JOSEPH ET L’EPOUSE DE L’OFFICIER (1° partie)

     

JOSEPH ET L’EPOUSE DE L’OFFICIER

(1° partie)

 

D'après la Bible, les péripéties de la vie se composent souvent de trois parties : un succès, la tentation et la victoire sur la tentation.

 

Dieu permet que nous soyons chaque jour tentés. La manière dont nous affrontons et surmontons la tentation est la clé du succès ou de l'échec de notre existence.

 

Nous devons tous passer par l'épreuve de la tentation, non seulement la tentation sexuelle, mais aussi celle du mensonge, du vol, du mépris des autres, celle de se montrer orgueilleux, de gagner de l'argent aux dépens des autres, et mille autres choses encore. Toi et moi serons confrontés à la tentation jusqu'au jour de notre mort. La question est de savoir si j'aurai ou non la victoire sur la tentation.

 

La victoire est le résultat de décisions successives. Et la décision la plus importante de ta vie est celle de recevoir Jésus-Christ comme Sauveur et Seigneur, celle de lui dire : « Seigneur Jésus, je veux que tu viennes dans ma vie, je veux que tu règnes sur mon existence, je veux que tu me donnes la victoire. Je veux avoir du succès et vaincre la tentation. » Dieu est fidèle, et nous pouvons être certains qu'il exaucera notre prière.

 

La promesse de la présence de Dieu est réelle, ainsi que la bénédiction divine sur notre vie ; tel fut le secret de Joseph, le jeune Hébreu dont nous lisons l'histoire dans la Genèse, premier livre de la Bible.

Quand Joseph a commencé à devenir prospère, il aurait pu se dire :

« Je suis enfin et définitivement sorti de cette galère de l'esclavage. Maintenant je suis maître de ce palais, et je vais me maintenir à ce poste. Je suis administrateur des propriétés, des biens d'un des hommes les plus influents du pays. J'agirai avec beaucoup de prudence et je resterai ici. Mes frères ont cru qu'ils s'étaient débarrassés de moi, mais ils n'ont qu'à me regarder maintenant ! Le Seigneur a honoré ma foi. »

Mais au moment où tout parait marcher si bien pour Joseph, vient une tentation quasiment irrésistible : l'épouse de son maître lui tend un piège mortel.

« Or Joseph était d'une très grande beauté. Après ces événements, il arriva que la femme de son maître porta les yeux sur Joseph et dit : Couche avec moi ! Il refusa, et dit à la femme de son maître : Voici qu'avec moi, mon maître ne s'occupe de rien dans la maison et qu'il a remis entre mes mains tout ce qui lui appartient ; il n'y a personne de plus grand que moi dans cette maison, et il ne m'a rien interdit, sauf toi, parce que tu es sa femme. Comment ferais-je un aussi grand mal et pécherais-je contre Dieu ? Elle avait beau en parler jour après jour à Joseph, il n'écoutait même pas ses propositions de coucher auprès d'elle pour s'unir à elle. Un jour, il entra dans la maison

pour faire son ouvrage. Il n'y avait là aucun serviteur, aucun témoin ; alors elle le saisit par son vêtement en disant : Couche avec moi ! Il lui abandonna son vêtement dans les mains et s'enfuit au dehors. Lorsqu'elle vit qu'il lui avait abandonné son vêtement dans la main et qu'il s'était enfui dehors, elle appela les gens de sa maison et leur parla en ces termes : Voyez, il nous a amené un Hébreu pour se jouer de nous. Il est venu vers moi pour coucher avec moi ; mais je me suis mise à crier très fort. Quand il a entendu que j'élevais la voix et que je criais, il a abandonné son vêtement à côté de moi et s'est enfui dehors. Elle posa le vêtement de Joseph à côté d'elle, jusqu'à ce que son maître rentre à la maison. Alors elle lui parla de la même manière, en lui disant : L'esclave Hébreu que tu nous as amené est venu vers moi pour se jouer de moi. Et comme j'ai élevé la voix et que j'ai crié, il a abandonné son vêtement à côté de moi et s'est enfui dehors. Après avoir entendu les paroles de sa femme qui lui disait : Voilà ce que m'a fait ton esclave ! Le maître de Joseph fut enflammé de colère » (Genèse 39.6-19).

Joseph était « d'une très grande beauté ». Un homme de belle allure ! Nous sommes tous séduisants pour quelqu'un ! Mais Dieu a été fidèle et a protégé Joseph contre cette tentation ; de même, nous pouvons être sûr qu'il nous donnera le moyen d'échapper à la tentation. La promesse divine donnée il y a 2000 ans n'a rien perdu de son actualité.

