L’ESPRIT DE PRIÈRE DE JÉSUS-CHRIST

(suite)

 

Quand Jésus priait-il ?

 

          1) Luc 6.12 : « En ce temps-là, Jésus se rendit sur la montagne pour prier, et il passa toute la nuit à prier Dieu. »

 

          Jésus-Christ priait la nuit...en certaines circonstances, toute la nuit.

 

          Pourquoi la nuit ? Afin d’être seul et de n’être pas dérangé de sa communion avec Dieu.

 

          2) Marc 1.35 : « Vers le matin, pendant qu’il faisait encore très sombre, il se leva, et sortit pour aller dans un lieu désert où il pria. »

 

          Jésus-Christ se levait de très bonne heure, longtemps avant le jour, pour prier.

 

          Ceci semblait avoir pour but, d’une part de se trouver seul dans sa communion avec Dieu, d’autre part, de se préparer ainsi au travail de la journée.

 

          3) Luc 3.21-22 : « Tout le peuple se faisant baptiser, Jésus fut aussi baptisé ; et, pendant qu’il priait, le ciel s’ouvrit, et le Saint-Esprit descendit sur lui sous une forme corporelle, comme une colombe. Et une voix fit entendre du ciel ces paroles : Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, j’ai mis toute mon affection. »

          Marc 1.35,38 : « Vers le matin, pendant qu’il faisait encore très sombre, il se leva, et sortit pour aller dans un lieu désert où il pria...Il leur répondit : Allons ailleurs, dans les bourgades voisines, afin que j’y prêche aussi ; car c’est pour cela que je suis sorti. »

          Luc 6.12-13 : « En ce temps-là, Jésus se rendit sur la montagne pour prier, et il passa toute la nuit à prier Dieu. Quand le jour parut, il appela ses disciples, et il en choisit douze auxquels il donna le nom d’apôtres. »

          Luc 9.18,22 : « Un jour que Jésus priait à l’écart, ayant avec lui ses disciples, il leur fit cette question : Qui dit-on que je suis ?...Il ajouta qu’il fallait que le Fils de l’homme souffrît beaucoup, qu’il fût rejeté par les anciens, par les principaux sacrificateurs et par les scribes, qu’il fût mis à mort, et qu’il ressuscitât le troisième jour. »

 

          Jésus-Christ pria avant d’être baptisé du Saint-Esprit et avant d’entrer dans son ministère public ; il pria avant de commencer ses tournées missionnaires ; avant de choisir les douze ; avant d’annoncer à ces derniers sa mort prochaine ; en un mot, avant chaque décision importante de sa vie. Il se préparait à ces événements par des heures spéciales de prière.

         

          4) Matthieu 14.23 : « Quand il l’eut renvoyée, il monta sur la montagne, pour prier à l’écart ; et, comme le soir était venu, il était là, seul. »

          Jean 6.15 : « Et Jésus, sachant qu’ils allaient venir l’enlever pour le faire roi, se retira de nouveau sur la montagne, lui seul. »

 

          Jésus-Christ a prié après l’accomplissement de chacune des œuvres spéciales et des grandes crises de sa vie.

 

          Pourquoi ?

          a) Pour prendre de nouvelles forces. Les miracles du Christ lui coûtaient quelque chose, une dépense et un don de puissance (comparez Marc 5.30).

          b) Contre la tentation de l’orgueil, de la satisfaction de soi-même, ou de l’œuvre déjà accomplie. Car Jésus-Christ était véritablement humain, tenté en toutes choses comme nous. Et il utilisait les mêmes armes que nous devons employer : la Parole de Dieu et la prière. Nous avons plutôt l’habitude (du moins la plupart d’entre nous) de prier avant les grands événements de la vie, qu’après, mais l’un est tout aussi important que l’autre. Si nous priions après les grandes époques de notre vie, nous accomplirions des œuvres plus grandes encore. Avec nos habitudes actuelles, nous sommes tentés par l’orgueil ou le découragement et nous n’allons pas plus loin.

 

          5) Matthieu 14.19 : « Il fit asseoir la foule sur l’herbe, prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux vers le ciel, il rendit grâces. Puis il rompit les pains et les donna aux disciples, qui les distribuèrent à la foule. »

          Luc 24.30 : « Pendant qu’il était à table avec eux, il prit le pain ; et, après avoir rendu grâces, il le rompit et le leur donna. »

 

          Jésus-Christ priait avant de manger.

 

          Il priait dans les événements les plus simples, les plus ordinaires de la vie quotidienne. Sa manière de prier au sujet de ses repas était si caractéristique qu’elle le fit reconnaître à deux disciples qui n’avaient pu jusqu’à ce moment, deviner qui il était (Luc 24.30). C’est en rapport avec les petits détails, que tant d’entre nous oublient de prier. Chaque pas de la vie du Christ semble avoir été accompagné de prière.

 

          6) Luc 5.15-16 : « Sa renommée se répandit de plus en plus, et les gens venaient en foule pour l’entendre et pour être guéris de leurs maladies. Et lui, il se retirait dans les déserts, et priait. »

 

          Jésus-Christ, lorsqu’il était exceptionnellement débordé de travail, se retirait dans un lieu solitaire pour prier.

 

          Il y a des gens si occupés qu’ils ne trouvent pas le temps de prier. Or, il semble que plus le Christ était occupé, plus il priait. Parfois, il n’avait pas le temps de manger (Marc 3.20). D’autres fois, il n’avait pas le temps nécessaire pour se reposer et dormir (Marc 6.31, 33, 46), mais il prenait toujours le temps de prier, et plus le travail s’accumulait, plus il priait. Martin Luther, Adam Clarke, Georges Muller et tant d’autres puissants hommes de Dieu, avaient appris ce secret de Christ. Mais plus d’un puissant homme de Dieu a perdu sa puissance parce qu’il n’a pas appris ce secret et a permis au travail pressant de remplacer parfois la prière.

 

          7) Marc 6.31, 33-35, 46 : « Jésus leur dit : Venez à l’écart dans un lieu désert, et reposez-vous un peu. Car il y avait beaucoup d’allants et de venants, et ils n’avaient pas même le temps de manger...Beaucoup de gens les virent s’en aller et les reconnurent, et de toutes les villes, on accourut à pied et on les devança au lieu où ils se rendaient. Quand il sortit de la barque, Jésus vit une grande foule, il fut ému de compassion pour eux, parce qu’ils étaient comme des brebis qui n’ont point de berger ; et il se mit à leur enseigner beaucoup de choses. Comme l’heure était déjà avancée, ses disciples s’approchèrent de lui, et dirent : Ce lieu est désert, et l’heure est déjà avancée...Quand il l’eut renvoyée, il s’en alla sur la montagne pour prier. »

 

          Jésus-Christ priait lorsqu’il était las.

 

          La nuit de veille de Marc 6.46 eut lieu après une journée où le travail l’avait absorbé à un tel point qu’il n’avait pas eu le temps de manger. Il avait emmené ses disciples à l’écart pour se reposer un peu. Mais ce repos nécessaire et désiré avait été immédiatement interrompu par la foule qui l’avait devancé, et la journée entière dut être employée à enseigner, à guérir les malades, à nourrir la multitude. Ce jour épuisant fut suivi, non d’un sommeil réparateur, mais d’une nuit de prière. Il y a encore un meilleur moyen de récupérer les énergies diminuées, que de dormir. Souvent, nous sommes trop las pour trouver le sommeil et perdons notre temps à nous tourner et retourner sur notre couche. Si nous voulions nous lever et répandre nos cœurs devant Dieu, nous nous sentirions bien mieux reposés et nous trouverions ensuite le sommeil.

 

          8) Matthieu 26.36 : « Là-dessus, Jésus alla avec eux dans un lieu appelé Gethsémané, et il dit aux disciples : Asseyez-vous ici, pendant que je m’éloignerai pour prier. »

          Luc 22.39-41 : « Après être sorti, il alla, selon sa coutume à la montagne des oliviers. Ses disciples le suivirent. Lorsqu’il fut arrivé dans ce lieu, il leur dit : Priez, afin que vous ne tombiez pas en tentation. Puis il s’éloigna d’eux à la distance d’environ un jet de pierre, et, s’étant mis à genoux, il pria. »

 

          Jésus-Christ a prié avant les grandes tentations.

 

          Il se préparait aux tentations qu’il voyait s’approcher, par la prière. C’est pourquoi il en sortait toujours victorieux. Les disciples, malgré ses avertissements, dormaient pendant qu’il priait. C’est pourquoi ils tombèrent et lui resta debout. Le calme majestueux de son attitude, au milieu des terribles assauts du Prétoire de Pilate et du Calvaire, était le résultat de la lutte, de l’angoisse et de la victoire de Gethsémané.

 

          9) Luc 23.34, 46 : « Jésus dit : Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font. Ils se partagèrent ses vêtements, en tirant au sort...Jésus s’écria d’une voix forte : Père, je remets mon esprit entre tes mains. Et en disant ces paroles, il expira. »

 

          Jésus-Christ a prié dans les derniers moments de sa vie.

 

          Ses derniers mots furent une prière. Sa vie avait été une vie de prière, et par la prière, elle se termina harmonieusement.

 

R.A. TORREY

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L’ESPRIT DE PRIÈRE DE JÉSUS-CHRIST

 

Le fait de son esprit de prière

 

          Hébreux 5.7 : « C’est lui qui, dans les jours de sa chair, ayant présenté avec de grands cris et avec larmes, des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et ayant été exaucé à cause de sa piété... »

 

          Jésus-Christ, dans les jours de sa chair, offrait à Dieu des prières et des supplications. C’était un homme de prière.

 

          Les mots « prière » et « prier » sont employés au moins vingt-cinq fois en rapport avec lui, et il y a bien des cas où le fait qu’il priait est mentionné sans que les paroles de sa prière soient rapportées. Les quatre évangélistes nous disent qu’il priait. La vie du Christ a bien des côtés saillants, mais rien de plus remarquable que son esprit de prière.

 

R.A. TORREY

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COMMENT S’EST MANIFESTÉE LA COMPASSION DE CHRIST

 

          1) Luc 10.33-36 : « Mais un Samaritain, qui voyageait, étant venu là, fut ému de compassion lorsqu’il le vit. Il s’approcha et banda ses plaies, en y versant de l’huile et du vin ; puis il le mit sur sa propre monture, le conduisit à une hôtellerie, et prit soin de lui. Le lendemain, il tira deux deniers, les donna à l’hôte, et dit : Aie soin de lui, et ce que tu dépenseras de plus, je te le rendrai à mon retour. Lequel de ces trois te semble avoir été le prochain de celui qui était tombé au milieu des brigands ? »

 

          En dernière analyse, le Bon Samaritain est une image de Jésus-Christ.

 

          La compassion de Jésus-Christ ne se traduisait pas simplement par des sentiments ou des paroles, mais par des actes de sacrifice, par le souci constant et pratique qu’il avait du besoin de celui auquel il avait à faire.

 

          2) Marc 6.34 : « Quand il sortit de la barque, Jésus vit une grande foule, et fut ému de compassion pour eux, parce qu’ils étaient comme des brebis qui n’ont point de berger ; et il se mit à leur enseigner beaucoup de choses. »

 

          La compassion de Jésus-Christ pour ceux qui étaient sans berger, se manifestait par la manière patiente dont il les enseignait, alors qu’il était lui-même las et moralement souffrant.

 

          Il enseignait avant de nourrir. Pourquoi ? Voici une manifestation d’amour compatissant que nous avons tous de nombreuses occasions d’imiter. Allez chercher, dans la rue, un enfant de la rue, abandonné et sans berger, si vous ne pouvez rien d’autre.

 

          3) Matthieu 14.14 : « Quand il sortit de la barque, il vit une grande foule, et fut ému de compassion pour elle, et il guérit les malades. »

 

          La compassion de Jésus-Christ envers ceux qui étaient sans berger, s’est traduite par la guérison des malades.

 

          4) Matthieu 15.32 : « Jésus ayant appelé ses disciples, dit : Je suis ému de compassion pour cette foule ; car voilà trois jours qu’ils sont près de moi, et ils n’ont rien à manger. Je ne veux pas les envoyer à jeun, de peur que les forces ne leur manquent en chemin. » (Voyez les versets suivants).

 

          La compassion de Jésus-Christ s’est manifestée lorsqu’il a nourri les foules affamées.

 

          5) Matthieu 20.32-34 : « Jésus s’arrêta, les appela, et dit : Que voulez-vous que je vous fasse ? Ils lui dirent : Seigneur, que nos yeux s’ouvrent. Ému de compassion, Jésus toucha leurs yeux ; et aussitôt, ils recouvrèrent la vue, et le suivirent. »

 

          La compassion de Jésus-Christ s’est manifestée :

          a) Lorsqu’il s’est arrêté au cours d’un voyage, quoiqu’une mission importante et urgente le pressât, pour écouter le cri de deux mendiants aveugles.

          b) Lorsqu’il ouvrait les yeux des aveugles.

 

          6) Marc 5.8 : « Car Jésus lui disait : Sors de cet homme, esprit impur. »

          Marc 9.25 : « Jésus, voyant accourir la foule, menaça l’esprit impur, et lui dit : Esprit muet et sourd, je te l’ordonne, sors de cet enfant, et n’y rentre plus. »

 

          La compassion de Jésus-Christ s’est manifestée lorsqu’il a chassé de certains hommes les esprits impurs.

 

          7) Marc 1.41 : « Jésus ému de compassion, étendit la main, le toucha, et dit : Je le veux, sois pur. »

 

          La compassion de Jésus-Christ s’est manifestée :

          a) Lorsqu’il a étendu sa main et touché le lépreux. (Depuis des années, ce lépreux n’avait pas été touché par une main pure et aimante. De nos jours, plus d’un lépreux au point de vue moral, a besoin d’être touché par une main pure et aimante).

          b) En purifiant le lépreux.

