une seule offrande, il a amené à la perfection pour toujours ceux qui sont sanctifiés. C'est ce que le Saint Esprit nous atteste aussi; car, après avoir dit: Voici l'alliance que je ferai avec eux, Après ces jours-là, dit le Seigneur: Je mettrai mes lois dans leurs coeurs, et je les écrirai dans leur esprit, il ajoute: Et je ne me souviendrai plus de leurs péchés ni de leurs iniquités.

Or, là où il y a pardon des péchés, il n'y a plus d'offrande pour le péché. » (Hébreux 10.1-18)

 

          2) de l’Eglise : « Le point capital de ce qui vient d'être dit, c'est que nous avons un tel souverain sacrificateur, qui s'est assis à la droite du trône de la majesté divine dans les cieux, comme ministre du sanctuaire et du véritable tabernacle, qui a été dressé par le Seigneur et non par un homme. » (Hébreux 8.1-2)

 

          3) du croyant : « … et vous-mêmes, comme des pierres vivantes, édifiez-vous pour former une maison spirituelle, un saint sacerdoce, afin d'offrir des victimes spirituelles, agréables à Dieu par Jésus Christ. » (1 Pierre 2.5)

 

 

Une œuvre divine

 

          Les critiques rationalistes disent que Moïse se serait inspiré de ce qu’il avait vu en Egypte pour édifier le Tabernacle. Une telle déclaration est totalement fausse ! Il existait, en effet, une grande différence entre les temples des dieux de l’Egypte ou ceux de la Babylonie, et le Tabernacle de Dieu.

 

          Le Tabernacle a été fait d’après une révélation de Dieu :

          « Vous ferez le tabernacle et tous ses ustensiles d'après le modèle que je vais te montrer… Regarde, et fais d'après le modèle qui t'est montré sur la montagne. » (Exode 25.9, 40)

          « Tu dresseras le tabernacle d'après le modèle qui t'est montré sur la montagne. » (Exode 26.30)

          « Le chandelier était d'or battu; jusqu'à son pied, jusqu'à ses fleurs, il était d'or battu; Moïse avait fait le chandelier d'après le modèle que l'Éternel lui avait montré. » (Nombres 8.4) 

          « S'il était sur la terre, il ne serait pas même sacrificateur, puisque là sont ceux qui présentent des offrandes selon la loi (lesquels célèbrent un culte, image et ombre des choses célestes, selon que Moïse en fut divinement averti lorsqu'il allait construire le tabernacle: Aie soin, lui fut-il dit, de faire tout d'après le modèle qui t'a été montré sur la montagne. » (Hébreux 8.4-5)

 

          Le but de Dieu est de nous faire voir et adorer la personne de son Fils Bien-aimé.

 

 

Le Tabernacle ou la tente

 

          Comprenons un point important : Israël vivait sous des tentes et Dieu voulait être comme son peuple. C’est là la grande différence avec les divinités païennes qui, elles, ne se déplaçaient pas.

 

          Dieu voulait donc accompagner son peuple. Le Tabernacle donnait à Israël la révélation du Dieu qui remplit l’univers. Le païen partait sans son dieu. Israël marchait avec son Dieu !

 

 

Entièrement démontable

 

          Les dimensions et le poids de chaque partie permettaient un transport relativement aisé. A chaque étape, il fallait démonter puis reconstruire le Tabernacle.

 

          Considérons un texte très important à ce sujet : Lisons  Jean 1.14 : « …a habité parmi nous… » Le mot grec traduit par « habiter » signifie « habiter sous une tente ». Si le mot existait nous devrions traduire : « …a tabernaclé parmi nous ». Le mot n’existe pas en français, mais nous saisissons toute la portée spirituelle de ce verset de Jean.

 

          Le Tabernacle annonçait donc, symboliquement et prophétiquement, la venue de Jésus, le Fils de Dieu, venant habiter parmi les êtres humains, dans un corps de chair.

