LE DERNIER DES MÉTIERS (2° partie)

 

LE DERNIER DES MÉTIERS

(2° partie)

 

La tristesse

 

Elle est fréquemment au rendez-vous. Parlant du rétablissement de l'un de ses collaborateurs, Paul précise : « Dieu a eu pitié de lui, et pas seulement de lui, mais aussi de moi, m'épargnant d'avoir chagrin sur chagrin. Aussi je m'empresse de vous le renvoyer, afin que sa vue vous remette en joie, et que j'aie moi-même moins de peine » (Philippiens 2.27-28). Avoir un collègue dans le service de Dieu aux portes de la mort, est un tourment que mon pasteur aimerait éviter !

 

Mon pasteur verse des larmes pour d'autres raisons.

 

L'Eglise de Philippes n'était pas tout entière engagée dans la vie de l'Esprit. Des brèches sérieuses avaient affecté la marche de la communauté. Affligé de la situation, Paul écrit : « Il y en a plusieurs dont je vous ai souvent parlé, et dont je vous parle encore avec larmes, qui se conduisent en ennemis de la croix de Jésus-Christ, qui auront pour fin la damnation, qui font leur dieu de leur ventre, qui mettent leur gloire dans leur propre honte, et qui n'ont de pensées et d'affections que pour la terre » (Philippiens 3.18-19).

 

Se peut-il qu'une fraction du peuple de Dieu perde son identité à ce point ? Sauvés par le sacrifice de Jésus sur la croix, plusieurs en deviennent les adversaires. Après avoir vécu la vie de l'Esprit, ils finissent par la chair. Leur ventre, c'est leur dieu. Les œuvres de la chair transpirent dans leur comportement : les excès de table et les choses semblables, parfois l'ivrognerie...

Serait-ce en vain que Jésus parle ainsi à ses disciples : « Prenez garde à vous-mêmes, de crainte que vos cœurs ne s'appesantissent par les excès du manger et du boire, et par les soucis de la vie… » ? (Luc 21.34) L'Ecriture nous exhorte-t-elle sans raison quand elle nous recommande de ne pas nous enivrer de vin (c'est de la débauche), mais d'être, au contraire, remplis de l'Esprit ? (Ephésiens 5.18). Que pense Jésus de certains festins entre chrétiens, au cours desquels le vin coule avec générosité, et qui font même oublier l'heure du rassemble¬ment de l'Eglise ? De coquettes sommes sont parfois avalées en un seul repas, faisant honte à ceux qui n'ont pas grand-chose. Pour plusieurs, les affections terrestres escamotent les affections célestes. De son temps, Paul en pleura.

A genoux, seul aux pieds du Maitre, c'est en pleurant que mon pasteur pense à ce déclin.

Corinthe n'était pas une Eglise facile à gouverner. Les problèmes s'y étaient développés comme le chiendent. Les membres de la communauté étaient divisés ; l'impudicité, supérieure à celle des païens, avait droit de cité ; les chrétiens ayant des différends, se traînaient devant les tribunaux ; et sans parler d'autres choses, les dons spirituels s'exerçaient dans le désordre. Que de tristesse pour Paul ! Comme on com-prend ses paroles : « C'est dans une grande affliction,  le cœur angoissé et avec beaucoup de larmes, que je vous ai écrit... » (2 Corinthiens 2.4). Et encore :« …Je crains... qu'étant retourné vers vous, mon Dieu ne m'humilie, et que je ne sois en pleurs au sujet de plusieurs qui, ayant péché, ne se sont point amendés de l'impureté, de la fornication, et des impudicités qu'ils ont commises » (2 Corinthiens 12.21).

A Ephèse, durant trois années, Paul n'a cessé nuit et jour d'exhorter chacun des frères avec larmes (Actes 20.31).

 

Mon pasteur travaille à ce que l'Eglise soit belle et prê¬te pour le retour du divin Epoux. Les graves défaillances du peuple de Dieu ne peuvent que briser son cœur.

 

Plus discrète est l'allusion de l'Ecriture aux larmes de Timothée. Mais nous apprenons qu'il a eu sa part de souffrances. Paul lui écrit : « Je me souviens continuellement de toi dans mes prières, me rappelant tes larmes? » (2 Timothée 1.4).

