LA MARQUE DE LA BÊTE SUR LA MAIN OU SUR LE FRONT

  

 

 LA MARQUE DE LA BÊTE SUR LA MAIN OU SUR LE FRONT

 

Je vous ai parlé dans mon précédent article de l’influence mondiale du faux prophète aux côtés de l’Antichrist. Le faux prophète – la Bête qui monte de la terre – dira aux habitants de la terre de faire une image à l’Antichrist – la Bête qui monte de la terre. Le faux prophète animera cette image, afin que cette image parle. La Parole de Dieu précise que tous ceux qui n’adoreront pas l’image de la Bête seront tués.

Lisons dans le livre de l’Apocalypse, 13.16-18 :

« Et elle fit que tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, reçoivent une marque sur leur main droite ou sur leur front, et que personne ne pût acheter ni vendre, sans avoir la marque, le nom de la Bête ou le nombre de son nom. C'est ici la sagesse. Que celui qui a de l'intelligence calcule le nombre de la Bête. Car c'est un nombre d'homme, et son nombre est six cent soixante-six. »

 

 

Une obligation : la marque de la Bête sera « imprimée »

sur tous les êtres humains

 

Le faux prophète ne se contentera donc pas d’animer l’image de l’Antichrist ; il contraindra aussi les êtres humains à être marqués de son signe.

Précisons tout d’abord ceci : le mot « marque » peut être défini par « signe servant à faire reconnaître » ou encore par « signe qui distingue un corps d’un autre, une personne d’une autre » ; au figuré : « caractère, signe caractéristique ou différentiel ».

La marque de la Bête doit donc désigner, représenter une institution politico-religieuse qui lui serve en quelque sorte de symbole.

 

Les incroyants ont souvent tourné en ridicule ce passage des Saintes Écritures, bien à tort ! Il n’y a rien de nouveau sous le soleil. Les païens par des tatouages, inscrivaient sur leurs corps les noms de leur dieu ou quelque formule magique. Les empereurs romains marquaient leurs soldats et leurs esclaves au front ; cette empreinte témoignait ainsi de leur appartenance à leur maître. On marquait au fer rouge les esclaves coupables de fautes graves. Cette marque s’imprimait soit à la main, soit au front. Elle constituait une flétrissure. On marquait également au fer rouge les galériens, et certains prisonniers.

Mais cette coutume avait disparu. Elle convenait, disait-on à des époques encore imprégnées de barbarie. La civilisation n’était-elle pas venue adoucir les mœurs ? N’oublions jamais que la civilisation n’est qu’un vernis qui s’écaille très vite. C’est ainsi que l’on a vu réapparaître, dans certains pays, l’usage que l’on avait cru pour toujours aboli : les S.S. portaient fièrement, dans leur chair, la marque de leur appartenance à leur führer, Adolf  Hitler ; tandis que les Juifs et les Gitans étaient marqués comme un vil bétail !

 

Au temps de l’Antichrist, ses adorateurs porteront sa marque sur leur main droite ou sur leur front.

Il faut remarquer que la marque de la Bête est mentionnée six fois dans l’Apocalypse :

13.16 : « Et elle fit que tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, reçussent une marque sur leur main droite ou sur leur front »

13.17 : «… et que personne ne pût acheter ni vendre, sans avoir la marque, le nom de la Bête ou le nombre de son nom. »

14.9 : « Et un autre, un troisième ange les suivit, en disant d'une voix forte: Si quelqu'un adore la Bête et son image, et reçoit une marque sur son front ou sur sa main, il boira, lui aussi, du vin de la fureur de Dieu... »

16.2 : « Un ulcère malin et douloureux frappa les hommes qui avaient la marque de la Bête et qui adoraient son image. »

19.20 : « La Bête fut prise, et avec elle le faux prophète, qui avait fait devant elle les prodiges par lesquels il avait séduit ceux qui avaient pris la marque de la Bête et adoré son image. »

Et 20.4 : « Je vis les âmes de ceux qui avaient été décapités à cause du témoignage de Jésus et à cause de la Parole de Dieu, et de ceux qui n'avaient pas adoré la Bête ni son image, et qui n'avaient pas reçu la marque sur leur front et sur leur main. Ils revinrent à la vie, et ils régnèrent avec Christ pendant mille ans. » 

 

Le fait que cette mention de la marque de la Bête revienne à six reprises, n’est pas le fruit du hasard. Nous aurons l’occasion ultérieurement de revenir sur ce chiffre 6.

Cette marque de la Bête semble revêtir trois aspects particulier selon  notre texte d’aujourd’hui : premièrement, la marque de la Bête ; secondement, le nom de la Bête ; troisièmement, le nombre de son nom.