 

          Nous, les chrétiens, sommes un peuple de pèlerins (« Bien-aimés, je vous exhorte, comme étrangers et voyageurs sur la terre, à vous abstenir des convoitises charnelles qui font la guerre à l'âme », 1 Pierre 2.11). Mais, par le Saint-Esprit, nous bénéficions maintenant de la présence du Seigneur. Rendons grâces sans cesse pour une telle condescendance divine !

          «  Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde. » (Matthieu 28.20)

          « Car nous sommes le temple du Dieu vivant, comme Dieu l'a dit: J'habiterai et je marcherai au milieu d'eux; je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. » (2 Corinthiens 6.16)

 

 

Au milieu du camp

 

          Le Tabernacle ne se trouvait pas en dehors du campement d’Israël, ni à l’une de ses extrémités, mais au milieu, dans le sens le plus précis du terme :

          «  L'Éternel parla à Moïse et à Aaron, et dit: Les enfants d'Israël camperont chacun près de sa bannière, sous les enseignes de la maison de ses pères; ils camperont vis-à-vis et tout autour de la tente d'assignation…  Ensuite partira la tente d'assignation, avec le camp des Lévites placé au milieu des autres camps: Ils suivront dans la marche l'ordre dans lequel ils auront campé, chacun dans son rang, selon sa bannière. » (Nombres 2.1-2, 17)

 

          Aucune tribu n’était privilégiée par rapport à une autre. Toutes les tribus d’Israël étaient réparties d’une manière régulière tout autour du Tabernacle. Quelle merveilleuse image ! Tous les êtres humains peuvent venir à Dieu (« Alors Pierre, ouvrant la bouche, dit: En vérité, je reconnais que Dieu ne fait point acception de personnes, mais qu'en toute nation celui qui le craint et qui pratique la justice lui est agréable », Actes 10.34-35), et tous les chrétiens peuvent bénéficier de la présence et de l’aide de Jésus ( « Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d'eux », Matthieu 18.20).

 

          La même réalité spirituelle existe pour les églises locales ; Jésus marche au milieu d’elles :

          « Je me retournai pour connaître quelle était la voix qui me parlait. Et, après m'être retourné, je vis sept chandeliers d'or, et, au milieu des sept chandeliers, quelqu'un qui ressemblait à un fils d'homme, vêtu d'une longue robe, et ayant une ceinture d'or sur la poitrine… le mystère des sept étoiles que tu as vues dans ma main droite, et des sept chandeliers d'or. Les sept étoiles sont les anges des sept Églises, et les sept chandeliers sont les sept Églises. » (Apocalypse 1.12-13, 20)

 

 

Tourné vers l’Est

 

          «  Du côté de l'orient, sur les cinquante coudées de largeur du parvis, il y aura quinze coudées de toiles pour une aile, avec trois colonnes et leurs trois bases, et quinze coudées de toiles pour la seconde aile, avec trois colonnes et leurs trois bases. Pour la porte du parvis il y aura un rideau de vingt coudées, bleu, pourpre et cramoisi, et de fin lin retors, en ouvrage de broderie, avec quatre colonnes et leurs quatre bases. » (Exode 27.13-16)

 

          C’est la direction du soleil levant. Comment ne pas penser à Jésus, le soleil de justice, qui se lèverait un jour, et ferait briller sur cette terre de misère les rayons bienfaisants de la grâce divine ?

          « Mais pour vous qui craignez mon nom, se lèvera Le soleil de la justice, et la guérison sera sous ses ailes; vous sortirez, et vous sauterez comme les veaux d'une étable. » (Malachie 4.2)

          « Zacharie, son père, fut rempli du Saint Esprit, et il prophétisa, en ces mots: Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël, de ce qu'il a visité et racheté son peuple… Grâce aux entrailles de la miséricorde de notre Dieu, en vertu de laquelle le soleil levant nous a visités d'en haut. » (Luc 1.67-68, 78)

 

 

Les différents noms du Tabernacle

 

          « Tabernacle » : « Vous ferez le tabernacle et tous ses ustensiles d'après le modèle que je vais te montrer. » (Exode 25.9) Nous en avons souligné, plus haut, la signification spirituelle.

