VERS L’ACCOMPLISSEMENT
Dans les articles précédents, nous avons parcouru un long chemin : l’Église est née d’Israël, elle s’est éloignée de ses racines, la Réforme a restauré la Bible, des chrétiens ont redécouvert Israël, et au XXᵉ siècle, Dieu a fait revenir Son peuple sur sa terre. Aujourd’hui, dans cette huitième vidéo, nous allons voir ce que tout cela signifie pour nous, pour l’Église d’aujourd’hui, et pour les temps que nous vivons.
Car Israël et l’Église ne sont pas deux histoires séparées : elles sont les deux fils d’une même tresse. Deux témoins. Deux missions. Deux appels… qui convergent vers l’accomplissement final du plan de Dieu.
Deux témoins du même Dieu
La Bible dit que « la parole se tient sur la déposition de deux témoins », selon Deut.19.15. Dieu aussi a deux témoins dans l’Histoire :
Israël est le témoin de l’Alliance, de la fidélité de Dieu, de la Parole donnée une fois pour toutes. Israël est le témoin historique de Dieu dans le monde. « À eux les alliances, la loi, le culte, les promesses. » (Romains 9.4)
L’Église est le témoin de l’Évangile parmi les nations, de la grâce, du salut offert à tous.
Ce sont deux missions différentes, mais complémentaires. L’une ne remplace pas l’autre. Elles avancent ensemble.
Moïse et Elie
Moïse et Élie sur la montagne de la Transfiguration constituent une des plus belles images bibliques pour illustrer Israël et l’Église comme deux témoins. Cette image est profondément scripturaire et prophétique.
Matthieu 17.3-5 : « Moïse et Elie leur apparurent : ils s'entretenaient avec Jésus. Pierre s'adressa à Jésus et lui dit : Seigneur, il est bon que nous soyons ici… Pendant qu'il parlait ainsi, une nuée lumineuse les enveloppa, et une voix en sortit qui disait : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, celui qui fait toute ma joie. »
Moïse représente la Torah, l’Alliance du Sinaï, le peuple d’Israël dans sa vocation historique, la fondation concrète, terrestre, légale et spirituelle. Élie représente les Prophètes, l’appel à la repentance, le feu, l’Esprit, la voix prophétique, celui qui ne meurt pas, mais est enlevé. Dans la lecture messianique, Élie devient la figure prophétique ; il annonce ce qui précède et accompagne la venue du Messie. C’est pourquoi Jean-Baptiste vient « dans l’esprit et la puissance d’Élie » (Matt. 17.10-13) - et c’est pourquoi l’Église est appelée à porter le témoignage prophétique de Yeshoua’.
Moïse et Élie ne se parlent pas entre eux. Ils parlent avec Jésus. Israël et l’Église ne sont pas deux chemins parallèles indépendants, mais deux témoins qui convergent vers le Messie, s’effaçant devant lui. Et dans le Livre de la Révélation, on parle des deux témoins qui ferment le ciel – nous pensons à Élie - et frappent la terre de plaies – l’on pense à Moïse. Au-delà de la lecture littérale, on discerne Israël, gardien des Écritures ; et L’Église, porteuse du message de l’Evangile.
Apoc. 11.3-4 : « Je donnerai à mes deux témoins le pouvoir de prophétiser, revêtus de sacs, pendant 1260 jours. Ce sont les deux oliviers et les deux chandeliers qui se tiennent devant le Seigneur de la terre ».
Israël : la racine, la mémoire, la promesse
Israël est le peuple de la mémoire. « Souviens-toi », dit Dieu à Israël. Sa mission n’a jamais changé : porter la Torah, garder l’Alliance, rester témoin de Dieu dans l’Histoire, être un peuple sacerdotal pour les nations. Même dispersé, même persécuté, Israël a gardé la flamme. Et son retour sur la terre d’Israël n’est pas une invention moderne. C’est l’accomplissement de la promesse faite à Abraham, répétée à Ésaïe, confirmée par Jérémie, annoncée par Ézéchiel.
