SELON LA MESURE DE LA FOI

 

« Qu’il te soit fait selon ta foi. »

Matthieu 8.13

 

          Ce texte biblique nous présente une des principales lois du royaume des cieux. Pour comprendre les voies de Dieu à l’égard de son peuple, ainsi que nos relations avec le Seigneur, il importe de bien comprendre cette loi et de ne pas s’en écarter. Non seulement les grâces de Dieu sont données ou retirées selon la foi ou l’incrédulité de chacun, mais elles ne sont accordées en plus ou moins grande mesure qu’à proportion de la foi qui les reçoit. Le Seigneur respecte la liberté de décision qu’il a placée en l’homme. Il ne peut donc nous bénir que dans la mesure où chacun s’abandonne à son action divine, lui ouvrant tout son cœur. La foi en Dieu n’est autre que le cœur qui s’ouvre pour tout recevoir de Dieu ; l’homme ne peut donc recevoir les grâces divines que selon sa foi ; et ceci est vrai pour la guérison divine comme pour les autres grâces du Seigneur.

 

          Cette vérité nous est confirmée par les bénédictions spirituelles qui résultent de la maladie. Voici deux questions qu’on entend souvent :

          « N’est-ce pas par la volonté de Dieu que parfois ses enfants demeurent dans un état maladif prolongé ? »

          « Puisqu’il est reconnu que la guérison divine apporte avec elle plus de bénédiction spirituelle que la maladie même, pourquoi Dieu permet-il que tel de ses enfants continue à être malade pendant des années, et qu’il en reçoive d’insignes bénédictions quant à la sanctification et la communion avec Dieu ? »

 

          A ces deux questions, il faut répondre que Dieu donne à ses enfants selon la mesure de leur foi. Nous avons déjà eu lieu de remarquer que plus l’Église s’était « mondanisée », plus aussi sa foi à la guérison divine avait diminué, puis enfin qu’elle avait tout à fait disparu. Les croyants en étaient venus à ne plus savoir qu’ils pouvaient demander à Dieu la guérison de la maladie et que ce serait là un moyen d’être sanctifié et préparé à son service. Ils ne cherchaient plus qu’à se soumettre à la volonté de Dieu et à voir dans la maladie un moyen de se séparer du monde. Dans ces conditions-là, le Seigneur leur donnait ce qu’ils lui demandaient. Il aurait été tout prêt à leur donner plus encore, à leur accorder la guérison en réponse à la prière de la foi, mais ils manquaient de foi pour la recevoir. Toujours le Seigneur se met à la portée de ses enfants, quelle que soit leur faiblesse. Les malades donc qui désiraient le recevoir de tout leur cœur auront reçu de lui le fruit de la maladie dans leur désir de conformer leur volonté à celle de Dieu. Ils auraient pu recevoir en outre la guérison, venant leur prouver que Dieu acceptait leur soumission ; si elle n’a pas eu lieu, c’est parce qu’ils manquaient de foi pour la lui demander.

 

          « Qu’il te soit fait selon ta foi. » Ces mots répondent encore à cette question-ci :

          « Comment dire que la guérison divine apporte avec elle tant de bénédictions spirituelles quand on voit que le plus grand nombre des malades guéris autrefois par Jésus n’en retirèrent qu’un affranchissement temporel de leurs maux, sans donner aucune preuve d’en avoir reçu quelque grâce spirituelle ? »

 

          Ici encore, « il leur a été fait selon leur foi ». Bon nombre de malades, après avoir vu la guérison de tant d’autres, prenaient confiance en Jésus, justement assez pour être guéris, et Jésus leur accordait ce qu’ils demandaient sans y ajouter d’autres grâces pour leur âme […] La guérison des malades n’était guère alors qu’une grâce pour le corps.

 

          De la mesure de notre foi dépend donc le degré de grâce spirituelle qu’il nous sera possible de recevoir soit pour sa manifestation extérieure, soit surtout pour la portée qu’elle aura sur notre vie intime.

 

          Nous recommandons donc à tout malade qui voudrait recevoir la guérison et connaître ainsi Jésus comme le divin Médecin, de ne pas se laisser arrêter par son incrédulité, de ne pas douter des promesses de Dieu, mais d’être ferme dans la foi, rendant à Dieu la gloire qui lui est due. « Il vous sera fait selon votre foi. » Si, de tout votre cœur, vous vous confiez au Dieu vivant, vous serez abondamment béni, n’en n’ayez aucun doute. Toujours le rôle de la foi est de saisir précisément ce qui paraît impossible ou étrange, considéré au point de vue humain. Consentons à devenir « fous à cause de Christ » (1 Corinthiens 4.10). Ne craignons pas de passer pour des esprits faibles aux yeux du monde et des chrétiens encore ignorants de ces choses, parce que, sur l’autorité de la Bible, nous croyons ce que d’autres trouvent inadmissible. Ne vous laissez donc pas ébranler dans votre attente lors même que Dieu tarderait à vous exaucer, ou que la maladie viendrait à s’aggraver. Une fois que vous avez posé le pied sur le roc inébranlable de la Parole de Dieu et que vous avez prié Jésus de manifester sa toute-puissance dans votre corps parce que vous êtes un des membres de son corps et le temple du Saint-Esprit, persévérez à croire en lui avec la ferme assurance qu’il s’est chargé de vous, qu’il est responsable de votre corps, et que sa vertu de guérison viendra le glorifier en vous.

 

Andrew MURRAY

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SANTÉ ET SALUT PAR LE NOM DE JÉSUS

 

« C'est par la foi en son nom, que son nom a raffermi celui que vous voyez

et connaissez. C'est la foi en lui qui a donné à cet homme cette entière guérison

en présence de vous tous ...C'est par le nom de Jésus-Christ de Nazareth, que

vous avez crucifié mais que Dieu a ressuscité des morts, c'est par lui que cet

homme se présente en pleine santé devant vous ...Il n'y a de salut en aucun autre,

car il n'y a sous le ciel aucun autre nom par lequel nous devions être sauvés. »

Actes 3.16; 4.10-12.

 

          Après la Pentecôte, lorsque Pierre et Jean guérirent le paralytique à la porte du temple, ce fut « au nom de Jésus-Christ de Nazareth » qu'ils lui dirent : « Lève-toi et marche » ; et dès que la foule émerveillée courut à eux, Pierre déclara que c'était le nom de Jésus qui avait si bien guéri cet homme. A la suite de ce miracle et du discours de Pierre, « beaucoup d'entre les auditeurs crurent ». (Actes 4.4.) Le lendemain, Pierre répéta les mêmes paroles devant le sanhédrin : « C'est par le nom de Jésus que cet homme se présente en pleine santé devant vous », puis il ajouta encore : « Il n'y a sous le ciel aucun autre nom par lequel nous devions être sauvés. » Cette affirmation de Pierre nous déclare que c'est le nom de Jésus qui peut guérir et sauver. Nous avons là un enseignement de haute importance pour la guérison divine.

          Nous voyons que la guérison et la santé font partie du salut par Christ. N'est-ce pas ce que Pierre nous dit clairement par son discours au sanhédrin, lorsque après avoir parlé de la guérison, il leur annonce immédiatement le salut par Christ. (Actes 4.10-12.) Dans le ciel, notre corps aussi participera au salut; le salut ne sera complet pour nous que lorsque notre corps aussi jouira de la pleine rédemption de Jésus. Pourquoi donc ne pas croire à cette œuvre de rédemption pour ici-bas ? Déjà sur cette terre, la santé du corps résulte du salut que nous a acquis Jésus.

          Nous voyons encore que la santé aussi bien que le salut ne s'obtiennent que par la foi. L'homme est naturellement porté à faire son salut par ses œuvres, et ce n'est qu'avec peine qu'il en vient à le recevoir par la foi ; mais quand il s'agit de la guérison du corps, il a bien plus de peine encore à la saisir. Pour le salut, il finit par l'accepter parce qu'il ne saurait s'ouvrir autrement la porte du ciel, tandis que pour le corps, il dispose de remèdes évidents. Pourquoi donc serait-il besoin de recourir à la guérison divine ? Heureux celui qui en vient à comprendre que c'est là la volonté de Dieu, que Dieu veut ainsi manifester la puissance de Jésus, et aussi nous révéler son amour paternel, exercer et affermir notre foi et nous faire éprouver dans le corps aussi bien que dans l'âme la vertu efficace de la rédemption. Le corps fait partie de notre être, le corps aussi a été sauvé par Christ, c'est donc dans notre corps que notre Père veut manifester l'efficace de la rédemption et faire voir à tous que Jésus est vivant. Oh ! croyons au nom de Jésus ; n'est-ce pas « par le nom de Jésus » que pleine santé fut rendue à l'impotent ? (Actes 3.6.) Et ces mots : « Ta foi t'a sauvée » ne furent-ils pas prononcés à l'occasion de la guérison du corps ? (Marc 5.34) Cherchons donc à obtenir la guérison divine.

          Partout où l'Esprit agit avec puissance, il opère aussi des guérisons divines. Ne semble-t-il pas que si jamais les miracles ont été superflus, c'est au moment de la Pentecôte, car alors la parole des apôtres agissait avec puissance, et l'effusion du Saint-Esprit était abondante. Eh bien ! c'est précisément parce que l'Esprit agissait avec force, que son influence devait se faire voir dans le corps aussi. Si la guérison divine ne se voit plus que rarement aujourd'hui, il faut donc l'attribuer au fait que l'Esprit n'agit plus avec puissance. L'incrédulité des mondains et le peu de ferveur des croyants arrêtent son action. Les guérisons que Dieu accorde çà et là sont des signes précurseurs de toutes les grâces spirituelles qui nous sont promises, et c'est le Saint-Esprit qui peut seul révéler la toute-puissance du nom de Jésus pour opérer des guérisons de cet ordre-là. Demandons avec ferveur le Saint-Esprit, plaçons-nous sans réserve sous sa direction et cherchons à être fermes dans la foi au nom de Jésus, soit pour prêcher le salut, soit pour opérer des guérisons.

          C'est pour glorifier le nom de Jésus que Dieu accorde la guérison. Que ce soit pour glorifier le nom de Jésus que nous cherchions à être guéris par lui. Il est affligeant de voir que la vertu de ce nom soit si peu reconnue, qu'elle soit si peu le but de la prédication et de la prière. Le nom de Christ recèle pour nous des trésors de grâces divines dont les chrétiens se privent par manque de foi et de ferveur. La volonté de Dieu est de glorifier son Fils dans l’Église et il le fera partout où il trouvera de la foi. Soit chez les croyants, soit chez les païens, il est urgent que la vertu d'en haut vienne réveiller les consciences et soumettre les cœurs à l'obéissance. Dieu est prêt à manifester la toute-puissance de son Fils et à le faire d'une manière éclatante dans le corps aussi bien que dans l'âme. Croyons-le pour nous-mêmes, croyons-le pour les autres, pour le groupe de croyants qui nous entoure et aussi pour l’Église entière dans tout le monde. Appliquons-nous à croire d'une foi ferme à la vertu du nom de Jésus, à demander à Dieu de grandes choses en ce nom, comptant sur sa promesse ; et nous verrons Dieu faire encore des prodiges par le nom de son saint Fils.

