IL Y A DE L’ESPOIR !
Bien chers amis,
Au musée Carnavalet qui relate l’histoire de la Ville de Paris, il est exposé une gravure ancienne du milieu du XIXe siècle, en noir et blanc, représentant une personne désespérée entourée de ses proches et dont la légende est :
« Quand on a tout perdu et qu’on n’a plus d’espoir, il n’y a plus qu’à prendre le pan de sa chemise et s’en faire un mouchoir ».
Peut-être avez-vous déjà entendu chanter cette rengaine populaire ? Est-il bien vrai que, dans les situations désespérées, nous n’aurions plus qu’à tout laisser tomber et verser toutes les larmes de notre corps ?
Il n’y a plus d’espoir ! C’est ce qu’on dit lorsqu’un cas se trouve sans remède.
Il n’y a plus d’espoir ! Tout s’écroule : nos efforts et nos luttes ne servent absolument à rien.
Le monde actuel, avec ses guerres et ses coups tordus est aussi désespérant… Plus d’espoir alors…?
Si, il y a de l’espoir… Et nous tenons à le dire, à le proclamer bien haut, à le crier même s’il le faut : Il y a de l’espoir ! C’est vrai pour les autres, c’est vrai pour vous !
Ainsi commençait le livret publié il y a des années par l’un des plus précieux amis de la CMM. Il nous a quittés en laissant un vide très sensible à toute notre équipe*. Nous avons perdu un serviteur, un grand ami de toujours, un fidèle distributeur et un infatigable « encourageur ». Alors qu’il venait de se retirer d’une vie active tellement remplie, ce frère, accompagné par son épouse, ne cessait de continuer à témoigner, n’oubliant jamais de remettre un traité à ses interlocuteurs. C’est ici, sans doute, l’occasion de mentionner l’une de ses bonnes lettres qu’il nous avait confiée. Il s’adressait à tous les amis de la CMM avec son légendaire enthousiasme pour l’évangélisation. Il invitait chacun à « faire quelque chose » pendant les mois d’été, et témoignait de sa récente et étonnante découverte d’une rue peu ordinaire : La rue du Temps-Perdu.
« Elle se trouve dans un village des environs de Poitiers (et j’ai découvert cette rue en faisant de la distribution de maison en maison) ! Le célèbre écrivain Marcel Proust a écrit jadis un vaste ouvrage intitulé « A la recherche du temps perdu… ». Il y évoque des souvenirs personnels et analyse avec une profonde subtilité tous ses sentiments et ceux des personnes qu’il a fréquentées. Cette recherche du temps perdu à laquelle il se livrait faisait sourire ses amis. En guise de réponse, il disait : « Les jours sont peut-être égaux pour une horloge, mais pas pour un homme. Il y a des jours montueux qu’on met un temps infini à gravir, et des jours en pente qui se laissent descendre à fond de train, en chantant. »
Jours montueux, ou jours à pente descendante ? Est-ce là ce que nous constatons dans notre vie ? Si oui, nous avons besoin de retrouver alors notre pleine communion avec le Seigneur. Car en recherchant sa présence, il nous devient possible, par le Saint-Esprit, de vivre toutes nos journées avec un moral de vainqueur.
Mais le temps perdu ? Celui dont la sagesse populaire dit qu’il ne se rattrape jamais ? Ne serait-ce pas en effet là notre problème ?
La Bible dit « Rachetez le temps », c’est-à-dire : mettez à profit les occasions que vous avez de vivre à la gloire de Dieu, et de le servir.
Y a-t-il eu du temps de perdu dans la vie de Jésus ? Assurément pas !
Mais pour nous, que d’occupations mal ciblées ! Que de conversations inutiles ! Que d’inertie dans notre témoignage chrétien ! Que de vains loisirs !
Voici, entre autres, quelques moyens de ne pas perdre votre temps :
Priez pour la CMM, pour le travail effectué par les distributeurs, pour les personnes qui reçoivent une visite puis lisent les brochures, pour les coordinateurs de cette belle œuvre répartis dans le monde entier. Cela, ce n’est pas du temps perdu ! Car le Seigneur entend la prière, et il veut transformer cette semence de vie en grandes victoires spirituelles. Il se peut que, malade, infirme, âgé, vous ne puissiez faire que cela, mais faites-le !
Donnez pour la CMM. Ce n’est pas du temps perdu car par ce moyen, Dieu fournit de la semence aux semeurs méthodiques dans notre pays ou ailleurs, qui ont à cœur de sillonner villes, villages, hameaux et d’atteindre les habitations les plus isolées de la Terre.
Distribuez des traités CMM : ce n’est pas du temps perdu. Des âmes nombreuses ont été sauvées par ce moyen et le seront encore, et… le témoignage s’étendra.
Par contre, vivre égoïstement son temps libre, dans la seule perspective du farniente, du plaisir personnel, c’est du temps perdu. Alors, commandez un ou plusieurs colis de traités et prospectez dans le cadre de l’Opération Villages des régions non encore atteintes ; cela s’appelle « racheter le temps ».
Jours montueux ou jours à pente descendante ? Le vrai dilemme pour le chrétien est plutôt : temps perdu, ou temps racheté…
Qu’avez-vous décidé, et qu’allez-vous faire ? »
Dans ces propos toujours si actuels, nous avons bien compris que la question du soutien de l’œuvre de Dieu n’est pas de répondre oui ou non, mais bien davantage de « faire quelque chose ». En nous adressant il y a peu son offrande, une très chère amie de Brunstatt en Alsace nous encourageait par ces mots : « Merci d’être là où je ne puis aller. Soyez tous bénis. ». D’autres (à l’image de Moïse sur la montagne soutenant les efforts de Josué dans la plaine), nous assurent de leur prière fervente et fidèle.
Quoiqu’il en soit, nous avons tous le privilège et la possibilité de prendre part à cette marche victorieuse dont Jésus-Christ est à la tête (Mat. 24 :14). Qu’il s’agisse de prier, d’aller ou de soutenir de nos offrandes cette marche de « racheteurs de temps », nous y avons tous notre place.
Cet été, dans le cadre de notre grand projet « J’aime mon voisin », des milliers de personnes recevront la brochure « Trouver l’Espoir » et aussi la réponse à la question du début de cette lettre. Il y a encore plus que de l’espoir : Il y a l’espérance qui dure en Jésus-Christ !
Oui, en cette période particulière de l’année, nous avons vraiment besoin de votre présence à nos côtés.
Avec nos sentiments reconnaissants pour ce que vous avez déjà fait, pour ce que vous faites et vous ferez, dans la joie de vivre ensemble sans perdre une seconde, au service de Celui qui nous aime.
L’équipe de la CMM
* En hommage reconnaissant à Lucien et Suzanne Clerc

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