LES SOUFFRANCES DE JESUS PAR ANTICIPATION
(7° partie)
Introduction
Jean 2.4 : « Jésus lui répondit: Femme, qu'y a-t-il entre moi et toi ? Mon heure n'est pas encore venue. »
Dès le début de son ministère, Jésus a annoncé les souffrances de la croix : « Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l'homme soit élevé… » (Jean 3.14)
Tout au long de son enseignement, Jésus a parlé de ses souffrances à venir. Par exemple : « Quand vous aurez élevé le Fils de l'homme, alors vous connaîtrez ce que je suis, et que je ne fais rien de moi-même, mais que je parle selon ce que le Père m'a enseigné. » (Jean 8.28)
Ces souffrances sont liées à ce que Christ appelle « mon heure » ou « mon temps » :
« Jésus leur dit: Mon temps n'est pas encore venu, mais votre temps est toujours prêt… Montez, vous, à cette fête; pour moi, je n'y monte point, parce que mon temps n'est pas encore accompli. » (Jean 7.6, 8)
« Ils cherchaient donc à se saisir de lui, et personne ne mit la main sur lui, parce que son heure n'était pas encore venue. » (Jean 7.30)
« Jésus leur répondit: L'heure est venue où le Fils de l'homme doit être glorifié. » (Jean 12.23)
« Maintenant mon âme est troublée. Et que dirais-je?... Père, délivre-moi de cette heure?... Mais c'est pour cela que je suis venu jusqu'à cette heure. » (Jean 12.27)
« Avant la fête de Pâque, Jésus, sachant que son heure était venue de passer de ce monde au Père, et ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, mit le comble à son amour pour eux. » (Jean 13.1)
« Dès à présent je vous le dis, avant que la chose arrive, afin que, lorsqu'elle arrivera, vous croyiez à ce que je suis. » (Jean 13.19)
« Voici, l'heure vient, et elle est déjà venue, où vous serez dispersés chacun de son côté, et où vous me laisserez seul; mais je ne suis pas seul, car le Père est avec moi. » (Jean 16.32)
« Après avoir ainsi parlé, Jésus leva les yeux au ciel, et dit: Père, l'heure est venue! Glorifie ton Fils, afin que ton Fils te glorifie… » (Jean 17.1)
Aux premiers jours de sa carrière terrestre, Jésus avait devant lui « l’heure » pour laquelle il était venu : celle de la croix, l’heure de l’ignominie, l’heure de l’abandon du Père. La perspective de cette heure l’a accompagné durant tout son ministère, et plus elle se rapprochait, plus la souffrance du Seigneur augmentait.
Ce que cette « heure » comporterait
Jésus endurerait beaucoup de souffrances et de mépris.
Il dit : « Et pourquoi est-il écrit du Fils de l'homme qu'il doit souffrir beaucoup et être méprisé ? » (Marc 9.12)
« Mais je vous dis qu'Élie est déjà venu, qu'ils ne l'ont pas reconnu, et qu'ils l'ont traité comme ils ont voulu. De même le Fils de l'homme souffrira de leur part. » (Matthieu 17.12)
« Mais il faut auparavant qu'il souffre beaucoup, et qu'il soit rejeté par cette génération. » (Luc 17.25)
« Alors il commença à leur apprendre qu'il fallait que le Fils de l'homme souffrît beaucoup, qu'il fût rejeté par les anciens, par les principaux sacrificateurs et par les scribes, qu'il fût mis à mort, et qu'il ressuscitât trois jours après. » (Marc 8.31, voyez les textes parallèles Matthieu 16.21, et Luc 9.22).
Jésus livré et mis à mort
« Car il enseignait ses disciples, et il leur dit: Le Fils de l'homme sera livré entre les mains des hommes; ils le feront mourir, et, trois jours après qu'il aura été mis à mort, il ressuscitera. » (Marc 9.31 ; textes parallèles Matthieu 17.21-22, et Luc 9.43-44).
Jésus livré aux chefs religieux, condamné à mort, livré aux païens,
subissant les moqueries et les crachats, et mis à mort
« Et Jésus prit de nouveau les douze auprès de lui, et commença à leur dire ce qui devait lui arriver: Voici, nous montons à Jérusalem, et le Fils de l'homme sera livré aux principaux sacrificateurs et aux scribes. Ils le condamneront à mort, et ils le livreront aux païens, qui se moqueront de lui, cracheront sur lui, le battront de verges, et le feront mourir; et, trois jours après, il ressuscitera. » (Marc 10.32-34 ; voyez aussi Matthieu 20.17-19).
Dans ce texte de Matthieu, la notion d’être livré apparaît deux fois ; l’une concerne l’attitude des chefs religieux juifs, et l’autre concerne celle des païens ; ce qui signifie que Jésus allait connaître un rejet total.
« Jésus prit les douze auprès de lui, et leur dit: Voici, nous montons à Jérusalem, et tout ce qui a été écrit par les prophètes au sujet du Fils de l'homme s'accomplira.
