LA CURE D’ÂME FAIT PARTIE DU MINISTÈRE

 

  

 

LA CURE D’ÂME FAIT PARTIE DU MINISTÈRE

 

Nombreux sont ceux qui pensent que la cure d'âme est quelque chose de nouveau, une nouvelle dimension du ministère. Ils ont raison du point de vue de la psychologie moderne, mais la cure d'âme existait bien longtemps avant les découvertes de Freud et de James. Les pasteurs se sont toujours intéressés aux problèmes des croyants. Richard Buter, prédicateur anglais qui eut une grande influence au XVIIIè siècle, observait avec justesse : « Le pasteur ne doit pas seulement prêcher en public, il doit être connu également comme conseiller des âmes, de la même façon que le médecin le fait pour les corps. » Washington Gladden, en 1896, écrivait dans son livre « Le pasteur chrétien » : « Si le pasteur est le type d'homme qu'il doit être, il devra probablement entendre de nombreuses histoires de doute, de perplexité, de tristesse, de honte, de désespoir. »

Dieu lui-même nous offre un modèle quand il dit : « Comme un berger, il paîtra son troupeau, il prendra les agneaux dans ses bras et les portera dans son sein ; il conduira les brebis qui allaitent. » (Esaïe 40.11). « Je chercherai celle qui était perdue, je ramènerai celle qui était égarée, je panserai celle qui est blessée, et je fortifierai celle qui est malade. » (Ézéchiel 34.16).

Le Seigneur Jésus nous apprend, dans la parabole du Bon Samaritain, que notre prochain est celui qui a besoin de notre aide. Combien de personnes autour de nous sont blessées et privées de la paix et de la joie qui devraient être leur héritage en Christ. Tensions, insécurité, anxiété, déviations morales, malheur conjugal et problèmes d'adolescence caractérisent notre société. Malheureusement, de nombreux pasteurs ressemblent au sacrificateur et au Lévite de la parabole. Ils sont si occupés par leurs devoirs ecclésiastiques, qu'ils ne prêtent pas attention à ceux qui sont blessés par des problèmes accablants.

Certains pasteurs ne font pas de cure d'âme pour des raisons diverses.

James Hamilton, écrivain évangélique, remarque que certains pasteurs estiment que « si les fidèles avaient une expérience spirituelle adéquate, le conseiller ne serait plus nécessaire. » Ils pensent que les problèmes de leurs membres pourraient trouver une solution dans la prière. Cependant, nombre de croyants dont la repentance est réelle, dont la consécration est définitive et dont le service et le témoignage sont indubitables, ont encore besoin de l'aide que peut apporter la cure d'âme pour prendre des décisions.

Certains prédicateurs n'ont pas la confiance nécessaire en eux-mêmes pour exercer ce ministère. Ils ne se sentent pas aptes, ni sûrs d'eux-mêmes pour conseiller les gens. Ils ont peur d'entrer dans la relation intime de la cure d'âme ou reculent devant les « réalités cruelles de la vie » qu'ils pourraient découvrir, et c'est la raison pour laquelle ils hésitent à se lancer dans la cure d'âme. On trouve également des pasteurs évangéliques qui ne voient pas l'importance des visites ni de la cure d'âme. Ils pensent que leur ministère doit se borner à la prédication. Le vrai pasteur se trouve là où se trouvent les brebis. Il a compassion de leurs faiblesses, les aime de tout cœur, les console et les guérit. II vit près de ses membres, il pense avec leur esprit, il voit avec leurs yeux, il ressent tout avec leur cœur, il souffre avec leurs peines, il porte leurs fardeaux et il accomplit ainsi la loi de Christ.

Le pasteur joue un rôle très important dans la vie de son assemblée. Il exerce une influence unique dans les événements importants de leur existence, comme la naissance, la conversion, le mariage, la maladie et la mort. Il est naturel que les croyants se tournent vers lui lorsque les enfants leur causent des problèmes. Le pasteur a la grande responsabilité de bien conseiller ; autrement, les conséquences seront funestes. Le rôle du conseiller n'est pas facile : au contraire, il est fatigant, il prend du temps, et parfois on n'obtient pas les résultats désirés, mais ce ministère, si nécessaire pour le bien des autres, en vaut la peine. Nous devons tout faire au nom de Celui qui n'est pas venu « pour être servi mais pour servir ».

Faire de la cure d'âme a aussi une grande valeur pour le pasteur. Connaître ses membres et leurs problèmes lui donne l'occasion de préparer des sermons plus compréhensibles, plus pratiques et profonds. Ces messages aideront les membres à mieux faire face à leurs problèmes et ils se sentiront plus proches de leur pasteur. On a dit d'un pasteur qui ne voulait pas se mêler à la vie quotidienne des croyants : « Pendant la semaine il est invisible, et le dimanche incompréhensible ». En plus du fait qu'elle enrichit le ministère du pasteur, la cure d'âme fournit de nombreuses occasions d'amener des âmes angoissées aux pieds de Christ.

 

Paul HOFF

www.batissezvotrevie.fr

 

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Commentaires: 1
  • #1

    Cathie (jeudi, 02 juin 2022 11:12)

    Merci, je comprends enfin ce qu'est la cure d'âme, effectivement avoir un pasteur qui pratique la cure d'âme est vraiment important et je suis bien heureuse de me rendre compte que notre église a un tel pasteur.