 

          « Tente » : « Tu feras pour l'entrée de la tente un rideau bleu, pourpre et cramoisi, et de fin lin retors; ce sera un ouvrage de broderie. » (Exode 26.36) Nous avons aussi évoqué la réalité spirituelle qui se cache dans cette image.

 

          « Sanctuaire » : « Ils me feront un sanctuaire, et j'habiterai au milieu d'eux. » (Exode 25.8) Ce mot évoque la sainteté. La demeure de Dieu est sainte.

          Dieu est saint : Mais, puisque celui qui vous a appelés est saint, vous aussi soyez saints dans toute votre conduite, selon qu'il est écrit: Vous serez saints, car je suis saint. » (1 Pierre 1.15-16)  

          Jésus est saint : « Il nous convenait, en effet, d'avoir un souverain sacrificateur comme lui, saint, innocent, sans tache, séparé des pécheurs, et plus élevé que les cieux… » (Hébreux 7.26)

          L’Esprit de Dieu est saint , il est le Saint-Esprit.

          L’Eglise doit être sainte : « La sainteté convient à ta maison, ô Éternel! pour toute la durée des temps. » (Psaume 93.5)

 

          « Tente d’assignation » : «  C'est dans la tente d'assignation, en dehors du voile qui est devant le témoignage, qu'Aaron et ses fils la prépareront, pour que les lampes brûlent du soir au matin en présence de l'Éternel. C'est une loi perpétuelle pour leurs descendants, et que devront observer les enfants d'Israël. » (Exode 27.21) Cette expression décrit le Tabernacle comme le lieu de rencontre de l’Assemblée d’Israël, leur point de contact avec Dieu. Pour nous, enfants de Dieu, Jésus est notre lieu de rencontre avec le Père :

          « Toutes choses m'ont été données par mon Père, et personne ne connaît le Fils, si ce n'est le Père; personne non plus ne connaît le Père, si ce n'est le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler. » (Matthieu 11.27)

          « Jésus lui dit: Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. » (Jean 14.6)

          « Car par lui nous avons les uns et les autres accès auprès du Père, dans un même Esprit. » (Ephésiens 2.18)  

          « … en qui nous avons, par la foi en lui, la liberté de nous approcher de Dieu avec confiance. » (Ephésiens 3.12)

 

          « Tabernacle du témoignage » : « Remets aux soins des Lévites le tabernacle du témoignage, tous ses ustensiles et tout ce qui lui appartient. Ils porteront le tabernacle et tous ses ustensiles, ils en feront le service, et ils camperont autour du tabernacle. » (Nombres 1.50) Il était ainsi appelé à cause de la présence des deux tables de la Loi qui étaient placées dans l’arche. Ces tables étaient appelées « les tables du témoignage » (Exode 31.18). La parole de Dieu donnait donc tout son caractère à l’ensemble. Il en est ainsi de nous aujourd’hui :

          « Sanctifie-les par ta vérité: ta parole est la vérité. » (Jean 17.17)

          « Toute l’Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice… « (2 Timothée 3.16)

 

 

Le but du Tabernacle

 

          Après la chute de l’homme dans le jardin d’Eden, Dieu n’a pu continuer à communiquer avec l’homme à cause du péché. Le péché mettait une séparation entre l’homme et la sainteté de Dieu. Maintenant, par le moyen des offrandes et du rituel du Tabernacle, Dieu se proposait de réparer la communion brisée. Sur la base du sacrifice pour les péchés, Dieu peut :

          1. Rencontrer le pécheur :  « Voilà l'holocauste perpétuel qui sera offert par vos descendants, à l'entrée de la tente d'assignation, devant l'Éternel: c'est là que je me rencontrerai avec vous, et que je te parlerai. Je me rencontrerai là avec les enfants d'Israël, et ce lieu sera sanctifié par ma gloire. » (Exode 29.42-43)

