L'INSPIRATION DU NOUVEAU TESTAMENT
(2° partie)
2. Jésus promet l’inspiration divine aux auteurs du Nouveau Testament.
Nous avons déjà vu que les révélations de Dieu aux prophètes auraient été perdues, si elles ne nous avaient été transmises dans un livre inspiré. On peut en dire autant de l’enseignement du Christ, d'autant plus que celui-ci ne nous a laissé aucun document écrit de sa main. Il n’a cependant pas manqué, en quittant ses apôtres, de leur promettre toute l’aide surnaturelle dont ils auraient besoin pour la rédaction du Nouveau Testament. Dans les célèbres passages de Jn. 14.26 ; 15.26-27 et 16. 12-15, le Seigneur en précise les différentes phases :
les Evangiles : « L'Esprit Saint... vous rappellera tout ce que je vous ai dit ;
les Actes : Il rendra témoignage de moi ; et vous aussi vous rendrez témoignage (cf. Act. 1.8) ;
les Epîtres : L'Esprit de vérité… vous conduira dans toute la vérité ; car il ne parlera pas de lui-même... Il me glorifiera, parce qu’il prendra de ce qui est à moi, et vous l’annoncera… Il vous enseignera toutes choses ;
l’Apocalypse : Il vous annoncera les choses à venir ».
Il est évident que seul l'Esprit Saint pouvait aider les quatre évangélistes dans leur tâche écrasante : raconter l'essentiel de la vie du Christ, reproduire exactement ses paroles, choisir les événements les plus importants pour la connaissance des siècles à venir, laisser de côté de nombreux détails (Jn. 20.30; 21.25), raconter des faits demeurés sans témoins (comme la tentation dans le désert). D'autre part, les quatre récits devaient concorder tout en se complétant, Matthieu présentant le Messie-Roi, Marc le Serviteur de l’Eternel, Luc le Fils de l'Homme, Jean la Parole et le Fils de Dieu.
Quant au reste du Nouveau Testament, il est évident que les apôtres n’auraient jamais pu d'eux-mêmes prêcher la sagesse de Dieu, mystérieuse et cachée (1 Cor. 2. 7), dévoiler le mystère de Christ ignoré même des anges (Eph. 3. 3-11), exalter l'excellence de la Nouvelle Alliance (Hébr. 5.11 ; 8.6), ni révéler les choses futures
et éternelles (Apocalypse).
Citons enfin les promesses suivantes, qui, sans viser premièrement la rédaction de l’Ecriture, peuvent aussi lui être appliquées :
« Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. Recevez le Saint-Esprit. » (Jn. 20. 21-22).
« Vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit… et vous serez mes témoins» (Act. 1.8). Ce témoignage devait évidemment être apporté, non seulement par la parole, mais aussi par la plume !
« Celui qui vous écoute, m’écoute… » (Luc 10. 16).
«… ce que vous aurez à dire vous sera donné à l’heure même ; car ce n'est pas vous qui parlerez, c’est l'Esprit de votre Père qui parlera en vous » (Mat. 10. 19-20).
« Je vous donnerai une bouche et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront résister ou contredire » (Luc 21.15).
Ces deux derniers textes parlent du témoignage des disciples comparaissant devant les chefs de ce monde hostile. Si dans de telles circonstances le secours de l'Esprit leur est assuré, ne le sera-t-il pas à plus forte raison lorsqu'ils apporteront à toute l'humanité perdue le message du salut éternel ?
(à suivre : L’inspiration de l’apôtre Paul)
René PACHE

Écrire commentaire