BAPTISE DANS LE SAINT-ESPRIT
Ayant reçu une lettre à propos du baptême dans le Saint-Esprit, Donald Gee écrivit la réponse suivante:
Cher ami,
Vous avez toute mon attention lorsque vous me dites que vous avez récemment entendu le témoignage de S. J. et qu’il affirme maintenant avoir reçu le baptême dans le Saint-Esprit. Vous dites qu’il n’y a pas le moindre doute concernant le fait qu'il a profondément changé, en tant que chrétien, depuis la dernière fois que vous l'avez rencontré, il y a deux ans de cela. Il est maintenant rempli d'amour, de zèle et d'enthousiasme pour Dieu, pour les âmes, pour les moments de prière et la communion fraternelle, et pour la Bible. C’est au point qu’il semble avoir été « changé en un autre homme » (1 Samuel 10.6).
Je ne suis pas du tout surpris que vous admettiez que tout cela vous donne faim d’une bénédiction semblable. Je ne suis pas plus surpris de l’hésitation que vous avez à la pensée de vous engager sur un sentier qui ressemble si peu à ce à quoi vous avez été habitué dans votre expérience passée. Je peux comprendre les sentiments mitigés que vous avez après avoir accompagné pour la première fois votre ami à une réunion pentecôtiste.
Vous vous êtes senti attiré vers la vie et la liberté qui régnaient dans cet endroit, la chaleur des chants, la ferveur des prières, et particulièrement la prédication de la Parole. Tout cela se combinait pour rendre la Bible si magnifiquement moderne. Cependant, vous avez trouvé le bruit passablement éprouvant, en particulier au moment de la prière. Tout cela était si différent de ce à quoi vous étiez habitué. En outre, vous n'avez pas réussi à comprendre ce qui se passait lorsqu'une certaine femme a parlé en langues, bien que vous admettiez que l'interprétation donnée par le pasteur vous a paru très utile et semblable à un message venant directement de Dieu et destiné à votre âme.
Vous me demandez de vous fournir des bases scripturaires pour tout cela. J'aime beaucoup la sincérité avec laquelle vous vous exprimez, dans la mesure où elle passe le test de la Parole de Dieu, et que vous soyez prêt à suivre toute lumière supérieure que Dieu puisse vous offrir, même si c’est au prix du renoncement à des idées préconçues ou des amitiés que vous aviez auparavant.
La lumière dont nous avons besoin, nous pouvons la trouver dans Luc. Lisez Luc 3.16 et vous y recevrez l’assurance du fait que lorsque nous parlons du « baptême dans le Saint-Esprit », nous utilisons bien un terme scripturaire qui décrit une expérience véritablement biblique. Vous y trouverez une prophétie de Jean-Baptiste concernant le ministère futur de Jésus: « Lui vous baptisera d’Esprit Saint et de feu. » Cette phrase nous est également rapportée par les autres évangélistes (Matthieu 3.11; Marc 1.8; Jean 1.33). Je n’ai pas besoin de vous rappeler que notre merveilleux Sauveur n’a pas accompli cette prophétie lors de son ministère terrestre. Le premier grand accomplissement de cette prophétie a eu lieu le jour de la Pentecôte, après son ascension vers le Père (Actes 2.33). A partir de ce jour, nous le trouvons exerçant continuellement cette glorieuse prérogative (Actes 4.31; 8.17; 9.17; 10.44; 19.6).
Pierre a établi un lien entre l’expérience faite par les Gentils dans la maison de Corneille et cette prophétie donnée des années auparavant par Jean-Baptiste (Actes 11.16-17). La grande charte du droit d’aînesse de l’Eglise, que nous trouvons en Actes 2.39, garde toute sa valeur: « Car la promesse est pour vous, pour vos enfants, et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand que le Seigneur notre Dieu les appellera. »
Vous me demandez en particulier ce que nous devrions attendre, quand nous recevons le baptême de l'Esprit. Il est évident que votre question s’articule principalement autour de certaines manifestations extérieures dont vous avez pu entendre parler ou que vous avez pu entendre.
Revenant à Luc 3, replaçons-nous parmi la foule qui a entendu l'expression: « il vous baptisera d’Esprit Saint et de feu », et essayons de saisir l’impression que de telles paroles ont pu leur donner du genre d’expérience dont il s’agissait. Jean- Baptiste n’était pas l’un de ces prédicateurs qui laissent les gens dans l'incertitude quant à ce qu’ils ont voulu dire. Il leur parlait d’une expérience future, mais il a lié cette dernière, à l’aide d’un mot puissant, à un acte qui leur était familier et qu’ils avaient constamment devant les yeux: le fait de baptiser.
