MERCENAIRES OU VRAIS BERGERS ?

 

MERCENAIRES OU VRAIS BERGERS ?

 

Dans ses avertissements sur les temps de la fin, notamment après la publication de The Vision (1974), David Wilkerson répétait une conviction simple mais dérangeante :

« Dans les derniers jours, le plus grand besoin ne sera pas des prédicateurs puissants, mais des bergers. Pas des hommes avec un titre. Des hommes avec un cœur. Pas des voix qui font trembler les foules. Des épaules qui portent les brebis.

 

Car la fin des temps ne produira pas seulement de la persécution. Elle produira de la confusion, de l’instabilité, des doctrines nouvelles, des révélations spectaculaires, des ministères surgis de nulle part.

 

Et la vraie question ne sera pas : « Est-ce nouveau ? » Mais : « Est-ce pastoral ?” » Aiment-ils les âmes, ou aiment-ils leur influence ? Ont-ils porté une brebis blessée avant de corriger l’Église entière ? Ont-ils veillé des nuits entières pour une famille en détresse ? Ont-ils pleuré sur une génération perdue ?

 

Dans l’Évangile selon Jean, chapitre 10, Jésus tranche sans nuance : « Le bon berger donne sa vie pour ses brebis. Le mercenaire, lui, voit venir le danger et s’enfuit. »

 

Le test des derniers temps ne sera pas doctrinal seulement. Il sera pastoral.

 

Un mercenaire peut prêcher droit. Un mercenaire peut prophétiser. Un mercenaire peut avoir du succès et même des miracles. Mais il ne restera pas quand le prix à payer sera réel.

 

Aujourd’hui, partout en France, dans la francophonie, dans le monde, des voix s’élèvent. Certaines sincères, certaines troublantes, certaines dangereuses.

 

Mais la question demeure : Qui héberge les âmes ? Héberger, c’est plus que prêcher. C’est absorber les chocs. C’est protéger du loup. C’est nourrir sans manipuler. C’est aimer sans exploiter, sans faire payer.

 

On peut avoir une révélation, et ne pas avoir d’amour. On peut dénoncer Babylone, et ne jamais avoir porté une brebis. On peut parler des jugements de Dieu, et ne pas refléter le cœur du Père.

 

La fin des temps révélera les faux prophètes, oui. Mais elle révélera surtout les faux bergers. Et peut-être que le plus grand réveil dont nous avons besoin n’est pas un réveil de puissance, mais un réveil de paternité spirituelle.

 

Dieu ne cherche pas des influenceurs spirituels. Il cherche des gardiens d’âmes.

 

La question pour chacun de nous n’est pas :

« Suis-je écouté ? », mais : « Suis-je prêt à donner ma vie pour ceux que Dieu me confie ? »

 

David Wilkerson

(transmis par Chantal G.)

 

 

 

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