 

 

L'opposition du diable

 

L'apôtre Paul y fait allusion, entre autres, à propos d'une visite manquée chez les Thessaloniciens : « Pour nous, frères, un instant séparés de vous, de corps mais non de cœur; nous n'en avons mis que plus d'empressement à revoir vos visages ; nous en avions un tel dé¬sir ! C'est pourquoi nous avons voulu nous rendre chez vous, moi Paul en particulier, et non pas une fois, mais deux ; et Satan nous en a empêchés » (1 Thessaloniciens 2.17-18).

 

Il serait bien trop long, et ce n’est pas mon propos, de parler de toutes les oppositions que le diable manifeste contre le service de mon pasteur. Mais cet aspect direct et ouvert de la souffrance ne doit pas m'échapper. Qu'il me pousse au contraire à prier sans relâche pour mes dirigeants dans le Seigneur.

 

 

Les soucis

 

Paul nous donne un aperçu de ce combat permanent. « Je suis assiégé chaque jour, écrit-il, par les soucis que me donnent toutes les Eglises » (2 Corinthiens 11.28). Chaque nouveau matin signifiait pour lui l'entrée dans un combat spirituel intense. Son souci pour toutes les églises lui attirait une foule d'affaires dont il était assailli en permanence. Une véritable obsession quotidienne harcelait son esprit. Préoccupations et fardeaux perpétuels pesaient sur son cœur.

 

Arrivé à Troas pour l'Evangile de Jésus-Christ, il n'eut pas de repos d'esprit, parce qu'il ne trouva pas Tite, son frère (2 Corinthiens 2.12).

 

La jeune Assemblée de Thessalonique fut frappée par toutes sortes de tribulations. Paul était inquiet pour el¬le. Il écrit : « N'y tenant plus, j'ai envoyé chercher des nouvelles de votre foi : je craignais que le tentateur ne vous eût tentés et que notre labeur ne fût réduit à néant » (1 Thessaloniciens 3.5).

Mon pasteur est un homme qui a des soucis, beaucoup de soucis. Le service de Dieu lui livre quotidiennement sa fournée de tracas. Aussi, apprend-il jour après jour à se décharger sur Dieu de tous ses soucis, sachant que le Seigneur prendra soin de lui (1 Pierre 5.7).

 

 

La calomnie

 

Paul écrit : « ... injuriés, nous bénissons... calomniés, nous parlons avec bonté... » (1 Corinthiens 4.12).

Calomnier consiste à attaquer l'honneur, la réputation de quelqu'un, par des mensonges.

L'apôtre fut, à plusieurs reprises, victime de la calomnie.

 

A l'Eglise de Rome, il dit : « Pourquoi (comme nos calomniateurs le répandent et nous accusent de le dire) ne ferions-nous pas le mal pour qu'il en sorte du bien ? Je condamne ceux qui parlent ainsi » (Romains 3.8).

 

Mon pasteur peut être la cible de gens mal intention¬nés. Ils se feront un jeu de tordre ses paroles, de les dé¬former, puis de les semer à tous vents, accompagnés de mensonges, pour lui nuire. Quelqu'un a dit : « La calomnie est une guêpe qui vous importune et contre laquelle il ne faut faire aucun mouvement, à moins qu'on ne soit sûr de la tuer ». Ecole douloureuse !

 

Que n'ont pas inventé les adversaires de Paul pour le salir ! On disait qu'il était un homme astucieux, un rusé, un fripon, un fourbe, un homme artificieux, (selon les diverses traductions de 2 Corinthiens 12/16).

 

Les serviteurs de Dieu de tous les temps ont appris à travailler pour leur Maitre : « ... au milieu de la gloire et de l'ignominie, au milieu de la mauvaise et de la bon¬ne réputation ; étant regardés comme imposteurs, quoique véridiques ; comme inconnus, quoique bien connus ; comme mourants, quoique vivants ; comme châtiés, quoique non mis à mort ; comme attristés, alors qu'ils étaient joyeux... » (2 Corinthiens 6.8-10).

 

Mon pasteur ne fait pas exception.

 

 

L'incompréhension

 

Selon le degré de maturité spirituelle d'une église, l'exercice du ministère pastoral peut être plus ou moins nettement appréhendé et compris.

