COMMENT DIEU FORME SES SERVITEURS

 

 

COMMENT DIEU FORME SES SERVITEURS

 

 

« Celui qui laboure pour semer laboure-t-il toujours?» (Esaïe 28.24). 

Lire : Esaïe 28. 23-29.  

 

« Laissez-le labourer, il a une récolte en vue », disait Samuel Rutherford. Une telle réaction face aux épreuves qui le frappaient dénote une compréhension exacte des disciplines divines et une attitude propre à en recueillir le bénéfice le plus grand. Les disciplines de la vie peuvent être douloureuses ; elles ne sont jamais vaines. « Il est vrai que tout châtiment semble d’abord un sujet de tristesse et non de joie ; mais il produit plus tard, pour ceux qui ont été ainsi exercés, un fruit paisible de justice » (Héb. 12.11). Si nous désirons le fruit, nous devons accueillir la discipline.  

Le passage biblique qui nous occupe figure dans l’une des plus grandes prophéties d’Esaïe. « Elle se distingue par un style d’une souplesse merveilleuse qui place son auteur au premier rang des prophètes hébreux. Analyse pénétrante de caractère, contrastes réalistes entre le péché et le jugement, répliques et épigrammes habiles, déluge de blâmes, avalanche de jugements — mais pour finir, un paisible courant d'arguments cachés dans une charmante parabole » (G. A. Smith). Cette « charmante parabole » nous décrit les méthodes utilisées par le fermier comme typiques de la façon d’agir de Dieu envers les nations et, partant, envers l’Eglise et chacun de ses membres.  

Esaïe met en lumière les attributs de Dieu qui lui permettent de frapper si juste en s’occupant des hommes. « Son Dieu lui enseigne la marche à suivre, il lui a donné ses instructions » (v. 26). « Admirable est son conseil, et grande est sa sagesse » (v. 29). Ce n’est pas à titre d'expérience qu’il agit, ni par caprice ou préjugé. Toutes ses actions sont dictées par sa suprême sagesse et exécutées dans l'amour le plus profond. Il fait preuve d’un discernement parfait, il choisit judicieusement. Les moyens dont il se sert sont toujours destinés à atteindre un but bien précis. S'ils sont acceptés comme il se doit, un fruit abondant est assuré.  

L'habileté du fermier, son bon sens en ce qui concerne le processus en trois temps de la culture — labourage, semailles, moisson — ne sont autres que le reflet de la compétence et de la sagesse du Dieu qui l’a instruit. Si l’agriculteur fait preuve d’autant de discernement et surveille aussi attentivement ses récoltes, Dieu s’y prendra-t-il moins judicieusement dans son œuvre bien plus délicate et qui consiste à produire du fruit dans nos vies ? Voilà ce qu’Esaïe tente de démontrer.

 

(à suivre : Les aspects de cette formation)

Oswald SANDERS 

 

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