Le service des Lévites, 2° partie, leur âge, sacrificateurs et lévites, leur héritage.

 

 

LE SERVICE DES LEVITES

 

(2° partie)

 

 

Âge (Nombres 3. 14-16; 8. 23-26; 4.3)

 

À l’âge d’un mois, les Lévites étaient dénombrés ; les autres Israélites ne l’étaient qu’à vingt ans. N’est- ce pas dès sa conversion, ou même avant (Galates 1.15), que Dieu met à part un jeune croyant en vue du service qu'il va lui confier? Ainsi parle le Seigneur à Ananias à propos de Paul en Actes 9.15. La vocation de Timothée avait aussi été annoncée bien avant qu'il entrât dans le service actif (1 Timothée 1.18).  

Mais si Dieu a « son plan », il faut souvent plusieurs années de formation jusqu’au début du service effectif. À l’âge de vingt-cinq ans, les jeunes Lévites entraient en service à la tente d’assignation (8.24). Ils n'étaient pas encore mûrs pour porter le tabernacle, mais pouvaient commencer à y travailler. Cet apprentissage était nécessaire pour les rendre aptes, à trente ans, à entrer dans le labeur de leur charge (4.3). Un jeune frère commencera à être utile dans l’assemblée et dans le service du Seigneur, selon qu'il l'y conduira, dans une mesure d’abord limitée – réunion de prière, questions dans les réunions d'étude, visites aux malades, école du dimanche, diffusion de l’évangile etc. Petit à petit, gagnant en expérience et en maturité, il pourra être pleinement employé par le Seigneur pour le bien des siens, et exercer, au milieu d'eux, ou au-dehors, un ministère sur lequel il mettra son sceau. Mais si « à vingt-cinq ans », on reste inactif, ce n’est pas à « trente ans » que l'on sera à même d'accomplir ce à quoi le Seigneur nous destine. Ces limites d'âge valaient pour les Lévites. Aujourd’hui, elles ont une valeur spirituelle,  indiquant simplement un développement dans le domaine spirituel qui n’est pas lié à l'âge physique.  De même, des serviteurs consacrent tout leur temps à l'œuvre du Seigneur, tandis que d’autres, tout en exerçant leur profession, peuvent parallèlement accomplir un service béni.    

À cinquante ans, le Lévite se retirait du service actif (8.25), mais il ne devenait pas inutile. Il passait en quelque sorte sur un plan supérieur pour « s’employer avec ses frères à la tente d’assignation, pour garder ce qui doit être gardé ». Trois pensées semblent découler de cet âge de cinquante ans. Pour le ministère actif dans l'assemblée, il faut pleine maturité et force spirituelles ; il peut hélas survenir un déclin – jamais nécessaire ! – qui restreigne dans une mesure l’activité. D’un autre côté, la limite de cinquante ans nous rappelle que le service ne dure pas toujours, il n’est que pour un temps limité, et peut être arrêté par la maladie ou par la mort, et le sera par le retour du Seigneur. Les occasions ne reviennent pas, et si, lorsque l'Esprit pousse à agir, on néglige de le faire, la perte reste. Enfin, même si spirituellement il n'y a pas déclin, il peut y avoir une diminution physique des forces, de la santé, des facultés. Un serviteur du Seigneur, avancé en âge, ne   pourra plus déployer la même activité qu'autrefois, mais combien seront encore précieux son intérêt, sa sollicitude pour l'assemblée ! Il contribuera avec ses   frères à « garder ce qui doit être gardé », intercédant aussi pour tout le troupeau. Ce ne sera certes pas le côté le moins utile d’un service que l'expérience a enrichi, pour donner conseils et directions.      

Lors du dénombrement des premiers-nés (3.40), il s’en trouva un plus grand nombre que de Lévites (v. 46). En ce temps déjà, le nombre des rachetés dépassait celui des serviteurs ! Qu'en est-il aujourd'hui ? Les serviteurs du Seigneur seraient-ils tellement surchargés et sollicités de tous côtés, si tous les rachetés que, dès leur conversion (« à l’âge d'un mois ») Dieu avait en vue pour son service, avaient   bien voulu, le moment venu (« à vingt-cinq et à trente ans ») répondre à son appel!      

Les princes des Lévites étaient dénombrés avec leurs frères. Ils ne s’élevaient pas au-dessus d'eux, et servaient avec eux sous la direction des sacrificateurs (3.24; 4. 28). 

 

 

Sacrificateurs - Lévites   (Nombres 18. 1-7)

 

Seuls les sacrificateurs pouvaient s'approcher de l'autel et entrer dans le lieu saint au-dedans du voile (18.7). Les Lévites étaient adjoints aux sacrificateurs (le nom « Lévi » veut dire « attaché, adjoint », voir Genèse 29.34) pour tout le service de la tente d’assignation (v. 3).      

Aujourd’hui tous les croyants sont sacrificateurs, selon 1 Pierre 2.5, ils apportent à Dieu les sacrifices spirituels, le fruit des lèvres qui confessent son nom   (Hébreux 13.15); par la foi, les adorateurs entrent dans le sanctuaire pour présenter au Père le culte qu'il désire (Jean 4.23).      

Sous un autre aspect, tous les rachetés du Seigneur sont aussi appelés à être Lévites. Il en conduira quelques-uns à consacrer tout leur temps et leurs efforts à son œuvre, dans le service de l'assemblée ou de l'évangile. La plupart des autres   continueront leur travail journalier et auront à cœur de consacrer une partie de leurs loisirs et de leurs forces au service du Seigneur pour le bien des siens et l'appel des âmes perdues. « À chacun de nous la grâce a été donnée selon la mesure du don de Christ » (Éphésiens 4.7). Remarquons que la grâce est donnée à chacun et d’autre part, qu’il y a une « mesure ».   Il s’agit de discerner ce que le Seigneur nous a confié et dans quelle sphère nous avons à agir (2 Corinthiens 10.13-16). Imiter autrui, ou empiéter sur la sphère d’activité que le Seigneur lui a confiée, ou   pire encore, par esprit de rivalité ou de jalousie, troubler son service, n’est que source de malheurs parmi le peuple de Dieu.      

 

 

Héritage et dîmes

 

Entièrement donnés à Aaron, les Lévites consacraient tout leur temps au tabernacle. Lors du partage du pays, ils n’obtenaient pas d’héritage, car l'Éternel lui-même était leur part et leur héritage au milieu des fils d'Israël. Pour qu’il soit pourvu à leurs besoins matériels, les Israélites devaient leur donner la dîme des récoltes (Nombres 18.20-24).      

Le Maître seul peut appeler l’un des siens à se consacrer entièrement à son œuvre. La responsabilité incombe aux frères de pourvoir, dans la dépendance du Seigneur, aux besoins des serviteurs. Chacun de nous a-t-il répondu dans ce domaine à la pensée de Dieu ? Certains n’ont-ils pas été indirectement une   entrave à l’œuvre, en négligeant de donner la « dîme » que le Seigneur demande en faveur de ses serviteurs ? Aujourd’hui le principe divin n’est pas de donner exactement un dixième de son revenu – le fait-on même ? – mais tout ce que nous possédons n’est qu’une administration que le Seigneur nous a confiée. Il importe de discerner devant lui la proportion que nous gardons pour nous-mêmes !

 

(à suivre)       

 

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