 

A Corinthe, par exemple, le niveau spirituel n'était pas élevé. Paul n'hésite pas à écrire : « Pour moi, frères, ce n'est pas comme à des hommes spirituels que j'ai pu vous parler, mais comme à des hommes charnels, comme à des enfants en Christ. Je vous ai donné du lait, non de la nourriture solide, car vous ne pouviez pas la supporter ; et vous ne le pouvez pas même à présent, parce que vous êtes encore charnels... N'êtes-vous pas charnels, et ne marchez-vous pas selon l'homme ?... N'êtes-vous pas des hommes ? » Faut-il s'étonner alors du comportement regrettable des membres de cette église à l'égard de leur pasteur ? Pouvaient-ils saisir et comprendre la démarche, le langage, le comportement de celui qui voulait les porter plus haut dans la connaissance de Christ ? Loin s'en faut ! « Corinthiens, notre cœur s'est grand ouvert, leur écrit l'apôtre. Vous n'êtes pas à l'étroit chez nous ; c'est dans vos cœurs que vous êtes à l'étroit. Payez-nous

donc de retour. Je vous parle comme à mes enfants ; ouvrez tout grand votre cœur, vous aussi » (2 Corinthiens 6.11-13). Et plus loin : « Faites-nous place en vos cœurs" » (2 Corinthiens 7.2).

 

Assurément, chez les Corinthiens, Paul a rencontré beaucoup d'incompréhension, et il en a souffert. Il affirme : « Pour moi, je dépenserai très volontiers, et je me dépenserai moi-même pour vos âmes, dussé-je, en vous aimant davantage, être moins aimé de vous » (2 Corinthiens 12.15).

 

L'incompréhension finit par étriquer les affections les plus vives. Les entrailles de miséricorde et de bonté se rétrécissent. La charité, ce lien de la perfection, est étouffée ; les relations spirituelles se dégradent. C'est une souffrance pour mon pasteur. On ne reçoit plus ses exhortations avec la même fraîcheur, la même simplicité ; on n'admet plus la répréhension fraternelle ; on se cabre devant la vérité. L'apôtre Paul avait affron¬té ce type de situation dans les églises de Galatie. Non sans tristesse, il constate la discordance des sentiments : « Me voilà devenu votre ennemi, parce que je vous ai dit la vérité ! » (Galates 4.16). Le prophète Amos disait déjà en son temps : « Ils haïssent celui qui les reprend à la porte, et ils ont en horreur celui qui parle sincère¬ment » (Amos 5.10).

 

 

Le mauvais état de l’église

 

Paul éprouvait quelques craintes en pensant à sa pro¬chaine visite chez les Corinthiens : « Je crains de ne pas vous trouver, à mon arrivée, tels que je voudrais... Je crains de trouver des querelles, de la jalousie, des animosités, des cabales, des médisances, des calomnies de l'orgueil, des troubles. Je crains qu'à mon arrivée mon Dieu ne m'humilie de nouveau à votre sujet, et que je n'aie à pleurer sur plusieurs... » (2 Corinthiens 12.20-21).

 

Pourrais-je reprocher à mon pasteur une vision perfectionniste de son travail ? N'est-il pas un don de Christ à l'Eglise ? Son ministère ne sert-il pas aux progrès des fidèles et à l'édification du corps de Christ ? Le but poursuivi n'est-il pas que les saints arrivent tous à l'uni¬té de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à une virile maturité, et à la hauteur de la parfaite stature du Christ ? Quelle souffrance pour mon pasteur quand il doit dresser des bilans négatifs ! Nombreuses visites, exhortations et conseils réitérés, prédications appropriées, n'ont pas toujours produit les fruits escomptés.

 

Les travaux de sape

 

On voudrait qu'il n'y ait jamais, dans nos églises, ces menées souterraines pour miner le terrain, ni ces efforts multipliés pour détruire par la base l'édifice divin. Mais hélas ! ce genre de « sapeurs » s'est reproduit au cours des siècles.

