DES COUPS SALVATEURS
« Mon fils, ne méprise pas la correction du Seigneur, et ne te décourage pas
quand tu es repris par lui ; car celui que le Seigneur aime, il le corrige, et
il châtie tout fils qu’il accueille. » (Hébreux 12.5-6)
Un voyageur qui ne comprenait pas l'allemand, se fit conduire par un guide de l’Oberland sur un sommet élevé des Alpes suisses. Une forte couche de neige fraîche était tombée les jours précédents, et au bout de quelques heures, l'étranger qui n’avait pas l’habitude de marcher ainsi dans la neige fut très fatigué, si fatigué qu’il se coucha au bord du sentier et voulut dormir. C'était le soir. Le guide, qui ne pouvait se faire comprendre dans sa langue, fit signe à son compagnon de se relever et de poursuivre la route, mais celui-ci ne voulut rien entendre. Alors le guide, à bout de ressource, lui asséna un vigoureux coup de poing. Le résultat ne se fit pas attendre. L’étranger se leva d’un bond pour rendre le coup. Mais le guide lui en donna un second, si bien que s’engagea une véritable passe de lutte. Au bout d’un moment, rempli de colère, et n’ayant plus envie de dormir, l'étranger se remit de lui-même en marche. Bientôt, sans mot dire, les deux hommes arrivèrent à une cabane où ils purent reprendre des forces, se réchauffer et dormir. Le lendemain, après être montés jusqu’au sommet tout proche, ils redescendirent sans encombre dans la vallée. Le guide, aidé d’un interprète, expliqua alors à son compagnon la raison de ses coups. Quand l'étranger comprit enfin que son guide lui avait sauvé la vie et qu’il ne serait certainement jamais redescendu de la montagne si celui-ci l’avait laissé s’endormir, il fut si touché et heureux que, pendant longtemps, il envoya, à chaque fête de Noël, un cadeau de reconnaissance à l’Oberlandais.
Ne regimbons pas contre la discipline du Seigneur, elle est notre salut. Les corrections que nous avons à endurer servent à notre éducation. Supportons-les donc avec une soumission remplie de gratitude ! Ne prouvent-elles pas que Dieu nous traite en « fils » ? Lorsqu’il nous frappe avec amour et sagesse, estimons-nous heureux. Comprenons qu’il désire nous réveiller, nous ranimer, nous sauver de la mort. Nos larmes versées dans les sillons de l’épreuve feront bientôt croître les épis de la patience ; et les coups portés par la verge du châtiment feront place au « fruit paisible de la justice ».
Paul BALLIERE
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Reilles Josué (vendredi, 28 novembre 2025 15:20)
Amen