« Aucune tentation ne vous est survenue qui n'ait été humaine ; Dieu est fidèle et ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces ; mais avec la tentation, il donnera aussi le moyen d'en sortir, afin que vous puissiez la supporter » (1 Corinthiens 10.13).

Quant à la femme de son maître, nous voyons qu'elle avait plusieurs traits de caractère qui condamnent sa façon d'agir :

 

La convoitise :

 

En premier lieu, « elle porta les yeux » sur Joseph (v. 7). Bien que la convoitise commence dans le cœur, combien de fois dans la Bible le Seigneur souligne l'importance du regard ! Pour beaucoup, la convoitise naît précisément là. La tentation prend son origine dans notre être intérieur, mais sa première manifestation visible est une chose qui attire notre regard.

La Bible dit que l'épouse du général regarda Joseph, vit qu'il avait belle allure et qu'elle le convoita.

 

Cela arrive tous les jours. Tu te promènes dans la rue, tu as décidé qu'à partir de maintenant tu vas mener une vie pure et irréprochable ; et soudain tes yeux tombent sur quelqu'un et tes pensées commencent à suivre leur chemin. C'est normal, ce n'est pas un péché que de se sentir attiré par une personne du sexe opposé. C'est ainsi que le Seigneur nous a créés. La grande question est de savoir comment maîtriser cette attirance.

 

Te souviens-tu quand Adam et Eve sont tombés dans le péché ? La Bible nous dit que la première tentation qu'Eve a subie a été le résultat d'un regard porté sur le fruit de l'arbre que Dieu avait interdit. Eve a constaté que ce fruit avait l'air délicieux, et ce regard l’a menée à sa perte. La tentation naît dans ton imagination, dans ton regard et dans ton esprit.

 

Dévergondée :

 

Deuxièmement, la femme était une dévergondée. Elle dit à Joseph : « Fais l'amour avec moi ! » (v. 7). Elle ne faisait pas dans la dentelle ! La passion contrairement à l'amour, est sans scrupules. Elle a certaines similitudes avec l'amour, mais hors du mariage, elle ne tient pas la distance.

Elle a fait à Joseph une avance manifeste. La plupart d'entre nous n'avons pas eu à résister à une personne qui dit ouvertement : « Viens coucher avec moi ! » Mais beaucoup l'ont imaginé secrètement ! Seul un hypocrite pourrait dire qu'il n'a jamais été tenté. A un moment de notre vie, nous sommes gagnés par un violent désir sexuel qui risque de nous faire commettre un acte immoral. Pensez à ces millions de personnes qui ont cédé à la tentation ! Songez aux conséquences !

 

Persévérante et rusée :

 

Troisièmement, cette femme a persévéré. Jour après jour, elle importunait Joseph de ses supplications.

 

Si tu étais tenté seulement une fois par an, et si tu recevais au préalable l'avertissement suivant : « Fais attention : le 12 août tu seras tenté », il ne te serait pas difficile d'être aux aguets. Tu serais sur tes gardes et tu te dirais : « Il vaut mieux que je sois fin prêt et que je me mette à prier. Le 12 août approche ! »

Mais Satan n'agit pas de la sorte. Il ne t'envoie pas par la poste un programme détaillé mentionnant les jours où il va te tenter !

Peu importe quand vient la tentation, nous devons être comme Joseph qui a dit « non ». Il a refusé de façon ferme et définitive et il l'a fait à plusieurs reprises. Notez que la femme a essayé de tirer parti de la réaction de Joseph. Quand il lui dit : « Non, je ne veux pas coucher avec toi. Je veux rester pur. Je ne pécherai pas contre Dieu. » Qu'a fait la femme ? Elle a simplement changé de stratégie.

 

Habile :

 

Quatrièmement, elle était habile. Nous lisons qu'elle a appelé Joseph « pour s'allonger à côté d'elle, pour être avec elle » (v. 7). Elle avait compris que Joseph ne se laisserait pas tenter directement au niveau sexuel, si bien qu'elle a préféré lui signifier : « Eh bien, puisque tu es si constipé et si vieux jeu, amusons-nous un peu pendant que mon mari est en voyage. Cela ne fera de tort à personne. »

En d'autres mots, elle lui disait : « C'est bien, Joseph. Je vois que tu as certains préjugés et scrupules religieux quant aux relations sexuelles en dehors du mariage ; mais nous n'avons pas besoin d'aller jusque-là. Témoignons-nous simplement un peu de tendresse, et tu ne te sentiras pas coupable d'immoralité ».