 

Andrew MURRAY

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          L’article d’Andrew Murray que nous publions ci-dessous n’a pas pour but de condamner la médecine humaine, loin s’en faut ! L’auteur ne condamne pas non plus les croyants qui ont recours aux médecins pour obtenir une guérison. La foi évangélique n’interdit en rien les traitements médicaux, contrairement à certaines sectes. Andrew Murray s’efforce seulement de souligner la supériorité de la guérison divine.

 

JÉSUS ET LES MÉDECINS

 

« Or, il y avait une femme atteinte d’une perte de sang depuis douze ans.

Elle avait beaucoup souffert entre les mains de plusieurs médecins,

elle avait dépensé tout ce qu’elle possédait, et elle n’avait éprouvé aucun

soulagement, mais elle était allée plutôt en empirant.

Ayant entendu parler de Jésus, elle vint dans la foule par derrière, et toucha son

vêtement...Jésus lui dit : Ma fille, ta foi t’a sauvée, va en paix et sois guérie de ton mal. »

Marc 5.25-34

 

          Nous pouvons remercier Dieu de nous avoir donné des médecins. Leur vocation est l’une des plus nobles, car un grand nombre d’entre eux cherchent réellement à faire avec amour et compassion tout ce qu’ils peuvent pour alléger les maux et les souffrances qui accablent l’humanité à la suite du péché. Il en est même qui sont de zélés serviteurs de Jésus-Christ, et qui cherchent à s’occuper aussi de l’âme de leurs malades. Néanmoins, c’est Jésus qui est toujours le premier, le meilleur, le plus grand des docteurs.

 

Jésus guérit les maladies auxquelles

les médecins ne peuvent rien

 

          Car le Père lui en a donné le pouvoir en le chargeant d’opérer notre rédemption. Jésus a revêtu notre corps terrestre et, par là, il l’a délivré de la domination du péché et de Satan, il a fait de nos corps des « temples du Saint-Esprit », « des membres de son propre corps ». (1 Corinthiens 6.19-20) Et, à présent encore, combien de malades déclarés incurables par les médecins, combien de cas de consomption, de gangrène, de paralysie, d’hydropisie, de cécité et de surdité ont été guéris par lui ! N’est-il donc pas surprenant qu’il n’y ait encore qu’un petit nombre de malades qui s’adressent à lui ?

 

Jésus procède tout autrement que les médecins

 

          Ceux-ci emploient des remèdes humains, tandis que la guérison qui vient directement de Jésus est d’un ordre tout différent ; c’est une puissance divine. C’est par la vertu du Saint-Esprit que Jésus guérit. Il y a donc une notable différence entre ces deux modes de guérison. Pour le faire mieux comprendre, prenons un exemple : voici un médecin incrédule, mais très habile dans son art : un grand nombre de malades lui devront la guérison. Dieu donne ce résultat en vertu des remèdes prescrits, et des connaissances qu’en aura le médecin. Voici tel autre médecin qui est croyant et qui demande à Dieu de bénir les remèdes qu’il emploie. Là encore, bon nombre de malades seront guéris, mais ce mode de guérison ne leur aura assuré aucune bénédiction spirituelle. Ils se seront préoccupés avant tout des remèdes à employer, et c’est là ce que font même les malades non croyants ; les remèdes terrestres les préoccupent souvent bien plus que l’action du Seigneur. Au contraire, quand c’est à Jésus uniquement que le malade s’adresse pour être guéri ; lorsqu’il apprend à se mettre en rapport direct avec son amour et sa toute-puissance...la guérison vient alors directement du Seigneur qui prend possession du corps du malade, et elle devient ainsi une bénédiction pour l’âme autant que pour le corps [...]

 

La guérison qu’opère notre Seigneur Jésus apporte et laisse

plus de véritables bénédictions que la guérison obtenue par les médecins

 

          Pour plus d’un malade, la guérison est un malheur. Sur son lit de maladie, il avait accueilli des pensées sérieuses, mais dès qu’il est guéri, le voilà de nouveau loin du Seigneur. Il n’en est pas ainsi quand c’est Jésus qui guérit...La guérison rapproche le malade de Jésus, elle établit un nouveau lien entre lui et le Seigneur, elle lui fait éprouver son amour et sa puissance, elle commence en lui une vie nouvelle de foi et de sainteté. Lorsque la femme malade se sentit guérie après avoir touché le vêtement du Seigneur, elle apprit là ce qu’est l’amour divin et elle s’en alla avec ces mots : « Ma fille, ta foi t’a sauvée, va en paix. »

          O vous qui souffrez de quelque maladie, sachez-le, Jésus, le souverain Médecin, est encore au milieu de nous. Il est tout près de nous et, de nouveau, il donne à son Église des preuves manifestes de sa présence. Êtes-vous prêt à rompre avec le monde pour vous abandonner à lui avec foi ? Dans ce cas, n’ayez aucune crainte, souvenez-vous que la guérison divine fait partie de la vie de la foi. Si personne autour de vous ne peut vous aider à prier, si aucun ancien n’est là pour présenter à Dieu la prière fervente de la foi, ne craignez pas d’aller vous-même au Seigneur, dans le silence de la solitude, comme jadis la femme qui toucha le bord de son vêtement. Remettez-lui le soin de votre corps, recueillez-vous devant lui et, comme cette femme malade, dites avec foi : Moi aussi, « je serai guéri. » Peut-être vous faudra-t-il un certain temps pour rompre les liens de votre incrédulité, mais « certainement aucun de ceux qui s’attendent à lui ne sera confus ». (Psaume 25.3)

 

Andrew MURRAY

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* Dans notre rubrique « témoignages », vous pourrez lire le témoignage d’une chrétienne guérie miraculeusement d’hémorragies internes, et qui illustre à merveille et de façon équilibrée l’article d’Andrew Murray.

 


 

A CAUSE DE VOTRE INCRÉDULITÉ

 

« Pourquoi n’avons-nous pu chasser ce démon ?

C’est à cause de votre incrédulité. » (Matthieu 17.19-20)

 

          Lorsque le Seigneur Jésus avait envoyé ses disciples dans les diverses contrées d’Israël, il les avait doués d’une double capacité, celle de chasser les esprits impurs et celle de guérir toute maladie et toute infirmité (Matthieu 10.1). Il avait fait de même pour les soixante-dix qui revinrent à lui tout joyeux, disant : « Seigneur, les démons mêmes nous sont soumis en ton nom. » (Luc 10.17) Le jour de la transfiguration, pendant que le Seigneur était encore sur la montagne, un père amena aux disciples son enfant possédé d’un démon, les priant d’expulser le mauvais esprit, mais ils ne le purent pas. Lorsque plus tard, Jésus eut guéri l’enfant, ses disciples lui demandèrent pourquoi ils n’avaient pas pu le faire eux-mêmes, comme dans d’autre cas. Il leur répondit : « C’est à cause de votre incrédulité », c’était donc leur incrédulité et non la volonté de Dieu qui avait été la cause de leur défaite.

 

          De nos jours, on ne croit plus guère à la guérison divine, parce qu’elle a presque entièrement disparu dans l’Église chrétienne. On se demande quelle en est la raison et voici ce qu’on a répondu : La plupart des chrétiens pensent que les miracles, y compris le don de guérison, devaient se limiter aux premiers temps de l’Église, qu’ils étaient destinés à établir les premières bases du christianisme, mais que, maintenant, les circonstances ne sont plus les mêmes. D’autres croyants n’hésitent pas à dire que si l’Église a perdu ces dons, c’est par sa faute, et parce qu’elle s’est « mondanisée » ; que si l’Esprit n’agit plus que faiblement en elle, c’est parce qu’elle n’est pas restée en rapport direct et habituel avec la toute-puissance du monde invisible, mais que si, de nouveau, elle voyait s’accroître dans son sein le nombre des hommes et des femmes qui vivent de la vie de foi et du Saint-Esprit, entièrement consacrés à leur Dieu, elle verrait encore se manifester les mêmes dons qu’autrefois. De ces deux opinions, laquelle se rapproche le plus de la Parole de Dieu ? Est-ce par la volonté de Dieu que le don de guérison a été supprimé, ou bien est-ce par la faute des hommes ? Dieu ne veut-il plus que ces miracles aient lieu ? Par conséquent, ne veut-il plus donner la foi qui les produit ? Ou bien l’Église est-elle ici coupable d’avoir manqué de foi ? Que dit l’Écriture ?

 

          La Bible ne nous autorise, ni par les paroles du Seigneur, ni par celles de ses apôtres, à croire que le don de guérison n’a été accordé qu’aux premiers temps de l’Église ; au contraire, la promesse que fit Jésus aux apôtres, lorsqu’il les instruisit de leur mission peu de jours avant son ascension, nous paraît concerner tous les temps (Marc 16.15-18). Paul place le don de guérison au nombre des opérations du Saint-Esprit. Jacques donne un commandement précis à cet égard, sans aucune restriction de temps. Partout l’Écriture déclare que ces grâces seront accordées selon la mesure de l’Esprit et de la foi.

 

          On allègue encore que c’est à l’entrée de chaque économie nouvelle que Dieu opère des miracles, que c’est là la voie qu’il suit généralement ; mais il n’en est rien. Voyez le peuple de Dieu sous l’Ancienne Alliance ; au temps d’Abraham, tout au long de la vie de Moïse, à la sortie d’Égypte, sous Josué, à l’époque des Juges et de Samuel, sous le règne de David et d’autres rois pieux jusqu’à Daniel, pendant plus de mille ans, il s’est fait des miracles.

 

          Les miracles, dit-on aussi, étaient beaucoup plus nécessaires dans les premiers temps du christianisme que plus tard ; mais c’est ne pas faire entrer en ligne de compte la puissance qu’a aujourd’hui encore le paganisme partout où l’Évangile cherche à le combattre. Impossible d’admettre que les miracles aient été plus nécessaires pour les païens de l’Église d’Éphèse (Actes 19.6-12), qu’ils ne le sont aujourd’hui pour les païens de l’Afrique. Et si nous songeons à l’ignorance et à l’incrédulité qui règnent au milieu même des peuples dit « chrétiens », ne sommes-nous pas obligés de conclure à la nécessité d’actes manifestes de la puissance de Dieu pour appuyer le témoignage des croyants et prouver que Dieu est avec eux ? En outre, parmi ces croyants eux-mêmes, que de doutes et que d’endormissement ! Quel besoin n’ont-ils pas d’être réveillés et stimulés dans leur foi par quelque preuve évidente de la présence du Seigneur au milieu d’eux. Une partie de notre être se compose de chair et de sang, c’est donc aussi dans la chair et le sang que Dieu veut manifester sa présence.

 

          Et quant à soutenir que c’est l’incrédulité de l’Église qui a laissé perdre le don de guérison, voyons ce que nous dit la Bible. Ne nous met-elle pas souvent en garde contre l’incrédulité, contre tout ce qui éloigne et détourne de Dieu ? L’histoire de l’Église ne nous montre-t-elle pas la nécessité de ces avertissements ? Ne nous offre-t-elle pas de nombreux exemples de pas rétrogrades, de complaisance pour le monde et d’abaissement de la foi à mesure que l’esprit de mondanité reprend plus de prépondérance, car cette foi-là n’est possible que pour celui qui vit déjà dans le monde invisible. Jusqu’au 3° siècle, les guérisons obtenues par la foi sont encore nombreuses, mais dans les siècles suivants, elles deviennent plus rares. Ne savons-nous pas par la Bible que toujours c’est l’incrédulité qui entrave l’action puissante de Dieu ?