Ce signe distinctif de l’Antichrist, quel que soit par ailleurs ce signe, sera imprimé, répétons-le, soit sur la main droite, soit sur le front, pas nécessairement sur les deux. Il sera le signe de la dévotion et de l’association à l’Antichrist.

Dans certains milieux, on a proposé sérieusement que tout homme soit marqué, à la racine des cheveux, par un signe distinctif permettant le contrôle électronique de toutes ses activités financières.

Dans un passé récent, des experts avaient étudié la possibilité d’insérer sous la peau de la main de chaque individu une cellule électronique où seraient enregistrés sa  date de naissance, son adresse, son groupe sanguin, son numéro de compte en banque et son curriculum vitae.

Une entreprise suédoise a rendu obligatoire pour ses salariés l'implantation d'une puce (appelée RFID, une identification des personnes par fréquence radio) ; puce implantée dans la main. Pour quels avantages accepter une telle sujétion ? Ouvrir quelques portes sans sortir son badge, payer le café à la cafétéria de l’entreprise, se servir de la photocopieuse etc.

Avec cette puce – qui permet la géolocalisation par satellites de l'individu porteur, qui intègre des tas de données personnelles, d'identité, d'adresse, de santé, de coordonnées bancaires, de cartes de crédit... – l’être humain devient aussi traçable que l’animal.

Depuis un certain temps, la puce électronique est arrivée en France. Sans trop y réfléchir, des gars et des filles, ont payé 200 euros pour se faire planter, entre le pouce et l'index ou sur le dos de la main, une puce électronique, la même qu'on implante aux vaches. Avantages : cette puce peut permettre d'ouvrir leur porte, leur box de parking, d'entrer dans leur salle de sport, d'entrer et de payer leur consommation dans leur discothèque et autres broutilles comme déverrouiller leur ordinateur ou leur smartphone...

Bien sûr, les promoteurs de ce puçage insistent sur le fait qu'il s'agit d'améliorer les capacités des êtres humains par la biotechnologie, de les rendre plus efficaces, d'optimiser leur intégration dans leur environnement urbain et professionnels. Il s’agit aussi de préparer l’opinion publique à ce qui sera demain la norme quand les pouvoirs publics rendront le puçage obligatoire. Les volontaires de ce marquage électronique dernier cri ne sont en réalité que les cobayes d’un projet d’envergure qui vise à rendre l’individu totalement transparent et à le livrer pieds et poings liés aux dispositifs de surveillance et de contrôle. La finalité, c'est de laisser aux individus le moins de liberté possible, en connaissant tout d'eux, identité, coordonnées bancaires, santé, cercle d'amis, photos, etc.

 

La technologie RFID permet d’identifier un objet ou un être vivant, d’en connaître les caractéristiques et d’en suivre le cheminement, le tout à distance et sans contact, grâce à une étiquette émettant des ondes radio, attachée ou incorporée à l’objet. Les informations sont stockées sur le produit où l’étiquette est collée ou implantée, et transmises au lecteur RFID par ondes radio. La RFID est utilisée pour la traçabilité de certains produits ou objets, l’identification des animaux d’élevage (remplaçant le tatouage) ou des individus (par stockage des données biométriques dans les badges électroniques, passeports, cartes d’identité ou d’assurance maladie, titres de transport ou permis de conduire).

 

Le danger principal est surtout d’offrir aux récents projets de surveillance généralisée des populations un outil parfaitement adapté et efficient. Implantée dans le corps de l’individu, la RFID devient l’instrument de contrôle social sans doute le plus redoutable jamais conçu. Le stockage quasi-illimité des données personnelles permet de l’identifier à distance, de savoir (presque) tout de lui et de le suivre dans tous ses déplacements.

 

Depuis une quinzaine d'années, des lois en cascades réduisent les libertés publiques, sous prétexte de « lutter contre le terrorisme ». La RFID, comme les autres outils technologiques de surveillance et de contrôle alimentant le renseignement préventif, servira-t-il le projet totalitaire d’une société d’individus dans laquelle toute notion de vie privée sera abolie et placée sous la domination totale et permanente de l’appareil d’État ? A la lumière de ce que prophétise la Parole de Dieu, nous pouvons très sérieusement l’envisager.

 

Mes frères et sœurs, nous connaissons, sans nul doute, une accélération de l’Histoire. Les prophéties bibliques s’accomplissent sous nos yeux, avec une impressionnante précision.

De tels faits ne viennent-ils pas confirmer de manière frappante ce que le Seigneur avait montré à l’apôtre Jean, à la fin du premier siècle ?

