QUELLES SONT LES CONDITIONS DE LA PRIERE ?
Une question très importante est celle des conditions de la prière. Nous ne relevons ici que les plus essentielles.
1. Avoir une conscience en ordre.
Quand nous avons désobéi à Dieu, même sur un point qui peut nous paraître mineur, notre prière manque d’élan. Elle est semblable à un oiseau blessé qui fait tous ses efforts pour s’élancer sans y parvenir. Si notre conscience nous reproche quelque chose, nous ne pouvons faire qu’une seule prière, celle de la repentance. Il faut confesser à Dieu notre faute et réparer auprès des hommes, s’il y a lieu. Autrement, notre prière ne sera que vœux pieux et inutiles.
2. Avoir un réel désir d'obtenir l'objet de nos prières.
Cela peut sembler bizarre, mais souvent nous demandons à Dieu une foule de choses, parce que nous avons entendu d'autres le faire. Nous ne nous mettons pas tout entiers dans ces requêtes. Attention ! Prenons bien garde à n’adresser à Dieu que des demandes sincères et qui expriment un véritable désir. Agir autrement, ne serait-ce pas se moquer de Dieu ?
3. Avoir une promesse de Dieu sur laquelle s’appuyer.
Rien n'est plus utile que de lire la Parole de Dieu avant de prier. Elle nous enseigne
la pensée du Seigneur en toutes choses, et elle renferme un nombre considérable de promesses pour chaque circonstance de la vie. Rien ne porte mieux notre prière
et ne la soutient qu’une ou plusieurs promesses précises de la Bible. Nous savons
alors que nous sommes dans la pensée du Seigneur, et nous pouvons demander avec hardiesse. Lorsque armé d’un levier, je veux déplacer un lourd bloc de rocher, me servirais-je du levier n'importe comment ? Je briserais mon levier sans résultat. Mais je le glisserais entre le rocher et le sol, puis grâce à cet appui du sol qui multiplie ma force, je réussirais à déplacer l'obstacle. Si la prière est le levier qui écarte de notre chemin les difficultés, la Parole de Dieu est le terrain ferme sur lequel nous nous appuyons : « Dieu a dit, Dieu a promis. Dieu est fidèle à sa promesse ! »
4. Être prêt à collaborer à l’exaucement.
Si Dieu nous donne dans la prière la révélation de ce que nous pouvons faire, il faut alors impérativement être prêt à agir. Par exemple, je prie pour le salut d’une âme. Dieu peut alors me montrer que je dois aller la trouver là où elle se trouve ou faire telle ou telle démarche. Ou encore, je demande à Dieu d'aider quelqu'un dans la difficulté. Je dois être prêt, si Dieu me le montre, à l'aider moi-même et à ne pas me contenter de prier pour que d'autres fassent ce que je peux et dois faire.
5. Avoir un cœur rempli d’amour.
Sinon, notre prière est vaine. Elle revient à être routine, formalisme et habitude. En revanche, notre cœur doit être rempli de zèle et d'amour pour les autres, les âmes encore éloignées de la vérité du salut éternel. Dieu n'exauce que les prières venant d’un cœur sincère, rempli d'amour, de compassion et de miséricorde. La prière n’est pas contrainte, devoir ou obligation, mais poussée par un élan d'amour et d'espérance.
6. Avoir le souci premier de la gloire de Dieu.
Toutes nos requêtes devraient être subordonnées à cette question : l'objet de ma demande est-il associé à la gloire de Dieu ? L'exaucement de ma prière contribuera-t-il véritablement à l'avancement de son règne ?
Que le Seigneur nous aide et nous inspire pour tout soumettre à la pensée qui convient et qu'en toute chose, il soit glorifié.
7. Une ultime condition et non des moindres : demander avec foi et sans douter.
L'apôtre Jacques déclare que celui qui doute est semblable au flot de la mer, que le vent agite et soulève. Qu'un tel homme ne pense pas qu'il recevra quelque chose du Seigneur : c'est un homme irrésolu, inconstant dans toutes ses voies. (1:6-8) Puis il ajoute que tout don excellent et tout don parfait viennent d’en-haut, du Père des lumières, chez lequel il n'y a ni changement, ni ombre de variation. (1:17)
CMM

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