 

          Oh ! Puissions-nous apprendre à croire aux promesses de Dieu ! Dieu n’a pas retiré ce qu’il avait promis, Jésus est encore celui qui guérit et le corps et l’âme ; le salut nous offre à présent même guérison et sanctification, et le Saint-Esprit est toujours prêt à nous donner les mêmes manifestations de sa puissance. Lors donc que nous demandons pourquoi cette puissance divine ne se voit pas plus souvent, Jésus nous répond : « C’est à cause de votre incrédulité. » Plus on s’appliquera à réaliser la sanctification par la foi, plus aussi on réalisera la guérison par la foi. Ces deux doctrines marchent de front. Plus l’Esprit de Dieu demeurera et agira dans l’âme des croyants, plus aussi les miracles qu’il opère se multiplieront dans le corps. Le monde saura alors clairement ce qu’est la rédemption.

 

Andrew MURRAY

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PARDON ET GUÉRISON

 

« Or, afin que vous sachiez que le Fils de l’homme a sur la terre

le pouvoir de pardonner les péchés : Lève-toi, dit-il au paralytique,

prends ton lit et va dans ta maison. » (Matthieu 9.6)

 

          L'homme réunit en lui deux natures. Il est à la fois esprit et matière, ciel et terre, âme et corps. Par là même d'un côté il est fils de Dieu, de l'autre il est voué à la destruction à cause de la chute ; dans son âme le péché, dans son corps la maladie sont là pour témoigner du droit que la mort a sur lui. C'est cette double nature qui a été rachetée par la grâce divine. Quand le psalmiste fait appel à tout ce qui se trouve en lui pour célébrer les bienfaits de l’Éternel, il s'écrie : « Mon âme, bénis l’Éternel ; c'est lui qui pardonne toutes tes iniquités, qui guérit toutes tes maladies. » (Psaume 103.3) Quand Esaïe prédit la délivrance de son peuple, il ajoute : « Aucun habitant ne dit : Je suis malade ! Le peuple de Jérusalem reçoit le pardon de ses iniquités. « (Esaïe 33.24)

          Cette prédiction s'est accomplie au-delà de toute prévision, lorsque Jésus, le Rédempteur, est descendu sur la terre. Que de guérisons il opéra, lui qui était venu fonder sur la terre le royaume des cieux. Soit par ses actes, soit par les ordres qu'il laissa ensuite à ses disciples, ne nous montre-t-il pas clairement que la prédication de l’Évangile et la guérison des malades s'alliaient ensemble dans le salut qu'il apportait. L'une et l'autre sont présentées comme la preuve évidente de sa mission de Messie. « Les aveugles voient, les boiteux marchent... et la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres. » (Matthieu 11.5) Jésus, qui a revêtu l'âme et le corps de l'homme, les affranchit également des suites du péché.

          Cette vérité n'est nulle part plus évidente et mieux démontrée que dans l'histoire du paralytique. Le Seigneur commence par lui dire : « Tes péchés te sont pardonnés », après quoi il ajoute : « Lève-toi et marche. » Le pardon des péchés et la guérison de la maladie vont de pair, car aux yeux de Dieu qui voit l'ensemble de notre nature, le péché et la maladie sont aussi étroitement unis que l'âme et le corps. D'accord avec les Écritures, notre Seigneur Jésus a envisagé le péché et la maladie tout autrement que nous. Pour nous, le péché rentre dans le domaine spirituel, nous le savons sous la réprobation de Dieu, et justement condamné par lui, tandis que la maladie nous paraît au contraire faire partie de l'état actuel de notre nature et n'avoir rien à faire avec la réprobation de Dieu et sa justice. On va même parfois jusqu'à dire de la maladie qu'elle est une preuve de l'amour et de la grâce de Dieu.

          Jamais, ni les Écritures, ni Jésus lui-même, n'en parlent dans ce sens-là ; jamais ils ne nous présentent la maladie comme une bénédiction, une preuve de l'amour de Dieu, qui doit être supportée avec patience. Le Seigneur a parlé à ses disciples des diverses souffrances qu'ils auraient à subir, mais quand il parle de la maladie, c'est toujours comme d'un mal causé par le péché, par Satan, et dont il faut être délivré. Il a solennellement prédit à ses disciples que chacun d'eux aurait à porter sa croix, mais jamais il n'a recommandé à aucun malade de se résigner à être malade. Partout Jésus a guéri les malades, partout il a fait de la guérison une des grâces que procure le royaume des cieux. Le péché dans l'âme, et la maladie dans le corps témoignent l'un et l'autre de la puissance de Satan, et « le Fils de Dieu a paru pour détruire les œuvres du diable. » (1 Jean 3.8)

 

          C'est pour faire connaître l'amour du Père que Jésus est venu délivrer les hommes et du péché et de la maladie. Dans ses actes, dans ses enseignements à ses disciples, dans l’œuvre du Saint-Esprit, et enfin dans les paroles de ses apôtres, le pardon et la guérison se trouvent toujours ensemble. L'un ou l'autre pouvaient sans doute paraître plus en relief selon le développement ou la foi de ceux auxquels s'adressaient ses grâces. Tantôt c'était la guérison qui frayait la voie à l'acceptation du pardon, tantôt c'était le pardon qui précédait la guérison, celle-ci venant ensuite en sceller la certitude. Dans la première partie de son ministère, Jésus a guéri beaucoup de malades, les trouvant prêts à croire à la possibilité de la guérison. Il voulait par là disposer les cœurs à le recevoir lui-même comme celui qui peut pardonner les péchés. Lorsqu'il vit que le paralytique pouvait recevoir tout de suite le pardon, il commença par là, par ce qui avait le plus d'importance, après quoi vint la guérison pour mettre le sceau au pardon accordé.

          Nous voyons, par les récits des Évangiles, que la foi au pardon des péchés était alors plus difficile aux Juifs que la foi à la guérison divine. Aujourd'hui, c'est tout le contraire. L’Église chrétienne a tellement entendu prêcher le pardon des péchés que l'âme altérée de salut reçoit facilement ce message de grâce ; mais il n'en est pas de même de la foi en la guérison divine. On n'en parle plus guère, et ils sont rares les croyants qui en ont fait l'expérience. Il serait bon, pour la recevoir, de commencer par confesser ses péchés et vouloir vivre d'une vie sanctifiée. Voilà sans doute pourquoi on a plus de peine à croire à la guérison qu'au pardon, voilà aussi pourquoi ceux qui reçoivent la guérison reçoivent en même temps de nouvelles grâces spirituelles, se sentent plus étroitement unis au Seigneur Jésus et apprennent mieux à l'aimer et à le servir. L'incrédulité a beau séparer ces deux grâces, toujours elles restent réunies en lui. Toujours Jésus est le même Sauveur et de l'âme et du corps, prêt à accorder également et le pardon et la guérison. Toujours donc le racheté pourra s'écrier : « Mon âme, bénis l’Éternel ! C'est lui qui pardonne toutes tes iniquités, qui guérit toutes tes maladies. » (Psaume 103.3)

 

Andrew MURRAY

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DISCIPLINE ET SANCTIFICATION

 

« Dieu nous châtie pour notre bien, afin que nous participions

à sa sainteté. » (Hébreux 12.10)

« Si quelqu'un se conserve pur, il sera un vase d'honneur,

sanctifié, utile à son Maître, propre à toute bonne œuvre. »

(2 Timothée 2.21)

 

          Sanctifier quelque chose, c'est le mettre à part pour le consacrer à Dieu et à son service. Le temple de Jérusalem était saint, c'est-à-dire qu'il était consacré, dédié à l’Éternel pour lui servir de demeure. Les vases du temple étaient saints parce qu'ils étaient destinés au service du temple, les prêtres étaient saints, choisis pour servir Dieu, et prêts à travailler pour lui. De même le chrétien doit être sanctifié aussi, disposé à servir le Seigneur, propre à toute bonne œuvre.

          Lorsque le peuple d'Israël sortit d’Égypte, l’Éternel le réclama pour son service comme un peuple saint. « Laisse aller mon peuple afin qu'il me serve », avait-il fait dire à Pharaon. Affranchis de leur dur esclavage, les Israélites devaient entrer aussitôt au service de Dieu et devenir avec bonheur ses serviteurs. L'affranchissement fut pour eux le chemin qui les conduisit à la sanctification.

          Aujourd'hui encore, Dieu veut se faire un peuple saint, et c'est pour nous amener à en faire partie que Jésus nous affranchit. « Il s'est donné lui-même pour nous, afin de nous racheter de toute iniquité et de se faire un peuple qui lui appartienne, purifié par lui et zélé pour les bonnes œuvres. » (Tite 2.14) C'est le Seigneur qui brise les chaînes par lesquelles Satan voudrait nous retenir en esclavage. Il veut nous voir libres, tout à fait libres de le servir. Il veut sauver, affranchir l'âme et le corps, afin que chacune des facultés de l'âme, que chacun des membres du corps lui soit consacré et puisse se mettre sans réserve à son service.

          Un grand nombre de chrétiens ne comprennent pas encore tout cela, ils ne savent pas voir que le but de leur affranchissement est de les sanctifier, de les préparer au service de Dieu. Ils se servent de leur vie, de leurs membres pour « chercher leur propre satisfaction » ; aussi ne se sentent-ils pas libres de demander avec foi leur guérison. C'est donc pour les châtier et les amener à vouloir être sanctifiés que le Seigneur permet à Satan de leur infliger la maladie et de les retenir par là même enchaînés et prisonniers. (Luc 13.11-16) « Dieu nous châtie pour notre bien, afin que nous participions à sa sainteté », et que nous soyons « sanctifiés, utiles à notre Maître ». (Hébreux 12.10 ; 2 Timothée. 2.21)

          La discipline qu'inflige la maladie apporte de grandes bénédictions. Elle engage le malade à réfléchir; elle lui fait voir que Dieu s'occupe de lui, cherchant à lui montrer ce qui le sépare encore de lui. Dieu lui parle, il l'appelle à examiner ses voies, à reconnaître qu'il manque de sainteté et que le but du châtiment est de le faire « participer à la sainteté divine » . Il éveille en lui le désir d'être éclairé par le Saint-Esprit jusque dans les replis intimes de son cœur, afin qu'il se rende compte de ce qu'a été sa vie jusque-là, une vie de volonté propre, bien loin de la vie sanctifiée que Dieu réclame de lui. Il l'amène à confesser ses péchés, à les remettre au Seigneur Jésus, à croire que le Sauveur peut l'en délivrer. Il le presse de se donner à lui, de lui consacrer sa vie, de mourir à lui-même pour pouvoir vivre pour Dieu.

          La sanctification n'est pas quelque chose que vous puissiez accomplir vous-même, elle ne peut pas même être accomplie par Dieu en vous comme quelque chose que vous puissiez posséder et contempler en vous. Non, c'est l’Esprit saint, l'Esprit de sanctification qui pourra seul faire passer en vous sa sainteté et la renouveler sans cesse. C'est donc par la foi que vous pourrez « participer à cette sainteté-là » . Après avoir compris que Jésus « a été fait pour vous, de la part de Dieu, sanctification » (1 Corinthiens 1.30), et que le Saint-Esprit est chargé de vous transmettre sa sainteté, celle qu'a réalisée sa vie terrestre, abandonnez-vous à lui par la foi pour qu'il vous fasse vivre d'heure en heure cette vie-là. Croyez que le Seigneur vous conduira, vous gardera par son Esprit dans cette vie de sanctification et de consécration au service de Dieu. Vivez ainsi dans l'obéissance de la foi, toujours attentif à sa voix, à la direction du Saint-Esprit.