 

          8) Luc 7.12-14 : « Lorsqu’il fut près de la porte de la ville, voici, on portait en terre un mort, fils unique de sa mère, qui était veuve ; et il y avait avec elle, beaucoup de gens de la ville. Le Seigneur, l’ayant vue, fut ému de compassion pour elle, et lui dit : Ne pleure pas ! Il s’approcha, et toucha le cercueil. Ceux qui le portaient s’arrêtèrent. Il dit : Jeune homme, je te le dis : lève-toi ! »

 

          La compassion de Jésus-Christ était manifestée :

          a) Lorsqu’il séchait les larmes des affligés.

          b) Lorsqu’il rendait les morts à leurs parents.

 

          9) Luc 7.48, 50 : « Et il dit à la femme : Tes péchés sont pardonnés...Mais Jésus dit à la femme : Ta foi t’a sauvée, va en paix. »

          Jean 6.37 : « Tout ce que le Père me donne viendra à moi, et je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi. »

 

          La compassion de Jésus-Christ s’est manifestée dans la bienvenue et le pardon accordés à la pécheresse et dans la paix qu’il lui donne en la renvoyant.

 

          En tout ceci, rappelons-nous Hébreux 13.8 : « Jésus-Christ est le même hier, et aujourd’hui, et éternellement », et 1 Jean 2.6 : « Celui qui dit qu’il demeure en lui doit aussi marcher comme il a marché lui-même. »

 

R.A. TORREY

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L’ASCENSION OU LA GLORIFICATION DE JÉSUS-CHRIST

 

Les résultats de la glorification de Jésus-Christ

 

          1) Éphésiens 1.18-20 : « Et qu'il illumine les yeux de votre cœur, pour que vous sachiez quelle est l'espérance qui s'attache à son appel, quelle est la richesse de la gloire de son héritage qu'il réserve aux saints, et quelle est envers nous qui croyons l'infinie grandeur de sa puissance, se manifestant avec efficacité par fa vertu de sa force. Il l'a déployée en Christ, en le ressuscitant des morts, et en le faisant asseoir à sa droite dans les lieux célestes. »

 

          Dans l'ascension et la glorification de Jésus-Christ, comme dans sa résurrection, nous voyons l'incommensurable grandeur de la puissance de Dieu envers nous.

 

          2) Hébreux 4.14-16 : « Ainsi, puisque nous avons un grand souverain sacrificateur qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, demeurons fermes dans la foi que nous professons. Car nous n'avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché. Approchons-nous donc, avec assurance, du trône de la grâce, afin d'obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins. »

 

          L'ascension de Jésus-Christ nous donne un grand souverain sacrificateur qui a traversé les cieux; nous pouvons donc demeurer fermes dans la foi que nous professons et nous approcher avec assurance du trône de la grâce. »

 

          Si nous hésitons à nous approcher de Dieu ou si nous avons des craintes, nous n'avons qu'à nous rappeler l'ascension de notre Sauveur, de notre Souverain Sacrificateur en la présence de Dieu, « à la droite du trône de la majesté divine dans les cieux. » (Hébreux 8.1).

 

          3) Actes 2.33 : « Élevé par la droite de Dieu, il a reçu du Père le Saint-Esprit qui avait été promis, et il l'a répandu, comme vous le voyez et l'entendez. »

 

          Par son ascension, Jésus-Christ a reçu du Père la promesse du Saint-Esprit et l'a répandu sur ses disciples croyants et obéissants.

 

          C'est le Christ glorifié qui a baptisé du Saint-Esprit. (Jean 7.39; 16.7; Actes 1.5).

 

          4) Jean 14.12 : « En vérité, en vérité, je vous le dis. celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m'en vais au Père. »

 

          L'ascension de Jésus-Christ permet à ceux qui croient en lui de faire des œuvres encore plus grandes que celles qu'il a faites dans les jours de son abaissement.

 

          5) Hébreux 2.9 : « Mais celui qui a été abaissé pour un peu de temps au-dessous des anges, Jésus, nous le voyons couronné de gloire et d'honneur à cause de la mort qu'il a soufferte, afin que, par la grâce de Dieu, il souffrît la mort pour tous. »

 

          La glorification de Jésus-Christ nous le montre couronné de gloire et d'honneur.

 

          6) Hébreux 1.3-4 : « Et qui, étant le reflet de sa gloire et l'empreinte de sa personne, et soutenant toutes choses par sa parole puissante, a fait la purification des péchés et s'est assis à la droite de la majesté divine, dans les lieux très hauts, devenu d'autant supérieur aux anges qu'il a hérité d'un nom plus excellent que le leur. »

 

          Par sa glorification, Jésus-Christ a été fait supérieur aux anges («élevé au-dessus.»)

 

          7) Philippiens 2.9 : « C'est pourquoi aussi Dieu l'a souverainement élevé et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom. »

 

          Par son ascension, Jésus-Christ a reçu un nom qui est au-dessus de tout autre nom.

 

          8) 1 Pierre 3.22 : « Qui est à la droite de Dieu, depuis qu'il est allé au ciel, et que les anges, les autorités et les puissances lui ont été soumis. »

 

          Par son ascension, Jésus-Christ s'est assujetti les anges, les autorités et les puissances.

 

          9) Éphésiens 1.22 : « Il a tout mis sous ses pieds, et il l'a donné pour chef suprême à l’Église. »

 

          Par l'ascension de Jésus-Christ: (a) Toutes choses ont été mises sous Ses pieds; (b) Il a été donné à l’Église comme chef suprême.

 

          10) Philippiens 2.9-11. - « C'est pourquoi aussi, Dieu l'a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus, tout genou fléchisse, dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur à la gloire de Dieu le Père. »

 

          A cause de l’ascension de Jésus-Christ, tout genou fléchira devant lui et toute langue confessera qu’il est le Seigneur, à la gloire de Dieu le Père.

 

R.A. TORREY

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L'ASCENSION OU LA GLORIFICATION DE JESUS-CHRIST

 

Le but de la glorification de Jésus-Christ

 

          1) Jean 17.1 : « Après avoir ainsi parlé, Jésus leva les yeux au ciel et dit : Père, l’heure est venue ! Glorifie ton Fils, afin que ton Fils te glorifie. »

 

          Jésus-Christ a été glorifié pour qu'il pût glorifier le Père.

 

          2) Actes 5.31 : « Dieu l'a élevé par sa droite, comme Prince et Sauveur pour donner à Israël la repentance et le pardon des péchés.

 

          C'est pour apporter à Israël la repentance et le pardon des péchés que Jésus-Christ a été élevé comme Prince et Sauveur.

 

          C'est le Christ «élevé» et «glorifié» qui règne maintenant sur le.croyant, le sauve, produit la repentance et lui pardonne ses péchés.

 

          3) Hébreux 6.20 : « Là où Jésus est entré pour nous comme précurseur, ayant été fait souverain sacrificateur pour toujours, selon l'ordre de Melchisédek. »

 

          Jésus-Christ ·a été glorifié pour entrer dans le ciel comme notre précurseur.

 

          Il est allé en avant, pour préparer la voie et ouvrir les portes par son sang expiatoire et son intercession de grand sacrificateur.

 

          4) Jean 14. 2 : « Il y a plusieurs demeures dans la maison de. mon Père. Si cela n'était pas, je vous l'aurais dit. Je vais vous préparer une place. »

 

          Jésus-Christ est monté au ciel pour nous y préparer une place.

 

          QUESTION : Comment cela ?

 

          RÉPONSE: Hébreux 9.21-24 : « Il fit pareillement l'aspersion avec le sang sur le tabernacle et sur tous les ustensiles du culte. Et presque tout, d'après la loi, est purifié avec du sang, et sans effusion de sang, il n'y a pas de pardon. Il était donc nécessaire, puisque les images des choses qui sont dans les cieux devaient être purifiées de cette manière, que les choses célestes elles-mêmes le fussent par des sacrifices plus excellents que ceux-là. Car Christ n'est pas entré dans un sanctuaire fait de main d'homme, en imitation du véritable, mais il est entré dans le ciel même, afin de comparaître maintenant pour nous, devant la face de Dieu.» Le ciel lui-même doit être fait participant à l'aspersion du sang, pour être propre à devenir la demeure de pécheurs purifiés par ce sang.

 

          5) Hébreux 9.24 :« Car Christ n'est pas entré dans un sanctuaire fait de main d'homme, en imitation du véritable, mais il est entré dans le ciel même, afin de comparaître maintenant pour nous devant la face de Dieu. »

 

          Jésus-Christ est entré dans le ciel, pour comparaître devant la face de Dieu, c'est-a-dire, pour remplir les fonctions de Souverain Sacrificateur en notre faveur; pour présenter à Dieu le sang de l'expiation et intercéder pour nous.

 

          Nous avons une illustration de ceci dans le grand prêtre de l'Ancienne-Alliance qui n'était que l'image de Celui qui devait venir.

 

          6) Hébreux 10.12-13 : « Lui, après avoir offert un seul sacrifice pour les péchés, s'est assis pour toujours à la droite de Dieu, attendant désormais que ses ennemis soient devenus son marchepied. »

          Actes 2.34-35 : « Car David n'est point monté au ciel, mais il dit lui-même : le Seigneur a dit à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite, jusqu'à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied. »

          Actes 3.20, 21 : « Et qu'il envoie celui qui vous a été destiné, Jésus-Christ, que le ciel doit recevoir jusqu'aux temps du rétablissement de toutes choses, dont Dieu a parlé anciennement par la bouche de ses saints prophètes. »

 

          Jésus-Christ est monté au ciel, s'est assis à la droite de Dieu pour attendre que ses ennemis lui soient soumis et que toutes choses soient rétablies. Lorsque ces temps seront accomplis, il reviendra et ses ennemis lui seront rapidement assujettis.

 

          7) Ephésiens 4.10 : « Celui qui est descendu, c'est le même qui est monté au-dessus de tous les cieux, afin de remplir toutes choses. »

 

          Jésus-Christ est monté bien au-dessus de tous les cieux, afin de remplir toutes choses.

 

R.A. TORREY

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L’ASCENSION ET LA GLORIFICATION DE JÉSUS-CHRIST

 

Le fait de l’Ascension de Jésus-Christ

 

          Éphésiens 4.8 : « C’est pourquoi il est dit : « Étant monté en haut, il a emmené des captifs, et il a fait des dons aux hommes. »

          Actes 1.9 : « Après avoir dit cela, il fut élevé pendant qu’ils le regardaient, et une nuée le déroba à leurs yeux. » Comparez Actes 1.9, version Darby : « Et ayant dit ces choses, il fut élevé (de la terre), comme ils regardaient, et une nuée le reçut (et l’emporta) de devant leurs yeux. »

          Luc 24.51 : « Pendant qu’il les bénissait, il se sépara d’eux, et fut enlevé au ciel. »

          Hébreux 10.12 : « Lui, après avoir offert un seul sacrifice pour les péchés, s’est assis pour toujours à la droite de Dieu. »

 

          Jésus est monté en haut, a été reçu dans le ciel et s’est assis à la droite de Dieu.

 

          L’Ascension de Jésus-Christ est mentionnée plus de trente-trois fois dans le Nouveau Testament.

 

La manière dont s’est effectuée l’Ascension de Jésus-Christ

 

          1) Luc 24.51 : « « Pendant qu’il les bénissait, il se sépara d’eux, et fut enlevé au ciel. »

          Actes 1.9 : « « Après avoir dit cela, il fut élevé pendant qu’ils le regardaient, et une nuée le déroba à leurs yeux. »

 

          Jésus-Christ a été enlevé au ciel pendant que les disciples le regardaient et il disparut à leurs yeux.

 

          2) Jean 17.5 : « Et maintenant, toi, Père, glorifie-moi auprès de toi-même, de la gloire que j’avais auprès de toi, avant que le monde fût. »

 

          Jésus-Christ a été glorifié auprès du Père lui-même, de la gloire qu’il avait auprès de lui, avant que le monde fût.

 

          3) Hébreux 7.26 : « Il nous convenait, en effet, d’avoir un souverain sacrificateur comme lui, saint, innocent, sans tache, séparé des pécheurs, et plus élevé que les cieux. »

 

          Jésus-Christ a été élevé au-dessus des cieux. Comparez Hébreux 4.14 : « ...a traversé les cieux. » Éphésiens 4.10)

 

          4) Éphésiens 1.20 : « Il l’a déployée en Christ, en le ressuscitant des morts, et en le faisant asseoir à sa droite dans les lieux célestes. »

          Colossiens 3.1 : « Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, cherchez les choses d’en-haut, où Christ est assis à la droite de Dieu. »

 

          Jésus-Christ est maintenant assis à la droite de Dieu.

 

          Question : Cette expression doit-elle se prendre littéralement quant au lieu même, ou au figuré, comme exprimant la puissance ?

 

          Réponse : Actes 7.55-56 : « Mais Étienne, rempli du Saint-Esprit, et fixant les regards vers le ciel, vit la gloire de Dieu et Jésus debout à la droite de Dieu. Et il dit : Voici, je vois les cieux ouverts, et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu. » Bien que Dieu soit omniprésent, il est un lieu où il se manifeste lui-même, et où il révèle sa gloire d’une manière particulière – un lieu qui est sa demeure plus qu’aucun autre lieu – c’est là que Jésus-Christ siège à sa droite.

 

          5) Éphésiens 1.21 : « Au-dessus de toute domination, de toute autorité, de toute puissance, de toute dignité et de tout nom qui se peut nommer, non seulement dans le siècle présent, mais encore dans le siècle à venir. »

 

          Jésus-Christ a été élevé au-dessus de toute domination, de toute autorité, de toute puissance, de toute dignité et de tout nom qui se peut nommer, non seulement dans le siècle présent, mais encore dans le siècle à venir. Comparez Éphésiens 6.12 ; 1.21)

 

          6) Actes 5.31 : « Dieu l’a élevé par sa droite, comme Prince et Sauveur, pour donner à Israël la repentance et le pardon des péchés. »

 

          Dieu, le Père, a élevé Jésus-Christ par sa droite. Comparez Éphésiens 1.19-20)

 

R.A. TORREY

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LA RÉSURRECTION DE JÉSUS-CHRIST

 

L’importance de sa résurrection

 

          1) La résurrection de Jésus-Christ est mentionnée en ces propres termes plus de 104 fois dans le Nouveau Testament.

