LES SOUFFRANCES DE JESUS
(9° partie)
JESUS FACE A LA MORT
L’Ecclésiaste déclare : « Il y a un temps pour tout, un temps pour toutes choses sous les cieux ; un temps pour naître, et un temps pour mourir… un temps pour garder, et un temps pour jeter » (3.1, 6).
Il y a des saisons dans notre vie. Il y en eut dans le ministère terrestre de Jésus.
La comparaison entre la tentation au désert et le combat spirituel à Gethsémané est fort intéressante et riche d’enseignements. Ce sont les deux grands combats que Jésus a livrés et qui nous sont rapportés en détail dans les Ecritures. L’un au début de son ministère, l’autre à la fin. Certes, il y a eu ses temps de prière tôt le matin, ses nuits de prière. Mais nous ne savons rien de précis à ce sujet.
Dans les deux combats, il y eut une intervention d’anges : au désert, après la tentation ; à Gethsémané, pendant le combat. Dieu sait quand nous secourir, il ne nous abandonnera jamais.
Au désert, Jésus y fut conduit par l’Esprit de Dieu. A Gethsémané, il y fut mené par la parole de Dieu. Il fallait que toute l’Ecriture s’accomplisse, et Jésus est venu pour faire toute la volonté de son Père. Or, le prophète Esaïe avait prophétisé en ces termes : « J’ai été seul à fouler au pressoir, et nul homme d’entre les peuples n’était avec moi » (63.3).
Le Saint-Esprit et la parole de Dieu sont toujours en pleine harmonie. Il nous convient dans ces temps de confusion spirituelle d’être sur nos gardes. Soyons vigilants. Ne nous laissons pas emporter par certains courants d’aujourd’hui qui visent à placer le Saint-Esprit au-dessus de la parole de Dieu. Sous prétexte de nouvelles révélations, ou d’un désir inavoué de passer outre l’Ecriture, ils sombrent dans des extravagances qui font blasphémer les ennemis de Dieu.
Au désert – bien que Dieu soit présent, n’en doutons pas – Jésus fut confronté au diable et à sa volonté. A Gethsémané – bien que le diable soit présent, n’en doutons pas non plus – Jésus est face à son Père et à sa volonté.
Mes chers amis, notre vie est, et sera jusqu’au bout, un champ de guerre entre Dieu et Satan, entre la volonté de Dieu et celle de notre ennemi. Ne soyons donc pas surpris de nos luttes intenses, parfois terrifiantes. Elles sont normales.
Au désert, Jésus livra un combat pour entrer dans la vie (son ministère terrestre) comme Dieu le voulait. A Gethsémané, il livra un ultime combat pour entrer dans la mort comme le Père céleste le désirait.
Vivre selon la volonté de Dieu est nécessaire et indispensable. Mourir, étant encore dans la volonté de Dieu est capital. Paul déclare : « J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi » (2 Timothée 4.7). Parlant des héros de la foi, il est écrit : « C’est dans la foi qu’ils sont tous morts » (Hébreux 11.13).
A Gethsémané, Jésus apparaît comme un grand vainqueur. Il dit dans sa prière – une prière par anticipation : « Je t’ai glorifié sur la terre, j’ai achevé l’œuvre que tu m’as donnée à faire » (Jean 17.4).
Au désert, le diable proposa à Jésus de tout acquérir : « Le diable le transporta encore sur une montagne très élevée, lui montra tous les royaumes du monde et leur gloire, et lui dit: Je te donnerai toutes ces choses, si tu te prosternes et m'adores » (Matthieu 4.8-9) ; à Gethsémané, Dieu demande à Jésus de tout « perdre ».
Notez encore ceci : pour le premier Adam, le plan de Dieu était : « Si tu obéis tu vivras » ; pour le second Adam (Jésus), le plan de Dieu était : « Si tu obéis, tu mourras ».
Retenons une grande leçon spirituelle. C’est une chose de refuser ce que le diable veut nous donner par le biais du monde ; c’est une tout autre école d’accepter que Dieu nous dépouille pour tester le degré de notre attachement à sa personne, pour nous façonner, pour nous purifier.