          Dès que cette paternelle discipline a amené le malade à une vie de sanctification, Dieu a atteint son but, et il guérira celui qui le lui demandera avec foi. « Nos pères nous châtiaient pour peu de jours...Tout châtiment semble d'abord un sujet de tristesse et non de joie, mais il produit plus tard, pour ceux qui ont été ainsi exercés, un fruit paisible de justice. » (Hébreux 12.10-11) Oui, c'est quand le croyant réalise « ce fruit de justice » qu'il est prêt à être libéré du châtiment.

          Oh ! c'est parce que les croyants comprennent encore si peu que la sanctification est une entière consécration à Dieu, qu'ils ne peuvent pas croire non plus que la guérison suivra de près la sanctification du malade. La bonne santé n'est trop souvent pour eux qu'affaire de bien-être et de jouissance personnelle dont ils peuvent disposer à leur gré, mais Dieu ne saurait servir ainsi leur égoïsme. S'ils comprenaient mieux que Dieu demande de ses enfants qu'ils soient « sanctifiés et utiles à leur Maître », ils ne seraient pas surpris de le voir accorder guérison et forces nouvelles à ceux qui ont appris à mettre à sa disposition tous les membres voulant être sanctifiés et employés à son service par le Saint-Esprit. L'Esprit de guérison est aussi l'Esprit de sanctification.

 

Andrew MURRAY

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LE POUVOIR DE LA VRAIE FOI

 

          La foi refuse activement le pouvoir du diable.

          Un jeune homme s'était laissé entraîner dans le péché et il en souffrait les conséquences…Une femme malade et sur le point de mourir...Une femme faible, souffrante, la chair à vif, incapable de se nourrir..

          Tous trois sont miraculeusement délivrés par la foi au nom de Jésus. Smith Wigglesworth en rend témoignage...

 

Une maladie provoquée par l’immoralité...

 

          Un jour, je tenais une réunion l'après-midi. La grâce du Seigneur était présente et beaucoup avaient été guéris par la puissance de Dieu. La plupart des gens étaient déjà partis lorsque j'aperçus un jeune homme qui, manifestement, hésitait à s'avancer pour venir me parler.

          - « Que voulez-vous ? », lui dis-je.

          - « Je me demandais si vous voudriez bien prier pour moi ».

          - « Quel est votre problème ? »

          - « Vous ne sentez pas ? »

          Ce jeune homme s'était laissé entraîner dans le péché et il en souffrait les conséquences. « J'ai été renvoyé de deux hôpitaux. J'ai des abcès sur tout le corps !», me dit-il. Je voyais bien que son nez était sévèrement infecté. « Je vous ai entendu prêcher », dit-il; « je n'ai rien compris à cette histoire de guérison et je me demandais s'il pouvait y avoir encore de l'espoir pour moi ».

          « Est-ce que tu connais Jésus ? », lui dis-je. Il ne savait absolument rien du salut, mais je lui ai dit: «Tiens-toi bien tranquille». J'ai posé mes mains sur lui et j'ai maudit cette terrible maladie au nom de Jésus. Aussitôt, il cria: « Je suis guéri, j'en suis sûr. Je sens comme une brûlure dans tout mon corps !»

          - « Qui a fait cela ? » lui demandai-je.

          - « C’est vos prières », répondit-il.

          - « Non, c'est Jésus ! »

          - « C'est vraiment lui ? Oh, Jésus ! Jésus ! Jésus, sauve moi ». Et ce jeune homme s'en alla guéri et sauvé. Oh, quel Dieu plein de compassion nous avons ! Que notre Jésus est merveilleux !

 

Le pouvoir de la vraie foi…

 

          Il y avait une femme qui était malade et sur le point de mourir. Elle m'envoya chercher, et je me rendis à son chevet avec le responsable d'une mission. Je la trouvai là, dans son lit, en train de mourir. Le Seigneur me montra que rien d'autre que son pouvoir ne pouvait plus la sauver. Je me penchai vers elle. « J'ai la foi, j'ai la foi », répétait-elle sans cesse. « Vous n'avez pas la foi », lui dis-je. « Vous êtes en train de mourir et vous le savez. Vous n'avez que des mots ». Je lui demandai: « Voulez-vous vivre ? ». « Oui, dit-elle, mais je n'en ai pas le pouvoir ». L'Esprit du Seigneur vint sur moi, et je dis: « dans le nom de Jésus ». Alors l'Esprit de Dieu la guérit.

          La foi refuse activement le pouvoir du diable. Il ne s'agit pas simplement de dire des mots: il vous faut une foi active qui refuse les conditions du diable, au nom de Jésus. Nous devons avoir quelque chose de plus que les mots. Satan vient « pour dérober, égorger et détruire » (Jean 10.10). Jésus vient pour donner la vie en abondance (v.10). Il vient donner une vie abondante par l’opération du Saint-Esprit. Le lépreux a dit : « Si tu le veux, tu peux me rendre pur. » (Mt 8.2) Jésus a répondu: « Je le veux.» (v.3)

 

Un témoignage de guérison...

 

          Un jour, une femme vint pour être guérie. C'était au milieu d'une foule et Dieu voulait faire une démonstration publique. Elle était là, faible, souffrante, la chair à vif, incapable de se nourrir. Je dis à la foule: « Regardez-la bien ; observez son état en détail ». Puis, au nom de Jésus, j'ai chassé l'esprit mauvais et j'ai posé mes mains sur elle. Elle a dit publiquement qu'elle était guérie. Ce soir-là, elle est venue à la réunion et le lendemain aussi et elle rendait gloire à Dieu. Je fus surpris de la voir, car je croyais qu'elle était repartie chez elle, à la campagne. « Je ne peux pas partir avant d'avoir pleinement rendu gloire à Dieu », dit-elle. En s'en allant, elle me dit: « au revoir, je vais témoigner de la vie que Dieu donne: « Il a pris nos infirmités, et il s'est chargé de nos maladies. » (Mt 8.17)

          Il y en a tant qui manquent le chemin parce qu'ils s'appuient sur leurs sentiments. Il est plus important que tout d'avoir la Parole de Dieu. Le psaume 119.50 dit : « Ta parole me rend la vie. » (version anglaise). Rien d'autre que la Parole ne peut donner la vie, et la Parole, c'est Jésus. « Je serre ta parole dans mon cœur. » (Ps 119.11) Toute obscurité, tout péché et toute affliction doivent partir. La Parole de Dieu est contre eux, elle ne peut pas co-exister avec ces choses. Croire, c'est être sauvé, guéri, libéré. L'incrédulité ne peut donner ni le salut, ni la guérison, ni la liberté. « Si tu peux! .. . Tout est possible à celui qui croit. » (Mc 9.23) Cette vérité est établie pour toujours.

 

Smith WIGGLESWORTH

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EXPÉRIMENTEZ LES MIRACLES DE DIEU

 

          Rencontrez l’épouse d’un serviteur de Dieu qui n’a plus qu’une journée à vivre, et une future mariée qui se meurt d’une appendicite au travers de ces deux témoignages de Smith Wigglesworth.

          Vous allez découvrir ce qui est arrivé dans leurs vies et ce qui peut prendre place dans la vôtre. Vous pouvez expérimenter la puissance de Dieu dans votre vie.

 

Le dernier jour d’une femme est arrivé…

 

          « Un serviteur de Dieu est venu me trouver, un jour, pour me dire : « Le docteur a dit que ma femme n’avait plus qu’un jour à vivre ». Je lui ai répondu : « Oh, frère Clark, pourquoi ne croyez-vous pas Dieu ? Dieu peut la relever, si seulement vous croyez. »

          - Je vous ai regardé quand vous parliez et j’ai dit en pleurent : Père, si tu pouvais me donner cette assurance, je serais tellement heureux.

          - Pourriez-vous faire pleinement confiance à Dieu, lui dis-je.

          Et je sentis que le Seigneur allait guérir sa femme.

          J’envoyai un message à un frère pour lui demander de venir avec moi auprès de cette mourante, car je croyais que si deux d’entre nous allaient lui faire l’onction d’huile, selon Jacques 5.14-15, elle serait guérie. Mais il me répondit : « Pourquoi viens-tu me chercher ? Je n’arrive pas à croire, mais je crois que le Seigneur la guérira, si toi tu y vas ».

          Alors, j’ai envoyé chercher un autre frère. Cet homme avait une grande capacité de prière. A genoux dans une pièce, il pouvait, en priant, parcourir trois fois le tour du monde. Je lui dis de ne pas se fier à ses impressions et de continuer à prier jusqu’au bout, quoi qu’il arrive. Nous sommes entrés dans la maison et j’ai demandé à ce frère de prier le premier. Dans son désespoir, il pleura et pria pour que le mari reçoive une consolation quand il resterait seul avec ses petits enfants devenus orphelins et qu’il soit fortifié pour pouvoir supporter son chagrin ! Je pouvais à peine me contenir pendant qu’il priait, tant j’étais contrarié. « Quelle chose horrible d’avoir fait venir cet homme de si loin pour qu’il fasse cette sorte de prière ! », pensais-je. Que lui arrivait-il donc ? Il se concentrait sur cette femme en train de mourir au lieu de regarder à Dieu. Il est impossible de prier « la prière de la foi » (Jacques 5.15) si vous fixez les yeux sur la personne en détresse ; il n’y a qu’une direction vers où se tourner, c’est vers Jésus. Le Seigneur veut, dès maintenant, nous apprendre cette vérité : nous devons garder les yeux fixés sur lui.

          Quand cet homme eut terminé, je me tournai vers le frère Clark : « A vous de prier ». Il reprit là où l’autre venait de finir et pria de la même manière. Il se laissa tellement accabler par le fardeau que je me demandai s’il allait pouvoir se relever et fus soulagé quand il termina enfin. Je n’aurais guère pu supporter ça plus longtemps. Ces deux prières étaient les plus mal à propos que j’aie jamais entendues ; toute l’atmosphère était saturée d’incrédulité. Je bouillonnais, j’avais soif que Dieu puisse agir à sa façon. Quand il eut fini, je ne m’attardai pas à prier ; je courus vers le lit et versai presque tout le contenu de la bouteille d’huile sur la malade. Alors, j’ai vu Jésus, juste au-dessus du lit, un sourire radieux sur le visage, et j’ai dit : « Femme, Jésus-Christ te guérit ». Elle s’est aussitôt levée, totalement guérie, et aujourd’hui, c’est une femme en pleine santé.

          Oh, bien-aimés, que Dieu nous aide à détourner les yeux des circonstances et des symptômes pour les fixer sur lui. Alors, nous pourrons prier « la prière de la foi ».

 

Un homme dont la fiancée était mourante…

 

          « Il y a huit ans, j’ai rencontré le frère Kerr qui m’a donné une lettre d’introduction pour un frère habitant la ville de Sion, qui s’appelait Cook. Quand j’ai présenté cette lettre au frère Cook, il m’a dit : « C’est Dieu qui vous a envoyé ici ». Il me donna l’adresse de six personnes, me demanda d’aller prier pour elles et de le retrouver à midi. Je suis revenu vers 12h 30 et il m’a alors parlé d’un jeune homme qui devait se marier le lundi suivant. Sa bien-aimée était en train de mourir d’une appendicite. Je me rendis chez elle ; le médecin, qui venait de partir, avait formulé un diagnostic qui ne laissait aucun espoir. La maman, éperdue, s’arrachait les cheveux en demandant : « n’y a-t-il aucune délivrance ? ». Je lui dis : « Femme, croyez Dieu, et vous verrez votre fille guérie, debout et habillée dans le quart d’heure qui suit ». Mais elle continua à se lamenter.