L'un des éléments de l'expérience à venir la ferait ressembler au baptême d’eau. Le fait que Jean a baptisé par immersion ne constitue pas un point à débattre; par conséquent, la première idée que ces gens ont dû avoir, c’est celle d’une immersion complète dans l’Esprit de Dieu. Ce qui indique que l’être entier de la personne allait faire l’objet d’une expérience envahissante. Le baptême par immersion était et est toujours une expérience absolument réelle. La personne qui le reçoit en est consciente, celle qui y assiste en a la preuve tangible. Il est bien évident que l’autre baptême, qui lui est supérieur, était également une expérience absolument réelle, dont le destinataire serait suprêmement conscient, et dont l’observateur aurait la preuve tangible.
L'expérience du baptême dans le Saint-Esprit faite le jour de la Pentecôte était si puissante que les cent vingt ont même paru être ivres aux yeux de la foule qui s’était rassemblée (Actes 2.13). Le jour de la Pentecôte et par la suite, le parler en langues et la prophétie ont apporté des preuves convaincantes que les disciples avaient reçu une nouvelle puissance (Actes 2.4, 17; 10.46; 19.6). Simon a certainement vu quelque chose de très réel à Samarie (Actes 8.18), bien qu’il soit demeuré lui-même à l'extérieur de cette bénédiction.
La réception du baptême dans le Saint-Esprit, à l’époque du Nouveau Testament, était donc une expérience réelle et vivante. Cette expérience était sensiblement distincte de celle de la nouvelle naissance, qui avait lieu bien souvent sans manifestations extérieures immédiates. Lorsqu'une personne recevait le baptême dans le Saint-Esprit, par contre, elle vivait une expérience spirituelle et même physique dont elle avait pleinement conscience.
Pourquoi devrait-il d’ailleurs en aller autrement? N’est-il pas étrangement illogique et anti-scripturaire de s'attendre à quelque chose d’autre ? Considérez ce qui se passe, en réalité. Nous parlons volontiers d’une expérience, d’une bénédiction, et d’un don, mais la vérité dépasse de loin ces termes. C’est Dieu en personne qui vient remplir le vase de terre. C’est l'infini qui enveloppe le fini. Comment s’étonner alors que l’enfant de Dieu soit spirituellement mais aussi physiquement envahi, quand cela arrive!
J’ai développé ce point car je veux calmer vos craintes en vous montrant que les manifestations physiques qui accompagnent la réception le baptême dans le Saint-Esprit sont parfaitement scripturaires, normales et logiques. J’espère également vous libérer de toute satisfaction qui viendrait d’une expérience dénuée de toute base scripturaire.
Il se peut que vous vous heurtiez au début à l’enseignement selon lequel la preuve scripturaire du baptême dans le Saint-Esprit est le parler en langues et qu’il convient de s’attendre à la manifestation de ce signe initial dans tous les cas. Je crois fermement que si l’on réfléchit à cela avec un esprit ouvert, devant le Seigneur, vous découvrirez, à l’aide des exemples qui sont rapportés dans le Nouveau Testament (Actes 2.4; 8.18; 10.44-47; 19.6) qu’il en est vraiment ainsi. Ce signe initial indique de manière indiscutable le choix que Dieu a fait d’une preuve simple, universelle et surnaturelle qui appose son sceau sur le baptême dans le Saint-Esprit.
Mon dernier conseil trouvera également son fondement dans les scènes que nous dépeint Luc 3. Quand les gens cherchaient les uns après les autres à être baptisés d’eau par Jean-Baptiste, ce dernier exigeait qu’ils s’y préparent et s’abandonnent à Dieu. Il en est de même avec le « grand baptême ». Vous êtes un croyant, mais je vous exhorte, plus que jamais, à vous saisir de la purification parfaite de tout péché que nous apporte le sang de Jésus. Si le Seigneur vous montre une chose qui doit être abandonnée ou mise en règle, et qui est une question d’obéissance à sa volonté, alors faites-le de suite. Ne vous montrez surtout pas superficiel dans ce domaine, mais obéissez parfaitement à la voix de Dieu.
Quand vous demanderez au Seigneur Jésus de vous baptiser dans le Saint-Esprit, abandonnez-vous entre ses mains. Laissez-le faire! Quand les gens étaient plongés dans les eaux du Jourdain par Jean-Baptiste, il fallait absolument qu'ils lui fassent confiance! Quand votre pasteur vous a plongé, de la même manière, vous avez accepté de vous abandonner entre ses mains. Il n’aurait pas pu vous baptiser d’une autre manière, même si vous l’aviez tous les deux désiré du plus profond de votre être.
Demandez à Jésus de vous baptiser dans le Saint-Esprit! Ne recherchez pas les manifestations, les dons ou les expériences; mais cherchez-le, lui! Vous le verrez venir à vous de la manière biblique. Il fera resplendir votre vie de sa présence et il rendra votre témoignage efficace par sa puissance.
Avant notre prochaine rencontre, j'espère apprendre que vous vous réjouissez d’avoir vous-même fait l’expérience du baptême dans le Saint-Esprit. Je crois que Dieu a remarqué votre désir de recevoir sa promesse, et je suis persuadé qu’il a, pour cette raison, inspiré cette question à ce moment particulier de votre vie.
Amicalement,
Donald Gee

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