L’Église : la proclamation aux nations
De son côté, l’Église a reçu une mission unique : « Allez, faites de toutes les nations des disciples » (Matthieu 28.19).
L’Église est née d’Israël, mais envoyée vers les nations. Elle apporte l’Évangile là où Israël ne peut pas aller : au cœur des cultures, au cœur des langues, au cœur des peuples du monde.
Mais attention : l’Église n’est pas appelée à devenir un « nouvel Israël ». Elle est appelée à être greffée sur Israël, comme Paul le dit dans Romains 11. Elle reçoit la sève, la vie, la prophétie, le sens de l’Histoire… à travers la racine d’Israël. Romains 11.25 : « Car je ne veux pas, frères, que vous ignoriez ce mystère, afin que vous ne vous regardiez point comme sages, c'est qu'une partie d'Israël est tombée dans l'endurcissement, jusqu'à ce que la totalité des païens soit entrée ».
Le grand malentendu historique
Pendant longtemps, l’Église s’est crue « à la place » d’Israël. C’est ce qu’on appelle la théologie du remplacement. Elle a produit des siècles de mépris, de persécutions, de rupture avec la racine hébraïque, et un christianisme déconnecté de Jésus en tant que Messie d’Israël.
Aujourd’hui, Dieu corrige ce malentendu. Il réveille une Église qui lit à nouveau les prophètes, qui retrouve ses racines juives, qui comprend que Dieu ne change pas, et que l’Alliance n’a jamais été annulée. Aujourd’hui, quelque chose d’inédit se passe : Israël est revenu dans sa terre, l’hébreu est redevenu la langue du peuple, Jérusalem est à nouveau capitale, les prophéties se réalisent, et de plus en plus de chrétiens comprennent que tout cela a un sens.
L’Église redécouvre ce qu’elle avait oublié. Et Israël commence à voir, dans les nations, des croyants qui aiment sincèrement le peuple juif, non pas pour des raisons politiques, mais parce qu’ils lisent la Bible… et qu’ils y voient la fidélité de Dieu.
Ce rapprochement n’est pas humain. Il est prophétique. Il vient de Dieu.
La mission finale : préparer le retour du Roi
Nous nous rapprochons du cœur du plan de Dieu. La Bible dit que Jésus reviendra en Israël, à Jérusalem, et qu’Israël dira : « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur. » (Matthieu 23.39)
Le retour du Messie n’est pas déconnecté d’Israël. C’est même l’axe central. Et dans ce plan final, l’Église a un rôle : provoquer la jalousie d’Israël, comme Paul le dit (Romains 11.11), c’est-à-dire montrer un amour réel, authentique, biblique, qui révèle le Dieu d’Israël.
Et Israël a un rôle : porter la mémoire de Dieu, et être prêt à accueillir son Roi. Deux missions, un même but : la venue du Messie.
Aimer Israël aujourd’hui ?
Pour résumer, un chrétien aime Israël parce que :
1. Dieu aime Israël. Et son amour est éternel (Jérémie 31.3).
2. Jésus est juif, il est Fils de David et Roi d’Israël. « Le salut vient des Juifs » (Jean 4.22)
3. L’Alliance n’est pas annulée. « Les dons et l’appel de Dieu sont irrévocables » (Romains 11.29)
4. Israël est revenu sur sa terre. C’est la preuve que la Parole de Dieu est vraie.
5. Le retour du Messie est lié à Israël. Pas à Rome, pas à New-York, pas à Genève, à Jérusalem.
6. L’Église et Israël marchent ensemble. Ce sont deux témoins, deux missions, et un même plan.
Aimer Israël, ce n’est pas faire de la politique. C’est se tenir du côté de la promesse. C’est aimer ce que Dieu aime. C’est marcher avec lui dans son plan d’accomplissement. Que le Seigneur nous donne des yeux pour voir… et un cœur aligné avec le sien !
Gérald FRUHINSHOLZ

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Sogna (dimanche, 07 juin 2026 09:40)
Oui, le chrétien aime Israël et le peuple juif. Béni soit le jour où ce peuple reconnaîtra Ce Messie que nous aimons !