 

          2) Actes 1.21-22 : « Il faut donc que, parmi ceux qui nous ont accompagnés tout le temps que le Seigneur Jésus a vécu avec nous, depuis le baptême de Jean jusqu’au jour où il a été enlevé du milieu de nous, il y en ait un qui nous soit associé comme témoin de sa résurrection. »

          Actes 2.24, 29-32 : « Dieu l’a ressuscité, en le délivrant des liens de la mort, parce qu’il n’était pas possible qu’il fût retenu par elle...Hommes frères, qu’il me soit permis de vous dire librement, au sujet du patriarche David, qu’il est mort, qu’il a été enseveli, et que son sépulcre existe encore aujourd’hui parmi nous. Comme il était prophète, et qu’il savait que Dieu lui avait promis avec serment de faire asseoir un de ses descendants sur son trône, c’est la résurrection du Christ qu’il a prévue et annoncée, en disant qu’il ne serait pas abandonné dans le séjour des morts et que sa chair ne verrait pas la corruption. C’est ce Jésus, que Dieu a ressuscité ; nous en sommes tous témoin. »

          Actes 4.33 : « Les apôtres rendaient avec beaucoup de force témoignage de la résurrection du Seigneur Jésus. Et une grande grâce reposait sur eux tous. »

          Actes 17.18 : « Quelques philosophes épicuriens et stoïciens se mirent à parler avec lui. Et les uns disaient : Que veut dire ce discoureur ? D’autres, l’entendant annoncer Jésus et la résurrection, disaient : Il semble qu’il annonce des divinités étrangères. »

          Actes 23.6 : « Paul, sachant qu’une partie de l’assemblée était composée de sadducéens et l’autre de pharisiens, s’écria dans le sanhédrin : Hommes frères, je suis pharisien, fils de pharisiens ; c’est à cause de l’espérance et de la résurrection des morts que je suis mis en jugement. »

 

          La résurrection de Jésus-Christ tenait la place la plus prépondérante dans l’enseignement apostolique.

 

          La résurrection de Jésus-Christ occupait dans l’enseignement apostolique une place qu’elle n’a plus dans la prédication moderne.

 

          3) 1 Corinthiens 15.1, 3-4 : « Je vous rappelle, frères, l’Évangile que je vous ai annoncé, que vous avez reçu, dans lequel vous avez persévéré...Je vous ai enseigné avant tout, comme je l’avais aussi reçu, que Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures ; qu’il a été enseveli, et qu’il est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures. »

 

          La résurrection de Jésus-Christ est l’une des deux vérités fondamentales de l’Évangile.

 

          Les prédicateurs de nos jours prêchent l’évangile de la crucifixion : les apôtres prêchaient l’évangile de la résurrection également. (2 Timothée 2.8 : « Souviens-toi de Jésus-Christ, issu de la postérité de David, ressuscité des morts, selon mon Évangile. ») Sans la résurrection, la crucifixion perd son véritable sens. Sans la résurrection, la mort de Christ fut seulement la fin héroïque d’un noble martyr ; avec la résurrection, c’est la mort rédemptrice du Fils de Dieu. Elle nous prouve que cette mort a eu une valeur suffisante pour couvrir tous nos péchés, car elle était un sacrifice divin. Elle est pour nous le terrain exigé de Dieu, sur lequel nous savons que le péché le plus abominable a été expié. Mon péché peut s’élever au niveau des plus hautes montagnes, mais le sacrifice qui le couvre est aussi haut que les plus hauts cieux ; ma culpabilité peut être aussi profonde que l’océan, mais l’expiation qui l’engloutit est aussi profonde que l’éternité.

 

          4) 1 Corinthiens 15.14, 17 : « Et si Christ n’est pas ressuscité, notre prédication est donc vaine, et votre foi aussi est vaine...Et si Christ n’est pas ressuscité, votre foi est vaine, vous êtes encore dans vos péchés. »

 

          Niez la résurrection de Jésus-Christ, et la foi chrétienne est rendue vaine.

 

          Les deux mots grecs employés dans ce passage signifient « vide » et « sans force ».

          D’autre part, si Jésus-Christ est ressuscité, la prédication et la foi chrétiennes reposent sur un fondement solide et inattaquable qui est celui des faits.

 

          5) Romains 10.9-10 : « Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé. Car c’est en croyant du cœur qu’on parvient à la justice, et c’est en confessant de la bouche qu’on parvient au salut, selon ce que dit l’Écriture. »

 

          La doctrine de la résurrection de Jésus-Christ a le pouvoir de sauver quiconque y croit du fond du cœur.

 

          6) Philippiens 3.8-10 : « Et même je regarde toutes choses comme une perte, à cause de l’excellence de la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur, pour lequel j’ai renoncé à tout, et je les regarde comme de la boue, afin de gagner Christ, et d’être trouvé en lui, non avec ma justice, celle qui vient de la loi, mais avec celle qui s’obtient par la foi en Christ, la justice qui vient de Dieu par la foi, afin de connaître Christ, et la puissance de sa résurrection, et la communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort. »

 

          Connaître la puissance de la résurrection de Christ est l’une des plus hautes ambitions du croyant éclairé, pour laquelle il sacrifie toutes choses, les considérant comme de la boue.

 

R.A.TORREY

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LA RÉSURRECTION DE JÉSUS-CHRIST

 

Le fait de sa résurrection

(suite)

 

          15) Jean 20.7: « Et le linge qu'on avait mis sur la tête de Jésus, non pas avec les bandes, mais plié dans un lieu à part. »

 

          Quelle chose étrange que ce petit détail soit ajouté au récit, sans aucune explication du fait! Mais combien sa signification est profonde, malgré son apparence négligeable! A ce moment suprême, lorsque le souffle de Dieu pénétra cette silencieuse et froide argile, et que Jésus triompha de la mort et de Satan, il ne manifesta aucune excitation. Avec le même calme majestueux et la même sérénité souveraine qui avaient distingué sa vie tout entière, et absolument sans hâte et sans fièvre, il pensa à plier le linge qui avait enveloppé sa tête et le posa soigneusement, à un endroit à part. Est-ce là un trait inventé ?

          Ces choses paraissent peu importantes, et pourtant, c'est justement à cause de cela que leur portée est plus significative. Car c'est dans les petits détails qu'une fiction se trahirait comme c'est toujours le cas. Mais plus nous étudions les récits évangéliques au microscope, plus nous sommes convaincus de leur véracité. Leur candeur et leur naturel dépassent l'art littéraire le plus consommé.

 

          La preuve des circonstances.

          Il y a certains faits historiques indiscutables, impossibles à expliquer, sinon par la résurrection du Christ.

          1) On ne peut nier que, dans les premières années de l’Église, la résurrection n'ait été la vérité fondamentale prêchée par les apôtres.

          a) Pourquoi ceux-ci auraient-ils fait de cette doctrine la pierre angulaire de leur foi, si elle n'avait pas été prouvée et fermement retenue ?

          b) Si Jésus n'était pas ressuscité, cette négation même ne pouvait être étayée par des preuves. Mais les apôtres parcouraient la ville même où il avait été crucifié et proclamaient à la face de ses bourreaux, sa résurrection, sans que personne puisse prouver le contraire. Tout ce qu'on trouvait de mieux à dire, c'est que les gardes s'étaient endormis et que ses disciples étaient venus voler son corps. Mais s'ils avaient commis ce rapt, ils l'auraient su et leur grande transformation morale resterait inexplicable.

 

          2) Le changement du jour du repos. Il est du consentement général et sans décret spécial, transféré au premier jour de la semaine et c'est ce jour-là que les disciples de l’Église primitive se réunissaient.

 

          Actes 20.7 : « Le premier jour de la semaine, nous étions réunis pour rompre le pain. Paul, qui devait partir le lendemain, s'entretenait avec les disciples, et il prolongea son discours jusqu'à minuit. »

          1 Corinthiens 16.2 : « Que chacun de vous, le premier jour de la semaine, mette à part chez lui ce qu'il pourra, selon sa prospérité, afin qu'on n'attende pas à mon arrivée pour recueillir les dons. »

 

          3) La transformation des disciples. Du plus profond désespoir, ils passent à un courage que rien ne peut abattre. (Par exemple, Pierre, Actes 4.19, 20; 5.29. Jacques, le frère du Seigneur). Il faut pourtant donner une raison à un changement si soudain et si radical. Et le fait de la résurrection peut seul l'expliquer.

          Ces faits indiscutables sont si impressionnants et si concluants que même les savants Juifs et les sceptiques admettent que les apôtres ont cru que Jésus était ressuscité des morts. Baur l'admet et Strauss va jusqu'à dire : « Reconnaissons toutefois que les apôtres ont fermement cru à la résurrection de Jésus. » Et Schenkel : « Il est indéniable qu'à l'aube du premier jour de la semaine qui suivit la crucifixion, le tombeau de Jésus fut trouvé vide...Il est un second fait non douteux, c'est que les membres de la communauté apostolique étaient sûrs que Jésus avait été vu après sa résurrection. » Ces aveux sont fatals aux incrédules qui les ont faits.

          Mais la question se pose immédiatement: « D'où viennent cette conviction et cette croyance ? » Renan essaie d'y répondre en disant: « La passion d'une femme hallucinée (Marie-Magdeleine) a donné au monde un Dieu ressuscité »*. Mais nous répondons : La passion d'une femme hallucinée n'est pas capable d'accomplir pareille tâche. Il y avait un Matthieu et un Thomas à convaincre, dans le cercle des apôtres, et un Paul quelque part et plus tard, à convertir. Or, il faut plus que les hallucinations passionnées d'une femme pour convaincre un Juif, receveur d'impôts, un incrédule obstiné et un ennemi féroce qui croyait rendre service à Dieu en s’opposant à Jésus.

          Strauss essaie d'expliquer tout ceci, en supposant que les apparitions du Christ furent en somme, des visions. Nous répondons : Les apôtres, par leur mentalité, n'étaient pas visionnaires et de plus, il serait bien étrange que onze hommes aient eu la même vision en même temps, encore bien moins cinq cents personnes (1 Corinthiens 15.6).

          Une troisième hypothèse présentée est que Jésus n'était pas réellement mort. Pour étayer cette théorie, on avance le fait qu'il resta peu de temps sur la croix et que l'histoire nous rapporte un cas, au temps de Joseph, où un crucifié descendu de la croix, fut ramené à la vie, à force de soins.

 

          A ceci, nous répondons : 1°) Souvenons-nous des événements qui ont précédé la crucifixion et de l'état physique dans lequel ils avaient laissé Jésus. Pensons aussi à l'eau et au sang sortis de son côté, au cœur brisé; 2°) Ses ennemis avaient pris toutes les précautions nécessaires (Voyez Jean 19.34); 3°) Si Jésus avait été simplement ramené à la vie, après une période d'inconscience, il aurait été si faible, si complètement épuisé, (comme l'homme que l'on cite en exemple) que sa réapparition aurait produit un tout autre effet; 4°) Les apôtres auraient su comment ils l'avaient ranimé et le fait principal qui explique leur transformation serait absent ; 5°) Mais la difficulté morale est encore la plus grande de toutes. Si Jésus n'a fait qu'être ramené à la vie, il a essayé de se faire passer pour le héros d'une résurrection qu'il savait bien n'avoir jamais eu lieu. Dans ce cas, il n'était qu'un habile imposteur et le système chrétien tout entier repose sur une supercherie.

 

          Or, il n'est pas admissible qu'une religion comme celle de Jésus-Christ, qui personnifie les vérités morales les plus hautes, les principes d'amour et de pureté les plus nobles, ait eu son origine dans une fiction soigneusement préméditée. Aucun homme dont le cœur n'est pas gangrené par le mensonge et la fourberie, ne peut voir en Jésus un imposteur et en sa religion un système fondé sur la fausseté.

          Nous avons éliminé toutes les autres hypothèses. Il n'en reste qu'une : Jésus est bien ressuscité le troisième jour. Les impasses, auxquelles sont acculés ceux qui essaient de le nier, le prouvent surabondamment. De plus, si les apôtres ont réellement et fermement cru, comme on l'admet, que Jésus est ressuscité, ils avaient des faits sur lesquels fonder leur croyance. Ces faits sont ceux qu'ils auraient racontés en faisant le récit de vive voix et non des incidents qu'ils auraient imaginés.

          Mais, si les faits sont tels que les Évangiles les rapportent, il n'y a aucun moyen d'échapper à la conclusion que Jésus-Christ est vraiment ressuscité.

          Nous avons donc plusieurs lignes d'argumentation, indépendantes les unes des autres, en faveur de la résurrection du Christ.

          Prises séparément, elles prouvent le fait, d'une manière satisfaisante. Dans leur ensemble, elles constituent un argument qui rend le doute impossible à un homme sincère.

          Il n'y a réellement qu'une objection valable à la résurrection du Christ, à savoir qu'il n'existe aucune preuve concluante que quelqu'un d'autre ait jamais ressuscité.

          A cet argument, une réponse suffisante serait celle-ci: « Même s'il était certain que personne d'autre fût jamais ressuscité, la vie de Jésus ayant été unique, sa nature unique, sa mission et son histoire uniques, n'est-il pas non seulement possible mais probable, que la fin de sa vie ait été également unique ? »

 

(à suivre)

R.A. TORREY

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* Renan : Vie de Jésus

 


 

LA RÉSURRECTION DE JÉSUS-CHRIST

 

Le fait de sa résurrection

(suite)

 

          10) Marc 16.7 : « Mais allez dire à ses disciples et à Pierre qu'il vous précède en Galilée : c’est là que vous le verrez. Comme il vous l'a dit. »

 

          « Et à Pierre ». Pourquoi « et à Pierre ? » Aucune explication ne nous est donnée, mais à la réflexion, nous voyons que c'était un signe d'amour et de pardon envers un disciple qui avait trois fois renié son Maître, et qui, repentant et désespéré, aurait pu se croire exclu de l'invitation générale. Ceci est-il inventé ?