          Ils me firent entrer dans la chambre ; je priai pour la jeune fille et ordonnai au mauvais esprit de partir, dans le nom de Jésus. Elle s’écria : « je suis guérie ! » « Voulez-vous que je croie que vous êtes guérie ? » lui dis-je. « Si vous êtes guérie, levez-vous ».

          - « Sortez de la chambre et je vais me lever », répondit-elle.

          Moins de dix minutes après, le docteur arriva. Il voulait savoir ce qui s’était passé. « Un homme est venu, il a prié pour moi et je suis guérie », lui dit-elle. Le médecin appuya avec son doigt à l’endroit qui avait été si douloureux et la jeune fille ne manifesta aucune réaction. « Cela vient de Dieu », dit-il. Pour moi, cela ne faisait aucune différence qu’il le reconnaisse ou pas ; je savais que Dieu était intervenu.

          Notre Dieu est réel et il a le pouvoir de sauver et de guérir aujourd’hui. Notre Jésus est bien le même « hier, aujourd’hui et éternellement. » (Hébreux 13.8) Il sauve et guérit aujourd’hui tout comme autrefois, et il veut vous sauver et vous guérir.

          Oh, si seulement vous croyiez Dieu ! Que se passerait-il ? Les choses les plus merveilleuses. Certains n’ont jamais goûté à la grâce de Dieu, ils n’ont jamais connu la paix de Dieu. »

 

Smith WIGGLESWORTH

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JOB, SA MALADIE ET SA GUÉRISON

 

« Et Satan se retira de devant la face de l’Éternel. Puis il frappa Job d’un ulcère malin depuis la plante du pied jusqu’au sommet de la tête. » Job 2.7

 

          La mystérieuse histoire de Job soulève un instant pour nous le voile qui nous cache le monde invisible ; elle nous fait entrevoir que le ciel et l’enfer s’occupent des serviteurs de Dieu sur la terre. Nous voyons aussi là quelle tentation suscite la maladie et comment Satan s’en sert pour disputer à Dieu l’âme de l’homme et la perdre, tandis qu’au contraire Dieu cherche à la sanctifier par l’épreuve même. L’exemple de Job nous fait voir à la lumière de Dieu d’où vient la maladie, quel est le résultat qu’elle doit amener et comment il est possible d’en être délivré.

 

D’où provient la maladie…

 

          Vient-elle de Dieu ou de Satan ? On est généralement loin de s’accorder sur ce point. Les uns la tiennent pour être envoyée de Dieu, les autres veulent y voir l’œuvre du malin. Les uns et les autres sont dans l’erreur s’ils veulent soutenir leur opinion à l’exclusion de celle du parti opposé, tandis que tous ont raison s’ils admettent que cette question présente deux faces. Disons donc que la maladie vient de Satan, mais qu’elle ne peut avoir lieu qu’avec la permission de Dieu. La puissance de Satan est celle d’un oppresseur qui n’a par lui-même aucun droit de fondre sur l’homme et de l’attaquer, mais les prétentions de Satan sur l’homme sont légitimes en ce que la justice de Dieu décrète que l’homme qui se livre à Satan par ses péchés se place par là même sous sa domination.

          Satan est le prince de l’empire des ténèbres et du péché ; la maladie est la conséquence du péché. Voilà ce qui constitue les droits de Satan sur le corps de l’homme pécheur. Il est prince de ce monde ; Dieu le reconnaît comme tel jusqu’à ce qu’il soit légalement vaincu et détrôné. Il a par conséquent un pouvoir certain sur tous ceux qui demeurent ici-bas sous sa juridiction. C’est donc lui qui tourmente les hommes par la maladie et qui cherche, par là, à les détourner de Dieu et les perdre.

          Mais, hâtons-nous de le dire, la puissance de Satan est loin d’être toute-puissante, elle ne peut rien sans l’autorisation de Dieu. Si Dieu lui permet de faire tout ce qu’il fait pour tenter les hommes, et même les croyants, c’est pour que l’épreuve porte en eux un fruit de sanctification. Il nous est dit aussi que Satan a l’empire de la mort, qu’il est à l’œuvre partout où elle règne, et pourtant, il ne peut rien décider quant à la mort des serviteurs de Dieu sans sa volonté expresse. De même pour la maladie. A cause du péché, elle est l’œuvre de Satan, mais comme c’est à Dieu qu’appartient la haute direction du monde, elle peut aussi être envisagée comme l’œuvre de Dieu. Tous ceux qui connaissent le livre de Job savent avec quelle clarté il expose tout ceci !

 

Quel résultat doit amener la maladie ?

 

          Ce résultat sera bon ou mauvais selon que Dieu ou Satan aura la victoire en nous. Sous l’influence de Satan, le malade s’enfonce toujours plus dans le péché. Il ne voit pas dans le péché la cause du châtiment et se préoccupe avant tout de lui-même et de ce qu’il souffre. Il ne demande qu’à être guéri, sans songer à vouloir l’affranchissement du péché. Au contraire, partout où c’est Dieu qui a la victoire, la maladie amène le malade à renoncer à lui-même et à s’abandonner à Dieu. C’est ce que nous montre l’histoire de Job. Ses amis l’accusent injustement d’avoir commis des péchés exceptionnellement graves et de s’être ainsi attiré toutes ses terribles souffrances. Il n’en était rien pourtant, puisque Dieu lui-même avait dit de lui qu’il était « intègre et droit, craignant Dieu et se détournant du mal ». (Job 2.3) Mais, pour se défendre, Job alla trop loin. Au lieu de s’humilier dans sa bassesse devant le Seigneur et de reconnaître ses fautes cachées, il chercha à se justifier, fort de sa propre justice. Ce ne fut que lorsque le Seigneur lui apparut qu’il en vint à dire : « Je me condamne et je me repens sur la poussière et sur la cendre. » (Job 42.6) Pour lui, la maladie devint insigne bénédiction en l’amenant à connaître Dieu d’une manière toute nouvelle et à s’humilier devant lui plus que jamais. C’est là, pour nous aussi, la bénédiction que Dieu veut nous faire recevoir lorsqu’il permet à Satan de nous frapper par la maladie, et ce but est atteint par tous les malades qui s’abandonnent à lui sans réserve.

 

Comment être délivré de la maladie ?

 

          Un père ne prolonge jamais le châtiment de son enfant que le temps nécessaire. De même Dieu, qui a son but pour permettre la maladie, ne prolongera le châtiment qu’autant qu’il le faudra pour atteindre le but. Dès que Job l’eut compris, dès qu’il se fut « condamné et repenti sur la poussière et sur la cendre » en écoutant ce que Dieu lui avait révélé, le châtiment prit fin. Dieu lui-même le délivra de la main de Satan et le guérit de sa maladie.

          Puissent les malades de nos jours comprendre aussi que Dieu a un but déterminé pour permettre le châtiment et qu’aussitôt qu’il sera atteint, qu’aussitôt que le Saint-Esprit les aura amenés à confesser et à délaisser leurs péchés, à se consacrer entièrement au service de Dieu, le châtiment ne sera plus nécessaire. Le Seigneur alors pourra et voudra les en délivrer. Dieu se sert de Satan comme un gouvernement sage se sert du geôlier. Il ne laisse ses enfants en son pouvoir que le temps voulu ; après quoi, sa volonté est de nous associer à l’affranchissement de celui qui a vaincu Satan, qui nous a soustraits à sa domination en portant à notre place et nos péchés et nos maladies.

 

Andrew MURRAY

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L’ÉTERNEL QUI GUÉRIT

 

« Je ne te frapperai d’aucune des maladies dont j’ai frappé

les Égyptiens, car je suis l’Éternel qui te guérit. »

(Exode 15.26)

 

          Souvent nous avons lu ces mots, mais sans oser les prendre pour nous, sans nous attendre à ce que le Seigneur les accomplisse à notre égard. Nous avons vu là que le peuple de Dieu devait être exempt des maux affligés aux Égyptiens, et nous avons cru que cette promesse n’avait de valeur que pour l’ancienne Alliance, tandis que nous qui vivons dans la dispensation du Saint-Esprit, nous ne pouvons prétendre être préservés ou guéris de la maladie par l’intervention directe du Seigneur. Cependant, comme nous étions obligés de reconnaître la supériorité de la nouvelle Alliance, nous en étions venus à nous dire, dans notre ignorance, que souvent la maladie amène de grandes bénédictions et que, par conséquent, Dieu avait bien fait de retirer ce qu’il avait promis autrefois, de ne plus être pour nous ce qu’il avait été pour Israël, « l’Éternel qui te guérit ».

 

          Mais voici qu’aujourd’hui l’Église ouvre les yeux et reconnaît son erreur. Elle voit que, sous la nouvelle Alliance aussi, le Seigneur Jésus s’est acquis ce titre par toutes ses guérisons miraculeuses. Elle remarque également qu’en chargeant son Église de prêcher l’Évangile à toute créature, il lui a promis « d’être avec elle jusqu’à la fin du monde », et que, comme preuve de sa présence, ses disciples auraient le pouvoir d’imposer les mains aux malades et de les guérir (Marc 16.15-18). Elle remarque encore que le jour de la Pentecôte, la diffusion merveilleuse du Saint-Esprit fut accompagnée de guérisons miraculeuses, preuve évidente des bienfaits apportés par la vertu d’En-Haut (Actes 3.7 ; 5.15 ; 9.40). Rien dans la Bible ne lui fait croire que la promesse faite à Israël ait été rétractée, et de la bouche de Jacques, elle entend cette promesse nouvelle : la prière de la foi sauvera ou guérira le malade (Jacques 5.15). Elle sait que, de tout temps, c’est l’incrédulité qui a mis des bornes au Saint d’Israël (Psaume 78.41, version d’Osterwald). Et elle se demande si ce n’est pas encore aujourd’hui l’incrédulité qui arrête cette manifestation de la puissance de Dieu. Impossible d’en douter. Ce n’est pas Dieu, ce n’est pas sa Parole qu’il faut accuser ici, c’est notre incrédulité seule qui arrête la puissance miraculeuse du Seigneur, qui l’empêche de guérir comme aux temps passés. Il faut que notre foi se réveille, qu’elle reconnaisse en Christ la toute-puissance de celui qui dit : « Je suis l’Éternel qui te guérit. » Les œuvres de Dieu sont ce qui nous fait le mieux saisir ce que nous dit sa Parole ; les guérisons qui viennent de nouveau répondre à la prière de la foi confirment, par une glorieuse illustration, la vérité de sa promesse.