Car il sera livré aux païens; on se moquera de lui, on l'outragera, on crachera sur lui, et, après l'avoir battu de verges, on le fera mourir; et le troisième jour il ressuscitera. » (Luc 18.31-33). Ici, Jésus précise que tout ce qu’il va subir a été annoncé par les prophètes et va s’accomplir à la lettre.
Plus Jésus s’approche de « l’heure », plus il enseigne ses disciples sur toutes les souffrances qui l’attendent. Tout cela passe sans cesse dans son cœur et dans son esprit et engendre une profonde tristesse. Devant cette heure, face à la souffrance qu’il ressentait par anticipation, il n’a trouvé aucune compréhension, aucune compassion de la part des siens.
Il dit à ses disciples : « Vous savez que la Pâque a lieu dans deux jours, et que le Fils de l'homme sera livré pour être crucifié. » (Matthieu 26.2)
Saisi, jeté « hors de la vigne », et tué
« Mais, quand les vignerons virent le fils, ils dirent entre eux: Voici l'héritier; venez, tuons-le, et emparons-nous de son héritage. Et ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne, et le tuèrent. » (Matthieu 21.38-39 ; voyez aussi Marc 12.7-8, et Luc 20.14-15)
Livré par l’un de ses disciples
« Pendant qu'ils mangeaient, il dit: Je vous le dis en vérité, l'un de vous me livrera. » (Matthieu 26.21)
« Le Fils de l'homme s'en va, selon ce qui est écrit de lui. Mais malheur à l'homme par qui le Fils de l'homme est livré! Mieux vaudrait pour cet homme qu'il ne fût pas né. » (Matthieu 26.24 ; voyez Marc 14.18. Dans ce texte de Marc, la trahison est d’autant plus horrible que l’intimité avec Jésus est plus fortement soulignée ; voyez aussi Luc 22.21-22, où la trahison de Judas est soulignée avec autant de force, et il s’y ajoute l’épouvantable châtiment).
Jésus connaissait à l’avance tout ce qui concernait la trahison de Judas :
« Celui qui est lavé n'a besoin que de se laver les pieds pour être entièrement pur; et vous êtes purs, mais non pas tous. Car il connaissait celui qui le livrait… Ce n'est pas de vous tous que je parle; je connais ceux que j'ai choisis. Mais il faut que l'Écriture s'accomplisse: Celui qui mange avec moi le pain A levé son talon contre moi. » (Jean 13.10-11, 18)
Quelle souffrance pour le Seigneur Jésus qui avait la vision de toutes ces choses !
Lors de l’institution de la Cène
« Pendant qu'ils mangeaient, Jésus prit du pain; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le donna aux disciples, en disant: Prenez, mangez, ceci est mon corps. Il prit ensuite une coupe; et, après avoir rendu grâces, il la leur donna, en disant: Buvez-en tous; car ceci est mon sang, le sang de l'alliance, qui est répandu pour plusieurs, pour la rémission des péchés. » (Matthieu 26.26-28)
« Pendant qu'ils mangeaient, Jésus prit du pain; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le leur donna, en disant: Prenez, ceci est mon corps. Il prit ensuite une coupe; et, après avoir rendu grâces, il la leur donna, et ils en burent tous. Et il leur dit: Ceci est mon sang, le sang de l'alliance, qui est répandu pour plusieurs. Je vous le dis en vérité, je ne boirai plus jamais du fruit de la vigne, jusqu'au jour où je le boirai nouveau dans le royaume de Dieu. » (Marc 14.22-25)
L’abandon de ses disciples
« Alors Jésus leur dit: Je serai pour vous tous, cette nuit, une occasion de chute; car il est écrit: Je frapperai le berger, et les brebis du troupeau seront dispersées. » (Matthieu 26.31)
« Jésus leur dit: Vous serez tous scandalisés; car il est écrit: Je frapperai le berger, et les brebis seront dispersées. » (Marc 14.27)
Le reniement de Pierre
« Jésus lui dit: Je te le dis en vérité, cette nuit même, avant que le coq chante, tu me renieras trois fois. » (Matthieu 26.34)
« Et Jésus lui dit: Je te le dis en vérité, toi, aujourd'hui, cette nuit même, avant que le coq chante deux fois, tu me renieras trois fois. » (Marc 14.30)
« Et Jésus dit: Pierre, je te le dis, le coq ne chantera pas aujourd'hui que tu n'aies nié trois fois de me connaître. » (Luc 22.34)
Conclusion
Quant à cette « heure » qui était devant Jésus, et à la souffrance qu’il ressentait par anticipation, il n’a trouvé aucune compréhension, aucune compassion auprès des siens. Qu’en est-il de nous ? Que ressentons-nous à l’évocation des souffrances de Christ ? Quelles en sont les conséquences dans notre vie personnelle, dans notre foyer, dans notre église, et dans notre service pour Dieu ?
Paul BALLIERE

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