LE CIEL
Comment le ciel est-il dépeint ?
(6° partie)
6. La montagne de Sion.
L’épître aux Hébreux compare deux montagnes, celle de Sinaï et celle de Sion. Le Sinaï révélait le Dieu terrible de la loi, environné de la nuée et de la tempête du jugement. Le peuple et Moïse même étaient épouvantés, et les bêtes qui touchaient la montagne devaient être lapidées. « Mais vous, ajoute le texte, vous vous êtes approchés de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant, de la Jérusalem céleste, des myriades qui forment le chœur des anges, de l'assemblée des premiers-nés inscrits dans les cieux, du juge qui est le Dieu de tous, des esprits des justes parvenus à la perfection, de Jésus qui est le médiateur de la nouvelle alliance, et du sang de l’aspersion qui parle mieux que celui d’Abel » (Hébr. 12. 18-24). Voilà le miracle produit en notre faveur par le sang de la croix : nous nous approchons maintenant de la montagne de la grâce, sans plus trembler devant le Juge que nous avions irrité; là, nous entrons dans la communion des myriades d'anges et de l’assemblée de tous les rachetés du Seigneur qui sont les «premiers-nés» ou les «prémices» de l'humanité (Apoc. 14. 1, 4 ; Jac. 1.18); là, nous rejoignons les esprits des justes parvenus à la perfection, devenus nous-mêmes parfaits comme eux.
Chacun de nous comparaîtra bientôt devant le Seigneur. Ne voulons-nous pas tous choisir de rencontrer sur la montagne de Sion le Dieu de la grâce, plutôt que Celui du jugement au Sinaï ?
(à suivre : Le ciel, ou les cieux)
René PACHE

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