POURQUOI « PARLER CONTRE LE SAINT-ESPRIT » EST-IL PLUS GRAVE QUE « PARLER CONTRE LE FILS DE L’HOMME » ?

 

 

POURQUOI « PARLER CONTRE LE SAINT-ESPRIT » EST-IL

PLUS GRAVE QUE « PARLER CONTRE LE FILS DE L’HOMME » ?

 

« Quiconque parlera contre le Fils de l'homme, il lui sera pardonné; mais quiconque parlera contre le Saint Esprit, il ne lui sera pardonné ni dans ce siècle ni dans le siècle à venir. » (Matthieu 12.32)

 

Il faut, pour comprendre cette distinction, la rapprocher des passages où il est dit que le Fils de l’homme vient de façon cachée ; il est possible, en effet, à cause même du secret dont est entourée sa venue, que beaucoup la méconnaissent. C’est là ce que Jésus montrera, par exemple, dans la parabole du Semeur, et c’est là ce qui arrivera aux Juifs : « Vous avez renié le Saint et le Juste, et vous avez demandé qu'on vous accordât la grâce d'un meurtrier. Vous avez fait mourir le Prince de la vie, que Dieu a ressuscité des morts; nous en sommes témoins. C'est par la foi en son nom que son nom a raffermi celui que vous voyez et connaissez; c'est la foi en lui qui a donné à cet homme cette entière guérison, en présence de vous tous. Et maintenant, frères, je sais que vous avez agi par ignorance, ainsi que vos chefs. Mais Dieu a accompli de la sorte ce qu'il avait annoncé d'avance par la bouche de tous ses prophètes, que son Christ devait souffrir. Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés… » (Actes 3.14-19). La porte reste ouverte à la repentance et au pardon, et le Saint-Esprit peut convaincre de péché et amener à la foi et au salut ceux qui ont blasphémé contre le Fils de l’homme. Mais si, dans la pleine lumière du Saint-Esprit, et lorsque l’occasion est donnée de reconnaître en Jésus le Christ de Dieu, on refuse la grâce ainsi offerte, alors il ne reste plus que « l’attente du jugement »… Tel est le risque encouru par ceux qui traitent Jésus de suppôt de Satan lorsqu’il manifeste la puissance de l’Esprit de Dieu. Devant l’évidence de la guérison du démoniaque, au lieu d’y discerner la main de Dieu et d’accueillir « Celui qui vient au nom du Seigneur », ils cherchent une autre explication, ils contestent et ils excluent la possibilité d’une action de l’Esprit, ils rejettent donc le Royaume des cieux lorsqu’il vient et ils s’en excluent. De deux choses l’une, leur dit Jésus (v.33) : ou bien ce fruit que vous voyez (cette guérison) est bon et alors l’arbre qui le porte est bon, ou bien le fruit est mauvais et alors l’arbre est mauvais. Il faut choisir : ou Dieu ou Satan.

 

Hébert ROUX

 

 

Écrire commentaire

Commentaires: 0