LA PIERRE D’ANGLE

 

 

LA PIERRE D’ANGLE

 

Bâtissons-nous vraiment sur la pierre d’angle posée en Sion, selon le prophète Esaïe ? (Esaïe 28 :16) Le Seigneur nous avertit : on peut faire des miracles, prophétiser, dire « Seigneur, Seigneur… » (Matt 7:21), et pourtant être rejeté. Pourquoi ? Peut-être parce qu’on ne bâtit pas sur le vrai fondement. 

 

La pierre d’angle vient du grec « akrogoniaios », qui désigne à la fois la pierre de fondement du bâtiment, et la clé de voûte, ou pierre de faîte, celle qui soutient l'ensemble de la structure. Ces deux éléments peuvent définir le Seigneur. La pierre angulaire est la première pierre, le fondement sur lequel tout repose. La pierre de faîte est la dernière pierre, la touche finale qui maintient le tout ensemble. En tant que travailleur dans le bâtiment, Jésus savait exactement ce qu'il disait : il est notre commencement et notre achèvement. 

Ephésiens 2:20-22 : « Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre angulaire. En lui tout l'édifice, bien coordonné, s'élève pour être un temple saint dans le Seigneur. En lui vous êtes aussi édifiés pour être une habitation de Dieu en Esprit ». 

 

 

Une Pierre d’angle en Sion 

 

Quel était le fondement des apôtres eux-mêmes basés sur le fondement des prophètes ? Dieu a posé une seule pierre pour fonder son œuvre. Pas à Rome, pas à New York, ni à Paris. Pas dans nos traditions humaines. Il l’a posée en Sion. Esaïe 28:16 : « C'est pourquoi ainsi parle le Seigneur, l'Eternel : Voici, j'ai mis pour fondement en Sion une pierre, une pierre éprouvée, une pierre angulaire de prix, solidement posée ; celui qui la prendra pour appui n'aura point hâte de fuir ». 

Cette pierre, c’est Yeshoua, le Messie, rejeté par les hommes mais choisi par Dieu, « pierre vivante et précieuse pour ceux qui croient ». (1 Pierre 2:6) 

Pourtant, on ne peut pas dire aimer le Seigneur tout en rejetant l’endroit où Dieu l’a posé. Sion n’est pas une idée abstraite. C’est Jérusalem, c’est Israël, c’est le cœur du plan de Dieu. 

 

 

« Seigneur, Seigneur … » 

 

Matthieu nous parle de gens qui prêchent, qui prophétisent, qui chassent des démons, mais ne sont pas reconnus du Seigneur. Quel terrible constat ! Et s’il s’agissait de ceux qui ont voulu bâtir un royaume sans la pierre d’angle ? Ce ne sont pas des païens. Ce sont des croyants. Des gens qui parlent de Jésus. Mais ils ne font pas la volonté du Père. 

Matthieu 7:21-23 « Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais seulement celui qui fait la volonté de mon Père… Plusieurs me diront en ce jour-là : Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé en ton nom… chassé les démons… fait beaucoup de miracles ? ». 

Jésus déclare alors : « Je ne vous ai jamais connus ; retirez-vous de moi, vous qui pratiquez l'iniquité » ! Ces croyants sont dans l’iniquité – le mot grec ici est « anomia », c’est-à-dire sans Torah, dans la confusion et un esprit d’indépendance. Ils parlent du Seigneur, mais ne connaissent pas ses voies ni son plan. Ils ont pris le nom de Jésus, mais ont ignoré son identité en tant que Messie d’Israël, et le lieu où Dieu l’a posé : Sion. 

Beaucoup aujourd’hui veulent un Messie universel sans racines, sans Israël, sans Jérusalem. C’est une illusion. 

 

 

La maison sur le sable 

 

Juste après ce passage, Yeshoua donne une parabole limpide. Il y a deux maisons : L’une est bâtie sur le roc, l’autre sur le sable. La première tient dans la tempête. La seconde s’écroule. 

Le sable, c’est ce qui change, glisse, s’adapte aux modes : une foi émotionnelle, humaniste, déconnectée du plan de Dieu. Le roc, c’est l’Eternel, « le Rocher d’Israël » (2 Sam 23:3), c’est le Messie enraciné en Israël, porteur de la volonté du Père. 