 

          Apprenons à voir en Jésus ressuscité le divin médecin et recevons-le comme tel. Pour reconnaître en Jésus ma justice, ma force et ma sagesse, il faut que, par la foi, je saisisse qu’il est réellement tout cela pour moi ; de même quand la Bible me dit que Jésus est le souverain docteur, il faut que je m’approprie cette vérité, lui disant : Oui, Seigneur, c’est toi qui es mon médecin. Et pourquoi puis-je le tenir pour tel ? C’est parce qu’il se donne à moi, que je suis « une même plante avec lui » (Romains 6.5), inséparablement uni à lui ; c’est parce que son amour se plaît à combler de ses grâces ses bien-aimés, à se communiquer à tout cœur qui veut le recevoir, que j’ai droit à sa puissance de guérison. Croyons-le, le trésor de bénédictions que comporte le nom de "l’Éternel qui te guérit » est prêt à se répandre sur tous ceux qui connaissent ce nom divin et qui veulent se confier en lui. Ici, c’est la foi qui est le véritable remède à tout, c’est là le seul traitement efficace selon les lois du Royaume de Dieu.

 

          Quand j’expose ma maladie au Seigneur, ce n’est pas sur ce que je vois, sur ce que je sens ou ce que je pense que je dois m’appuyer, mais sur ce qu’il a dit. Lors même que tout paraîtrait s’opposer à la guérison attendue, lors même qu’elle n’aurait pas lieu au moment même, ou de la manière que je m’étais figuré devoir l’obtenir, lors même que le mal semblerait s’aggraver, ma foi, fortifiée par l’attente même, doit s’attacher sans varier à cette parole sortie de la bouche de Dieu : « Je suis l’Éternel qui te guérit. »

 

          Le but constant de Dieu est de faire de nous de vrais croyants. La guérison, la santé n’ont guère de valeur tant qu’elles ne servent pas à nous unir plus étroitement à Dieu et à le glorifier ; aussi faut-il, dès qu’il s’agit de guérison, que notre foi soit mise à l’épreuve. C’est celui qui compte sur la fidélité de son Dieu, celui qui écoute Jésus lui répéter : « Ne t’ai-je pas dit que si tu crois, tu verras la gloire de Dieu » (Jean 11.40), qui aura la joie de recevoir de Dieu même la guérison de son corps, de la voir s’opérer d’une manière digne de Dieu et conformément à ses promesses. Quand nous lisons ces mots : « Je suis l’Éternel qui te guérit », ne craignons pas de répondre avec empressement : Oui, Seigneur, tu es pour moi « l’Éternel qui guérit ».

 

Andrew MURRAY

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JÉSUS GUÉRIT LES MALADES

 

          « Il guérit tous les malades afin que s’accomplît ce qui avait été annoncé par Esaïe, le prophète : Il a pris nos infirmités et il s’est chargé de nos maladies. » (Matthieu 8.16-17)

 

          A propos de tous les malades guéris par Jésus, l’évangéliste Matthieu dit expressément qu’il les guérit « afin que s’accomplît ce qui avait été annoncé par Esaïe, le prophète ». C’est parce que Jésus s’était chargé de nos maladies qu’il pouvait, qu’il devait les guérir. S’il ne l’avait pas fait, une partie de son œuvre de rédemption serait restée sans puissance et sans fruit.

          Ce n’est pas ainsi que l’on envisage généralement ce texte de la Parole de Dieu. Il est reçu de ne voir dans les guérisons miraculeuses du Seigneur Jésus que la preuve de sa miséricorde, ou le symbole de ses grâces spirituelles. On ne voit point là une conséquence nécessaire de la rédemption, quoique ce soit ce que la Bible nous déclare. Le corps et l’âme ont été créés pour servir ensemble d’habitation à Dieu ; l’état maladif du corps est aussi bien que celui de l’âme la conséquence du péché, et c’est là ce que Jésus est venu porter, expier et vaincre.

          Lorsque Jésus était ici-bas, ce n’était pas seulement en qualité de Fils de Dieu qu’il guérissait les malades, mais comme le Médiateur qui avait pris sur lui et porté la maladie, et ceci nous fait comprendre pourquoi Jésus a donné autant de temps à son œuvre de guérison, pourquoi aussi les évangélistes en parlent d’une manière si détaillée. Lisez par exemple ce qu’en dit Matthieu :

 

          « Jésus parcourait toute la Galilée, enseignant dans les synagogues, prêchant la bonne nouvelle du royaume, et guérissant toute maladie et toute infirmité parmi le peuple. Sa renommée se répandit dans toute la Syrie et on lui amenait tous ceux qui souffraient de maladies et de douleurs de divers genres, des démoniaques, des lunatiques, des paralytiques, et il les guérissait. » (Matthieu 4.23-24)

 

          « Jésus parcourait toutes les villes et les villages, enseignant dans les synagogues, prêchant la bonne nouvelle du royaume et guérissant toute maladie et toute infirmité. » (Matthieu 9.35)

 

          « Il envoya ses disciples et leur donna le pouvoir de chasser les esprits impurs, et de guérir toute maladie et toute infirmité. » (Matthieu 10.1)

 

          Quand les disciples de Jean-baptiste vinrent demander à Jésus s’il était le Messie, il leur répondit pour le leur prouver :

 

          « Les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, et la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres. » (Matthieu 11.5)

 

          Après la guérison de l’homme à la main sèche le jour du sabbat, et l’opposition des pharisiens qui cherchaient le moyen de le faire mourir, nous lisons « qu’une grande foule le suivit et qu’il guérit tous les malades. » (Matthieu 12.15) Lorsque, plus tard, la multitude l’avait suivi dans un lieu désert, il est dit :

 

          « Quand il sortit, il vit une grande foule et fut ému de compassion pour elle, et il guérit les malades. » (Matthieu 14.14)

 

          Plus loin encore :

 

          « On lui amena tous les malades. Ils le prièrent de leur permettre seulement de toucher le bord de son vêtement ; et tous ceux qui le touchèrent furent guéris. » (Matthieu 14.35-36)

 

          Il est dit aussi des malades qui étaient parmi la foule : « Et il les guérit », et Matthieu ajoute : « En sorte que la foule était dans l’admiration...et glorifiait le Dieu d’Israël. » (Matthieu 15.31)

 

          Enfin, vers les confins de la Judée, « une grande foule le suivit, et là, il guérit les malades. » (Matthieu 19.2)

 

          Ajoutons à ces divers textes ceux qui nous donnent en détail le récit des guérisons opérées par Jésus, et demandons-nous si ces guérisons nous offrent seulement la preuve de sa puissance pendant son séjour sur la terre, ou si elles ne sont pas plutôt le résultat indubitable et constant de son œuvre de miséricorde et d’amour, la manifestation de sa puissance de rédemption qui soustrait le corps et l’âme à la domination du péché. Oui, c’était bien là le but de Dieu. Si donc Jésus a porté nos langueurs, parce que c’est là une partie intégrante de la rédemption, s’il a guéri les malades, « afin que s’accomplît ce qui avait été annoncé par Esaïe », et si son cœur de Sauveur est toujours plein de miséricorde et d’amour, nous pouvons croire avec certitude qu’aujourd’hui encore la volonté de Jésus est de guérir les malades en réponse à la prière de la foi.

 

Andrew MURRAY

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AUJOURD’HUI ENCORE JÉSUS EST LE MÊME

 

« Jésus-Christ est le même hier, aujourd’hui et éternellement."

(Hébreux 13.8)

 

          Il est plus facile de croire au Christ des temps passés, au Christ d’hier, et aussi au Christ de l’avenir, de l’éternité, que de croire au Christ d’aujourd’hui. Un grand nombre de chrétiens admettent sans peine tout ce que raconte la Bible des miracles de Dieu dans les temps anciens, ainsi que tout ce qu’elle prédit des œuvres de Christ pour le temps où il viendra dans sa gloire ; mais dès qu’il s’agit de compter pour eux-mêmes sur son intervention miraculeuse, que de peine ils ont à croire que Christ est aujourd’hui le même qu’autrefois. C’est pourtant là ce qu’il faut arriver à saisir par la foi.

          De tout temps, la certitude de la présence de Dieu a été pour son peuple force et consolation. C’est en réalisant cette présence divine, en comptant sur son intervention, qu’il a pu vaincre ses ennemis, sortir miraculeusement de toute difficulté et obtenir toujours le secours voulu. Quel bonheur insigne pour lui d’avoir un Dieu dont « la droite manifeste sa puissance ! » (Psaume 118.15) Quand il en est autrement, l’Écriture nous dépeint ces temps-là comme des temps d’obscurité où le péché a arrêté la puissance merveilleuse de Dieu (Juges 6.13 ; Josué 7.12 ; Esaïe 50.1-2 ; Esaïe 59.1-2).

          De nos jours, l’Église a grand besoin de retrouver cette présence du Seigneur. C’est faute d’y recourir que souvent la prédication reste sans fruit, que le travail se fait sans entrain, que la lutte contre le péché manque d’énergie et que la vie religieuse est privée de joie. Quelle force au contraire, quelle animation et quelle joie lorsqu’elle sent la présence de son Dieu au milieu d’elle !

 

Dès les temps les plus reculés, Dieu a manifesté sa puissance par des miracles…

 

          Soit sous l’ancienne Alliance, soit plus tard lors du ministère de Jésus ici-bas, soit encore au jour de la Pentecôte, c’est par des miracles que Dieu a ranimé et réjoui son peuple, lui donnant ainsi des preuves multiples de sa présence. Sans doute, il ne résulte aucun bien d’une certaine curiosité, avide de merveilles et de choses extraordinaires, aussi Jésus refusait-il de la satisfaire ; mais une véritable foi aux miracles de Dieu est une source de force et de joie, et c’est pour cela que Dieu les accorde à ses enfants, qu’il nous les promet dans sa Parole comme devant répondre à notre foi, qu’il en fait pour nous le signe visible de sa présence invisible. N’est-ce pas pour cela que la vie terrestre de Jésus abonda en miracles ?

 

La guérison des malades se trouve au nombre des principaux miracles de notre Seigneur Jésus…

 

          Par là, il témoignait de sa miséricorde et disposait les cœurs à le recevoir. En délivrant le corps de la puissance de Satan, il amenait l’âme à recevoir plus complètement ses grâces. Ces guérisons prouvaient avec éclat que Dieu avait visité son peuple, que Jésus était bien le Messie, le Sauveur promis.

 

La prédication de l’Évangile liée à la guérison des malades…

 

          Avant de quitter la terre, Jésus communiqua à ses disciples cette puissance merveilleuse, alliant à la prédication de l’Évangile la guérison des malades, et confiant l’une et l’autre à un même croyant. Après avoir reçu le Saint-Esprit, les apôtres demandèrent et reçurent aussi ce don ; leurs Épîtres en parlent comme d’une preuve glorieuse de la présence de Dieu en eux ; et en ce qui nous concerne actuellement, nous ne trouvons rien dans la Parole de Dieu qui nous autorise à penser que ce privilège du croyant ne doive pas lui être accordé en tout temps. Il est des lieux et des congrégations où aujourd’hui encore le Seigneur manifeste ainsi sa puissance. Quelle joie remplit le cœur dans ces petits groupes de croyants ! Quels fruits bénis résultent de l’attente de la foi sans cesse renouvelée ! On se sent là en la sainte présence de Dieu qui agit avec sa puissance éternelle pour sauver et le corps et l’âme.

 

Sondons les Écritures…

 

          Et maintenant, écoutons l’appel adressé à tout enfant de Dieu, appel à sonder à nouveau les Écritures, à s’assurer que cette grâce est promise à tous et que c’est l’incrédulité qui empêche de la recevoir. Cet appel nous invite à adresser au Seigneur de ferventes prières, à lui demander de réveiller son Église, de la faire sortir de l’état de langueur et de torpeur où elle est tombée.

