LA VIEILLE PORTE : MA MARCHE DANS LES ANCIENS SENTIERS

   

LA VIEILLE PORTE : MA MARCHE DANS LES ANCIENS SENTIERS

 

« Jojada, fils de Paséach, et Meschullam, fils de Besodia, réparèrent la vieille

porte. Ils la couvrirent, et en posèrent les battants, les verrous et les barres. »

(Néhémie 3.6)

 

          Elle est aussi appelée « porte du vieux mur » ou « porte de la vieille ville », peut-être parce qu’elle appartenait à la première muraille d’enceinte du temple de Salomon. Ses réparateurs se trouvaient devant un spectacle de désolation. La porte consumée par le feu, et la muraille en ruines témoignaient d’une gloire antique couchée là, sur la poussière de la cité rebelle et contredisante.

          N’en est-il pas ainsi aujourd’hui d’une grande fraction de l’Eglise de Jésus-Christ ? Les uns abandonnent la foi ; les autres, ne voulant plus rien savoir du sain enseignement, courent de doctrine en doctrine au gré de leurs convoitises ; leurs oreilles s’ouvrent tout grand aux paroles qui les chatouillent agréablement ; leur cœur boit avec avidité le nectar empoisonné des apostats, versé dans une coupe d’étourdissement. Ils extravaguent au son de leurs luths, et dansent autour de l’autel d’une Astarté moderne et enjôleuse.     

          Comme au temps de Néhémie, l’heure est à la réparation de la « vieille porte », à la reconstruction du « vieux mur », non à l’encensement de nouveautés. Plaçons-nous sur les chemins, regardons, enquérons-nous des anciens sentiers, recherchons la bonne voie. 

          L’Eglise d’aujourd’hui doit se construire selon le modèle de l’Eglise d’hier, la première, établie sur le fondement des apôtres et des prophètes. La « vieille porte » restaurée s’ouvrira alors sur les chemins de toujours ; nous marcherons sur la voie de la pérennité, nous suivrons la route du bien et du bonheur. C’est là qu’éclosent les fleurs de la tranquillité, et du délassement de notre être. Il n’y a pas d’autre évangile que celui qui a jailli du cœur et de la bouche de Jésus-Christ. Attachons-nous à la Parole de Dieu. Elle n’a pris aucune ride. Obéissons aux ordonnances divines. Elles sont notre sécurité.

          Jojada, dont le nom signifie « l’Eternel connaît », fut l’un des bâtisseurs de la « vieille porte ». « Le solide fondement posé par Dieu tient debout, ayant ce sceau : Le Seigneur connaît les siens » (2 Timothée 2.19). 

          Seigneur, parce que je sais que tu sais, j’entrerai par la « vieille porte », je me tiendrai là où se sont maintenus nos pères, et j’imiterai leur foi. 

 

Paul BALLIERE

 

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