NE PLUS ÉVOQUER NOËL ?

 

NE PLUS ÉVOQUER NOËL ?

 

          Un projet de texte de la Commission européenne demande de ne plus évoquer Noël pour faciliter l’intégration des non-chrétiens ! Assistons-nous à l’auto-amnésie de l’Europe ?

          Dans sa chronique « Une foi par semaine », (« La Croix-L’Hebdo », 4 décembre 2021) Isabelle de Gaulmyn, rédactrice en chef, revient sur ce projet.

          « Peut-être vaut-il mieux en rire », écrit Isabelle de Gaulmyn. « La Commission européenne », poursuit-elle, « du haut de ses bureaux bruxellois, a pondu un document interne pour faciliter « l’inclusion » des citoyens, comprenez l’intégration des minorités. Dans ce texte on ne peut plus sérieux, on ne peut plus officiel, figure notamment une recommandation : ne plus souhaiter un joyeux Noël, pour ne pas risquer de choquer les oreilles des non-chrétiens. »

          François-Xavier Bellamy, député européen, a réagi en déclarant : « incroyable mais vrai : le jour est arrivé. Il faut maintenant tenter de sauver Noël que la Commission européenne semblait avoir prévu de condamner. »

          N’est-ce pas une manœuvre affichant une volonté délibérée d’anéantir la civilisation judéo-chrétienne ? L’Antéchrist vient. Ne prépare-t-on pas l’humanité, à petits ou à grands pas, à accueillir l’homme de la fin ? Jésus a dit : « La nuit vient... » (Jean 9.4) Allons-nous vers un choc, un affrontement de civilisations ? Jésus dit encore : « Une nation s’élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume » (Matthieu 24.7) Les grands s’activent dans les hautes sphères pour l’établissement du Nouvel Ordre Mondial. Même si l’on enveloppe le bonbon empoisonné d’un joli papier aux couleurs d’inclusion et d’intégration, il n’empêche que le bonbon reste empoisonné. Ne risquons-nous pas d’être précipités, « dans le néant de l’Histoire » ? s’interroge Isabelle de Gaulmyn. « Car c’est bien de cela qu’il s’agit. La question est celle de l’identité de l’Europe, de son existence même comme civilisation. »

          « On peut ironiser », ajoute-t-elle, « en pensant que, à l’heure où tous les pays se barricadent pour éviter une nouvelle vague de l’épidémie de Covid, où la croissance flageole et que la Chine espionne nos entreprises, les instances européennes n’ont rien trouvé de mieux à faire que d’effacer Noël. » Et elle ajoute, pleine d’ironie : « Après tout, est-ce si grave ? On se souhaiterait un « joyeux solstice », les enfants attendraient « le père d’Hiver », et nous mangerions la « dinde de décembre »… Il n’y a là pas de quoi fouetter un chat, ni un renne non plus ! Déjà que le sapin a du plomb – écologiste – dans l’aile… »

          « Noël n’est pas que le prétexte des fêtes de fin d’année... c’est le jour où est né le monde dont nous héritons. Le début de notre ère. La référence à partir de laquelle nous comptons nos années », lance François-Xavier Bellamy devant le Parlement européen.

          Mais les vrais chrétiens ne voient en Noël ni le sapin, ni la dinde, ni la bûche, ni le bonhomme rouge à la longue barbe blanche, ni les cadeaux, ni les illuminations ; ils regardent plus loin, plus haut, jusque dans le cœur éternel de Dieu. Ils contemplent le cadeau offert au monde. Du haut de son trône céleste, Dieu avait résolu la rédemption d’une humanité perdue dans sa souillure. Cette rédemption, il l’a déposée dans une étable, à Bethléhem. Ce n’était pas un 25 décembre. Mais quel jour… celui où le ciel touche la terre, où Dieu se fait homme, où l’Immortel vient mourir sur une croix pour notre rachat ! Ce jour est éternel. Tous les efforts de l’enfer et de ses suppôts ne l’effaceront jamais. Difficile de se débarrasser d’un fait, surtout lorsqu’il est divin et proclamé par un ange, porte-parole du Gouvernement de Dieu : « Ne craignez point; car je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera pour tout le peuple le sujet d'une grande joie: c'est qu'aujourd'hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur. Et voici à quel signe vous le reconnaîtrez: vous trouverez un enfant emmailloté et couché dans une crèche. » (Luc 2.10-12)

          « Les Églises ont laissé place à des religions diffuses et plurielles », constate Isabelle de Gaulmyn. Les chrétiens ont donc mieux à faire que de s’indigner, de protester. Qu’ils proclament donc l’essence même de Noël, sa signification profonde, son implication dans nos vies, son espérance vivante. La mondialisation a brouillé les repères ? Et alors ? L’Église ne devrait pas avoir perdu les siens. Elle attend un Royaume qui ne passera jamais.

          « Pourquoi ce tumulte parmi les nations, Ces vaines pensées parmi les peuples ? Pourquoi les rois de la terre se soulèvent-ils et les princes se liguent-ils avec eux contre l'Éternel et contre son oint ? - Brisons leurs liens, délivrons-nous de leurs chaînes ! - Celui qui siège dans les cieux rit, le Seigneur se moque d'eux. Puis il leur parle dans sa colère, il les épouvante dans sa fureur : C'est moi qui ai oint mon roi sur Sion, ma montagne sainte ! Je publierai le décret ; l'Éternel m'a dit : Tu es mon fils ! Je t'ai engendré aujourd'hui. Demande-moi et je te donnerai les nations pour héritage, les extrémités de la terre pour possession. » (Psaume 2.1-6)

          L’enfant de Bethléhem revient comme le Roi des rois, le Seigneur des seigneurs. Il n’y a pas assez de démons en enfer, et de méchants sur la terre pour s’opposer à la réalisation de ce décret divin !

          J’allais oublier… Chers amis chrétiens, joyeux Noël !

 

Paul BALLIERE

www.batissezvotrevie.fr

 

 

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Commentaires: 1
  • #1

    René (dimanche, 19 décembre 2021 19:30)

    Tres bonne exhortation et tres beau message de Noël
    Merci Paul et merci Seigneur