La consécration d’Aaron et de ses fils, 5° partie, la valeur et l’efficacité du sang.

 

LA CONSECRATION D’AARON ET DE SES FILS

(5° partie)

 

LA VALEUR ET L’EFFICACITE DU SANG

 

En étudiant les chapitres 8 et 9 du Lévitique, nous remarquons les trois choses qui sont mises en relief :

1. L’autorité de la Parole de Dieu ;

2. La valeur du sang ;

3. La puissance de l’Esprit.

 

 

La place prééminente du sang

 

Le sang a une place prééminente, soit dans la doctrine du sacrifice, soit dans celle de la sacrificature. Voyez :

«  Il fit approcher le taureau expiatoire, et Aaron et ses fils posèrent leurs mains sur la tête du taureau expiatoire. Moïse l'égorgea, prit du sang, et en mit avec son doigt sur les cornes de l'autel tout autour, et purifia l'autel; il répandit le sang au pied de l'autel, et le sanctifia pour y faire l'expiation. » (8.14-15)

«  Il fit approcher le bélier de l'holocauste, et Aaron et ses fils posèrent leurs mains sur la tête du bélier. Moïse l'égorgea, et répandit le sang sur l'autel tout autour. » (8.18-19)

 

 

Le sang et l’écoute de Dieu

 

« Il fit approcher l'autre bélier, le bélier de consécration, et Aaron et ses fils posèrent leurs mains sur la tête du bélier. Moïse égorgea le bélier, prit de son sang, et en mit sur le lobe de l'oreille droite d'Aaron… Il fit approcher les fils d'Aaron, mit du sang sur le lobe de leur oreille droite. » (8.22-24)

 

A propos de ce dernier texte, j’invite mes lecteurs à considérer la place du sang dans la consécration des sacrificateurs. Le sang était placé sur le lobe de leur oreille droite, symbole de l’écoute de Dieu. Comment entendre et écouter Dieu s’il n’y a pas, au préalable, une œuvre de purification ? L’Ecriture ne parle-t-elle pas de ceux qui ont un entendement corrompu ? 

1 Timothée 6.5 : « … Les vaines discussions d'hommes corrompus d'entendement, privés de la vérité, et croyant que la piété est une source de gain. »

2 Timothée 3.8 : « De même que Jannès et Jambrès s'opposèrent à Moïse, de même ces hommes s'opposent à la vérité, étant corrompus d'entendement, réprouvés en ce qui concerne la foi. »

Par contre, les brebis qui appartiennent à Christ, savent entendre et écouter le bon berger. Jésus dit : « … Les brebis entendent sa voix; il appelle par leur nom les brebis qui lui appartiennent, et il les conduit dehors. Lorsqu'il a fait sortir toutes ses propres brebis, il marche devant elles; et les brebis le suivent, parce qu'elles connaissent sa voix. Elles ne suivront point un étranger; mais elles fuiront loin de lui, parce qu'elles ne connaissent pas la voix des étrangers… J'ai encore d'autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie; celles-là, il faut que je les amène; elles entendront ma voix, et il y aura un seul troupeau, un seul berger… Mes brebis entendent ma voix; je les connais, et elles me suivent. » (Jean 10.3-5, 16, 27)

Le prophète Esaïe disait en son temps : « Le Seigneur, l'Éternel… éveille, chaque matin, il éveille mon oreille, pour que j'écoute comme écoutent des disciples. » (50.4)

 

 

Le sang et le service de Dieu

 

« Il fit approcher l'autre bélier, le bélier de consécration, et Aaron et ses fils posèrent leurs mains sur la tête du bélier. Moïse égorgea le bélier, prit de son sang, et en mit… sur le pouce de sa main droite… Il fit approcher les fils d'Aaron, mit du sang… sur le pouce de leur main droite… » (8.22-24)

La main est le symbole du service, du travail, de l’activité. Comment les sacrificateurs auraient-ils pu servir l’Eternel dans le sanctuaire avec des mains impures ? Le sang purificateur devait être placé, symboliquement, sur le pouce de leur main droite. Dans la nouvelle alliance, nous qui avons été faits par Christ des sacrificateurs pour Dieu son Père, devons nous tenir loin des œuvres mortes d’autrefois. Gardons-nous de tout ce qui pourrait entacher notre service pour Dieu. Nous avons été sauvés pour le servir. Paul écrivit aux Thessaloniciens : « On raconte, à notre sujet, quel accès nous avons eu auprès de vous, et comment vous vous êtes convertis à Dieu, en abandonnant les idoles pour servir le Dieu vivant et vrai » (1 Thessaloniciens 1.9) ; aux Ephésiens : « Nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d'avance, afin que nous les pratiquions » (2.10) ; aux Romains : « Mais maintenant, nous avons été dégagés de la loi, étant morts à cette loi sous laquelle nous étions retenus, de sorte que nous servons dans un esprit nouveau, et non selon la lettre qui a vieilli » (7.6).

