« UNE COLONNE DANS LE TEMPLE DE MON DIEU »

 

« UNE COLONNE DANS LE TEMPLE DE MON DIEU »

 

 

« Celui qui vaincra, je ferai de lui une colonne dans le temple de mon Dieu, et il n'en sortira plus. » (Apocalypse 3.12)

 

Qu’évoquait cette promesse pour les habitants de Philadelphie ?

 

La ville de Philadelphie était construite près d’un volcan. Ses terres étaient très fertiles et particulièrement favorables à la culture de la vigne. Mais le volcanisme de la région, qui en avait assuré la fertilité, avait une contrepartie fâcheuse : la fréquence des tremblements de terre. Le séisme qui avait détruit Sardes fut aussi désastreux pour Philadelphie. La terreur qui s’était emparée des habitants persistait durant bien des années car, de temps en temps, il y avait une nouvelle secousse d’une amplitude plus ou moins grande. Vivant dans une crainte perpétuelle, un certain nombre de Philadelphiens s’étaient décidés à loger dans des huttes de fortune, en dehors de la ville. Lorsque la stabilité semblait rétablie, ils rentraient en ville, mais à la première secousse, ils en repartaient. Ce rythme d’allers-retours finit par faire partie de leur vie. La promesse du Christ : « Je ferai du vainqueur un pilier dans le Temple de mon Dieu et il n’en sortira plus jamais », devait les toucher tout particulièrement. Un pilier symbolise la stabilité ; ne plus devoir fuir par crainte des catastrophes répondait à une aspiration profonde de tout Philadelphien. 

Quand  « l’heure de l’épreuve », aussi inattendue et bouleversante que l’heure d’un grand séisme, viendra « sur le monde entier pour éprouver tous les habitants de la terre » (v.10), le Christ promet à celui qui lui appartient : « Je te garderai ». 

 

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