Lorsque l’Antichrist régnera, les marques de la main et du front lui assureront le contrôle de toute l’humanité, et permettra l’organisation et la programmation de toute la vie économique, sociale, sanitaire, et culturelle à l’échelle mondiale.

 

Faut-il voir un symbole derrière la mention  de la main droite et du front ?

Les mains sont le symbole de l’action. Ce qui est certain, c’est que nul ne pourra agir sans le contrôle ou l’autorisation du surhomme qui, par le truchement de la cybernétique, exercera un contrôle absolu sur les actions et les transactions des hommes.

Quant au front, n’est-il pas le symbole de la pensée ? Ce qui est certain là encore, et ce qui est pire aussi, c’est que les cerveaux seront conditionnés ; je veux dire que nul n’osera penser librement. L’Antichrist influencera les pensées, les choix, les orientations des individus. Certes, il ne nous appartient pas de spéculer sur l’avenir. Mais cette marque sur le front, ne nous parle-t-elle pas aussi de l’éducation imposée aux masses, qui apprendront à n’exprimer aucun avis contraire à ceux de l’Antichrist ? N’oublions pas que les régimes totalitaires contemporains se sont imposés par le lavage de cerveau ; les bourreaux de ce qu’on a appelé « l’archipel du Goulag » ont réussi à extorquer à leurs victimes de fausses confessions.

Mais qu’en sera-t-il au jour où l’esprit satanique du futur dictateur mondial tiendra l’homme tout entier sous sa coupe ? Les sujets du royaume universel de Satan ne raisonneront que selon des schémas imposés ; pour prendre le contre-pied de ce que dit l’Écriture en 2 Corinthiens 10.5, toute pensée sera amenée captive à l’obéissance de l’Antichrist. L’idéologie de celui que la Bible nomme « l’homme de péché » aura à ce point imprégné les esprits qu’aucune opinion non conforme ne pourra se faire jour.

 

Rappelons ici le verset 7 de ce chapitre 13 de l’Apocalypse : « Et il lui fut donné de faire la guerre aux saints, et de les vaincre. Et il lui fut donné autorité sur toute tribu, tout peuple, toute langue, et toute nation. »

Ceux que l’Écriture désigne ici comme les saints, les saints du Très-Haut, n’échapperont donc pas à la férule de l’Antichrist. Ce dernier pourra contrôler leur curriculum vitae, leurs activités et même leur lieu de refuge. Est-il déraisonnable d’imaginer que soit organisé contre eux un blocus alimentaire absolu ? En effet, ceux qui refuseront la marque de la Bête ne pourront plus ni acheter ni vendre ; ils ne pourront donc ni manger ni boire. Acheter et vendre est l’exercice d’une liberté essentielle ; refuser à un homme cette liberté, c’est l’exclure de la société et lui rendre la vie impossible. Les saints seront condamnés à un martyre particulièrement cruel.

Tous les moyens seront bons, lorsqu’il s’agira de la plus grande gloire de Satan : Persécution universelle des saints, sanctions contre les ennemis du régime, mise à l’index des suspects, etc. Toute cette toile d’araignée, savamment tendue, contribuera à intensifier la domination parjure de l’Antichrist.

 

Les anti-Dieu, les incrédules, les adversaires farouches de l’Évangile, prétendront certainement que le monde construit par l’Antichrist sera la société idéale. Mais considérons attentivement la précision de notre texte biblique. Il est écrit : « elle fit que tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, reçoivent une marque sur leur main droite ou sur leur front ». Est-ce vraiment là l’expression de l’égalité parfaite entre les hommes, et la peinture d’une société idéale ? Là où il y a des grands, il y a forcément des petits. Le courant politique et la classe dirigeante de ce règne à venir n’enrichiront pas les pauvres ; et les hommes que l’on dit « libres » continueront d’exploiter les « esclaves », qui travailleront pour eux, étant eux-mêmes esclaves, comme le dit la Parole de Dieu, de ce qui aura triomphé d’eux.