          Oui, retournons au Seigneur et à sa Parole, cherchant à voir comment on peut obtenir cette grâce. Faisons-le par amour pour tous les croyants malades et souffrants, cherchant ainsi à leur faire mieux connaître l’ample amour de leur Maître et, par là, à les unir à lui plus que jamais. Faisons-le aussi pour enseigner au monde et annoncer aux païens que Jésus peut et veut encore sauver et bénir. Faisons-le pour que l’Église en soit vivifiée, pour qu’elle sache que Dieu exauce réellement les prières. Faisons-le pour la gloire de notre Maître, afin qu’on reconnaisse en lui « la force d’Israël », la force de son peuple, celui qui répond à la prière de la foi et qui accomplit des miracles, celui dont l’action puissante n’est pas limitée au passé, ou à l’avenir, mais qui aujourd’hui et, de jour en jour, est toujours « le même », toujours prêt à secourir ses enfants. Crions à notre Dieu, lui demandant de faire connaître à chacun ce que Jésus est pour lui, glorifiant ainsi le Sauveur et faisant retentir avec force cette parole : « Je suis », oui aujourd’hui même, « Je suis l’Éternel qui te guérit. » (Exode 15.26)

 

Andrew MURRAY

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Smith WIGGLESWORTH (1859-1947)

 

 

 

 

 

 

EXPÉRIMENTEZ LES MIRACLES DE DIEU

 

          Smith Wigglesworth est né à Menston, Yorkshire, Angleterre, dans une famille pauvre. Il se convertit à l'âge de huit ans à l'Église méthodiste de Menston où John Wesley a prêché. Il est baptisé par immersion à l'âge de dix-sept ans. Le 28 octobre 1907, à Sunderland, Smith est baptisé dans le Saint-Esprit. Il commença à prêcher à cette époque, tout en continuant son travail de plombier pour subvenir à ses besoins. Il eut également un ministère international. Il croyait que la guérison divine venait par la foi, et fut un instrument entre les mains de Dieu pour de multiples guérisons, miracles, et délivrances.

 

          Voici quelques-uns de ses témoignages. Puisse la foi de nos lecteurs être ainsi fortifiée, dans le Dieu de l’impossible.

 

Guérison d’un incurable...

 

          « Je me rappellerai toujours une réunion que nous avions tenue à Stockholm. Il y avait là un foyer pour malades incurables et l’on avait amené l’un d’eux à la réunion. Il était atteint d’une paralysie agitante et tremblait de tout son corps. A un moment, aidé par deux personnes, il se leva et vint sur l’estrade. Lorsque je l’oignis au nom de Jésus, la puissance de Dieu tomba sur lui. Au moment où je l’ai touché, il a jeté sa béquille et s’est mis à marcher, dans le nom de Jésus. Il descendit les marches et se mit à parcourir ce grand bâtiment, à la vue de tous ceux qui étaient là. Il n’y a rien que notre Dieu ne puisse accomplir. Il fera tout si seulement vous osez croire ».

 

La puissance de Dieu à l’œuvre dans une réunion…

 

          « En Angleterre, la puissance de Dieu fut à l’œuvre dans une réunion, et j’ai dit aux gens qu’ils pouvaient être guéris. Je leur ai dit que, s’ils se levaient, je prierais pour eux et le Seigneur les guérirait. Un homme qui avait les côtes cassées fut guéri. Puis une jeune fille de quatorze ans demanda : « voulez-vous prier pour moi ? » Après que j’aie prié pour elle, elle s’écria : « Maman, je suis guérie ! » Ses pieds étaient maintenus par des sangles , et quand on les ôta, Dieu la guérit immédiatement. Osez croire Dieu et il vous sera fait selon votre foi ».

 

Dieu peut fabriquer des tympans…

 

          « Une personne est venue me voir : « Que pouvez-vous faire pour moi ? On m’a opéré plusieurs fois et on m’a retiré les tympans ». Je lui ai dit : « Dieu n’a pas oublié comment on fabrique les tympans ». Elle était sourde comme un pot ; je crois qu’elle n’aurait pas entendu la détonation d’un canon. J’ai demandé au Seigneur de remplacer ses tympans. Mais elle est restée tout aussi sourde. Et pourtant, elle voyait que d’autres personnes étaient guéries et se réjouissaient. « Dieu a-t-il oublié d’avoir compassion ? » (Psaume 77.10) Sa puissance n’était-elle pas toujours la même ? Le soir suivant, elle est revenue et m’a dit : « J’ai décidé de croire Dieu, ce soir ».

          A nouveau, j’ai prié pour elle, et j’ai ordonné que ses oreilles soient déliées, dans le nom de Jésus. Elle a cru, et au moment où elle a cru, elle a entendu. Par la suite, j’ai laissé tomber une épingle sur le sol et elle l’a entendue tomber. Dieu peut fabriquer des tympans pour les oreilles. « A Dieu tout est possible. » (Matthieu 19.26) Dieu peut délivrer dans le pire des cas.

 

Le toucher de Dieu qui guérit…

 

          « Il y avait, à une réunion, une vieille dame de soixante-dix-sept ans, qui était paralysée. La puissance de Dieu entra en elle et, après la prière, elle fut si fortifiée et bénie qu’elle se mit à courir dans tous les sens d’une façon merveilleuse ».

 

          « Un jeune garçon était venu à une réunion avec des béquilles. Il avait une cheville cassée. Nous nous sommes unis à plusieurs dans la prière et j’eus la joie de voir ce garçon repartir en emportant ses béquilles sous son bras ».

 

          « Toutes choses sont possibles par le nom de Jésus. « C’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus, tout genou fléchisse... » (Philippiens 2.9-10) Il y a assez de puissance dans le nom de Jésus pour vaincre tout ce qui se trouve dans le monde. « Il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés » (Actes 4.12)

 

Smith WIGGLESWORTH

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QUELQUES PRINCIPES DE GUÉRISON DIVINE

 

1. Que la Parole de Dieu soit votre guide, car la foi ne saurait s’appuyer sur d’autre base.

 

          Les enseignements qui viennent de la part des croyants ont aussi leur utilité, mais si l’on s’appuie sur la parole de l’homme seulement, il est facile de se laisser ébranler par la diversité des points de vue humains. Sans doute la Parole de Dieu nous commande de recourir à l’imposition des mains, à l’onction d’huile et à l’intercession des croyants, nous ouvrant là une source de bénédictions ; mais c’est sur les promesses de la Parole de Dieu que doit se fonder la foi. Aussi devons-nous, s’il n’y a pas de croyants autour de nous, aller tout droit au Seigneur. C’est directement avec lui que nous avons affaire, selon ce qu’il nous dit : « C’est moi, l’Éternel qui te guérit. » (Exode 15.26)

 

2. Comprenez bien que la maladie peut être, dans certains cas, une conséquence du péché, une discipline rendue nécessaire par l’existence du péché.

 

          Dieu s’en sert alors comme d’une verge qui doit nous rendre attentifs à nos péchés et nous ramener à lui. « C’est pour cela qu’il y a parmi vous beaucoup d’infirmes et de malades...Si nous nous jugions nous-mêmes, nous ne serions pas jugés. » (1 Corinthiens 11.30-32) La maladie nous appelle à ouvrir notre cœur à l’Esprit de Dieu, à le laisser nous scruter, et nous faire découvrir en nous le péché, elle nous appelle aussi à le confesser et à y renoncer. Aussitôt que nous reconnaissons et confessons nos péchés et que nous voulons sincèrement les délaisser, le Seigneur peut faire cesser le châtiment, car son but est atteint. Le pardon des péchés et la guérison du corps marchent souvent de pair.

 

3. La Parole de Dieu nous assure que la volonté de Dieu est de guérir.

 

          Sans posséder cette assurance, comment recourir à la prière de la foi ? Impossible ; il faudrait alors se borner à dire avec une passive indifférence que Dieu fera ce qu’il jugera bon. C’est parce que dès longtemps on a négligé de rechercher quelle est la volonté de Dieu quant à la guérison des malades, qu’on a tant de peine à saisir ses promesses à cet égard. Étudiez ce que nous dit l’Écriture de l’œuvre de Jésus, de sa renommée comme celui qui guérit les malades, étudiez ce qu’elle nous dit de la vie nouvelle que nous communique le Saint-Esprit pour agir sur le corps aussi bien que sur l’âme, et vous ne tarderez pas à vous convaincre que Jésus a la puissance de guérir et de rendre la santé.

 

4. Par la foi, reconnaissez en Jésus votre céleste médecin.

 

          Abandonnez-lui le soin de votre corps, et recevez de lui la guérison, vous l’appropriant sur sa promesse. Ici, comme pour le pardon des péchés, c’est la foi qui doit tout saisir et recevoir. Quand le pécheur apporte à Jésus tous ses péchés, il reçoit de lui le pardon qu’il saisit par la foi, s’appuyant sur les promesses de Dieu. Le malade doit faire de même pour être guéri. Quoique le pécheur gracié ne sente ni changement, ni lumière nouvelle dans son cœur, il peut cependant dire d’après la Bible : Je sais que « mes péchés sont pardonnés à cause de son nom. » (1 Jean 2.12) De même le malade peut se dire : J’ai confessé mes péchés, je veux renoncer au péché. Jésus m’a pardonné. Puisque c’est Jésus aussi qui guérit, je dois saisir par la foi la guérison qu’il m’accorde, m’écriant avec le psalmiste : « Mon âme, bénis l’Éternel ; c’est lui qui pardonne toutes tes iniquités, qui guérit toutes tes maladies. » (Psaume 103.3)

 

5. Mettez aussitôt en pratique ce que votre foi a saisi.

 

          « Étends ta main. » (Matthieu 12.13)

          « Lève-toi, prends ton lit et va dans ta maison. » (Marc 2.11)

          Voilà comment Jésus faisait agir les malades. Celui qui a reçu par la foi sa guérison doit, bien que souffrant encore, user de volonté pour agir et prouver ainsi sa conviction que la guérison commence déjà. Comptez sur la promesse du Seigneur, le regard fixé sur lui, et vous ne serez pas déçu.

 

6. Si votre foi subit diverses épreuves, n’en soyez pas surpris.

 

          La santé obtenue par la foi fait partie de la vie de la foi et doit être affermie par l’épreuve même. Si donc la maladie ne cède pas à l’instant, ne vous en étonnez pas. Si après une amélioration, elle s’aggrave encore, ne craignez rien. Si la guérison s’opère plus lentement que vous ne comptiez, ne perdez pas courage. Ces épreuves doivent vous faire comprendre que Satan ne veut pas lâcher prise, mais que par là même Dieu cherche à affermir votre foi, à vous enseigner que c’est désormais de votre foi en Jésus que dépend votre santé.

 

7. Par la vertu puissante de votre Sauveur, commencez à vivre d’une vie toute nouvelle.

 

          Cette vie nouvelle est celle du Saint-Esprit en vous. Cette santé reçue, ces forces renouvelées sont choses sacrées. Votre corps n’est plus à vous-même, vous n’êtes plus libre d’en user à votre gré, c’est à la voix de l’Esprit que vous devez obéir désormais. La guérison et la sanctification vont de pair, et chaque jour, vous devez chercher à comprendre mieux ces mots : « Le corps est pour le Seigneur et le Seigneur pour le corps. » (1 Corinthiens 6.13)

 

8. Rendez témoignage à la puissance de celui qui vous guérit.

 

          N’en parlez guère à ceux qui ne pourraient encore vous comprendre. Évitez toute discussion avec ceux qui s’opposent à recevoir Jésus comme le souverain médecin, mais mettez-vous à la disposition du Seigneur pour initier à cette précieuse vérité les âmes qu’il voudra éclairer par votre moyen. N’ayez pas honte de reconnaître ouvertement ce que Dieu a fait pour vous, parlez-en comme un témoin fidèle qui sait ce qu’il dit. Surtout, consacrez au service de Jésus vos forces nouvelles, cherchant à amener au Sauveur les pécheurs qui s’égarent. C’est pour suivre Jésus et pour glorifier Dieu que vous avez été guéri.

