C’EST VALABLE POUR VOUS
« Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ, pour le pardon de vos péchés; et vous recevrez le don du Saint Esprit. Car la promesse est pour vous, pour vos enfants, et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera. » (Actes 2.38-39)
Un matin, je me tenais dans un grand bureau d’expédition, quand j’ai remarqué un écriteau, sur la porte qui conduisait au bureau du directeur. Les lettres étaient particulièrement grosses et disaient: « Défense d’entrer. C’est valable pour vous.»
Nous avons médité sur la personne du Saint-Esprit. La grande question, c’est de savoir comment nous pouvons le recevoir dans notre cœur de manière à ce qu’il revête toute sa réalité dans notre expérience personnelle. Au seuil de ce privilège, il y a une invitation, écrite dans un langage particulièrement clair: « Venez. C’est valable pour vous. »
Pierre a exprimé toute l’essence de cette invitation devant une foule assoiffée, au jour de la Pentecôte. Il a fait ressortir trois étapes. La première, c’est la repentance, qui sous-entend le renoncement à tout péché connu, le changement total de notre attitude à son égard, et le fait de cesser de se rebeller contre Dieu, et de retourner à la maison auprès de notre Père céleste.
La seconde étape, c’est le baptême pour la rémission des péchés. Nous devons absolument passer par le baptême d’eau, si nous croyons au Seigneur Jésus-Christ comme étant notre Sauveur personnel. L’eau du baptême ne peut purifier l’âme, mais par le baptême, nous manifestons notre foi personnelle en quelque chose qui nous purifie de tout péché — à savoir, le sang précieux de Christ.
La troisième étape, c’est la promesse. Cette étape consiste à recevoir. Elle n’implique pas d’effort particulier. Le don a déjà été promis et il nous appartient donc déjà. Il nous suffit de le prendre de la main de Celui qui aime donner d’excellents dons à ses enfants. Nous connaissons sans doute des croyants qui ont suivi ce chemin ou nous entendons parfois des témoignages qui vont dans ce sens. Cependant, la raison pour laquelle il y a eu un véritable combat dans ce domaine réside dans le destinataire et non dans Celui qui donne. Pierre ne parle que de recevoir un don. Rien ne doit être plus simple et plus plaisant que cela.
Toutes les promesses de Dieu sont appropriées par le moyen de la foi, et Paul nous dit que « par la foi, nous recevons la promesse de l'Esprit» (Galates 3.14).
La foule qui a interrogé Pierre s'était rassemblée parce qu’elle avait entendu du bruit dans les rues de Jérusalem. Ce bruit n’était rien moins que le don du Saint-Esprit qui avait été répandu sur les disciples qui priaient et attendaient la promesse du Père. Le phénomène qui s’était produit était tel que lorsqu'il s’est adressé à eux, Pierre leur a dit, à propos du Saint-Esprit: « Il [Dieu] l’a répandu, comme vous le voyez et l’entendez » (Actes 2.33). Il y avait donc vraisemblablement eu quelque chose à « voir » et à « entendre ». Quand Pierre a dit à la foule des curieux que cette même bénédiction de l'Esprit leur avait également été promise, ils ne pouvaient raisonnablement s’attendre à autre chose qu’à cette même expérience.
On objectera peut-être que la première venue de l'Esprit, au jour de la Pentecôte, a été unique. A certains égards, cela peut être correct. Il s’agissait de sa venue d’une manière nouvelle et pour introduire une ère nouvelle. C’est pourquoi, certains aspects du phénomène étaient exceptionnels. Nous n’entendons plus jamais parler d’un « souffle violent » ou de « langues qui semblaient de feu », lors des effusions suivantes de l'Esprit. Le fait même que les « autres langues » dans lesquelles ils ont commencé à s'exprimer étaient des langues bien connues ne semble pas s’être répété, même si le parler en langues l’a été, et à plusieurs reprises. Certaines manifestations du jour de la Pentecôte semblent donc bien avoir été uniques.
