LA FAIBLESSE, ARME DE DIEU (1° partie)

   

LA FAIBLESSE, ARME DE DIEU

(1° partie)

 

« Ma puissance s'accomplit dans la faiblesse » (2 Cor. 12.9). 

Lire : 1 Cor. 1.25, 2.5 ; 2 Cor. 12. 7-10.  

 

Nous sommes tous enclins à nous servir de notre faiblesse et de notre insuffisance comme excuse pour nous dérober devant une tâche difficile. Mais Dieu les considère précisément comme des qualités qui permettent de l’entreprendre. Nous alléguons que nous sommes trop faibles. Dieu affirme que c’est justement la raison pour laquelle il nous choisit. Les faibles, les méprisés, ceux qui ne sont rien, sont au premier rang de l’armée chargée de la conquête. Et pourquoi ? Afin que personne ne puisse se glorifier devant Dieu, et que sa puissance puisse être rendue parfaite dans notre faiblesse. « Considérez, frères, que parmi vous qui avez été appelés, il n’y a ni beaucoup de sages selon la chair, ni beaucoup de puissants, ni beaucoup de nobles. Mais Dieu a choisi les choses folles du monde pour confondre les sages ; Dieu a choisi les choses faibles du monde pour confondre les fortes ; et Dieu a choisi les choses viles du monde et celles qu’on méprise, celles qui ne sont point, pour réduire au néant celles qui sont ». (1 Cor. 1.26-28).   

 

 

POURQUOI LA FAIBLESSE ?  

 

Nous avons ici un principe spirituel important qu’il nous faut assimiler si nous voulons accomplir le plan de Dieu pour nos vies. Nous le formulerons ainsi : C’est quand les ressources et la puissance humaine manquent, ou quand on a cessé de compter sur elles, que Dieu peut le mieux accomplir ses desseins. Tout au long de l’histoire, Dieu a choisi et utilisé des gens qui étaient bien peu de chose, parce que, dans leur dépendance toute particulière de Dieu, ils lui permirent de manifester d’une façon admirable sa puissance et sa grâce. Dieu a aussi employé des personnalités qu’il avait mises à part, mais seulement lorsqu'elles renoncèrent à compter sur leurs capacités et leurs ressources naturelles. Il faut noter que Paul ne dit pas que Dieu a fait de son mieux avec ce pauvre matériel humain, mais qu'il l’a délibérément choisi. Il a laissé de côté le sage, le puissant et le noble, à moins qu'ils ne fussent disposés à renoncer, non à leurs dons et à leurs qualifications, maïs à l’appui que ceux-ci leur offraient pour obtenir des résultats spirituels.  Pensée révolutionnaire ! Dieu ne nous emploiera pas malgré notre faiblesse et notre incapacité, mais à cause précisément de ces choses. Il n'utilisera pas même nos qualités les plus estimables tant que nous n’aurons pas cessé de nous appuyer sur elles La faiblesse humaine fournit la meilleure toile de fond au déploiement de la puissance divine.  

La porte du champ missionnaire s’est fermée pour plus d’un candidat à l’avenir prometteur qui faisait trop valoir ses dons et ses compétences. « Ils offriront leurs services à n’importe quelle société de mission leur garantissant l’utilisation de toutes leurs capacités », écrit L. T. Lyall. « Cette attitude provient du fait qu'ils désirent donner satisfaction à leur famille et à leurs amis qui espèrent que leur longue et laborieuse formation ne va pas être perdue. Dieu a certainement permis qu'ils acquièrent certaines connaissances pour les utiliser ensuite, pensent-ils ! Abraham n’a pas posé de telles conditions. Paul non plus, ni aucun des missionnaires envoyés de Dieu. La plupart d’entre eux ont consenti à ce que leurs talents soient enfouis dans la terre et disparaissent, mais ils eurent un ministère fécond. Le Seigneur exige de ses disciples une soumission inconditionnelle. Le chrétien est à sa disposition. Il ne doit pas demander de connaître le chemin avant de s’y engager. Nous avons à obéir à notre Seigneur omniscient et lui laisser la latitude de nous placer là où il estime que nos compétences seront les plus utiles. L’attitude fort courante qui consiste à s'assurer que notre formation trouvera les meilleurs débouchés peut être la preuve que nous ne sommes pas totalement soumis à la seigneurie du Christ. Si nous croyons que Dieu veut nous confier un ministère correspondant au domaine dans lequel nous avons été formés, ne pouvons-nous pas lui faire confiance s’il met de côté nos aptitudes pour un certain temps, ou même pour toujours ? »  

« Ma force s'’accomplit dans l’infirmité » fut le message de Dieu à Paul. Et il est rapporté des héros de Dieu que « de faibles qu'ils étaient, ils furent rendus vigoureux » (Héb. 11.34, v. Darby).    

 

Ceci est de nature à nous encourager et à nous relever dans des périodes de dépression. C'est une expérience émouvante que de découvrir que « c'est toujours sur la faiblesse humaine et l’humiliation, et non sur la force humaine et la confiance en soi, que Dieu choisit de bâtir son royaume, et qu'il peut nous employer, non seulement malgré notre insuffisance et les infirmités qui nous handicapent, mais précisément à cause de ces choses-là. »    

 

Rien ne peut vaincre une Eglise ou une âme qui prend, non sa force, mais sa faiblesse, et l'offre à Dieu pour qu’elle devienne son arme. Tel fut le chemin de François Xavier, de William Carey et de Paul, l’apôtre. « Seigneur, me voici avec ma faiblesse ; je te la consacre pour ta gloire ». C’est la stratégie à laquelle il n’y a pas de réplique. C'est la victoire qui vainc le monde » (J.S. Stewart).

 

(à suivre)

Oswald SANDERS  

 

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