 

          Tels sont les principes de la guérison divine. Nous avons cherché à les exposer d’après les Écritures. Veuille notre Dieu ouvrir les yeux des croyants afin qu’ils voient enfin sa gloire et qu’ils apprennent à le reconnaître sous le nom de « l’Éternel qui guérit. » (Exode 15.26)

 

Andrew MURRAY

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AUX CROYANTS QUI NE CROIENT PLUS…A LA GUÉRISON DIVINE

Voici quelques fondements bibliques inébranlables, rappelés par Andrew Murray, sur lesquels vous pouvez établir à nouveau votre foi.

 

          « Quelle bonne nouvelle a retenti ! Comme aux jours d’autrefois, le Seigneur dit aujourd’hui à son peuple : « Je suis l’Éternel qui te guérit. » (Exode 15.26) Chaque jour, s’accroît le nombre de ceux qui ont éprouvé la vérité de ces mots : « La prière de la foi sauvera le malade et le Seigneur le relèvera. » (Jacques 5.15) Partout se répand la joyeuse assurance que c’est là un signe irrécusable de la présence du Seigneur, un gage de sa bonne volonté toujours prête à combler ses enfants des grâces et des dons de son Esprit.

          L’Église officielle a cessé de croire à la vertu de l’Esprit pour la guérison du corps ; elle enseigne que ce don a disparu, et cela par la volonté de Dieu, tandis que c’est par suite de sa propre incrédulité. Elle a négligé ce que l’Écriture nous dit de cette vérité ou l’a interprété selon son état de déchéance actuelle. La guérison divine est inconnue à la plupart des théologiens et des commentateurs de la Bible quelque pieux et croyants qu’ils soient, d’ailleurs. Cherchons donc à retrouver dans les Écritures ce que Dieu en pense, et ce que nous devons répondre à ceux qui voudraient nous détourner de croire à ses promesses. Commençons par indiquer tout de suite ici, quelles sont les paroles de l’Écriture sur lesquelles on se fonde, pour voir en Jésus celui qui guérit les malades, et quelle est la voie à suivre pour obtenir du Seigneur la guérison.

 

Sur quoi se fonde la foi pour voir en Jésus

celui qui guérit les malades ?

 

          1. Elle s’appuie sur la promesse que « la prière de la foi sauvera le malade et que le Seigneur le relèvera (Jacques 5.15), et sur cette autre promesse encore faite à ceux qui auront cru : « Ils imposeront les mains aux malades et les malades seront guéris. » (Marc 16.17-18)

 

          2. Elle s’appuie sur ce que Jésus, notre garant, a porté en son corps nos maladies aussi bien que nos péchés. « Il a porté nos souffrances et il s’est chargé de nos maladies. Il a porté les péchés de beaucoup d’hommes. » (Esaïe 53.4, 6, 12 : Matthieu 8.17)

 

          3. Elle s’appuie sur ce que Jésus a pris plaisir à guérir les malades aussi bien qu’à pardonner les péchés. « Jésus parcourait toute la Galilée, prêchant la bonne nouvelle du royaume et guérissant toute maladie et toute infirmité parmi le peuple. » (Matthieu 4.23) « Jésus dit au paralytique : Prends courage, mon enfant, tes péchés te sont pardonnés ! Lève-toi, prends ton lit et va dans ta maison. » (Matthieu 9.2-6)

 

          4. Elle s’appuie sur l’ordre et le pouvoir qu’il donna à ses disciples, de guérir les malades et de prêcher l’Évangile. « Il les envoya prêcher le royaume de Dieu et guérir les malades. » (Luc 9.1-6) « Guérissez les malades et dites-leur : Le royaume de Dieu s’est approché de vous ! » (Luc 10.9 ; voyez encore Marc 16.15-18)

 

          5. Elle s’appuie sur ce que la guérison du corps fait partie des dons apportés par le Saint-Esprit. « Il y a diversité de dons, mais le même Esprit...le don des guérisons par le même Esprit. » (1 Corinthiens 12.4-9 ; voyez aussi Actes 4.30-31 ; 5.15 ; 14.3 ; 19.11-12 ; 28.8-9)

 

          6. Elle s’appuie sur ce que les Apôtres ont prêché la guérison comme partie intégrante du salut qu’obtient la foi en Jésus. « C’est par le nom de Jésus-Christ de Nazareth que cet homme se présente en pleine santé devant vous. » « Il n’y a de salut en aucun autre, car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes par lequel nous devions être sauvés. » (Actes 4.10-12 ; voyez en outre Actes 3.16)

 

          7. Elle s’appuie sur la doctrine qui enseigne que le corps, aussi bien que l’âme, est affranchi de la puissance de Satan et que le Saint-Esprit manifeste sa vertu dans le corps comme dans l’âme. « Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous ? » (1 Corinthiens 6.19 ; Romains 8.11)

 

          8. Encore aujourd’hui l’Église peut attendre de l’Esprit de grands dons, et en particulier le don de guérison […] Nous pouvons nous attendre à voir encore des miracles par la puissance de l’Esprit du Seigneur. »

 

Andrew MURRAY

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JESUS A PORTE NOS MALADIES

 

«Il a porté nos maladies et il s'est chargé de nos douleurs.

Mon serviteur juste en justifiera plusieurs et il portera leurs

iniquités. Il partagera le butin avec les puissants parce qu'il a

porté les péchés de plusieurs.»

(La Bible, Esaïe 53.4,11-12, version révisée d'Osterwald)

 

          Connaissez-vous ce beau chapitre 53 du prophète Esaïe qu'on appelle le cinquième Évangile ? A la lumière de l'Esprit de Dieu, il décrit d'avance les souffrances de l'Agneau de Dieu, ainsi que les grâces divines qui devaient en résulter.

 

          Le mot « porter » ne pouvait manquer de se trouver dans cette prédiction. C'était en effet le mot qui devait accompagner la mention du péché, soit qu'il fût commis directement par le pécheur, soit qu'il fût transmis à un substitut. Le transgresseur, le sacrificateur, et la victime expiatoire devaient tous porter le péché. De même, c'est parce que « l'Agneau de Dieu a porté nos péchés que l'Éternel l'a frappé pour l'iniquité de nous tous ». (La Bible, Esaïe 53.6) Le péché ne se trouvait pas en lui, mais il a été mis sur lui. Il s'en est chargé volontairement. Et c'est parce qu'il l'a porté et qu'en le portant il y a mis fin, qu'il a le pouvoir de nous sauver. « Mon serviteur juste en justifiera plusieurs, il se chargera de leurs iniquités. Il partagera le butin avec les puissants parce qu'il a porté les iniquités de plusieurs. » (La Bible, Esaïe 53.11-12) C'est donc parce que nos péchés ont été portés par Jésus-Christ que nous en sommes délivrés aussitôt que nous croyons cette vérité; par conséquent, nous n'avons plus à les porter nous-mêmes.

 

          Dans ce même chapitre 53, le mot « porter » se trouve deux fois allié à deux choses différentes. Non seulement il est dit que le serviteur de l'Éternel « a porté les péchés (verset 12), mais encore « qu'il a porté nos maladies » (verset 4). « Porter nos maladies » faisait donc partie intégrante de l'œuvre du Rédempteur aussi bien que « porter nos péchés ». Quoique sans péché lui-même, « il a porté nos péchés », et pour « nos maladies », il a fait de même. La nature humaine de Jésus ne pouvait pas être atteinte de maladie puisqu'elle était restée sainte. Nulle part dans le récit de sa vie, nous ne voyons qu'il soit question de maladie. Il participe à toutes les faiblesses de notre nature humaine, à la faim, à la soif, à la fatigue et au sommeil, parce que tout cela n'est pas la conséquence du péché, mais il n'eut pas trace de maladie. Elle était impossible pour lui, puisqu'elle est la preuve de la présence du péché et un avant-coureur de la mort. Comme il était sans péché, la maladie n'avait pas de prise sur lui et il ne pouvait mourir que de mort violente en consentant volontairement à la mort. Ce n'est donc pas en lui, mais sur lui que nous voyons la maladie aussi bien que le péché; c'est de sa libre volonté qu'il s'en est chargé, qu'il les a portés. En les portant et les prenant sur lui, il en a par là même triomphé et s'est acquis le droit d'en délivrer ses enfants.

 

          Le péché avait également attaqué et ruiné l'âme et le corps. Jésus est venu sauver l'un et l'autre. Après avoir « porté sur lui la maladie » aussi bien que « le péché », il peut nous affranchir de l'un comme de l'autre, et pour accomplir ce double affranchissement, il n'attend qu'une chose de notre part: la foi.

 

          Aussitôt que le malade se rend compte du sens de ces mots: Jésus « a porté mes péchés », il ne craint plus de dire aussi: « Je n'ai donc plus à porter mes péchés, car ils ne sont plus sur moi ». De même aussitôt qu'il saisit et croit que Jésus, l'Agneau de Dieu, « a porté nos maladies », il ne craint pas de dire: « Je n'ai plus à porter moi-même la maladie; avec le péché, Jésus a porté la conséquence du péché, la maladie; il en a fait propitiation et m'affranchit de tous deux.

 

          J'ai été témoin de l'influence bénie qu'eut, un jour, cette vérité sur une femme malade. Depuis sept ans, elle avait été presque toujours au lit. Atteinte de consomption, d'épilepsie et d'autres maux encore, elle savait, par les médecins qui la soignaient, qu'il n'y avait plus d'espoir de guérison pour elle. On la transporta dans l'une des réunions religieuses du Rev. Boardman, où on la coucha à moitié évanouie sur une chaise longue. Elle ne se souvint point ensuite de ce qui avait été dit autour d'elle, mais il lui semblait entendre une voix lui dire: « S'il a porté tes langueurs, pourquoi les porter encore toi-même ? Lève-toi ! » Ensuite lui vint cette pensée: « Si je me lève et que je tombe par terre, que dira-t-on de moi ? » Mais la voix intérieure recommença à dire: « S'il a porté mes péchés, pourquoi les porterais-je encore ? » - Au grand étonnement de tous les assistants, elle se leva donc, et quoique très faible encore, elle put s'approcher de la table. Depuis ce moment, sa guérison continua. Au bout de quelques semaines, elle avait repris bon visage et, trois mois après, les forces lui avaient si bien été rendues que, chaque jour, elle pouvait consacrer quelques heures à visiter les pauvres. Avec quelle joie et quel amour elle parlait alors de celui qui était « la force de sa vie ». (La Bible, Psaumes 27.1) Elle avait cru que Jésus avait porté ses maux aussi bien que ses péchés, et sa foi ne fut point trompée. C'est ainsi que Jésus se révèle comme un parfait Sauveur à tous ceux qui veulent se confier entièrement en lui.

 

Andrew MURRAY

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