L’EMPLOI DE MOYENS ET D’AIDES

 

 

L’EMPLOI DE MOYENS ET D’AIDES

 

Si nous demandons au Saint-Esprit de nous guider et de nous enseigner, il s’ensuivra que nous serons prêts à employer tous les moyens et toutes les aides disponibles pour arriver à une bonne compréhension des Ecritures. Lorsque Philippe demanda à l’eunuque éthiopien s'il comprenait la prophétie d'Esaïe, il répondit: « Comment le pourrais-je, si quelqu'un ne me guide? » Alors Philippe monta dans le char et il lui expliqua la Parole de Dieu.

Il y a des gens qui, sous prétexte que c'est le Saint-Esprit qui les enseigne, refusent l'instruction d'autres hommes. Ce n'est pas là faire honneur à l'Esprit de Dieu; c'est lui manquer de respect; car s’il donne à quelques-uns de ses serviteurs plus de lumière qu'à d’autres — et c'est bien ce qu'il fait — alors ils sont obligés de partager cette lumière avec d’autres, et de l'utiliser pour le bien de l'Eglise. Mais si les autres membres de l'Eglise refusent de recevoir cette lumière, pourquoi donc l'Esprit de Dieu l'a-t-il donnée? Cela ferait supposer qu'il y aurait erreur dans l'administration des dons et des grâces, ce qui est du domaine du Saint-Esprit! Impossible! Il a plu au Seigneur Jésus-Christ de donner plus de connaissance de sa Parole et plus de perspicacité à certains de ses serviteurs plutôt qu'à d'autres, et il nous incombe d'accepter avec joie la connaissance qu'il donne ainsi à ceux qu'il a choisis.

Ce serait tout simplement de la malveillance de notre part de dire: « Nous ne voulons pas d'un trésor céleste se trouvant dans des vases de terre. Si Dieu veut bien nous donner le trésor céleste directement de ses propres mains, alors nous sommes disposés à le prendre, mais surtout pas par l'intermédiaire du vase de terre! Nous nous croyons bien trop sages, bien trop dévots, bref bien trop spirituels, pour nous intéresser à des joyaux lorsqu'ils se trouvent dans des récipients de terre. Nous n‘écouterons personne, nous ne lirons aucun livre à part

le Livre lui-même, et nous n'accepterons aucune lumière, sauf celle qui nous vient d'une fente de notre propre toit! Nous ne nous servirons pas de la chandelle d'un autre homme pour nous éclairer. Plutôt rester dans l'obscurité! » Frères, ne commettons pas une telle folie! Pourvu que la lumière vienne de Dieu, alors même qu'un petit enfant nous l'apporterait, nous l’accepterons avec joie. Si l’un quelconque de ses enfants — que ce soit Paul ou Apollos ou Céphas — a reçu des lumières du Seigneur, voici: « Tout est à vous; et vous êtes à Christ, et Christ est à Dieu. » Acceptez donc un peu de cette lumière que Dieu a créée, et demandez à Dieu la grâce de pouvoir diriger cette lumière sur la Parole, pour qu'en la lisant vous soyez capables de la comprendre.

Je ne veux pas en dire beaucoup plus long à ce sujet; cependant, j'aimerais ouvrir les yeux de certains d'entre vous. Vous avez des Bibles à la maison, je le sais; vous n'aimeriez pas être sans Bible; vous vous considéreriez comme des païens, si vous n'en aviez pas. Vos Bibles sont reliées avec soin, elles sont très belles: par contre, guère de traces de lectures nombreuses, ou d'usure! Et cela ne risque pas d'arriver, car on les sort seulement le dimanche pour les aérer un peu, et le reste de la semaine elles sont dans de la lavande avec les mouchoirs propres. Vous ne lisez pas la Parole; vous ne la sondez pas, et malgré cela vous vous attendez à recevoir la bénédiction divine! Si vous faites comme si l'or céleste ne valait pas la peine que l'on creuse le filon qui le contient, vous ne le découvrirez probablement pas. Combien de fois vous ai-je dit que l'examen des Ecritures, en lui-même, ne constitue pas le chemin du salut. Le Seigneur a dit: « Crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé. » Il est certain que, quand on lit et qu'on entend la Parole, cela mène souvent à la foi, et la foi au salut; car la foi vient de ce qu'on entend, et lire est une manière d'entendre. Pendant que vous cherchez à savoir en quoi consiste l'Evangile, il peut plaire à Dieu de bénir vos âmes.

Mais quelle misérable lecture quelques-uns d'entre nous font de leur Bible! Je ne veux rien dire de trop sévère parce que ce ne serait pas rigoureusement vrai. Interrogez vos propres consciences! Néanmoins, je m'enhardis à vous poser la question: « Est-ce que la plupart d’entre vous ne lisent pas la Bible à toute vitesse — rien qu'un peu, et hop! vous voilà déjà au point d'en finir, et prêts à partir? N'oubliez-vous pas bien vite ce que vous avez lu, et ne perdez-vous pas le peu d'effet que cette lecture paraissait avoir eu sur vous? » Qu'ils sont rares ceux d'entre vous qui sont décidés à découvrir l'âme, la sève, l'essence de leur lecture, et à se pénétrer de son sens! Si vous n'agissez pas ainsi, je vous le répète encore une fois, votre lecture est minable, morte, inutile; ce n'est même pas à proprement parler de la lecture: le terme serait mal choisi. Que l'Esprit vous donne de vous repentir à ce sujet.

 

C.H. SPURGEON

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