 

          11) Jean 20.27-29 : « Puis il dit à Thomas : Avance ici ton doigt, et regarde mes mains; avance aussi ta main et mets-la dans mon côté; et ne sois pas incrédule, mais crois. Thomas lui répondit: Mon Seigneur et mon Dieu ! Jésus lui dit : Parce que tu m'as vu, tu as cru. Heureux ceux qui n'ont pas vu, et qui ont cru! »

 

          L'action de Thomas est trop naturelle et la réprimande de Jésus trop caractéristique pour qu'on les attribue à quelque habile romancier.

 

          12) Jean 21.21-22 : « En le voyant, Pierre dit à Jésus : Et celui-ci, Seigneur, que lui arrivera-t -il ? Jésus lui dit: Si je veux qu'il demeure jusqu'à ce que je vienne, que t'importe ? Toi, suis-moi. »

 

          Ceci est une autre réprimande, bien caractéristique de Jésus.

 

          Comparez Luc 13.23-24 : « Quelqu'un lui dit : Seigneur, n'y a-t-il que peu de gens qui soient sauvés ? Il leur répondit : Efforcez-vous d'entrer par la porte étroite. Car, je vous le dis, beaucoup chercheront à entrer, et ne le pourront pas. »

 

          Jésus ne répondait jamais aux questions dictées par la curiosité spéculative, mais ramenait toujours le questionneur à son devoir immédiat.

 

          13) Jean 21.15-17 : « Après qu'ils eurent mangé, Jésus dit à Simon Pierre : Simon, fils de Jonas, m'aimes-tu plus que ne m'aiment ceux-ci ? Il lui répondit : Oui, Seigneur, tu sais que je t'aime. Jésus lui dit : Pais mes agneaux. Il lui dit une seconde fois : Simon, fils de Jonas, m'aimes-tu? Pierre lui répondit : Oui, Seigneur, tu sais que je t'aime. Jésus lui dit : Pais mes brebis. I1 lui dit pour la troisième fois : Simon, fils de Jonas, m'aimes-tu ? Pierre fut attristé de ce qu'il lui avait dit pour la troisième fois : M’aimes-tu ? Et il lui répondit : Seigneur, tu sais toutes choses, tu sais que je t'aime. Jésus lui dit : Pais mes brebis. »

 

          L'auteur de l’Évangile de Jean ne nous dit pas pour quelle raison Jésus posa trois fois la même question et pourquoi Pierre en fut si attristé. Mais si nous pensons à son reniement trois fois répété, la chose s'éclaire. Toutefois, le narrateur ne nous le dit pas. Et il l'aurait certainement fait, s'il avait inventé cet incident, avec cette explication en vue. Mais i1 rapporte simplement ce qui s'est passé.

 

          14) Examinons la manière appropriée dont Jésus s'est révélé à différentes personnes, après sa résurrection.

 

          A Marie:

          Jean 20.16 : « Jésus lui dit : Marie! Elle se retourna et lui dit en hébreu : Rabbouni ! c'est-à-dire, Maître ! »

 

          Que cela est délicatement marqué au coin du naturel!

          Jusqu'ici, Marie n'avait pas reconnu son Seigneur, mais dans ce seul mot «Marie», prononcé comme personne d'autre ne l'avait jamais prononcé, elle le reconnaît, tombe à ses pieds, et essaie de les embrasser, en criant : « Rabbouni ! » Est-ce là quelque chose d'inventé ?

 

          Aux deux disciples d'Emmaüs :

          Luc 24.30-31 : « Pendant qu'il était à table avec eux, il prit le pain; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le leur donna. Alors leurs yeux s'ouvrirent, et ils le reconnurent; mais il disparut de devant eux. »

 

          Ils le reconnurent lorsqu'il rompit le pain. Pourquoi ? L'évangéliste ne donne aucune explication. Mais nous lisons facilement entre les lignes, qu'il y avait quelque chose de si caractéristique dans la manière dont le Christ rendait grâce aux repas, quelque chose de si réel et de si différent des autres personnes, qu'ils le reconnurent de suite à cause de cela. Est-ce que ce trait est le produit de l'imagination de l'écrivain ?

 

          A Thomas:

          Jean 20.25-27 : « Les autres disciples lui dirent donc : Nous avons vu le Seigneur. Mais il leur dit : Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, et si je ne mets mon doigt dans la marque des clous, et si je ne mets ma main dans son côté, je ne croirai point. Huit jours après, les disciples de Jésus étaient de nouveau dans la maison, et Thomas se trouvait avec eux. Jésus vint, les portes étant fermées, se présenta au milieu d'eux, et dit : La paix soit avec vous! Puis il dit à Thomas: Avance ici ton doigt, et regarde mes mains; avance aussi ta main, et mets-la dans mon côté; et ne sois pas incrédule, mais crois. »

 

          A Jean et à Pierre :

          Jean 21.5-7 : « Jésus leur dit: Enfants, n'avez-vous rien à manger ? Ils lui répondirent : Non. Il leur dit : Jetez le filet du côté droit de la barque, et vous trouverez. Ils le jetèrent donc, et ils ne pouvaient plus le retirer, à cause de la grande quantité de poissons. Alors le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : C'est le Seigneur! et Simon Pierre, dès qu'il eut entendu que c'était le Seigneur, mit son vêtement et sa ceinture, car il était nu, et se jeta dans la mer . »

 

          A Thomas, l'homme de la raison, il se fait connaître par une preuve tangible. A Jean et à Pierre, comme à leur première rencontre, par une pêche miraculeuse.

 

(à suivre)

R.A. TORREY

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LA RÉSURRECTION DE JÉSUS-CHRIST

 

Le fait de sa résurrection

(suite)

 

          2) Luc 24.16 : « Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître. »

 

          Il nous est dit ici et ailleurs encore, que Jésus ne fut pas reconnu de ses disciples, immédiatement après sa résurrection. Or, qu'avaient-ils à gagner à raconter l'histoire de cette façon ? Ils ne cherchent pas même à donner de ce fait une explication satisfaisante. C'est à nous à la découvrir. Alors, pourquoi nous la dire ainsi ? Tout simplement, parce que c'est de cette manière que la chose arriva et qu'ils n'inventèrent rien. S'ils avaient fabriqué le récit, il eût été autrement conté.

 

          3) 1 Corinthiens 15.5-8 : « Et qu'il est apparu à Céphas, puis aux douze. Ensuite, il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois, dont la plupart sont encore vivants, et dont quelques-uns sont morts. Ensuite, il est apparu à Jacques, puis à tous les apôtres. Après eux tous, il m'est aussi apparu à moi, comme à l'avorton. »

 

          Ici, comme dans tous les autres passages, il nous est dit que Jésus apparut seulement à ses disciples, à l'exception de son frère. Pourquoi en est-il ainsi ? Parce que telle est la vérité. Si l'histoire avait été fabriquée, des années après, Jésus .nous aurait certainement été montré apparaissant à ses ennemis et les confondant.

 

          Il nous est dit qu’il ne leur apparut qu'occasionnellement.

 

          4) Jean 20.17 : « Jésus lui dit: Ne me touche pas; car je ne suis pas encore monté vers mon Père. Mais va trouver mes frères, et dis-leur que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. »

 

          Nous n'avons aucune explication de ces mots : « Ne me touche pas ». Ils ont été, depuis des siècles l'énigme inexplicable des commentateurs. Pourquoi nous sont-ils rapportés de cette manière? Parce que c'est de cette manière que la chose arriva.

 

          5) Jean 19.34 : « Mais un des soldats lui perça le côté avec une lance, et aussitôt il sortit du sang et de l'eau. »

 

          Pourquoi ceci nous est-il raconté ? Les physiologistes modernes nous disent que l'explication plausible est celle-ci : Jésus avait souffert d'une extravasation du sang* ou, d'après l'expression populaire, d' « un cœur brisé », et que les autres incidents de son agonie, (en particulier, le grand cri final) en sont une preuve.

          Mais Jean ne connaissait pas la physiologie moderne. Pourquoi donne-t-il un détail que les siècles seuls réussiront à expliquer ? Parce qu’il raconte les événements tels qu'ils se sont passés et comme il les a vus.

 

          6) Jean 20.24, 25 : « Thomas, appelé Didyme, l'un des douze, n'était pas avec eux lorsque Jésus vint. Les autres disciples lui dirent donc : Nous avons vu le Seigneur. Mais il leur dit : Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, et si je ne mets mon doigt dans la marque des clous, et si je ne mets ma main dans son côté, je ne croirai point. »

 

          Voilà le sceau de la vérité. Ces paroles sont en harmonie parfaite avec ce que nous savons de Thomas, d'autre part; mais pour l'imaginer, il aurait fallu un art littéraire qui dépassait de beaucoup les capacités de l'auteur.

 

          7) Jean 20.1-6 : « Ils couraient tous deux ensemble. Mais l'autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au sépulcre; s'étant baissé, il vit les bandes qui étaient à terre; cependant il n'entra pas. Simon Pierre, qui le suivait, arriva et entra dans le sépulcre ; il vit les bandes qui étaient à terre. »

 

          Voici, de nouveau, un fait en complet accord avec ce que nous savons de ces deux hommes. Jean, le plus jeune, dépasse Pierre, mais soudain hésitant, saisi de respect, il s'arrête à l'entrée du tombeau et regarde à l'intérieur. Pierre, l'impétueux, mais plus âgé, court derrière comme il peut, mais lorsqu'une fois il est arrivé, il n'attend pas une minute, et pénètre dans le sépulcre. Quel est le rare écrivain qui aurait eu le talent d'inventer cela, si ces faits ne sont pas véridiques ?

 

          8) Jean 21.7 : « Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : C'est le Seigneur! Et Simon Pierre, dès qu'il eut entendu que c'était le Seigneur, mit son vêtement et sa ceinture, car il était nu, et se jeta dans la mer.»

 

          Une fois de plus, ces détails portent la marque de la vérité. Jean, l'homme de vive intuition est le premier à reconnaître son Seigneur. Pierre, l'impulsif, et à l'amour irréfléchi, se jette immédiatement à l’eau. Ceci est-il imaginé ?

 

          9) Jean 20.15 :« Jésus lui dit: Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? Elle, pensant que c'était le jardinier, lui dit: Seigneur, si c'est toi qui l'as emporté. dis-moi où tu l'as mis et je le prendrai. »

 

          Voilà qui dépasse l'art de n'importe quel écrivain de n'importe quelle époque. Marie oublie sa faiblesse naturelle et s'écrie : « Dis-moi où tu l'as mis et je le prendrai! » Il va sans dire qu’elle n'en eût pas eu la force. Est-ce là un trait imaginé ?

 

(à suivre)

R.A. TORREY

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* Epanchement du sang à travers les tissus. (" Dictionnaire Larousse")

 


 

LA RÉSURRECTION DE JÉSUS-CHRIST

 

Le fait de la résurrection

 

          1) 2 Timothée 2.8 : « Souviens-toi de Jésus-Christ, issu de la postérité de David, ressuscité des morts, selon mon Évangile. ''

          1 Corinthiens 15.4 : « Qu'il a été enseveli, et qu'il est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures. » (Et beaucoup d'autres passages.)

 

          Jésus-Christ est ressuscité des morts.

 

          La résurrection du Christ est, sous bien des rapports, le fait le plus important de l'histoire du Christianisme. C'est le Gibraltar des Évidences chrétiennes, c'est le Waterloo de l'Incrédulité et du Rationalisme. Si les affirmations bibliques de la résurrection du Christ peuvent être établies comme des certitudes historiques, les revendications et les doctrines du Christianisme reposent sur un fondement inébranlable.

          Il y a trois différentes lignes d'argumentation, pour prouver la véracité des assertions bibliques :

          Premièrement : Les preuves externes de l’authenticité et de la véracité des récits évangéliques. Il est inutile de développer cet argument, les autres étant parfaitement suffisants.

          Deuxièmement : Les preuves internes de véracité.

          Nous avons quatre récits de la résurrection. Supposons que nous n'ayons aucun moyen externe de savoir par qui ils ont été écrits, mais seulement les récits eux-mêmes d'après lesquels nous puissions décider de leur authenticité ou de leur fausseté.

          a) Par une comparaison minutieuse des quatre récits, nous voyons qu'ils sont séparés et indépendants les uns des autres. Cette conclusion ressort clairement des divergences apparentes existant entre ces quatre récits. Ils forment bien un « tout » harmonieux, mais on ne s'en rend compte que par une étude attentive et détaillée. Un lecteur superficiel n'y voit que contradictions et divergences. C'est l'harmonie qu'il serait impossible d'obtenir entre quatre récits par des auteurs qui se seraient concertés. Dans un cas pareil, il y aurait un accord apparent et toute contradiction possible ne se découvrirait que par une analyse soigneuse. Mais ici, les différences sont à la surface; l'harmonie ne se découvre qu'à force d'étude prolongée et consciencieuse. C'est l'harmonie qui existerait entre quatre témoins indépendants et véridiques, chacun racontant les événements d'après son point de vue personnel. Les quatre récits se complètent mutuellement, l'un éclaircissant parfois les points obscurs de l'autre. Ou bien, ces quatre compte-rendus sont vrais, ou bien ils sont des faux. S'ils ont été inventés, il faut qu'ils l'aient été indépendamment ou de connivence. Or, ils ne peuvent pas avoir été fabriqués indépendamment; les points de ressemblance identiques sont trop frappants et trop nombreux. Ils ne peuvent pas avoir été écrits tous ensemble; les divergences apparentes sont également trop frappantes et trop nombreuses. Nous concluons donc qu'ils n'ont pas été inventés du tout. Ils sont un rapport authentique des faits.

          b) Nous remarquons ensuite dans ces récits, qu'ils portent en eux-mêmes la preuve d'avoir pour auteurs des témoins oculaires. Le rapport d'un témoin oculaire se distingue facilement de celui de quelqu'un qui tient l'histoire d'une autre personne. Et n'importe quel étudiant consciencieux des récits évangéliques de la résurrection, aura vite reconnu les observations caractéristiques du témoin oculaire.

          c) En troisième lieu, il faut noter leur candeur, leur franchise et leur simplicité. Il arrive parfois que lorsqu’un témoin raconte un incident, il le fait avec une telle candeur, l'histoire paraît si simple et naturelle, il y a une telle absence d'artifice ou de recherche personnelle, que nous sommes convaincus de la véracité du récit, même si nous ne connaissons pas le témoin !

