LE CIEL
Comment le ciel est-il dépeint ?
(10° partie)
11. La demeure du Très-Haut.
Les hommes de l’Ancien Testament ont la vision de l’auguste majesté du Seigneur. Ils ressentent vivement la distance qui les sépare de sa sainteté et la difficulté qu'éprouvent les pécheurs, même croyants, à pénétrer dans son sanctuaire. C’est avec un sentiment d'autant plus grand de respect et d’adoration qu'ils acceptent la grâce insigne par laquelle ils sont admis dans le palais du grand Roi. Puisse un tel sentiment toujours remplir nos cœurs! « Il est un fleuve dont les courants réjouissent la cité de Dieu, le sanctuaire des demeures du Très-Haut », Ps. 46.5. « Ainsi parle le Très-Haut, dont la demeure est éternelle et dont le nom est saint: J'habite dans les lieux élevés et dans la sainteté: mais je suis avec l’homme contrit et humilié… Regarde du ciel, et vois, de ta demeure sainte et glorieuse…», Es. 57.15; 63.15. « Dans son palais, tout s’écrie: gloire!» Ps. 29.9. Le psalmiste pose à plusieurs reprises cette question : « Qui pourra monter à la montagne de l'Eternel ? qui s’élèvera jusqu’à son lieu saint ? », Ps. 24.3. Puis, ayant saisi la grâce qui découle de l'autel des sacrifices, il s’écrie : « Eternel ! j’aime le séjour de ta maison, le lieu où ta gloire habite », Ps. 26.8.
12. Devant le trône.
Le ciel est par excellence l’endroit où règne Dieu, d’où il gouverne l'univers. Dans les visions des prophètes, le Seigneur est assis sur son trône, entouré de sa cour céleste: « J'ai vu l’Eternel assis sur son trône et toute l’armée des cieux se tenant... à sa droite et à sa gauche », 1 Rois 22.19. « L’Eternel a établi son trône dans les cieux, et son règne domine sur toutes choses », Ps. 103.19. « Je vis le Seigneur assis sur un trône très élevé... des séraphins se tenaient au-dessus de lui... ils criaient l’un à l’autre et disaient: Saint, saint, saint est l'Eternel des armées ! Toute la terre est pleine de sa gloire », Es. 6.1-3. « Et l’Ancien des jours s’assit… son trône était comme des flammes de feu et les roues comme un feu ardent. Un fleuve de feu coulait et sortait devant lui. Mille milliers le servaient, et dix mille millions se tenaient en sa présence », Dan. 7.9-10.
Au milieu des convulsions de l’Apocalypse, l'apôtre Jean nous montre sans cesse le trône inébranlable de Dieu, et c’est devant lui qu’il nous place, chaque fois qu’il nous transporte dans le ciel : « Aussitôt, je fus ravi en esprit. Et voici, il y avait un trône dans le ciel, et sur ce trône, quelqu'un était assis... », Apoc. 4.2. Tout existe en fonction du trône, comme l’indiquent les expressions :
autour du trône
du trône
devant le trône
au milieu du trône
Toute l’adoration et les prières du ciel convergent vers le trône, Apoc. 4.10; 5. 13; 8.3; 14.3; 19.4. C’est de lui qu'émanent les jugements, les ordres, la vie, 6.16; 20.11; 22.1. Le résumé du ciel est celui-ci : « Le trône de Dieu et de l’Agneau sera dans la ville; ses serviteurs le serviront, et verront sa face, et son nom sera sur leurs fronts », Apoc. 22.3.
Quelle sécurité et quelle stabilité apporte à l'univers le trône du Seigneur ! Puissions-nous vivre déjà « devant le trône », et contribuer par notre fidèle service à hâter l'établissement de ce règne incontesté et glorieux !
13. Auprès du Seigneur.
« Dans ce corps, nous demeurons loin du Seigneur. et nous aimons mieux quitter ce corps et demeurer auprès du Seigneur », 2 Cor. 5.6, 8. « J'ai le désir de m'en aller, et d’être avec Christ, ce qui de beaucoup est le meilleur », Phil. 1.23. « Nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur », 1 Thess. 4.17.
Déjà Jésus avait pu dire au brigand sur la croix, au moment de descendre avec lui dans le séjour des morts bienheureux : « Aujourd’hui, tu seras avec moi dans le paradis », Luc 23.43. Et il avait fait à tous ses disciples la promesse que le Saint-Esprit, le Consolateur, demeurerait éternellement avec eux, Jean 14.16.
Que Dieu habite avec nous et nous avec lui, c’est là le ciel même, car la félicité éternelle ne tient pas à un lieu ni même à un état.
Être pour toujours uni à Celui qui est la source de la vie et du bonheur parfait, c’est tout ce qu’une créature peut désirer. Par contre, être séparé de Dieu, c’est connaître l'enfer et tout son tourment. À nous de choisir si nous voulons au ciel jouir de la présence divine, ou si nous voulons savoir ce que c’est que d’en être privés à jamais ; Nombr. 14.34.
René PACHE

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