 

Mes frères et sœurs, nous sommes appelés aujourd’hui à discerner les signes avant-coureurs de cette révolution sociologique et à nous en démarquer. L’apôtre Jean écrit : « Petits enfants, c'est la dernière heure, et comme vous avez appris qu'un antichrist vient, il y a maintenant plusieurs antichrists: par là nous connaissons que c'est la dernière heure. » (1 Jean 2.18)

 

Un examen attentif de la Parole de Dieu, nous amène à la conclusion suivante : la marque de la Bête sera le rival, la copie, l’imitation de ce que Dieu fait. En effet, n’est-ce pas Dieu qui, le premier a marqué d’un signe certaines de ses créatures ? Tout au long de la Bible, nous voyons…

 

 

Le signe, la marque, le sceau de Dieu

 

La toute première fois qu’il en est fait mention, c’est sur la personne de Caïn. Après avoir tué son frère Abel, le jugement de Dieu est tombé sur lui. L’Éternel lui dit : «  Maintenant, tu seras maudit de la terre qui a ouvert sa bouche pour recevoir de ta main le sang de ton frère. Quand tu cultiveras le sol, il ne te donnera plus sa richesse. Tu seras errant et vagabond sur la terre. Caïn dit à l'Éternel: Mon châtiment est trop grand pour être supporté. Voici, tu me chasses aujourd'hui de cette terre; je serai caché loin de ta face, je serai errant et vagabond sur la terre, et quiconque me trouvera me tuera. L'Éternel lui dit: Si quelqu'un tuait Caïn, Caïn serait vengé sept fois. Et l'Éternel mit un signe sur Caïn pour que quiconque le trouverait ne le tuât point. » (Genèse 4.11-15) Je ne prendrai pas le temps d’essayer de percer le mystère de ce signe placé sur Caïn… De quelle nature était-il ? La Bible n’en dit rien. Toute spéculation sur la question est vaine. Retenons seulement le fait que dès le chapitre 4 de la Bible, Dieu met un signe sur un homme.

 

Bien d’autres textes font allusion à un signe de nature spirituelle.

Lorsque l’Éternel a institué la Pâque, suivie de la fête des pains sans levain, pour les enfants d’Israël, voici ce qu’il a déclaré :

«  Quand l'Éternel t'aura fait entrer dans le pays des Cananéens, des Héthiens, des Amoréens, des Héviens et des Jébusiens, qu'il a juré à tes pères de te donner, pays où coulent le lait et le miel, tu rendras ce culte à l'Éternel dans ce même mois. Pendant sept jours, tu mangeras des pains sans levain; et le septième jour, il y aura une fête en l'honneur de l'Éternel. On mangera des pains sans levain pendant les sept jours; on ne verra point chez toi de pain levé, et l'on ne verra point chez toi de levain, dans toute l'étendue de ton pays. Tu diras alors à ton fils: C'est en mémoire de ce que l'Éternel a fait pour moi, lorsque je suis sorti d'Égypte… Ce sera pour toi comme un signe sur ta main et comme un souvenir entre tes yeux, afin que la loi de l'Éternel soit dans ta bouche; car c'est par sa main puissante que l'Éternel t'a fait sortir d'Égypte. » (Exode 13.5-9)

Ce texte apporte un enseignement éblouissant. Cette institution divine de la Pâque revêtait un double aspect. Elle serait extérieur, un signe extérieur pour Israël : sur la main ; donc un signe visible. Comprenons bien ce que Dieu veut dire ici ; il ne s’agissait pas d’imprimer un signe sur la main des Israélites, mais la célébration de la Pâque était extérieure et visible. Elle engageait une action : prendre un agneau, le mettre à mort, se nourrir de sa chair.

Et l’Éternel parle d’un signe, que je qualifierais d’intérieur, ayant un but spirituel, invisible à l’œil. Dieu dit que la Pâque serait comme un souvenir entre les yeux des enfants d’Israël… (le front symbole des pensées, de la réflexion, de la mémoire). Le peuple de Dieu devrait se souvenir toujours de la grâce, de la miséricorde, de la puissance, et de la justice divine.

Nous avons là un texte en or massif ! Israël, dans l’ordonnance de la Pâque, reçut un signe sur la main et sur le front (au sens figuré bien sûr), un signe divin, distinctif, béni ; un signe d’identification et d’appartenance à l’Éternel. Il est d’une telle importance qu’en ce qui concerne la consécration de tous les premiers-nés, tout père devait enseigner son fils et lui dire : « Ce sera comme un signe sur ta main et comme des fronteaux entre tes yeux; car c'est par sa main puissante que l'Éternel nous a fait sortir d'Égypte. » (Exode 13.16)

 

Le temps me manquerait pour explorer tout ce sujet dans les Saintes Écritures, mais j’aimerais cependant m’y attarder encore.

Lorsque l’Éternel fait allusion à ses commandements, ses lois, et ses ordonnances, il dit à Israël :

« Écoute, Israël ! l'Éternel, notre Dieu, est le seul Éternel. Tu aimeras l'Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force. Et ces commandements, que je te donne aujourd'hui, seront dans ton cœur. Tu les inculqueras à tes enfants, et tu en parleras quand tu seras dans ta maison, quand tu iras en voyage, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras. Tu les lieras comme un signe sur tes mains, et ils seront comme des fronteaux entre tes yeux. » (Deutéronome 6.4-8)

Israël, dépositaire des oracles de Dieu, était ainsi marqué du signe divin sur la main et sur le front.

