LE CIEL
Comment le ciel est-il dépeint ?
(4° partie)
4. Le tabernacle de Dieu avec les hommes, Apoc. 21.3.
Dans l'Ancien Testament, Dieu avait dressé le tabernacle pour faire résider sa présence au milieu de son peuple. Il avait expressément chargé Moïse de le construire « d’après le modèle » qui lui était montré sur la montagne du Sinaï, Ex. 25.8 ; 26. 30. L'Epître aux Hébreux ajoute que le tabernacle avec son culte était « l'image et l'ombre des choses célestes ». Dans le ciel se trouve donc « le véritable tabernacle… plus grand et plus parfait, qui n’est pas construit de main d'homme », Hébr. 8.2, 5 ; 9.11-12. Il est la demeure même de Dieu. Le tabernacle terrestre devait être purifié du péché ambiant par le sang des sacrifices. Le sanctuaire céleste, souillé par la révolte des créatures, a dû l'être par le sacrifice infiniment meilleur de Christ, Hébr. 9. 23-24. Aussitôt après la croix Jésus est entré, avec son propre sang, « une fois pour toutes dans le lieu très saint, dans le ciel même, devant la face de Dieu ». (Il ne l'a pas fait en 1844 en « revenant purifier le sanctuaire », comme le prétendent les Adventistes !) Là, notre souverain sacrificateur comparaît et plaide maintenant pour nous. Image de sa chair immolée au Calvaire, le voile qui barrait l'accès du lieu très saint (le ciel) a été déchiré, Hébr. 10. 20-22 ; Mat. 27. 51. Par la foi, nous pouvons ainsi nous approcher du trône même de Dieu, en attendant que Jésus vienne nous prendre pour nous introduire définitivement dans la demeure du grand Roi, Hébr. 4. 14-16; 9. 28.
Le Seigneur lui-même fait allusion aux « tabernacles éternels » et à ceux qui nous y accueilleront avec lui, Luc 16.9. Habiter au milieu des hommes et les admettre pour toujours dans son intimité, voilà quel a été dès le début le désir du Seigneur. Après les échecs répétés du paradis terrestre et du premier tabernacle, « la Parole — Jésus — a été faite chair, et elle a habité (littéralement « tabernaclé ») parmi nous, pleine de grâce et de vérité», Jean 1. 14. Christ a voulu être Emmanuel, Dieu avec nous, pour pouvoir mettre en nous par l'Esprit la présence divine. Le corps du croyant devient son temple, et l'Eglise elle-même est « une habitation de Dieu en Esprit », 1 Cor. 6. 19; Eph. 2. 22.
Sur toute la ligne, le plan de Dieu se réalisera merveilleusement. Fzéchiel entrevoit quelle sera la bénédiction essentielle du millénium, qui se prolongera ensuite d’une façon totale et éternelle dans le ciel: « Je placerai mon sanctuaire au milieu d'eux pour toujours. Ma demeure sera parmi eux. Je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple », 37. 26-27. Et Jean s'écrie enfin: « Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes ! Il habitera avec eux et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux », Apoc. 21. 3. Le croyant a déjà un avant-goût du ciel, puisque le Seigneur demeure en lui, Jean 14.23. Mais que sera-ce lorsque l’ardent désir du psalmiste sera réalisé pour l'éternité :
« Oui, le bonheur et la grâce m'accompagneront tous les jours de ma vie, et j’habiterai dans la maison de l'Eternel jusqu’à la fin de mes jours !... Que tes demeures sont aimables, Eternel des armées !… Mon roi et mon Dieu! Heureux ceux qui habitent ta maison ! » Ps. 23.6; 84.2-11.
Dans le tabernacle terrestre, seuls les sacrificateurs étaient admis au service de Dieu. Dans le tabernacle céleste — comme déjà dans l'Eglise ici-bas — tous les croyants font partie du sacerdoce. Nous avons tous été faits rois et sacrificateurs, Apoc. 1.6, ou, comme le dit Pierre : membres d’un sacerdoce royal, 1 Pi. 2. 5, 9. Jésus déclare en outre dans l’Apocalypse : « Celui qui vaincra, je ferai de lui une colonne dans le temple de mon Dieu, et il n’en sortira plus », 3. 12. Si le Seigneur lui-même est le temple de la cité céleste, Apoc. 21. 22, cela veut dire que nous serons tous en sa présence et en lui pour jamais.
(à suivre : La patrie céleste)
René PACHE

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