Bâtir sur Yeshoua, c’est s’attacher au Messie juif, au plan du royaume annoncé par les prophètes, avec Israël comme canal de bénédiction pour les nations. 

Matthieu 7:25 : « La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé contre cette maison : elle n'est point tombée, parce qu'elle était fondée sur le roc. Mais quiconque entend ces paroles que je dis, et ne les met pas en pratique, sera semblable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable ». 

 

 

Une Pierre d’achoppement 

 

Dieu a choisi Israël comme fondement visible de son royaume. Rejeter Israël, ou le réduire à une parenthèse, c’est rejeter la pierre et son socle. 

L'Église qui méprise Israël s'auto-sabote spirituellement. On ne peut pas dire « Seigneur, Seigneur… » en ignorant ou dénigrant ce que Dieu aime : Sion, son peuple, son alliance. 

1 Pierre 2:6 : « Voici, je mets en Sion une pierre angulaire, choisie, précieuse ; et celui qui croit en elle ne sera point confus. L'honneur est donc pour vous, qui croyez. Mais, pour les incrédules, la pierre qu'ont rejetée ceux qui bâtissaient est devenue la principale de l'angle, et une pierre d'achoppement et un rocher de scandale ». 

Pierre nous dit que ceux qui ne croient pas trébuchent sur cette pierre. 

Pourquoi ? Parce qu’ils désobéissent à la Parole, ils refusent le fondement choisi par Dieu. Rejeter Israël, c’est rejeter le lieu du fondement et la fondation même du royaume sur lequel le Temple est bâti : « J'ai mis pour fondement en Sion, une pierre éprouvée … la pierre d’angle » (Esaïe 28:16). 

Zacharie 2:8 : « Voici ce que dit l'Eternel, le maître de l'univers : après cela viendra la gloire. Il m'a envoyé vers les nations qui vous ont dépouillés, car celui qui vous touche touche à la prunelle de son œil. Me voici, je lève ma main contre elles ». 

 

En rejetant son peuple, ses racines, sa ville, son retour en gloire à Jérusalem, on est semblable à ceux « touchent Israël, la prunelle de l’œil de Dieu ». Le « Jésus » que l’on prêche alors est détaché de la vérité divine. 

 

 

Le Rocher d’Israël 

 

Sommes-nous comme les nations qui trébuchent sur la pierre, « le rocher d’Israël » ? Zacharie nous avertit clairement. 

Zacharie 12:2-3 : « Voici, je ferai de Jérusalem une coupe d'étourdissement pour tous les peuples d'alentour, et aussi pour Juda… En ce jour-là, je ferai de Jérusalem une pierre pesante pour tous les peuples. Tous ceux qui la soulèveront seront meurtris. Et toutes les nations de la terre s'assembleront contre elle ». 

 

Même « Juda » bute contre cette pierre ! 

Aujourd’hui, nous voyons combien Israël est divisé entre ceux qui considèrent Tel-Aviv capitale et méprisent Jérusalem, et ceux qui ont « l’amour de Sion ». Israël vit la confusion de « Hanouka », cette fête qui révèle la bataille qui se déroule dans le ciel, entre un Israël humaniste d’influence grecque (le prince de Yavan) que combattent les Macchabées, et l’Israël posé sur le bon fondement des prophètes. Prions pour l’unité d’Israël ! 

 

L’Eglise des nations est tombée dans ce piège, par orgueil (Rom 11). Depuis 2000 ans, elle a ignoré la qualité de cette pierre d’angle, une « pierre éprouvée ». Ce qualificatif vient de l’hébreu « ba’han » qui signifie « éprouver, discerner ». L’Eglise n’a pas compris les desseins divins, et discerné les temps prophétiques. 

 

Chers amis, faisons cette prière comme David (Ps 26) : « Sonde-moi Eternel, éprouve-moi » - « ba’haneni Adonaï ». Si nous devons passer par le creuset, soumettons-nous à sa volonté, au plan divin en vue d’épurer l’or, d’éliminer toutes les scories et rejeter les fausses pensées. 

Appuyons-nous sur la pierre d’angle qu’est le Seigneur, le Messie d’Israël, pour être nous-mêmes des « pierres vivantes ». Amen.

 

Gérald FRUHINSHOLZ

 

 

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