DIVERSES THEORIES DE L’INSPIRATION DE LA BIBLE (1° partie)

 

DIVERSES THEORIES DE L’INSPIRATION DE LA BIBLE

(1° partie)

 

On peut concevoir quatre manières principales de considérer l’Ecriture Sainte : — Elle n’est qu’un remarquable livre humain sans inspiration divine. 

— Elle est partiellement inspirée de Dieu. 

— Elle est uniquement divine, sans aucun apport humain. 

— Elle est à la fois divine et humaine, Dieu ayant pleinement inspiré les auteurs sacrés qui parlaient en son nom. 

 

Examinons ici les trois premières de ces conceptions.  

 

1. La Bible n’est qu’un remarquable livre humain, sans inspiration divine.

 

Si des artistes de génie, écrivains, poètes, musiciens, ont créé des chefs-d’œuvre inégalés, de même des génies religieux ont pu produire l’Ecriture. Ils auraient eu les intuitions exceptionnelles des grands visionnaires, et leurs écrits se situeraient sur le même plan que  

l’Odyssée d’'Homère  

le Coran de Mahomet  

la Divine Comédie de Dante  

les tragédies de Shakespeare  

les livres sacrés des Hindous.  

La Bible est peut-être le plus grand de tous ces ouvrages, un document unique de l'Antiquité, le livre le plus universel de l’humanité. Mais elle est faillible comme toute œuvre humaine, et n’est pas le produit direct d’une intervention divine.  Cette théorie de « l’inspiration naturelle » nie en réalité la véritable inspiration. Exaltant l’auteur humain à l'exclusion du divin, elle est l'expression de l’incrédulité. Il est évident que son argumentation est insoutenable en face des faits suivants :   

La figure radieuse du. Christ surpasse par sa pureté, son amour, sa justice, sa perfection, tout ce qui peut se trouver dans la littérature universelle. Où donc les auteurs des Evangiles auraient-ils pris un tel modèle, qui n’existe nulle part ici-bas ? Rousseau lui-même déclare à ce propos : « Ce n’est pas ainsi qu’on invente ! » Pour « créer » un tel personnage, les auteurs auraient dû lui être supérieurs, car l’artiste est toujours plus grand que son œuvre. Or les disciples se savent, et se montrent, bien loin d’une telle perfection.    

D'autre part, si les auteurs sacrés avaient pu concevoir seuls les pages sublimes des Ecritures, ils auraient été capables d’en écrire d’autres. Or, comment se fait-il que, livrés à eux-mêmes, en dehors des livres canoniques, ils n’aient exactement rien produit d’analogue ?    

Il existe maintes autres manifestations du caractère divin de l'Ecriture, que nous présenterons plus loin; toutes seraient incompréhensibles sans une intervention surnaturelle. Pour n’en citer qu’une de plus en ce chapitre, comment les auteurs bibliques auraient-ils pu faire tant de prophéties détaillées, confirmées par l'histoire, s’ils n’avaient reçu une révélation d’En-Haut ?    

Si l’Écriture n’était qu’une émanation du cerveau humain, tellement sujet à caution, elle manquerait totalement son but, qui est de nous donner une connaissance sûre de la vérité.

 

(à suivre : La Bible n’est que partiellement inspirée de Dieu)

 

René PACHE  

 

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Commentaires: 2
  • #1

    Cathie (dimanche, 21 décembre 2025 07:51)

    Quand je n'étais pas converti je lisais parfois les Évangiles, à un moment je ne pouvais plus douter de la divinité de Jésus ce qu'il y dit est impressionnant rien que cette seule phrase : Ce n'est pas ce qui entre dans le cœur qui souille l'homme mais ce qui vient de son cœur... Je n'ai jamais entendu quelqu'un dire cela et jamais à moi-même une telle révélation n'était venue à ma pensée !

  • #2

    Cathie (dimanche, 21 décembre 2025 08:00)

    J'ai fait une faute "Ce n'est pas ce qui entre dans sa bouche..."
    Matthieu 15v11