DEUX FILS D’AARON CONSUMES PAR LE FEU DE L’ETERNEL
Introduction
« Les fils d'Aaron, Nadab et Abihu, prirent chacun un brasier, y mirent du feu, et posèrent du parfum dessus; ils apportèrent devant l'Éternel du feu étranger, ce qu'il ne leur avait point ordonné. Alors le feu sortit de devant l'Éternel, et les consuma: ils moururent devant l'Éternel. » (Lévitique 10.1-2)
La Parole de Dieu fait plusieurs fois allusion au feu de Dieu descendant du ciel. Par exemple :
Au chapitre 9 du Lévitique : « Moïse et Aaron entrèrent dans la tente d'assignation. Lorsqu'ils en sortirent, ils bénirent le peuple. Et la gloire de l'Éternel apparut à tout le peuple. Le feu sortit de devant l'Éternel, et consuma sur l'autel l'holocauste et les graisses. Tout le peuple le vit; et ils poussèrent des cris de joie, et se jetèrent sur leur face. » (v.24)
Lors du sacrifice d’animaux par Abraham : « Quand le soleil fut couché, il y eut une obscurité profonde; et voici, ce fut une fournaise fumante, et des flammes passèrent entre les animaux partagés. » (Genèse 15.17)
Lorsque le prophète Elie eut offert son sacrifice sur le mont Carmel : « Et le feu de l'Éternel tomba, et il consuma l'holocauste, le bois, les pierres et la terre, et il absorba l'eau qui était dans le fossé. » (1 Rois 18.38)
Mais il est des circonstances où le feu de l’Eternel ne descend pas ! Lorsque les prophètes de Baal ont offert leur sacrifice et prié leur dieu Baal : « Ils prirent le taureau qu'on leur donna, et le préparèrent; et ils invoquèrent le nom de Baal, depuis le matin jusqu'à midi, en disant: Baal réponds-nous! Mais il n'y eut ni voix ni réponse. Et ils sautaient devant l'autel qu'ils avaient fait. » (1 Rois 18.26)
Feux étrangers
Le diable et ses suppôts ont l’art d’imiter ce qui est divin.
Les chrétiens dominés par l’esprit du monde et leur tempérament charnel se chauffent auprès de feux étrangers.
Tel frère buvait beaucoup de café pour avoir du dynamisme dans ses réunions ! Mais la caféine n’a jamais été synonyme d’onction de l’Esprit !
D’autres attisent le feu d’un tempérament qui n’a pas été ciselé par la main du Maître. Ils sont connus comme de joyeux boute-en-train. Ils ont du succès dans le cercle de gens qui ne savent pas discerner ce qu’est la véritable joie, fruit de l’Esprit.
Que dire d’un certain art oratoire qui exhale les capacités de l’acteur plutôt que la grâce divine reçue dans l’intimité du Seigneur ? Un prédicateur disait, à propos de ses auditeurs : « Moi, je peux les faire rire, ou les faire pleurer, comme je veux. » Quelle misère !
Faut-il s’attarder sur le feu des diverses cultures, le feu de l’amour du bruit – véritable phénomène de société – le feu de la renommée ? De nombreuses églises connaissent de gigantesques incendies. Est-ce pour leur édification ? Hélas, non.
Lorsque le feu de Dieu descend, les cœurs sont brisés, les consciences réveillées, les volontés soumises, les vies régénérées.
Lorsque le feu de Dieu descend, les croyants sont baptisés du Saint-Esprit, les dons de l’Esprit sont communiqués aux membres du Corps de Christ, la manifestation de l’Esprit est donnée à chacun pour l’utilité commune.
« Oh ! viens, Esprit de Dieu ! Fais-nous sentir ta présence,
Revêts-nous de ta puissance
Et baptise-nous de feu !
Esprit de Dieu, baptise-nous de feu ! »
Que ce cantique soit plus qu’un chant dans nos bouches ! Qu’il soit l’aspiration profonde de notre cœur !
Paul BALLIERE

Écrire commentaire