          En l'écoutant, nous nous disons de suite : « Cet homme dit la vérité. »

          Le poids de ce genre de preuve est considérablement augmenté et atteint le degré d'une certitude absolue, si nous avons plusieurs témoins de ce caractère, indépendants les uns des autres et tous témoignant des mêmes faits. Ils peuvent varier dans les détails, l'un insistant sur celui-ci, l'autre omettant celui-là, mais tous s'accordent sur les lignes essentielles. C'est le cas des quatre narrateurs des récits évangéliques. Ils rapportent des choses surnaturelles avec le naturel le plus parfait. Les auteurs ne semblent pas s'être rendu compte de la portée de la majorité des faits qu'ils racontent. Ils disent simplement et franchement ce qu'ils ont vu, laissant à d'autres les commentaires philosophiques. Furness, le savant Unitarien, dit: « Rien ne saurait surpasser, en candeur et simplicité, les quatre récits de la première apparition de Jésus, après sa crucifixion. Si ces qualités ne sont pas évidentes ici, nous devons renoncer à les trouver autre part. »

          Supposons que nous ayons quatre récits d'une bataille célèbre, et qu'après examen, nous trouvions qu'ils ont été écrits manifestement par des auteurs indépendants les uns des autres; qu'ils sont tous frappés au coin de la sincérité, de la simplicité et de la franchise, qui portent la conviction avec elles; qu'ils s'accordent en substance sur le récit de la bataille; ne serions- nous pas disposés à dire, même en l'absence d'autres données sur les auteurs et la date de ces récits : « Voilà un compte-rendu véridique de celle bataille ? »

 

          d) Il y a aussi l'évidence involontaire des mots, des phrases, des détails, des incidents. Il arrive souvent qu'en écoutant le récit d'un témoin, on soit plutôt frappé par ces éléments de son rapport que par le fait direct de son témoignage, et cela, parce que ce n'est pas le témoignage du témoin, mais le témoignage de la vérité à elle-même. Les histoires de l’Évangile portent en elles-mêmes une évidence de cette nature.

 

(à suivre)

R.A. TORREY

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LES COMPASSIONS DE JÉSUS-CHRIST

 

Les objets des compassions du Christ

 

          a) Marc 6.34 : « Quand il sortit de la barque, Jésus vit une grande foule, et fut ému de compassion pour eux, parce qu'ils étaient comme des brebis qui n'ont point de berger; et il se mit à leur enseigner beaucoup de choses. »

          Matt. 9.36, version Darby : « Et voyant les foules, il fut ému de compassion pour elles, parce qu'ils étaient las et dispersés, comme des brebis qui n'ont pas de berger. »

 

          Jésus-Christ a eu compassion des multitudes en détresse, dispersées comme des brebis sans berger.

 

          Qu'arriverait-il, si Jésus venait à Paris, où à Londres, où à New-York ? Que pense-t-il des millions de la Chine ? Comparez ses sentiments avec ceux des Pharisiens : Jean 7.48, 49 : «Y a-t-il quelqu'un des chefs ou des pharisiens qui ait cru en lui ? Mais cette foule qui ne connaît pas la loi, ce sont des maudits ! »

          A qui ressemblons-nous le plus, à Christ ou aux Pharisiens ?

 

          b) Marc 8.2 : « Je suis ému de compassion pour cette foule; car voilà trois jours qu'ils sont près de moi, et ils n'ont rien à manger. »

 

          Jésus-Christ avait compassion de la multitude affamée.

 

          Ce n'était pas seulement le dénuement spirituel des hommes qui excitait la compassion du Christ, mais encore leurs besoins physiques.

 

          c) Matthieu 14.14 : « Quand il sortit de la barque, il vit une grande foule, et fut ému de compassion pour elle, et il guérit les malades. »

 

          Jésus-Christ avait compassion de la multitude en général.

 

          Toutes les fois que Jésus voyait une foule, il en était ému de pitié. Ce fait est mentionné cinq fois. Une multitude est un spectacle émouvant. Cela représente tant de souffrances, de douleurs et de péché ! Quels sont vos sentiments, à vous, à la vue d'une foule ? A en juger, par le contexte, ce sont les malades qui attiraient particulièrement la compassion de Jésus.

 

          d) Matthieu 20.34 : « Ému de compassion, Jésus toucha leurs yeux; et aussitôt, ils recouvrèrent la vue et le suivirent. »

 

          Jésus avait compassion des aveugles.

 

          e) Marc 9.22, 25 : « Et souvent, l'esprit l'a jeté dans le feu et dans l'eau pour le faire périr. Mais, si tu peux quelque chose, viens à notre secours, aie compassion de nous...Jésus voyant accourir la foule, menaça l'esprit impur, et lui dit : Esprit muet et sourd, je te l'ordonne, sors de cet enfant, et n'y rentre plus. »

 

          Jésus avait compassion des démoniaques, victimes de la puissance des esprits impurs.

 

          f) Marc 1.40, 41 :« Un lépreux vint à lui, et, se jetant à genoux, il lui dit, d'un ton suppliant : Si tu le veux, tu peux me rendre pur. Jésus, ému de compassion. étendit la main, le toucha, et dit : Je le veux, sois pur. »

 

          Jésus-Christ avait compassion des lépreux.

 

          Le monde, même le monde religieux de ce temps-là, traitait le lépreux avec mépris, dégoût et répulsion. Christ le traite avec pitié. Le monde le fuyait, Christ s'approche de lui.

 

          g) Luc 7.12-13 : « Lorsqu’il fut près de la porte de la ville, voici, on portait en terre un mort, fils unique de sa mère, qui était veuve; il y avait avec elle beaucoup de gens de la ville. Le Seigneur, l'ayant vue, fut ému de compassion pour elle, et lui dit : Ne pleure pas ! »

 

          Jésus-Christ eut compassion de celle qui pleurait un être aimé.

 

          Ce cas est le seul où il nous soit dit que Jésus rencontra un convoi funèbre et nous voyons quels étaient ses sentiments, vis-à-vis de la mère affligée.

          Et nous, que ressentons-nous pour les gens en deuil ? Que pensons-nous, quand nous rencontrons un convoi funèbre ?

 

          h) Luc 15.20 : « Et il se leva, et alla vers son père. Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion, il courut se jeter à son cou et le baisa. » Comparez v. 1-2 : « Tous les publicains et les gens de mauvaise vie s'approchaient de Jésus pour l'entendre. Et les pharisiens et les scribes murmuraient, disant : Cet homme accueille des gens de mauvaise vie, et mange avec eux.»

 

          Jésus-Christ avait pitié des pécheurs, des perdus, des morts au point de vue spirituel.

 

          i) Marc 3.5 : « Alors, promenant ses regards sur eux avec indignation et en même temps affligé de l'endurcissement de leur cœur, il dit à l'homme : Étends ta main. Il l'étendit, et sa main fut guérie.»

 

          Jésus-Christ compatissait à toutes les misères humaines: infirmités, tares ou dégradations quelconques.

 

          Jésus-Christ n'accomplissait pas son œuvre par sentiment du devoir et froidement. C'était son cœur qui le poussait vers ceux qu'il était venu aider et sauver. Ses actes de miséricorde lui coûtaient autre chose que le sacrifice d'heures de loisirs ou la dépense d'efforts et de puissance personnels. Ils lui coûtaient de l'angoisse et de la douleur.

          Il communiait avec les autres hommes dans leurs propres souffrances, leurs propres déchirements de cœur, les conséquences et la honte de leurs propres péchés. Il ne pouvait être témoin de la misère, du péché, de la douleur et de la mort sans en être navré. Jean 11.33 : « Jésus, la voyant pleurer, elle et les Juifs qui étaient venus avec elle, frémit en son esprit, et fut tout ému. » Là résidait un des grands secrets de sa puissance. C'est lorsque nous nous identifions avec les douleurs des autres que nous pouvons consoler; c'est en faisant nôtres les besoins des autres que nous pouvons y satisfaire. C’est en nous reconnaissant pécheurs avec eux que nous pouvons leur montrer la voie du salut.

          2 Corinthiens 5.21 : « Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous afin que nous devenions en lui justice de Dieu. »

          La vraie puissance qui nous permet d’aider les hommes est chose très coûteuse, mais quiconque veut bien en payer le prix peut l’obtenir. Celui qui n’est pas disposé à abandonner sa légèreté de cœur, et à prendre sur ses épaules le fardeau du péché, de douleur et de honte de l’humanité, doit renoncer à devenir un de ceux qui aident les hommes, encore bien moins de ceux qui les sauvent.

          Les paroles de flamme n’ont jamais sauver personne. Mais les cœurs qui saignent accomplissent cette œuvre.

 

R.A. TORREY

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L’AMOUR DE JÉSUS-CHRIST POUR LES ÂMES

 

          (1 ) Luc 19: 10 : « Car le Fils de l'homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. »

 

          Le Fils de L'homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu.

 

          C'était là le but suprême de sa mission sur la terre. Ce n'étaient pas les honneurs, la richesse ou un royaume. Il avait laissé derrière Lui des gloires plus grandes que celles du monde. «Pour sauver ce qui était p perdu ! » Les hommes perdus avaient, à ses yeux, plus de valeur que tontes les richesses et les gloires terrestres. Une seule âme a un prix inestimable. L'univers matériel tout entier n'a pas, à ses yeux, la valeur d'une seule âme. Chaque âme avait ce prix pour Lui. Non seulement celle du philosophe et du saint, mais celle...du pana.

 

          (2) Jean 4 : 6, 7, 10 : «Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué du voyage, était assis au bord du puits. C'était environ la sixième heure...Une femme de Samarie vint puiser de l'eau. Jésus lui dit : Donne-moi à boire...Jésus lui répondit : Si lu connaissais le don de Dieu cl qui est celui qui te dit: Donne-moi à boire! tu lui aurais toi-même demandé à boire, et il t'aurait donné de l'eau vive. »

 

          Jésus-Christ recherchait toujours les occasions de sauver les âmes perdues.

 

          Nous avons un autre exemple de ceci dans Jean 9 : 35 : « Jésus apprit qu'ils l'avaient chassé; et, l'ayant rencontré, il lui dit : « Crois-tu au Fils de Dieu ? » Et dans Marc 2.4, 5 :« Comme ils ne pouvaient l'aborder, à cause de la foule, ils découvrirent le toit de la maison où il était, et ils descendirent par cette ouverture, le lit sur lequel le paralytique était couché. Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique : Mon enfant, tes péchés sont pardonnés. » Il tirait parti de ses miracles comme d'échelons pour atteindre les âmes. Nous devrions envisager de la même façon chaque acte de bonté que nous pouvons faire pour autrui.

 

          (3) Luc 15.4 : « Quel homme d'entre vous, s'il a cent brebis, et qu’il en perde une, ne laisse les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller après celle qui est perdue, jusqu'à ce qu'il la trouve? »

 

          Jésus-Christ cherchait les âmes perdues.

 

          Non seulement il recherchait et saisissait les occasions lorsqu'elles se présentaient, mais encore il les guettait. Non seulement il recevait les perdus lorsqu'ils venaient à lui, mais encore il allait les chercher. Un véritable amour pour les âmes se révélera toujours dans le zèle que l'on met à les chercher.

 

          (4) Jean 4.32-34 : « Mais il leur dit : J'ai à manger une nourriture que vous ne connaissez pas. Les disciples se disaient donc les uns aux autres : Quelqu'un lui aurait-il apporté à manger ? Jésus leur dit : Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m'a envoyé, et d'accomplir son œuvre. »

 

          Jésus-Christ a trouvé sa joie et sa satisfaction dans le salut des âmes perdues.

 

          Dans cette œuvre, il oubliait la fatigue, la faim, la soif. Il y trouvait joie et repos pour son corps. Marc 3.20, 21 : « Ils se rendirent à la maison et la foule s'assembla de nouveau, en sorte qu'ils ne pouvaient pas même prendre leur repas. Les parents de Jésus, ayant appris ce qui se passait, vinrent pour se saisir de lui ; car ils disaient : Il est hors de sens. »

          En accomplissant son œuvre, Jésus s'oubliait lui-mème au point de même les exigences naturelles de son corps parfois souffrant ; et ses amis disaient : « il est hors de sens.»

 

          (5) Luc 15.5-7 : « Lorsqu'il l'a trouvée, il la met avec joie sur ses épaules, et, de retour à la maison, il appelle ses amis et ses voisins, et leur dit : Réjouissez-vous avec moi, car j'ai trouvé ma brebis qui était perdue. De même, je vous le dis, il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de repentance. »

 

          Jésus-Christ se réjouissait lorsque des âmes perdues étaient retrouvées.

 

          Comme un berger se réjouit de retrouver la brebis égarée; comme la femme se réjouit de retrouver la pièce d'argent tombée de son collier d'épousée; comme le chercheur d'or se réjouit lorsqu'il trouve le filon dans le rocher qu'il fouille; comme le marchand qui cherche de belles perles se réjouit lorsqu'il possède enfin celle de grand prix - ainsi et infiniment plus encore, Jésus se réjouit pour toute âme retrouvée.