Puisque nous sommes appelés à servir notre Dieu, servons-le bien, avec des mains pures, dans la sainteté, la justice, et la vérité.

 

 

Le sang et la marche

 

«  Il fit approcher l'autre bélier, le bélier de consécration, et Aaron et ses fils posèrent leurs mains sur la tête du bélier. Moïse égorgea le bélier, prit de son sang, et en mit… sur le gros orteil de son pied droit. Il fit approcher les fils d'Aaron, mit du sang… sur le gros orteil de leur pied droit, et il répandit le sang sur l'autel tout autour. » (8.22-24)

Le pied est bien évidemment le symbole de la marche. Les sacrificateurs étaient appelés, notamment, à se mouvoir dans le parvis de la maison de Dieu. Comment plaire à Dieu, si notre marche n’est pas pure ? L’apôtre Paul insiste beaucoup sur ce point dans sa lettre aux Ephésiens : « Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés, dans lesquels vous marchiez autrefois, selon le train de ce monde, selon le prince de la puissance de l'air, de l'esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion… Je vous exhorte donc, moi, le prisonnier dans le Seigneur, à marcher d'une manière digne de la vocation qui vous a été adressée… Voici donc ce que je dis et ce que je déclare dans le Seigneur, c'est que vous ne devez plus marcher comme les païens, qui marchent selon la vanité de leurs pensées… Devenez donc les imitateurs de Dieu, comme des enfants bien-aimés; et marchez dans la charité, à l'exemple de Christ, qui nous a aimés, et qui s'est livré lui-même à Dieu pour nous comme une offrande et un sacrifice de bonne odeur… Autrefois vous étiez ténèbres, et maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur. Marchez comme des enfants de lumière! » (2.1-2 ; 4.1, 17 ; 5.1-2, 8)

 

Souvenons-nous toujours de cette parole : « Presque tout, d'après la loi, est purifié avec du sang, et sans effusion de sang il n'y a pas de pardon. » (Hébreux 9.22)

 

 

Une identification avec la victime

 

Pour conclure, j’attire l’attention de mes lecteurs sur un fait d’une importance capitale : dans cette cérémonie de consécration, les sacrificateurs vivaient une véritable identification avec la victime :

 

1. Une identification pour l’expiation. « Il fit approcher le taureau expiatoire, et Aaron et ses fils posèrent leurs mains sur la tête du taureau expiatoire. » (8.14)

N’est-ce pas ce que Paul avait saisi dans la nouvelle alliance, lorsqu’il déclare : « J'ai été crucifié avec Christ; et si je vis, ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m'a aimé et qui s'est livré lui-même pour moi » ? (Galates 2.20)

 

2. Une identification pour la consécration. «   Il fit approcher l'autre bélier, le bélier de consécration, et Aaron et ses fils posèrent leurs mains sur la tête du bélier.» (8.22). 

Ecoutez encore l’apôtre Paul : « Pour ce qui me concerne, loin de moi la pensée de me glorifier d'autre chose que de la croix de notre Seigneur Jésus Christ, par qui le monde est crucifié pour moi, comme je le suis pour le monde! » (Galates 6.14)

 

3. Une identification pour la communion. « Pendant sept jours, vous ne sortirez point de l'entrée de la tente d'assignation, jusqu'à ce que les jours de votre consécration soient accomplis; car sept jours seront employés à vous consacrer. Ce qui s'est fait aujourd'hui, l'Éternel a ordonné de le faire comme expiation pour vous. Vous resterez donc sept jours à l'entrée de la tente d'assignation, jour et nuit, et vous observerez les commandements de l'Éternel, afin que vous ne mouriez pas; car c'est là ce qui m'a été ordonné. » (8.33-35)

 

L’auteur de l’épître aux Hébreux écrit : « Ainsi donc, frères, puisque nous avons, au moyen du sang de Jésus, une libre entrée dans le sanctuaire par la route nouvelle et vivante qu'il a inaugurée pour nous au travers du voile, c'est-à-dire, de sa chair, et puisque nous avons un souverain sacrificateur établi sur la maison de Dieu, approchons-nous avec un cœur sincère, dans la plénitude de la foi, les cœurs purifiés d'une mauvaise conscience, et le corps lavé d'une eau pure. » (10.19-22)

 

Mes chers amis, nous sommes en Christ. Il nous présente au Père, dans sa propre perfection éternelle. Dieu prend plaisir en nous, tout comme il prend plaisir en son Fils bien-aimé, Jésus-Christ. Quelle délicieuse position ! Quelle gloire dans cet héritage !

 

(à suivre)

Paul BALLIERE

 

 

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