          2. Accepter le pécheur :  «  Il posera sa main sur la tête de l'holocauste, qui sera agréé de l'Éternel, pour lui servir d'expiation. » (Lévitique 1.4)

          3. Pardonner le pécheur :  «  Il fera de ce taureau comme du taureau expiatoire; il fera de même. C'est ainsi que le sacrificateur fera pour eux l'expiation, et il leur sera pardonné. » (Lévitique 4.20)

          4. Se révéler au pécheur :  « Ils connaîtront que je suis l'Éternel, leur Dieu, qui les ai fait sortir du pays d'Égypte, pour habiter au milieu d'eux. Je suis l'Éternel, leur Dieu. » (Exode 29.46)

          5. Demeurer avec le pécheur : « Ils me feront un sanctuaire, et j'habiterai au milieu d'eux. » (Exode 25.8)

          6. Parler avec le pécheur : «Voilà l'holocauste perpétuel qui sera offert par vos descendants, à l'entrée de la tente d'assignation, devant l'Éternel: c'est là que je me rencontrerai avec vous, et que je te parlerai. » (Exode 29.42)

          7. Recevoir de la part du pécheur : « Elle sera sur le front d'Aaron; et Aaron sera chargé des iniquités commises par les enfants d'Israël en faisant toutes leurs saintes offrandes; elle sera constamment sur son front devant l'Éternel, pour qu'il leur soit favorable. » (Exode 28.38)

 

 

Une vue d’ensemble

 

          Il est nécessaire de bien  fixer cette vue d’ensemble dans notre esprit.

 

          Il y avait deux parties : l’une à ciel ouvert ; c’était une sorte de cour appelée le parvis. L’autre, à l’intérieur de la première et couverte, le Tabernacle proprement dit.

 

          Le parvis était délimité par une tenture de fin lin, soutenue par des colonnes de bois d’acacia (20 colonnes d’un côté, et 10 de l’autre). La longueur était double de la largeur. La base des colonnes était d’airain, ce qui assurait leur stabilité. Les tringles et les crochets étaient en argent. Il n’y avait qu’une seule entrée, au milieu du côté oriental du parvis. Cette « porte » était faite d’un rideau d’étoffes de quatre couleurs : blanc, bleu, pourpre et cramoisi. Ce rideau était soutenu par quatre colonnes.

 

          L’autel des holocaustes : fait de bois d’acacia, recouvert d’airain. C’était le lieu des sacrifices.

 

          La cuve d’airain : sa forme et ses dimensions restent inconnues. Les sacrificateurs  s’y purifiaient avant d’entrer dans le lieu saint.

 

          Le Tabernacle : une sorte de tente rectangulaire. Le tour était fait de planches en bois d’acacia recouvertes d’or (20 d’un côté, et 10 de l’autre). La base des planches était en argent. Le toit était formé de quatre couvertures, les unes sous les autres.

 

          L’entrée du lieu saint : un rideau aux mêmes couleurs que l’entrée du parvis.

 

          Le lieu-Saint : au centre l’autel des parfums, à gauche, la lampe à sept branches (appelé à tort le chandelier, puisqu’à cette époque les chandelles n’existaient pas !), et à droite la table des pains de proposition. On y posait douze pains, renouvelés chaque semaine.

 

          Le lieu très saint. Il n’était éclairé par rien. Il était donc plongé dans une obscurité totale. A l’intérieur se trouvait l’arche de l’alliance.

Conclusion 

 

          Le chemin du Tabernacle est donc celui-ci : on se trouve d’abord à l’extérieur. Par l’unique porte, on entre dans le parvis, puis dans le lieu-saint, et enfin dans le lieu très saint Notre lecteur aura compris que l’un des grands enseignements du Tabernacle est de nous montrer le chemin de la communion avec Dieu.

 

Paul BALLIERE

www.batissezvotrevie.fr

 

 

 

         

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