Mais il n’en est pas de même de l’ensemble des événements de ce jour ! Et ceci est important pour nous tous qui croyons que la réception du Saint-Esprit devrait être une expérience bien définie. Nous apprécions beaucoup la Pentecôte propre à la dispensation, mais nous désirons également une Pentecôte personnelle. La première reconnaît le privilège de la seconde, et n’en supprime nullement la nécessité, pas plus que la grande œuvre accomplie au Calvaire ne supprime la nécessité pour l'individu d’accepter le Sauveur.
Examinons maintenant le récit des effusions suivantes de l'Esprit. Quand ce dernier est descendu à Samarie, Simon le magicien a vu quelque chose arriver, lorsque Pierre et Jean ont prié pour les convertis (Actes 8.18). Quand l’Esprit est entré dans la maison de Corneille, sa manifestation a été si impressionnante que le sermon de Pierre a été couvert par d’autres langues, alors qu’il venait à peine de commencer à parler (Actes 10.44-46; 11.15). Et quand, des années plus tard, Paul a imposé les mains aux croyants d’Ephèse afin qu’eux aussi, reçoivent le Saint-Esprit, « ils se mirent à parler en langues et à prophétiser » (Actes 19.6). La réception du don était chose facile, mais dans chaque cas, la preuve initiale de cette réception était évidente pour tous et particulièrement concluante.
Ce témoignage des Saintes Ecritures, à l’unanimité frappante, suffit en lui-même, mais même si nous ne l’avions pas, nous devrions logiquement nous attendre à une expérience spirituelle aussi extraordinaire que celle qui consiste à être rempli de l'Esprit, pour produire des signes physiques aussi évidents. Il n’y a pas de difficulté raisonnable pour celui qui veut croire qu’une manifestation telle que le parler en langues va accompagner le don glorieux du Saint-Esprit. La logique humaine est embarrassée à l’idée qu’une personne puisse être remplie du Saint-Esprit sans en recevoir de preuve physique.
Le mot « baptême » est utilisé librement dans le Nouveau Testament quand il est parlé du don de l’Esprit. Les quatre évangiles promettent que Jésus baptisera dans le Saint-Esprit. Jésus lui-même s’est servi de ce terme peu de temps avant son ascension (Actes 1.5). Le verbe « baptiser » signifie littéralement « tremper », « plonger » ou « immerger ». Le concept est donc celui d’une chose irrésistible. Quand la promesse du Père a été accomplie, et que l'Esprit a été répandu sur les croyants, l’expérience que ces derniers ont faite a été véritablement et littéralement irrésistible.
Dès que nous comprenons de manière adéquate ce qu'a été la cause divine qui a rempli les hommes et les femmes du Saint-Esprit, nous n’éprouvons plus la moindre difficulté à en accepter les effets. « Ils furent tous remplis du Saint-Esprit et se mirent à parler en d’autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s’exprimer » (Actes 2.4).
Il serait absurde de chercher et d’accentuer le seul effet sans la cause qui le produit. Cependant, mettre en exergue la cause et en renier l'effet serait tout aussi insensé. La valeur particulière de la foi dans le parler en langues comme preuve initiale du baptême dans le Saint-Esprit réside dans le fait que cela donne toute sa réalité à la réception du Saint-Esprit. Cela ôte toute espèce d'incertitude à une question au sujet de laquelle tout chrétien a besoin de savoir exactement où il se situe. Dans la maison de Corneille, ce signe a réglé la question aux yeux de ceux qui étaient dans l’étonnement parce que les Gentils avaient reçu l'Esprit au même titre que les Juifs (Actes 10.45-46).
Quant à ceux qui demandent s’il est possible de recevoir le baptême pentecôtiste sans pour autant parler en langues, je crois que la réponse de mon vieil ami, le pasteur norvégien T.B. Barratt, est encore la meilleure: « Ce dont je n’ai pas besoin ne m'intéresse pas. J’ai trop faim de tout ce que je peux avoir. Je n’ai aucun désir d’être une exception. Je veux juste suivre la règle.» A ceci, nous pouvons dire: Amen !
Avez-vous reçu ? Si non, venez et buvez !
Donald GEE

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