Quelle redoutable tentation, aussi réelle pour Joseph qu'elle peut l'être pour beaucoup d'entre nous. La tentation est la suivante : « C’est vrai, je suis une personne consacrée au Seigneur et je crois aux principes moraux du christianisme. Supposons que je ne commette pas d'actes immoraux, mais que je me permette un peu de romantisme, de flirt, d'œillades, d'insinuations suggestives ou de regards coquins, cela ne peut pas porter à conséquence ! »

C'est précisément ce que cette femme suggère. « Je comprends, Joseph. Tu ne veux pas commettre de péché sexuel. Amusons-nous simplement ensemble et soyons un peu tendre l'un avec l'autre. Il n'y a pas de mal à cela, Joseph. »

Or, tu sais comme moi ce qui se passe dans ces cas-là. Tu commences par des baisers, puis des caresses ; peu à peu, le désir gagne de l'ampleur, devient irrésistible, et tu finis par céder à la tentation.

Je me souviens d'un livre intitulé « Les jeux auxquels jouent les gens ». Il y a quelque temps, j'ai lu dans une revue un article intitulé « Les jeux innocents que jouent les gens ». Il n'y a aucun doute à ce propos : les petits jeux décrits ici n'ont rien d'innocent. Ce sont des jeux sales, communément pratiqués aujourd'hui dans notre société. Tous les flirts et les coquetteries dont nous sommes témoins dans les fêtes et les soirées mondaines... les insinuations sournoises, les frôlements « fortuits »... sont acceptés comme allant de soi. Et cela n'arrive pas seulement parmi les non-chrétiens, mais contamine aussi certaines rencontres entre chrétiens. Certains hommes d'église font des propositions malhonnêtes aux femmes de l'église, bien qu'en apparence, la suggestion paraisse innocente. Par exemple, des choses telles que :

- Est-ce que je peux vous raccompagner chez vous ? Prenons un café ensemble !

Et voilà le piège dans lequel tombent beaucoup de femmes mariées, dans un moment de faiblesse ! Elles rencontrent un vieil ami d'enfance qui leur dit galamment : « Christine, quelle joie et quelle surprise. Tu es splendide ! Tu n'as absolument pas changé depuis notre dernière rencontre au lycée ! » Est-ce une plaisanterie ? Qui pourrait croire un pareil boniment au bout de vingt ans et de quatre grossesses ?

Mais celui qui a d'autres motivations que la simple galanterie sait que cette ruse fonctionne à merveille. Ce commentaire trouve un écho favorable dans la vanité féminine, et beaucoup de femmes gobent ces mensonges de bas étage. Quelque chose au plus profond de nous-mêmes veut désespérément nous pousser à croire aux balivernes de Satan telles que : « Cela fait des années que ton mari ne te dit plus un seul mot sur ta beauté, Christine. Et ce vieil ami est sans doute le premier à y faire allusion depuis 20 ans. Ne serait-ce pas le vrai amour que tu cherches depuis si longtemps ? »

 

Manipulatrice :

 

Cinquièmement, l'épouse de Potiphar est une manipulatrice. Après avoir attendu pendant des mois peut-être, elle trouve enfin l'occasion rêvée (Genèse 39.11-12). Elle a tout manigancé pour qu'ils se retrouvent tout seuls à la maison. C'est ainsi qu'elle a quasiment sauté sur Joseph, lui a arraché les vêtements et l'a pris dans ses bras... une femme désespérément passionnée et égoïste !

Ce n'était pas de l'amour, quand bien même on appelle aujourd'hui à tort cette passion « amour » Et c'est pour cela que jusque dans les foyers chrétiens, on en arrive à de pareilles bêtises.

Quelles en sont les raisons ? Elles sont nombreuses, mais souvent l'impulsion sexuelle et la manipulation y sont pour beaucoup, et quand les occasions se répètent, c'est le coup de grâce.

 

Amour : aujourd'hui oui, demain non

 

Joseph a résisté à la tentation, ce qui l’a aidé à devenir le jeune homme triomphant que Dieu désirait qu'il soit. Nous devons être très attentifs aux ruses et aux mensonges de Satan qui veut nous faire croire que la passion est l'équivalent de l'amour. Parce que tu es nerveux, inquiet et enthousiaste en faisant la connaissance d'une personne, tu crois que c'est le signal de l'amour ; et parce que « c'est l'amour », tu crois avoir droit à l'intimité sexuelle. Non seulement ce n'est pas de l'amour, mais un tel droit n'existe pas ! Nous en avons la preuve ici : au moment où Joseph repousse la femme, ledit « amour » se transforme en haine farouche. La passion se transforme en un désir désespéré de détruire Joseph. Bien souvent, la passion est précisément cette haine, ce mépris et ce fantastique égoïsme déguisé en amour, se drapant dans ce prétendu « amour » créé pour tout excuser.

 

(à suivre : Les défenses de Joseph)

Luis PALAU

www.batissezvotrevie.fr

 

 

Écrire commentaire

Commentaires: 0