ILS PARTAGERENT LA BONNE NOUVELLE AVEC LES AUTRES

  

ILS PARTAGERENT LA BONNE NOUVELLE AVEC LES AUTRES

(Matthieu 28.16-20)

 

 

Certains théologiens assimilent cette « rencontre sur la montagne» en Galilée avec l'apparition du Seigneur à « plus de cinq cents frères à la fois » (1 Cor.15.6). Le fait que certaines personnes présentes doutaient de sa résurrection suggère que les onze apôtres n'étaient pas les seuls présents, car ceux-ci étaient maintenant des croyants convaincus. Toutefois, l’ascension du Seigneur n’eut lieu que plus tard, après qu’il eut achevé son ministère auprès des disciples à Jérusalem (Luc 24.44-53).  

Le commandement de Matthieu 28.18-20 est souvent mis en exergue, mais il n’est pas plus important qu’un autre dans les Évangiles, ce n’est pas non plus la dernière parole de Jésus avant son retour au ciel. Toutefois, cette déclaration s’applique à nous, croyants, nous devrions donc comprendre ce qu’elle implique.  

 

Une autorité (28.18). 

Dans ce verset, le mot pouvoir signifie « autorité », le droit d’utiliser la puissance. L'Évangile selon Matthieu tout entier met l’accent sur l'autorité de Jésus-Christ. Il avait de l’autorité dans son enseignement (7.29). Il exerça son autorité par des guérisons (8.1-13) et même en pardonnant les péchés (9.6). Il avait de l’autorité sur Satan, et il délégua cette autorité à ses apôtres (10.1). À la fin de son Évangile, Matthieu indique clairement que Jésus a toute autorité.    

Puisque Jésus-Christ dispose des pleins pouvoirs aujourd’hui, nous pouvons lui obéir sans crainte. Où qu’il nous mène, quelles que soient les circonstances auxquelles nous sommes confrontés. il est le Maître. Par sa mort et sa résurrection, Jésus a vaincu tous ses ennemis et s’est acquis tous les pouvoirs.    

Le christianisme est une foi missionnaire. La nature même de Dieu l’exige, car Dieu est amour et Dieu ne veut qu’aucun ne périsse (2 Pi.3.9). La mort du Seigneur sur la croix s’adresse au monde entier. Si nous sommes les enfants de Dieu et si nous partageons sa nature, alors nous voudrons partager la Bonne Nouvelle au monde perdu.    

Quand nous lisons le livre des Actes, nous voyons que l’Église primitive agissait sur la base de l’autorité souveraine du Seigneur. Les chrétiens agissaient en son nom. lis dépendaient de sa puissance et de sa direction. Ils ne confrontaient pas le monde en comptant sur leur propre autorité, mais en s'appuyant sur l'autorité de Jésus-Christ.    

 

Une activité (28.19-20a). 

Le verbe traduit par « aller » n’est pas à l'impératif mais au participe présent (allant). Le seul commandement dans ce verset est « faites des disciples » (« enseigner à tous les peuples »). Jésus a dit: « En route, faites des disciples de toutes les nations ». Où que nous soyons, nous devrions être des témoins pour Jésus-Christ et chercher à gagner des personnes à lui  (Actes 11.19-21).    

Le terme « disciple » était le nom le plus apprécié des premiers chrétiens. Être un disciple comprend beaucoup plus de responsabilités qu'être un simple converti ou un membre d'église. Un apprenti pourrait être un terme équivalant. Un disciple se liait avec un enseignant, s’identifiait à lui, apprenait de lui et vivait avec lui. Il apprenait, non seulement en écoutant, mais en travaillant. Le Seigneur appela douze disciples et leur enseigna de façon qu’ils soient capables d’enseigner à leur tour (Marc 3.13ss).    

Un disciple donc, est celui qui a cru en Jésus-Christ et a exprimé sa foi en se faisant baptiser. Il reste ensuite en communion avec les croyants pour être instruit dans les vérités de la foi (Actes 2.41-47). Il est alors apte à aller gagner d’autres âmes pour le Seigneur et à les enseigner. C’est là le modèle de l’Église du Nouveau Testament (2 Tim.2.1-2).    

Nous nous sommes écartés à bien des égards de ce modèle. Dans la plupart des églises, l’assemblée paie un pasteur pour qu’il prêche, qu’il gagne les perdus et fasse grandir les sauvés — pendant que les membres d’église agissent comme des spectateurs (plus ou moins enthousiastes). Les « convertis » sont gagnés, baptisés, félicités, salués, puis ils s’ajoutent au rang des spectateurs. Nos églises grandiraient beaucoup plus vite et les membres seraient beaucoup plus forts et heureux si chacun était le disciple de l’autre. La seule façon pour une église  « d’être féconde et de multiplier » (plutôt que de grandir par « addition ») est un programme systématique de formation de disciples. La responsabilité en incombe à chaque croyant et pas seulement à un petit groupe qui a été « appelé pour aller ». Jésus avait ouvert l'intelligence de ses disciples pour qu’ils comprennent les Écritures (Luc 24.44-45). Ils savaient ce que Jésus voulait qu'ils enseignent à ceux qui se convertiraient. Il ne suffit pas de gagner des personnes au Sauveur, nous devons aussi leur enseigner la Parole de Dieu. Ceci fait aussi partie du dernier commandement de Jésus.    

 

Une capacité (28.20b). 

Jésus n’est pas seulement  « au milieu d'eux » quand les siens se rassemblent  (Matt. 18.20), mais il est aussi présent avec eux quand ils se dispersent dans le monde pour témoigner. S’il était resté sur la terre, Jésus n’aurait pas pu faire cette promesse. Mais quand l'Esprit vint, Jésus put accompagner tous ses disciples où qu’ils soient.    

Un pasteur parlait d’une expérience dans sa vie qui touche cette vérité. Au début de sa vie chrétienne, il allait rendre visite une fois par semaine à plusieurs dames âgées pour leur lire la Bible. Quand il arriva à la fin de l'Évangile selon Matthieu, il lut: « Je suis moi-même avec vous chaque jour, jusqu’à la fin du monde ».   « N'est-ce pas une magnifique promesse ? » ajouta-t-il. Une des femmes répondit rapidement : « Jeune homme, ce n’est pas une promesse, c’est un fait! »      

Il n’y a aucune condition à remplir, ni même à croire, car Jésus-Christ est avec nous. Paul en découvrit la vérité quand il essaya d’établir une église dans la ville   troublée de Corinthe. Obéissant à ce commandement, Paul arriva dans la ville (Actes 18.1), il gagna des personnes à Christ, les baptisa (v. 8) et il leur enseigna la Parole (v. 11). Quand la situation fut critique, Paul reçut la visite du Seigneur: « Tu n’as rien à craindre, car je suis avec toi » (Actes 18.9-10).      

Les mots « jusqu’à la fin du monde » indiquent que le Seigneur a un plan, il est le Seigneur de l’histoire. En suivant sa direction et en obéissant à sa Parole, les   églises accomplissent ses desseins dans le monde. Et, un jour, l’histoire atteindra son apogée; mais entre-temps, nous devons tous être fidèles et dévoués à notre Roi.

 

Warren W. WIERSBE           

 

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