Conclusion
Gethsémané et Golgotha marquent les heures culminantes de la première venue de Jésus.
Aujourd’hui, nous sommes dans le temps précédent la seconde venue de Jésus. Nous sommes à une heure culminante, dans la prophétie biblique.
A Gethsémané, Jésus a lancé un grand appel à la vigilance et à la prière : « Veillez et priez, afin que vous ne tombiez pas dans la tentation; l'esprit est bien disposé, mais la chair est faible » (Matthieu 26.41).
En rapport avec sa seconde venue, l’appel est tout aussi pressant : « Veillez donc, puisque vous ne savez ni le jour, ni l'heure » (Matthieu 25.13) ; et encore : « Prenez garde, veillez et priez; car vous ne savez quand ce temps viendra » (Marc 13.33) ; et encore : « Veillez donc et priez en tout temps, afin que vous ayez la force d'échapper à toutes ces choses qui arriveront, et de paraître debout devant le Fils de l'homme » (Luc 21.36).
Souvenons-nous de l’exhortation de l’apôtre Pierre : « La fin de toutes choses est proche. Soyez donc sages et sobres, pour vaquer à la prière » (1 Pierre 4.7).
La croix allait marquer la grande victoire terrestre de Jésus ; l’enfer s’est donc mobilisé contre la révélation du Fils de Dieu. En effet, Jésus a dit : « Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, alors vous connaîtrez que je suis » (Jean 8.28). C’est pourquoi le diable a mobilisé toutes ses troupes contre Jésus.
Le retour de Jésus va marquer la grande victoire céleste de Jésus. Il vient pour célébrer les noces avec son Epouse, l’Eglise. L’enfer se mobilise donc contre la révélation des fils de Dieu que nous sommes (voyez Romains 8.19). Satan se déchaîne mondialement contre l’Eglise, et les choses ne feront que s’accentuer jusqu’à l’apparition de Christ.
L’Eglise doit aller puiser à la source où Jésus s’est lui-même rendu, à l’heure de Gethsémané. Là, elle y trouvera la force de tenir jusqu’au bout : la prière !
A Gethsémané, le problème des disciples fut celui du sommeil :
« Et il vint vers les disciples, qu'il trouva endormis, et il dit à Pierre: Vous n'avez donc pu veiller une heure avec moi! » (Matthieu 26.40).
« Il revint, et les trouva encore endormis; car leurs yeux étaient appesantis » (Matthieu 26.43).
« Puis il alla vers ses disciples, et leur dit: Vous dormez maintenant, et vous vous reposez! Voici, l'heure est proche, et le Fils de l'homme est livré aux mains des pécheurs » (Matthieu 26.45).
Il me semble que le sommeil a gagné tout leur être. Leur esprit, en premier lieu. Les disciples semblent se trouver dans un « brouillard » complet. Le psalmiste priait en ces termes : « Donne à mes yeux la clarté, afin que je ne m’endorme pas du sommeil de la mort » (Psaume 13.4). Puis, leur âme a été gagné, elle aussi, par le sommeil. Les disciples étaient « endormis de tristesse ». Ce sommeil de l’âme est toujours la conséquence du sommeil de l’esprit. Que dire alors des conséquences sur leur corps ?
Le souci de Jésus, à l’heure de son retour, est celui du sommeil de son Eglise. C’est pourquoi il a déclaré : « Prenez garde à vous-mêmes, de crainte que vos cœurs ne s’appesantissent… » (Luc 21.34) ; et encore : « Craignez qu’il ne vous trouve endormis à son arrivée soudaine. Ce que je vous dis, je le dis à tous : Veillez ! » (Marc 13.36).
L’apôtre Paul a écrit : « Cela importe d'autant plus que vous savez en quel temps nous sommes: c'est l'heure de vous réveiller enfin du sommeil, car maintenant le salut est plus près de nous que lorsque nous avons cru » (Romains 13.11).
Il n’y a que celui qui dort qui ne sait pas qu’il dort ! Réfléchissez-y. Acceptez humblement, si c’est nécessaire, que le Seigneur emploie l’un des siens pour vous réveiller avec douceur… ou en vous frappant au côté. Qui sait ?
Paul BALLIERE

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