 

Dieu rappelle ces choses en Deutéronome 11.18 :

« Mettez dans votre cœur et dans votre âme ces paroles que je vous dis. Vous les lierez comme un signe sur vos mains, et elles seront comme des fronteaux entre vos yeux. »

 

Plus loin, dans le livre d’Ézéchiel, lorsque le prophète reçoit la vision des châtiments divins qui vont fondre sur la ville de Jérusalem, il entend l’Éternel dire à un homme vêtu de lin : « Passe au milieu de la ville, au milieu de Jérusalem, et fais une marque sur le front des hommes qui soupirent et qui gémissent à cause de toutes les abominations qui s'y commettent. Et, à mes oreilles, il dit aux autres: Passez après lui dans la ville, et frappez; que votre œil soit sans pitié, et n'ayez point de miséricorde! Tuez, détruisez les vieillards, les jeunes hommes, les vierges, les enfants et les femmes; mais n'approchez pas de quiconque aura sur lui la marque; et commencez par mon sanctuaire! (9.4-6)

 

J’en viens au livre de l’Apocalypse. Un ange s’adresse à quatre anges chargés de faire du mal à la terre et à la mer, et leur dit :

« Ne faites point de mal à la terre, ni à la mer, ni aux arbres, jusqu'à ce que nous ayons marqué du sceau le front des serviteurs de notre Dieu. Et j'entendis le nombre de ceux qui avaient été marqués du sceau, cent quarante-quatre mille, de toutes les tribus des fils d'Israël » (7.3-4)

 

Qu’en est-il de nous, chrétiens, qui formons l’Église de Jésus-Christ ? Dieu a institué pour nous une autre Pâque, dans une autre alliance. L’apôtre Paul a écrit à ce sujet : « Christ, notre Pâque, a été immolé. Célébrons donc la fête, non avec du vieux levain, non avec un levain de malice et de méchanceté, mais avec les pains sans levain de la pureté et de la vérité. » (1 Corinthiens 5.7-8)

Mes frères et sœurs, nous avons reçu un signe sur la main et sur le front. Un signe divin, distinctif, béni, d’identification et d’appartenance. Christ est mort pour nous libérer de notre Égypte spirituelle, ce monde mauvais et corrompu. Il nous a affranchis de l’esclavage sous lequel nous étions retenus captifs : le péché. Il nous a délivrés de la puissance de notre Pharaon cruel : le diable. Désormais nous sommes au Seigneur ! La Croix, la chair du Fils de l’homme, le sang rédempteur, la pureté, la vérité, la Parole de Dieu et de Christ, notre souffrance et nos cœurs brisés devant l’apostasie qui envahit l’Église de Dieu, font de nous un peuple à part, ayant le signe de Dieu sur la main et sur le front. Oui, on peut voir que nous appartenons à Christ. Nos actions sont tout empreintes de sa nature et de sa volonté. Quant à ce qui est invisible, nos pensées, nos sentiments, nos affections, notre intelligence, ils portent l’empreinte de notre bien-aimé Seigneur et Sauveur.

Et comme si toute cette distinction ne suffisait pas, Dieu y a ajouté une richesse tout aussi infinie qu’incompréhensible. Paul écrit :

« Et celui qui nous affermit avec vous en Christ, et qui nous a oints, c'est Dieu, lequel nous a aussi marqués d'un sceau et a mis dans nos cœurs les arrhes de l'Esprit » (2 Corinthiens 1.21-22) ; et encore : « En lui vous aussi, après avoir entendu la parole de la vérité, l'Évangile de votre salut, en lui vous avez cru et vous avez été scellés du Saint-Esprit qui avait été promis, lequel est un gage de notre héritage, pour la rédemption de ceux que Dieu s'est acquis, à la louange de sa gloire. » (Éphésiens 1.13-14)

 

Mes amis, l’esprit de l’Antichrist est déjà dans le monde. Bientôt l’humanité, adoratrice de la Bête, recevra sa marque sur la main ou sur le front. Allons-nous capituler devant la puissance de cet esprit-là ?

Mettons-nous à la disposition de Christ, notre Seigneur, quel qu’en soit le prix. Amen.

 

Paul BALLIERE

www.batissezvotrevie.fr

 

Écrire commentaire

Commentaires: 0