 

A Corinthe, Paul avait eu affaire à ces « archi-apôtres » (traduction Stapfer). Il écrit : « Si, en effet, on vient vous prêcher un autre Jésus que le nôtre, si on vous fait accepter un esprit différent de celui que vous avez reçu, ou un Evangile différent de celui que vous avez accueilli, vous supportez cela parfaitement... Vous qui êtes sages, vous savez être indulgents pour les fous ; vous avez une étonnante patience avec ces gens qui vous asservissent, qui vous mangent, qui vous pillent, qui vous regardent de haut en bas, qui vous frappent au visage ! » (2 Corinthiens 11.4, 19, 20).

 

Sur certains chemins peu recommandables, on prétend que la fin justifie souvent les moyens. En l'occurrence, l'objectif inavoué n'étant pas de paître les brebis du Seigneur mais de les tondre, ces « incomparables apôtres » (traduction synodale) jouaient à fond la carte de la séduction. Les promoteurs de ce pseudo-évangile, champions de la pêche en vivier, n'avaient d'autre ambition que de trafiquer des disciples au moyen de paroles trompeuses et ce, par cupidité. D'habiles orateurs dissimulaient leur soif de domination et de convoitises sous un manteau de lumière et de justice. Tous ces harpagons des temps apostoliques sapaient le travail des apôtres. Ils présentaient un Evangile moins contraignant. Le message de la croix était évincé. Le courant était porteur de laxisme. La chair y retrouvait son compte (voir Colossiens 2/8,16-18).

L'apôtre Paul put constater les dégâts dans les églises de Galatie. « Je m'étonne, leur écrit-il, que vous vous détourniez si promptement de celui qui vous a appelés par la grâce de Christ pour passer à un autre Evangile. Non pas qu'il y ait un autre Evangile, mais il y a des gens qui vous troublent, et qui veulent renverser l'Evangile de Christ... O Galates dépourvus de sens ! qui vous a fascinés, vous, aux yeux de qui Jésus-Christ a été peint comme crucifié ? ... Après avoir commencé par l'Esprit, voulez-vous maintenant finir par la chair ? » (Galates 1.6-7 ; 3.3).

 

Le zèle des fauteurs de troubles dans cette région n'était pas pur. Ils voulaient détacher les disciples de leurs pasteurs afin que les disciples soient zélés pour eux.

 

Mon pasteur peut craindre, comme Paul, d'avoir travaillé inutilement pour les chrétiens, dans certains cas. Il peut éprouver, lui aussi, les douleurs de l'enfantement, jusqu'à ce que Christ soit formé en eux (Galates 4.11, 19).

 

A l'heure où les faux apôtres usent et abusent du pouvoir médiatique (télévision, radios, journaux et revues de tous genres, livres, vidéos, cassettes...), mon pasteur, moins que jamais, ne peut appliquer une politique de protectionnisme pour garantir l'église locale des courants bizarres en vogue. Grands sont les risques de sape !

 

Mais toute-puissante est la force de l'Esprit de Dieu pour tenir l'Eglise debout et vaillante !

 

 

Les « faussaires »

 

Ils s'introduisent au milieu du peuple de Dieu et causent beaucoup de troubles, de soucis, de souffrances pour le Corps de Christ en général, et pour mon pasteur en particulier.

Les faux sont parfois tellement proches du vrai que l'on s'y trompe. Découvrir les contrefacteurs demande souvent beaucoup de temps et de capacités.

 

Paul rencontra des faux frères sur sa route. « ... J’ai été en péril parmi les faux frères », écrit-il aux Corinthiens » (2 Corinthiens 11.26). Dans sa lettre aux Galates, il dévoile le comportement de ces hommes : « les faux frères qui s'étaient furtivement introduits et glissés parmi nous, pour épier la liberté que nous avons en Jésus-Christ, avec l'intention de nous asservir » (Galates 2.5). Démasquer un faux frère est très difficile dans certains cas. Un tel homme peut avoir toutes les apparences d'un frère, à la seule différence... qu'il n'en est pas un !

 

Aux Corinthiens, Paul parle des « faux apôtres, des ouvriers trompeurs, déguisés en apôtres de Christ » (2 Corinthiens 11.13).

 

Il met en garde les Philippiens contre les mauvais ouvriers, et les faux circoncis (Philippiens 3.2).