 

          (6) Jean 5.40 : « Et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie. »

          Luc 19.41, 42. - « Comme il approchait de la ville, Jésus, en la voyant, pleura sur elle, et dit : Si toi aussi, au moins en ce jour qui t'est donné, tu connaissais les choses qui appartiennent à ta paix! Mais maintenant, elles sont cachées à tes yeux. »

 

          Matthieu 23.37 : « Jérusalem, Jérusalem, qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous ne l'avez pas voulu! »

 

          Jésus-Christ était profondément affligé lorsque des âmes perdues refusaient d'être sauvées.

 

          Aucune femme n'a jamais regretté des bijoux volés, aucune mère n'a pleuré un enfant perdu, autant que Jésus a été navré lorsque les hommes perdus refusaient le salut. Les mots humains ne sauraient dépeindre l'angoisse qui étreignait son cœur lorsque les pécheurs refusaient de venir à lui pour avoir la vie.

 

          (7) Jean 10.11 : « Je suis le bon Berger. Le bon Berger donne sa vie pour ses brebis. »

          Matthieu 20.28, version Synodale : « C'est ainsi que le Fils de l'homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en r rançon pour plusieurs.»

 

          Jésus-Christ a donné sa vie avec joie pour sauver les âmes.

 

R.A. TORREY

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COMMENT L’AMOUR DE JÉSUS-CHRIST POUR

LES ÊTRES HUMAINS SE MANIFESTE-T-IL ?

 

(3° et dernière partie)

 

          22) Jean 15.15 : « Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ne sait pas ce que fait son maître; mais je vous ai appelés amis, parce que je vous ai fait connaître tout ce que j'ai appris de mon Père. »

 

          L'amour de Jésus-Christ pour ses amis s'est manifesté lorsqu'il leur a fait connaître les choses que le Père lui avait révélées.

 

          Quand vous découvrez une grande vérité, que désirez-vous en faire ? N'avez-vous pas envie de courir vers vos plus chers amis et de la leur faire connaître ? De même, Jésus dans la plénitude de son amour pour nous, se hâte de nous révéler ce qu'il a appris du Père.

 

          23) Jean 10.3 :« Le portier lui ouvre, et les brebis entendent sa voix, il appelle par leur nom les brebis qui lui appartiennent, et il les conduit dehors. »

 

          L'amour de Jésus pour ses propres brebis s'est manifesté en ce qu'il les a appelées par leur nom.

 

          Ceci paraît assez insignifiant, mais dans ce fait réside une pensée qui a de l'importance. C'est une tendre image de l'amour du Sauveur pour ceux qui lui appartiennent. Il y avait quelque chose de personnel et de spécial dans la façon dont il appelait ses disciples par leur nom. Comparez Jean 20.16.

 

          24) Jean 17.12 : « J'ai gardé ceux que tu m'as donnés, et aucun d'eux ne s'est perdu, sinon le fils de perdition, afin que l’Écriture fût accomplie. »

          Jean 18.8, 9 : « Jésus répondit : Je vous ai dit que c'est moi. Si donc c'est moi que vous cherchez, laissez aller ceux-ci. Il dit cela, afin que s'accomplît la parole qu'il avait dite : Je n'ai perdu aucun de ceux que m'as donnés. »

          Romains 8.35-39 :« Qui nous séparera de l'amour de Christ ? Sera-ce la tribulation, ou l’angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou la nudité, ou le péril, ou l'épée ? selon qu'il est écrit : C'est à cause de toi qu'on nous met à mort tout le jour, qu'on nous regarde comme des brebis destinées à la boucherie. Mais dans toutes ces choses, nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. Car j'ai l'assurance que ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni les choses présentes ni les choses à venir, ni les puissances, ni la hauteur ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur. »

 

          L'amour de Jésus-Christ pour les siens se manifeste en ce qu'il les garde si bien qu'aucun d'eux ne se perd.

 

          25) Actes 9.5 : « Il répondit : Qui es-tu, Seigneur ? Et le Seigneur dit : Je suis Jésus que tu persécutes. Il te serait dur de regimber contre les aiguillons. »

          Matthieu 25.37-45 : « Les justes lui répondront : Seigneur, quand t'avons-nous vu avoir faim, et t'avons-nous donné à manger; ou avoir soif, et t'avons-nous donné à boire ? Quand t'avons-nous vu étranger, et t'avons-nous recueilli; ou nu, et t'avons-nous vêtu ? Quand t’avons-nous vu malade, ou en prison, et sommes-nous allés vers toi ? Et le roi leur répondra : Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous les avez faites. Ensuite, il dira à ceux qui seront à sa gauche : Retirez-vous de moi, maudits ; allez dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges. Car j'ai eu faim, et vous ne m'avez pas donné à manger; j'ai eu soif, et vous ne m'avez pas donné à boire; j'étais étranger, et vous ne m'avez pas recueilli; j'étais nu, et vous ne m'avez pas vêtu; j'étais malade et en prison, et vous ne m'avez pas visité. Ils répondront aussi : Seigneur, quand t'avons-nous vu ayant faim, ou ayant soif, ou étranger, ou nu, ou malade, ou en prison, et ne t'avons-nous pas assisté ? Et il leur répondra : Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous n'avez pas fait ces choses à l'un de ces plus petits, c'est à moi que vous ne les avez pas faites. »

 

          L'amour de Jésus-Christ pour ses disciples se manifeste en ce qu'il s'identifie avec eux et considère que tout ce qui est fait au plus petit d'entre eux, lui est fait à lui-mème.

 

          26) Éphésiens 5.31-32 : « C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair. Ce mystère est grand; je dis cela par rapport à Christ et à l’Église. »

 

          L'amour de Jésus-Christ pour l’Église s'est manifesté lorsqu'il a quitté le Père pour s'attacher à l’Église, de sorte qu'elle et lui ne sont qu'une seule chair.

 

          Ceci, en vérité, est un grand mystère.

 

          27) Jean 14.21-23 : « Celui qui a mes commandements et qui les garde, c'est celui qui m'aime ; et celui qui m'aime sera aimé de mon Père, je l'aimerai, et je me ferai connaître à lui. Jude, non pas l'Iscariot, lui dit : Seigneur, d'où vient que tu te feras connaître à nous, et non au monde ? Jésus lui répondit : Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon Père l'aimera; nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui. »

 

          L’amour de Jésus-Christ pour ceux qui gardent ses commandements se manifeste lorsqu'il se révèle à eux et fait leur demeure en eux.

 

          28) Jean 14.2 : « Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. Si cela n'était pas, je vous l'aurais dit. Je vais vous préparer une place. »

 

          L'amour de Jésus-Christ pour ses disciples se manifeste en ce qu'il leur prépare une place.

 

          29) Jean 14.3 : « Et, lorsque je m'en serai allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et vous prendrai avec moi, afin que là où je suis, vous y soyez aussi. »

 

          L'amour de Jésus-Christ pour ses disciples se manifestera lorsqu'il reviendra nous chercher, nous prendre à lui, afin que nous ne soyons plus séparés de lui.

          Comparez 1 Thessaloniciens 4.16-17 : « Car Je Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d'un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement. Ensuite, nous les vivants, qui serons restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur. »

 

          Note 1 : Il vient en personne. « Je reviendrai », dit-il. Il n'envoie plus de messager.

          Note 2 : Il nous prendra « à lui. » Pas simplement dans le ciel. Il semble qu'il soupire après nous, après l'heure de nous serrer contre sa propre âme, son être le plus intime, « lui-même ». Nous soupirons après lui, mais pas encore comme lui soupire après nous. Pour lui, le ciel est un lieu solitaire sans nous. La terre devrait être pour nous un lieu solitaire sans lui. Le commentaire de Godet sur ces paroles mérite d'être cité : « Il presse, pour ainsi dire le disciple, sur son cœur en l'emportant. Quelle tendresse infinie dans ces quelques mots ! Il semble que c'est pour lui-même qu'il se réjouit à la pensée de cette heure qui mettra fin à toute séparation. (Commentaire de F. Godet sur l’Évangile de Jean, vol. 2, p. 267).

 

          30) Éphésiens 5.25-27, Version Ostervald : « Vous, maris, aimez vos femmes, comme Christ a aussi aimé l’Église, et s'est livré lui-même pour elle; afin qu'il la sanctifiât, après l'avoir nettoyée en la lavant d'eau, et par sa parole; pour la faire paraître devant lui une Église glorieuse, n'ayant ni tache, ni ride, ni rien de semblable, mais étant sainte et irrépréhensible. »

 

          L'amour de Jésus-Christ pour l’Église s' est manifesté dans le passé lorsqu'il s'est donné lui-même pour elle; il se manifeste dans le présent, en ce qu'il la sanctifie et la purifie par l'eau de la parole; il se manifestera, dans l'avenir, lorsqu' il se présentera son épouse à lui-mème, « une église glorieuse, sans ride ni tache, ni rien de semblable », « sainte et irréprochable. »

 

R.A.TORREY

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COMMENT L’AMOUR DE JÉSUS-CHRIST POUR

LES ÊTRES HUMAINS SE MANIFESTE-T-IL ?

 

(2° partie)

 

          11) Jean 14.18 : « Je ne vous laisserai pas orphelins. Je viendrai à vous.»

 

          L'amour de Jésus-Christ pour ses disciples s'est manifesté en ce qu'il ne les a pas laissés orphelins. Il vient lui-même à eux.

 

          12) Jean 11.33-36 : « Jésus, la voyant pleurer, elle et les Juifs qui étaient venus avec elle, frémit en son esprit et fut tout ému. Et il dit : Où l'avez-vous mis ? Seigneur, lui répondirent-ils, viens et vois. Jésus pleura. Sur quoi les Juifs dirent : Voyez comme il l'aimait ! »

 

          L'amour de Jésus-Christ s'est manifesté en ce qu’il a pleuré sur les douleurs de ses bien-aimés.

 

          Note : Il savait que cette douleur n'était que pour un moment, qu'elle était fondée sur une méprise, que dans quelques instants, elle serait remplacée par une joie extrême; mais cette douleur était réelle et puisqu'ils en souffraient, lui en souffrait avec eux.

 

          13) Jean 14.1, Version Ostervald : « Que votre cœur ne se trouble point; vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. »

 

          L'amour de Jésus-Christ pour ses disciples s'est manifesté lorsqu'il les consolait dans leurs tristesses et leurs inquiétudes.

 

          C'est là le but de ce chapitre quatorze tout enlier. Notez les versets 1 et 27, Version Ostervald : « Que votre cœur ne se trouble point ; vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi...Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix; je ne vous la donne pas comme le monde la donne. Que votre cœur ne se trouble point, et ne craignez point ! »

 

          14) Jean 14.27 : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous donne pas comme le monde donne...» etc.

          Jean 15.11, Version Ostervald : « Je vous ai dit ces choses, afin que ma joie demeure en vous, et que votre joie soit accomplie. »

          L'amour de Jésus-Christ pour ses disciples se manifesta lorsqu'il leur laissa sa propre joie et sa propre paix.

 

          15) Marc 3.5 : « Alors, promenant ses regards sur eux avec indignation, et en même temps, affligé de l'endurcissement de leur cœur, il dit à l'homme : Étends ta main. Il l'étendit, et sa main fut guérie.»

 

          L'amour de Jésus-Christ pour ses disciples s'est manifesté dans son affliction à la vue de leur endurcissement.

 

          L'endurcissement de leurs cœurs, tel que nous le montre le contexte, était honteux et outrageant. Il excitait la colère du Christ mais, en même temps, l'affligeait profondément. Oh ! Si nous pouvions, nous aussi, même en face du plus affreux péché, éprouver une indignation mêlée de larmes !

 

          16) Luc 22.32 : « Mais j'ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point; et toi, quand tu seras converti, affermis tes frères. »

          Jean 17.15 : « Je ne te prie pas de les ôter du monde, mais de les préserver du mal.»

          Luc 23.34 : « Jésus dit : Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu'ils font. Ils se partagèrent ses vêtements, en tirant au sort.»

 

          L'amour de Jésus-Christ envers ses disciples et envers ses ennemis s'est manifesté dans ses prières pour eux.

 

          Ceci est une très importante manifestation d'amour.

 

          17) Luc 24.38-40 : « Mais il leur dit: Pourquoi êtes-vous troublés, et pourquoi pareilles pensées s'élèvent-elles dans vos cœurs ? Voyez mes mains et mes pieds, c'est bien moi; touchez-moi et voyez : un esprit n'a ni chair ni os, comme vous voyez que j'ai. Et en disant cela, il leur montra ses mains et ses pieds. »

          Jean 20.24-29 : « Thomas, appelé Didyme, l'un des douze, n'était pas avec eux lorsque Jésus vint. Les autres disciples lui dirent donc: Nous avons vu le Seigneur. Mais il leur dit : Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, et si je ne mets mon doigt dans la marque des clous, et si je ne mets ma main dans son côté, je ne croirai point. Huit jours après, les disciples de Jésus étaient de nouveau dans la maison, et Thomas se trouvait avec eux. Jésus vint, les portes étant fermées, se présenta au milieu d'eux, et dit : La paix soit avec vous ! Puis il dit à Thomas : Avance ici ton doigt, et regarde mes mains; avance aussi ta main, et mets-la dans mon côté; et ne sois pas incrédule, mais crois. Thomas lui répondit : Mon Seigneur et mon Dieu ! Jésus lui dit : Parce que tu m'as vu, tu as cru. Heureux ceux qui n'ont pas vu, et qui ont cru !»

 

          L'amour de Jésus-Christ pour les sceptiques s'est manifesté par sa patience, même lorsqu'il s'agissait de doutes déraisonnables, inexcusables et opiniâtres.

 

          18) Marc 16.7 : « Mais allez dire à ses disciples et à Pierre qu'il vous précède en Galilée; c'est là que vous le verrez, comme il vous l'a dit. »

 

          L'amour de Jésus-Christ envers un disciple faible s'est manifesté par une façon d'agir patiente et tendre, malgré des chutes dans un péché grave et dans l'apostasie.

