LE DESIR D’OBSERVER LA LOI DE DIEU
Bien que la loi, en tant qu'alliance, cesse de placer ses exigences sur ceux qui sont en Jésus-Christ, elle demeure cependant, en tant que règle de conduite, très utile pour les croyants, même dans leur meilleur état de sainteté. Même sous ce jour, la loi ne peut pas perdre son autorité ni son utilité parce qu’elle est la règle d’obéissance qu’un Dieu saint exige et à laquelle doit obéir l'homme puisqu'il est créé à son image. Avancer que la loi cesse d’être une règle d'obéissance pour les croyants revient à dire que la relation qui unit le souverain suprême à ses créatures dépendantes n'existe plus. Cela nierait la réalité de notre assujettissement au gouvernement moral de Dieu. Pour le vrai chrétien, ses commandements ne sont pas un fardeau à porter.
Un tel homme prend plaisir dans la loi « selon l’homme intérieur » (Romains 7:22). Elle est pour lui un ami et un guide qui lui montre comment manifester sa gratitude à Dieu pour toutes ses faveurs. Dans la régénération, il a reçu une nouvelle disposition de la part de celui qui a accompli la loi pour lui, et cela lui donne un désir constant et sincère d’obéir. Cette obéissance s’ accomplit « dans un Esprit nouveau, et non selon la lettre qui a vieilli» (Romains 7:6).
Si les émules des pharisiens d'antan soulèvent l’objection : « Annulons-nous donc la loi par la foi ? », nous répondons : « Loin de là ! Au contraire, nous confirmons la loi » (Romains 3:31 ). Nous le faisons par la doctrine et par le principe de la foi. Par la doctrine de la foi car nous enseignons qu'il n'y a de salut pour personne sans une satisfaction parfaite des exigences justes de la loi. Cela est impossible pour une créature déchue et affaiblie, mais Christ, le Garant l'a fait. Son obéissance est placée au compte du pécheur qui croit et elle le revêt d'une justice parfaite. Ainsi, loin d'être annulée, la loi est honorée et exaltée au plus haut point. L'obéissance du Rédempteur à ses préceptes et ses souffrances sur la croix en châtiment de la transgression honorent bien plus la loi que même l’obéissance d'une race humaine innocente et les souffrances endurées par les damnés en enfer pour l'éternité.
Le principe de la foi établit aussi la loi. De même que la foi purifie le cœur d’une mauvaise conscience par l'application du sang expiatoire de Christ, elle œuvre aussi par amour, c'est-à-dire un amour pour Dieu, pour son peuple et sa cause. Cet amour se conforme, tout au moins dans une certaine mesure, à la loi en tant que règle de justice. C'est pourquoi il est dit que les croyants reçoivent l'héritage des sanctifiés par la foi en Jésus (Actes 26:18). Quiconque donc affirme croire en Christ, aimer son nom et jouir d'une communion avec lui sans pourtant se soucier de ses commandements, « est un menteur, et la vérité n'est point en lui » (1 Jean 2 :4). Le Seigneur Jésus déclare : « Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole » (Jean 14:23). Le contraire est vrai aussi : « Celui qui ne m'aime pas ne garde point mes paroles » (v.24). Un amour qui ne produit pas l'obéissance n'est pas amour: Une obéissance qui ne jaillit pas de l'amour n'est pas digne d'être qualifiée d'obéissance. Affirmer aimer Christ sans lui obéir n'est qu'hypocrisie éhontée. Une obéissance dénuée d'amour est un esclavage.
Abraham BOOTH

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