 

Jésus avertit ses disciples du danger des faux prophètes (Matthieu 7.15 ; 24.11 ; 24.24).

La Parole de Dieu dénonce les faux docteurs et leur « pedigree » (1 Timothée 4.1-2 ; 2 Pierre 2.1-3).

 

Ne pas céder un pouce de terrain à ces hommes-là, afin que la vérité de l'Evangile soit maintenue au sein de l'Eglise, amène mon pasteur à livrer de rudes com¬bats, et à supporter de terribles souffrances.

 

 

Les oppositions

 

Elles se dressent sur la route de tous les serviteurs de Dieu, multiples, imprévisibles, ouvertes ou sournoises.

Paul fait allusion à un forgeron nommé Alexandre qui lui a fait beaucoup de mal et s'est opposé à ses paroles (2 Timothée 4.14-15 ; Actes 19). L'opposition peut déferler parfois, aussi soudaine et brutale qu'une tempête.

 

L'opposition se manifeste dans l'évangélisation. Mon pasteur peut reprendre à son compte la demande de l'apôtre : « Au reste, frères, priez pour nous, afin que la Parole du Seigneur se répande et soit glorifiée comme elle l'est chez vous, et afin que nous soyons délivrés des hommes méchants et pervers ; car tous n'ont pas la foi » (2 Thessaloniciens 3.1-2).

 

Affronter la méchanceté, renverser la perversité et l'incrédulité, briser l'opposition au progrès de l'Evangile, tout ce travail ne s'accomplit qu'au prix de luttes intenses.

 

L'opposition peut être interne, l'abcès à l'intérieur, l'infection dans l'église. C'est pourquoi la Bible dit que le serviteur de Dieu doit enseigner les opposants avec mansuétude, dans l'espoir que Dieu leur donnera de changer d'avis, de reconnaître la vérité, de revenir à leur bon sens, d'échapper aux pièges du diable qui les tient esclaves et leur fait faire tout ce qu'il veut (2 Timothée 2.25-26).

 

Les temps prophétiques que nous traversons, voient un durcissement de l'opposition devant la saine doctrine. Le Saint-Esprit avait annoncé ce courant-là : « Il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine ; mais, ayant des oreilles qui leur démangent, ils rassembleront autour d'eux des docteurs selon leurs propres désirs, et ils fermeront l'oreille à la vérité pour l'ouvrir à des fables » (2 Timothée 4.3-4).

 

Folle époque que la nôtre, dans laquelle certains croyants courent de ci, de là, davantage préoccupés de charmer leurs oreilles que de soigner leur vie intérieure.

 

Choisir de prêcher la Parole, c'est accepter de supporter les souffrances (2 Timothée 4.5). Et c'est la voie dans laquelle mon pasteur doit demeurer.

 

Nous fermons un chapitre qui peut paraître négatif, peu encourageant, voire démoralisant, bien que nous n'ayons traité le sujet que superficiellement.

 

Mais en y réfléchissant...

 

Les preuves du ministère de mon pasteur n'éclatent-elles pas dans sa capacité à supporter un jour ou l'autre quelqu'une de ces souffrances ?

 

D'autre part, pourquoi ignorer tant de vérités dont la Parole de Dieu a le courage de nous parler ?

 

Je prends conscience, plus que jamais, du sérieux réclamé par le service de Dieu. II est un champ de bataille. J'apprends à mieux connaître mon pasteur, à prier davantage pour lui. J'adore Dieu, qui a la puissance de rendre vainqueurs ses serviteurs dans tous leurs combats.

 

Paul BALLIERE 

(extraits du livre « Mon pasteur côté cour, côté jardin »)

www.batissezvotrevie.fr

 

 

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Commentaires: 2
  • #1

    Adrien Konan (jeudi, 27 juillet 2023 17:59)

    Que Dieu nous soutienne.Courage à tous les Serviteurs de Dieu.

  • #2

    Cathie (vendredi, 28 juillet 2023 21:46)

    Nous prions pour eux, d'autant plus que les serviteurs fidèles se font très rares !
    Ils ne remplacent pas Jésus-Christ, nous ne les adorons ni ne les idolâtrons, mais nous les aimons et les portons dans notre coeur, leur présence est pour nous précieuse.