 

          19) Rom. 8.37 : « Mais dans toutes ces choses, nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés.»

 

          L'amour de Jésus-Christs se manifeste envers ceux qui croient en lui en ce qu'il leur donne la victoire dans tous leurs combats.

 

          20) Jean 19.26-27 : « Jésus, voyant sa mère, et auprès d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère : Femme, voilà ton fils. Puis il dit au disciple : Voilà ta mère. Et dès ce moment, 1e disciple la prit chez lui. »

 

          L'amour de Jésus-Christ s'est manifesté (a) dans l'oubli de sa propre agonie et dans sa sympathie pour la douleur des autres; (b) par la confiance qu'il témoigne à celui qu'il aimait. C'est à ce disciple bien-aimé qu'il confie sa propre charge et la plus sacrée.

 

          21) Jean 13.1-5 : « Avant la fête de Pâque, Jésus, sachant que son heure était venue de passer de ce monde au Père, et ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, mit le comble à son amour pour eux. Pendant le souper, lorsque le diable avait déjà inspiré au cœur de Judas lscariot, fils de Simon, le dessein de le livrer, Jésus, qui savait que le Père avait remis toutes choses entre ses mains, qu'il était venu de Dieu, et qu'il s'en allait à Dieu, se leva de table, ôta ses vêtements, et prit un linge, dont il se ceignit. Ensuite, il versa de l'eau dans un bassin, et il se mit à laver les pieds des disciples, et à les essuyer avec le linge dont il était ceint. »

          L'amour de Jésus-Christ pour les hommes s'est manifesté lorsqu'il a accompli pour eux le service le plus humble et le plus bas.

 

          Il est facile de rendre à ceux que nous aimons les services les plus ordinaires. Une mère peut accomplir envers son bébé qu'elle aime les tâches les plus humiliantes et même les plus répugnantes. (Quoique bien des mères riches emploient généralement des mercenaires pour cela). Mais quel autre mobile que l'amour, un amour merveilleux, pouvait pousser le Fils unique de Dieu, dans la pleine conscience du fait « que le Père avait remis toutes choses entre ses mains, qu'il était venu de Dieu et s'en allait à Dieu », à se lever de table et, de ses propres mains, à accomplir pour ses disciples le travail d'un domestique ? Et Judas était là, lui aussi, et le diable avait déjà mis en son cœur la pensée de trahir Jésus ! (Versets 2, 10, 11).

 

(à suivre)

R.A.TORREY

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COMMENT L’AMOUR DE JÉSUS-CHRIST

POUR LES ÊTRES HUMAINS SE MANIFESTE-T-IL ?

 

(1° partie)

 

          1) 2 Corinthiens 8.9 : « Car vous connaissez la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ, qui pour vous, s’est fait pauvre, de riche qu’il était, afin que par sa pauvreté, vous fussiez enrichis. »

 

          L’amour de Jésus-Christ pour les hommes s’est manifesté en ce qu’il « s’est fait pauvre pour que nous soyons enrichis. »

 

          Dans Philippiens 2.6-8, nous voyons combien les richesses auxquelles il a renoncé étaient grandes et la pauvreté qu’il a accepté profonde : « Lequel, existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu, mais s’est dépouillé lui-même en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes ; et ayant paru comme un simple homme, il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix. » Dans Romains 8.16-17, nous voyons l’étendue des richesses qu’il nous a acquises en se faisant pauvre pour nous : « L’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers : héritiers de Dieu et cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d’être glorifiés avec lui. »

 

          2) Éphésiens 5.2, version Darby : « Et marchez dans l’amour, comme aussi le Christ nous a aimés et s’est livré lui-même pour nous, comme offrande et sacrifice à Dieu, en parfum de bonne odeur. »

          Galates 2.20 : « J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi ; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi. »

          1 Jean 3.16 : « Nous avons connu l’amour, en ce qu’il a donné sa vie pour nous ; nous aussi, nous devons donner notre vie pour les frères. »

          Jean 15.13 ; « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. »

 

          L’amour de Jésus-Christ pour nous s’est manifesté dans le don qu’il a fait de lui-même, sacrifiant sa vie pour nous.

 

          Son amour était l’amour du sacrifice. La mort de Christ n’est pas le seul sacrifice qu’il ait fait, mais c’était celui qui couronnait tous les autres. Sa vie tout entière, depuis la crèche à la croix, fut un long renoncement. Son dépouillement, en devenant homme, constitue un sacrifice dont la signification et la portée ont une incommensurable grandeur.

 

          3) Luc 7.48 : « Et il dit à la femme : Tes péchés sont pardonnés. »

 

          L’amour de Jésus-Christ pour les plus vils pécheurs s’est manifesté dans le pardon qu’il leur a accordé lorsqu’ils se sont repentis et ont cru en lui.

 

          4) Apocalypse 1.5 : « Et de la part de Jésus-Christ, le témoin fidèle, le premier-né des morts, et le prince des rois de la terre ! A celui qui nous aime, qui nous a délivrés (« lavés » dans d’autres versions) de nos péchés par son sang. »

 

          L’amour de Jésus-Christ pour nous se manifeste en ce qu’il nous lave (ou nous délivre) de nos péchés par son propre sang.

 

          5) Luc 15.4-7 : « Quel homme d’entre vous, s’il a cent brebis, et qu’il en perde une, ne laisse les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller après celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la trouve ? Lorsqu’il l’a trouvée, il la met avec joie sur ses épaules, et, de retour à la maison, il appelle ses amis et ses voisins, et leur dit : Réjouissez-vous avec moi, car j’ai trouvé ma brebis qui était perdue. De même, je vous le dis, il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de repentance. »

 

          L’amour de Jésus-Christ pour ses brebis perdues se manifeste :

                    a) en ce qu’il les cherche jusqu’à ce qu’il les ait trouvées.

                    b) en ce qu’il se réjouit lorsqu’il en retrouve une.

                    c) en ce qu’il la met sur ses propres épaules.

                    d) et la ramène saine et sauve au bercail.

 

          6) Jean 10.4 : « Lorsqu’il a fait sortir toutes ses propres brebis, il marche devant elles ; et les brebis le suivent, parce qu’elles connaissent sa voix.

          Esaïe 40.11 : « Comme un berger, il paîtra son troupeau, il prendra les agneaux dans ses bras, et les portera dans son sein ; il conduira les brebis qui allaitent. »

 

          L’amour de Jésus-Christ pour son troupeau se manifeste dans les tendres soins qu’il prend de chaque membre du troupeau.

 

          7) Matthieu 8.17 : « Afin que s’accomplît ce qui avait été annoncé par Esaïe, le prophète : Il a pris nos infirmités, et il s’est chargé de nos maladies. »

 

          L’amour de Jésus-Christ pour les hommes s’est manifesté lorsqu’il a pris nos infirmités et a porté nos maladies.

 

          8) Matthieu 14.14 : « Quand il sortit de la barque, il vit une grande foule, et fut ému de compassion pour elle, et il guérit les malades. »

 

          L’amour de Jésus-Christ pour les hommes, s’est manifesté dans la compassion qu’il avait pour eux et la guérison de leurs maladies.

 

          9) Matthieu 15.32, version Ostervald : « Alors Jésus, ayant appelé ses disciples, leur dit : J’ai pitié de cette multitude ; car il y a trois jours qu’ils ne me quittent point, et ils n’ont rien à manger ; et je ne veux pas les renvoyer à jeun, de peur que les forces ne leur manquent en chemin. »

 

          L’amour de Jésus-Christ pour les hommes s’est manifesté en ce qu’il avait compassion d’eux et pourvoyait à leurs besoins physiques.

 

          Comparez Hébreux 13.8 : « Jésus-Christ est le même hier, et aujourd’hui, et éternellement. »

 

          10) Apocalypse 3.19 : « Moi, je reprends et je châtie tous ceux que j’aime. Aie donc du zèle et repens-toi. »

 

          L’amour de Jésus-Christ pour les hommes s’est manifesté en ce qu’il les reprenait pour les amener à la repentance.

 

(à suivre)

R.A. TORREY

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L’AMOUR DE JÉSUS-CHRIST POUR LES ÊTRES HUMAINS

 

Quels furent ceux que Jésus a aimés ?

(suite)

 

          6) Luc 23.34 : « Jésus dit : Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font. »

 

          Jésus-Christ a aimé ses ennemis.

 

          7) Jean 19.25-27 : « Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala. Jésus, voyant sa mère, et auprès d’elle, le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : Femme, voilà ton fils. Puis il dit au disciple : Voilà ta mère. Et, dès ce moment, le disciple la prit chez lui. »

          1 Corinthiens 15.7 : « Ensuite, il est apparu à Jacques. » (Comparez Jean 7.5 : « Car ses frères non plus ne croyait pas en lui. »)

 

          Jésus ne semble pas, après sa résurrection, s’être montré à aucun incroyant, excepté à son frère.

 

          Jésus-Christ a aimé sa propre parenté. Il s’intéressait particulièrement à ceux qui avaient avec lui les liens du sang et les aimait. La religion du Christ n’ignore pas, mais au contraire, sanctifie les liens naturels.

 

          8) Marc 10.13-16 : « On lui amena des petits enfants, afin qu’il les touchât. Mais les disciples reprirent ceux qui les amenaient. Jésus voyant cela, fut indigné, et leur dit : Laissez venir à moi les petits enfants et ne les empêchez pas ; car le royaume de Dieu est pour ceux qui leur ressemblent. Je vous le dis en vérité, quiconque ne recevra pas le royaume de Dieu comme un petit enfant, n’y entrera point. Puis, il les prit dans ses bras, et les bénit, en leur imposant les mains. »

 

          Jésus-Christ aimait les enfants. Ils exerçaient sur lui une attraction spéciale, et étaient les objets de sa sollicitude et de ses soins tout particuliers.

 

          Matthieu 18.3, 6, 10 : « Je vous le dis, en vérité, si vous ne vous convertissez et si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux...Mais si quelqu’un scandalisait un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu’on suspendît à son cou une meule de moulin, et qu’on le jetât au fond de la mer...Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits ; car je vous dis que leurs anges dans les cieux voient continuellement la face de mon Père qui est dans les cieux. »

 

          L’homme ou la femme qui n’a pas un amour tout particulier pour les enfants, ne ressemble pas à Christ.

 

          9) Jean 11.5 : « Or, Jésus aimait Marthe, et sa sœur, et Lazare. »

          Jean 19.26 : « Jésus, voyant sa mère et auprès d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : Femme, voilà ton fils. »

 

          Jésus-Christ a aimé certaines personnes d’un amour spécial.

 

          Jésus-Christ aime tous les êtres humains d’un amour infini. Il aime son Église de l’amour spécial d’un époux pour son épouse qui est son corps. Il aime personnellement chaque membre de son corps. Il a un amour encore plus intime pour ceux qui font ses commandements et qui les gardent pour faire la volonté du Père. Mais plus un cœur s’ouvre à lui par la foi et l’amour, plus ce cœur devient pour Christ l’objet spécial de ses délices.

 

R.A. TORREY

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L’AMOUR DE JÉSUS-CHRIST POUR LES ÊTRES HUMAINS

 

Quels furent ceux que Jésus a aimés ?

 

          1) Éphésiens 5.25 : « Maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l’Église, et s’est livré lui-même pour elle. »

 

          Jésus-Christ a aimé l’Église.

 

          L’Église est aimée de Christ dans un sens spécial et d’une manière particulière. Un philanthrope peut aimer l’humanité tout entière, mais s’il est homme dans le vrai sens du mot, il aimera sa femme d’une façon unique, comme il n’aime aucune autre femme. De même, Christ a pour l’Église, son épouse, un amour spécial. Nous devons faire une grande attention, en étudiant les divers passages bibliques qui parlent de l’amour du Christ, de distinguer ceux qui se rapportent à son amour en général, c’est-à-dire à son amour pour le genre humain tout entier, et ceux qui se rapportent à son amour en particulier, qui s’adresse à l’Église qui est son corps et son épouse.

 

          2) Éphésiens 5.2 : « Et marchez dans l’amour, comme aussi le Christ nous a aimés et s’est livré lui-même pour nous, comme offrande et sacrifice à Dieu, en parfum de bonne odeur. »

          Galates 2.20 : « J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi ; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi. »

 

          Jésus aime individuellement les croyants ; non seulement il aime son Église en bloc, mais il aime d’un amour personnel tous ceux qui croient en lui.

 

          3) Jean 13.1 : « Avant la fête de Pâque, Jésus sachant que son heure était venue de passer de ce monde au Père, et ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, mit le comble à son amour pour eux. »

 

          Jésus-Christ a aimé les siens qui sont dans le monde. Pendant qu’il était sur la terre, tous les hommes n’étaient pas les siens, pas plus qu’aujourd’hui d’ailleurs.

 

          Question : Qui sont les siens ?

 

          Réponse :

 

          Jean 17.2, 9, 12 : « Selon que tu lui as donné pouvoir sur toute chair, afin qu’il accorde la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés...C’est pour eux que je prie. Je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que tu m’as donnés, parce qu’ils sont à toi...Lorsque j’étais avec eux dans le monde, je les gardais en ton nom. J’ai gardé ceux que tu m’as donnés, et aucun d’eux ne s’est perdu, sinon le fils de perdition afin que l’Écriture fût accomplie. »

 

          Les siens sont donc ceux que Dieu le Père lui a donnés. La preuve qu’un homme fait partie de la compagnie des élus, c’est qu’il est venu à Christ. Jean 6.37 : « Tout ce que le Père me donne viendra à moi, et je ne mettrai point dehors celui qui vient à moi. »

          Ceux qui composent cette société si hautement favorisée, donnée au Christ par le Père, sont les objets de l’amour spécial du Christ. Il s’occupe d’eux particulièrement (voyez le contexte, Jean 13.1) et les garde si précieusement qu’aucun d’eux ne périra. (Jean 17.12 : « Lorsque j’étais avec eux dans le monde, je les gardais en ton nom. J’ai gardé ceux que tu m’as donnés, et aucun d’eux ne s’est perdu, sinon le fils de perdition afin que l’Écriture fût accomplie. » Jean 18.9 : « Il dit cela afin que s’accomplît cette parole qu’il avait dite : Je n’ai perdu aucun de ceux que tu m’as donné. »)

 

          4) Jean 14.21 : « Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui qui m’aime, et celui qui m’aime sera aimé de mon Père, je l’aimerai, et je me ferai connaître à lui. »

 

          Jésus-Christ aime celui qui a ses commandements et qui les garde.

