LA PAQUE (5)

 

LA PÂQUE (5)

 

L’agneau, centre de la Pâque...

 

« On prendra un agneau pour chaque famille, un agneau pour chaque maison... »

Exode 12.3

 

          Quelle insistance de la part de Dieu ! L’ordre de « prendre l’agneau » est répété deux fois.

          - « Où est l’agneau pour l’holocauste ? », demande Isaac, le fils de la promesse, cheminant vers Morija.

          - « Mon fils, Dieu se pourvoira lui-même de l’agneau pour l’holocauste », répond Abraham, le père d’Isaac et celui de tous les croyants (Genèse 22.7-8).

          Mais quel est, ou qui est cet agneau ? Où viendra-t-il ? Quand paraîtra-t-il ? Comment le reconnaîtra-t-on ?

          « Où est l’agneau ? » Dès lors, cette question va embraser tout l’Ancien Testament, parcourant majestueusement les couloirs du temps, triomphant des méandres de l’Histoire, surmontant les convulsions d’un peuple infidèle quoique élu. Elle est là, partout. Elle résonne en un écho porteur d’espérance messianique. Elle traverse les vallées de souffrances, déposant dans les cœurs impatients l’espoir d’une rédemption universelle. Elle saute de joie sur les montagnes des révélations prophétiques. Elle bondit d’allégresse sur les collines de quelques justes privilégiés. Car ceux-là ont contemplé, certes de loin, la magnificence de la rédemption à venir.

          « Où est l’agneau ? » Entendez la réponse sur la harpe de David, en des hymnes inégalables et inégalés. Lisez-la sous la plume des prophètes. Sondez-la au travers des innombrables types et symboles de l’ancienne alliance ; en particulier l’agneau pascal, immolé en Égypte. Contemplez-la, imparfaite et encore voilée, sous les traits d’hommes de Dieu, empreints de l’Esprit de Christ.

 

          Après le dernier verset de l’Ancien Testament, Dieu se tait pendant quatre siècles. Après ce silence aussi pesant que légitime, Dieu parle à nouveau. Il nous parle en Fils. Les temps sont accomplis, Dieu s’est pourvu lui-même de l’Agneau. Mais il nous étonne, comme toujours. Où est donc l’Agneau ? La réponse est dans la bouche de quelques mages d’Orient ! Qui l’aurait cru ou seulement imaginé ? Elle est dans la consécration absolue d’une jeune fille de Galilée, risquant sa vie pour la réalisation du plan de Dieu. Elle est dans la foi d’un fiancé qui reçoit, sans contester, l’explication d’un ange du Seigneur. L’Agneau, c’est le divin dans l’humain, la connaissance chez les ignorants, la force toute-puissance au cœur même de la faiblesse, l’infiniment grand naissant chez les petits.

          Ô glorieuse et divine réponse ! Tu viens enfin combler l’attente des justes, des humbles et des pieux. Ils attendaient ; maintenant ils voient. Bienheureux Siméon, qui contemple l’Agneau promis sous les traits d’un petit enfant, et qui s’en va en paix ! Bienheureuse Anne qui, elle aussi, à cette même heure, discerne en Jésus la réponse tant désirée ! Bienheureux ces inconnus qui attendaient la délivrance de Jérusalem ! Enfin elle est là. Bienheureux Joseph d’Arimathée, le conseiller de distinction, qui lui-même attendait aussi le royaume de Dieu !

          Mais c’est sur les rives du Jourdain que brille la grande révélation. Jésus de Nazareth vient pour être baptisé. Le pur, le saint, l’innocent, le « sans tache », le « séparé des pécheurs », descend dans les eaux des repentants, s’identifiant ainsi à toute une humanité corrompue. La bouche du Baptiste s’ouvre alors et proclame : « Voici l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde. » L’agneau préfiguré, symbolisé, prophétisé ; l’agneau désiré, recherché, attendu, est là. Il est l’Agneau révélé. Il sera l’Agneau proclamé, enseigné, et glorifié. Le Nouveau Testament ne parlera que de lui. Le dernier livre de la Bible, l’Apocalypse, le mentionnera vingt-huit fois, évoquant sa victoire finale, son triomphe éternel, son trône, son sang purificateur, son office céleste, son livre de vie, son cantique, son épouse, ses noces, ses apôtres, sa lumière resplendissante, et ... sa colère contre les impénitents et les rebelles.

 

          Il était une fois, en Égypte, le Dieu vivant et vrai, parlant à un peuple esclave, son peuple, et disant à chaque famille : « On prendra un agneau... » C’était la Pâque.

 

          Christ, ta Pâque, a été immolé. As-tu pris l’Agneau dans ta vie ?

 

Paul BALLIERE

www.batissezvotrevie.fr

 

Information :

 

          « Dans les derniers temps, quelques-uns abandonneront la foi pour s’attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons », dit la Bible. Nous sommes dans ces temps-là. Des faux apôtres, des faux frères et des ouvriers trompeurs séduisent et égarent une fraction de l’Église de Jésus-Christ. Pour lire notre article, cliquer sur le lien :

 

https://www.batissezvotrevie.fr/2019/04/21/l-apostasie-arrive-3/

 

 

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Commentaires: 2
  • #1

    MARIE-SAINTE P (dimanche, 21 avril 2019 21:06)

    Christ Notre Pâque,
    Merci Seigneur pour tant d'amour envers ton peuple.

  • #2

    Joaquina (mardi, 23 avril 2019 22:04)

    Amenn , Gloire a l agneau de Dieu.
    Soyez benis.