 

          Le Christ éprouve un amour absolument unique pour les disciples qui lui sont soumis. Il se révèle à eux comme il ne se révèle pas au monde.

 

          Note 1. - Jean 15.10 : « Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour ; de même que j’ai gardé les commandements de mon Père, et que je demeure dans son amour. » Ceux qui gardent ses commandements, demeurent dans son amour. Ceci ne veut pas dire, comme on l’interprète quelquefois : « demeurer dans le sentiment de son amour. » Cette parole veut dire ce qu’elle dit. Il y a un amour de Christ duquel on s’éloigne par la désobéissance.

          Note 2. - Marc 3.35 : « Car, quiconque fait la volonté de Dieu, celui-là est mon frère, ma sœur, et ma mère. » Celui qui fait la volonté de Dieu, entre dans la plus étroite alliance avec Christ. Il devient son frère ou sa sœur ou sa mère. Un homme peut aimer tous les hommes et pourtant, il porte à son propre frère, à sa sœur et à sa mère, un amour très particulier. Pour tous ceux qui font la volonté de Dieu, Jésus-Christ a un amour qui réunit les trois en un seul.

          Note 3. - Jean 15.9 : « Comme le Père m’a aimé, je vous ai aussi aimés. Demeurez dans mon amour. » (Voyez aussi le verset 10). L’amour de Jésus-Christ pour ceux qui gardent ses commandements est le même amour que celui que le Père lui porte.

 

          5) Matthieu 9.13 : « Mais allez, et apprenez ce que signifie cette parole : Je veux la miséricorde et non pas le sacrifice ; car ce ne sont pas les justes que je suis venu appeler à la repentance, mais ce sont les pécheurs. »

          Luc 19.10 : « Car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. »

          Romains 5.6, 8 : « Car, lorsque nous étions encore sans force, Christ, au temps marqué, est mort pour des impies...Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. »

 

          Jésus-Christ aime les pécheurs, les perdus, les impies.

 

          Jésus-Christ aime le plus vil pécheur aussi sûrement qu’il aime le plus pur des saints, mais il ne l’aime pas de la même manière. Son amour pour le pécheur est une chose ; son amour pour son disciple obéissant en est une autre. Envers le premier, il éprouve de la pitié ; dans le second, il met tout son plaisir. L’attraction existe dans les deux cas. Le pécheur provoque sa compassion à cause de son dénuement moral. La beauté de la sainteté le satisfait et le réjouit. Christ plaint le pécheur. Il fait ses délices du saint. Il les aime tous deux. Dans la parabole de la brebis perdue, nous voyons que l’attraction de la détresse est la plus forte.

 

(à suivre)

R.A. TORREY

 


 

COMMENT S’EST MANIFESTE L’AMOUR DE JÉSUS POUR LE PÈRE ?

 

          1) Jean 14.21 : « Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui qui m’aime et celui qui m’aime sera aimé de mon Père ; je l’aimerai et je me ferai connaître à lui. »

          Jean 15.10 : « Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, de même que j’ai gardé les commandements de mon Père et que je demeure dans son amour. »

 

          L’amour de Jésus-Christ pour le Père s’est manifesté en accomplissant les ordres de son Père. Comparez 1 Jean 5.3.

 

          Note 1. - Jean 6.38 : « Car je suis descendu du ciel pour faire, non ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé. »

 

          Son obéissance à la volonté du Père ne faiblit pas, lorsqu’il fallut abandonner la gloire du ciel pour la honte de la terre.

 

          Note 2. - Philippiens 2.8 : « Ayant paru comme un simple homme, il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix. »

 

          Son obéissance à la volonté de son Père n’a pas faibli, à la mort, même à la mort de la croix.

 

          Comparez Jean 10.15, 17, 18 : « Comme le Père me connaît, et comme je connais le Père, et je donne ma vie pour mes brebis...Le Père m’aime, parce que je donne ma vie, afin de la reprendre. Personne ne me l’ôte, mais je la donne de moi-même ; j’ai le pouvoir de la donner, et j’ai le pouvoir de la reprendre : tel est l’ordre que j’ai reçu de mon Père. »

 

          Sa mort a été, dans le sens le plus élevé, volontaire. C’était le but vers lequel Jésus a marché délibérément.

 

          Luc 9.51 : « Comme le temps où il devait être enlevé du monde approchait, il prit résolument le chemin de Jérusalem (version Synodale).

 

          Toutefois, ce n’était pas seulement en vue de ce dernier voyage « qu’il prit résolument le chemin de Jérusalem », mais lorsqu’il revêtit la nature humaine, il avait « pris résolument » le chemin du Calvaire. Les Juifs qui se tenaient près de la tombe de Lazare, voyant Jésus pleurer, dirent : « Voyez comme il l’aimait ! » (Jean 11.36) – comme il aimait Lazare ! Et nous, à côté de la croix, devant Jésus répandant son sang, nous nous écrions : « Voyez comme il l’aimait ! » - comme il aimait Dieu !

 

          2) Jean 8.55 : « Et que vous ne connaissez pas. Pour moi, je le connais ; et, si je disais que je ne le connais pas, je serais semblable à vous, un menteur. Mais je le connais, et je garde sa Parole. »

 

          L’amour de Jésus-Christ pour le Père s’est manifesté en ce qu’il a gardé (c’est-à-dire, observé soigneusement) la parole du Père.

 

          Garder la parole de Dieu veut dire quelque chose de plus qu’obéir à ses commandements. Un homme peut obéir à des ordres sans que l’amour de son cœur accompagne cette obéissance, mais nous gardons ce que nous considérons comme un précieux trésor. C’est ce que Jésus a fait. La parole du Père était son bien le plus précieux. Il le gardait comme d’autres hommes gardent leur or et leurs diamants. Cette considération pour la parole du Père a été le trait caractéristique de son amour pour lui.

 

          3) Matthieu 26.39, 42 : « Puis, ayant fait quelques pas en avant, il se jeta sur sa face, et pria ainsi : « Mon Père, s’il est possible que cette coupe s’éloigne de moi ! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux... » Il s’éloigna une seconde fois, et pria ainsi : Mon Père, s’il n’est pas possible que cette coupe s’éloigne sans que je la boive, que ta volonté soit faite ! »

 

          L’amour de Jésus-Christ pour le Père s’est manifesté dans son invariable soumission à la volonté divine, même lorsqu’elle exigeait la chose devant laquelle son âme frémissait d’une angoisse déchirante.

 

          4) Psaume 40.9 : « Je veux faire ta volonté, mon Dieu ! Et ta loi est au fond de mon cœur. »

 

          L’amour de Jésus-Christ pour le Père s’est manifesté dans la joie réelle qu’il prenait à faire la volonté divine. Le contexte prouve que la volonté du Père dont il est parlé ici, était sa propre mort expiatoire.

 

          Note 1. - Luc 2.49 : « Il leur dit : Pourquoi me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas qu’il faut que je m’occupe des affaires de mon Père ? » Cette joie de faire la volonté du Père s’est manifestée même dans l’enfance de Jésus.

 

          Note 2. - Jean 4.34 : « Jésus leur dit : Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre. » Faire la volonté du Père et accomplir son œuvre était la nourriture de Jésus-Christ. Il y tenait davantage qu’à sa nourriture matérielle. (Voyez le contexte).

 

          5) Jean 8.29 : « Celui qui m’a envoyé est avec moi ; il ne m’a pas laissé seul, parce que je fais toujours ce qui lui est agréable. »

 

          L’amour de Jésus-Christ pour le Père s’est manifesté en ce qu’il faisait toujours ce qui était agréable au Père.

 

          Ceci est plus que l’obéissance à des commandements formels. Un fils peut obéir à son père, mais un fils plus loyal et plus aimant n’attendra pas d’ordres. Il s’efforcera de découvrir ce qui fait plaisir à son père et préviendra ses désirs. Connaître la volonté de son Père était l’étude continuelle de Jésus-Christ ; l’accomplir, son invariable habitude.

 

          6) Jean 5.30 : « Je ne puis rien faire de moi-même ; selon que j’entends, je juge, et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé. »

 

          L’amour de Jésus-Christ pour son Père s’est manifesté dans l’étude qu’il faisait de la volonté divine.

 

          L’accomplissement de la volonté de son Père était le seul objet de ses préoccupations. Tout comme les autres hommes courent après la fortune, la jouissance, les honneurs ou la réalisation de leurs propres désirs, ainsi il recherchait l’accomplissement de la volonté de son Père.

 

          7) Jean 5.34, 41 : « Pour moi, ce n’est pas d’un homme que je reçois le témoignage, mais je dis ceci afin que vous soyez sauvés...Je ne tire pas ma gloire des hommes. » (Comparez verset 44).

 

          L’amour de Jésus-Christ pour le Père s’est manifesté en ce qu’il n’a recherché et accepté que le témoignage et la gloire venant du Père seul.

 

          8) Jean 17.4 : « J’ai achevé l’œuvre que tu m’avais donnée à faire. »

 

          L’amour de Jésus-Christ pour le Père s’est manifesté en ce qu’il a consommé l’œuvre que le Père lui avait confiée.

 

          Note. - A quel moment l’œuvre fut-elle achevée ? Jean 19.30 : « Quand Jésus eut pris le vinaigre, il dit : Tout est accompli. Et baissant la tête, il rendit l’esprit. » Sur la croix, c’était l’amour pour Dieu, avant l’amour pour l’homme, qui conduisit Jésus au Calvaire. Nous parlons de Dieu le Père qui aime les hommes en Christ, et c’est exact, mais il est aussi vrai de dire que le sacrifice de Christ pour les hommes trouve sa raison finale et son origine dans l’obéissance à la volonté du Père qui était l’objet de son suprême amour.

 

          9) Jean 7.18 : « Celui qui parle de son chef cherche sa propre gloire, mais celui qui cherche la gloire de celui qui l’a envoyé, celui-là est vrai, et il n’y a point d’injustice en lui. »

          Jean 17.4 : « Je t’ai glorifié sur la terre : J’ai achevé l’œuvre que tu m’as donnée à faire. »

          Jean 17.1 : « Après avoir ainsi parlé, Jésus leva les yeux au ciel, et dit : Père, l’heure est venue, glorifie ton Fils afin que ton Fils te glorifie. »

 

          L’amour de Jésus-Christ pour le Père s’est manifesté par le souci qu’il avait de la gloire du Père uniquement.

 

          La gloire du Père était la première et suprême ambition de Jésus-Christ, la passion dévorante de sa vie. C’était pour la gloire du Père qu’il fit des plans, qu’il pria, agit, souffrit et mourut. Jésus a enseigné que le premier et grand commandement, c’est : « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur., de toute ton âme et de toute ta pensée. » (Matthieu 22.37, 38) Sa propre vie a été la suprême manifestation de la loi qu’il avait enseignée.

 

R.A. TORREY

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L’AMOUR DE JÉSUS-CHRIST POUR DIEU LE PÈRE

 

Le fait de son amour

 

          Jean 14.31 : « Mais afin que le monde sache que j’aime le Père, et que j’agis selon l’ordre que le Père m’a donné, levez-vous, partons d’ici. »

 

          Jésus-Christ aimait le Père.

 

          La grande chose que Jésus désirait que le monde sût le concernant, c’était qu’il aimait le Père. Si on lui avait demandé le secret de sa vie, il eût répondu : « J’aime le Père ». Si nous désirons savoir ce que signifie l’amour pour Dieu dans sa pureté et sa plénitude, regardons à Jésus-Christ.

 

R.A. TORREY

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LA SAINTETÉ DE JÉSUS-CHRIST

 

Témoignages à la sainteté de Jésus-Christ

 

1) Pierre :

          « Vous avez renié le Saint et le Juste, et vous avez demandé qu ‘on vous accordât la grâce d’un meurtrier. » (Actes 3.14) 2)

 

Jean :

          « Or, vous le savez, Jésus a paru pour ôter les péchés, et il n’y a point en lui de péché. » (1 Jean 3.5)

 

3) Paul :

          « Soyez réconciliés avec Dieu ! Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu. » (2 Corinthiens 5.21)

 

4) Tout le groupe des apôtres d’un commun accord :

          « En effet, contre ton saint serviteur Jésus, que tu as oint, Hérode et Ponce-Pilate se sont ligués dans cette ville avec les nations et les peuples d’Israël. » (Actes 4.27)

 

5) Ananias :

          « Il dit : Le Dieu de nos pères t’a destiné à connaître sa volonté, à voir le Juste et à entendre les paroles de sa bouche. » (Actes 22.14)

 

6) Le brigand converti sur la croix :

          « Pour nous, c’est justice, car nous recevons ce qu’ont mérité nos crimes, mais celui-ci n’a rien fait de mal. » (Luc 23.41)

 

7) Le centenier romain :

          « Le centenier, voyant ce qui était arrivé, glorifia Dieu, et dit : Certainement, cet homme était juste. » (Luc 23.47)

 

8) La femme de Pilate :

          « Pendant qu’il était assis sur le tribunal, sa femme lui fit dire : Qu’il n’y ait rien entre toi et ce Juste ; car aujourd’hui, j’ai beaucoup souffert en songe à cause de lui. » (Matthieu 27.19)

 

9) Pilate lui-même à trois reprises :

          « Pilate lui dit : Qu’est-ce que la vérité ? Après avoir dit cela, il sortit de nouveau pour aller vers les Juifs, et il leur dit : Je ne trouve aucun crime en lui. » (Jean 18.38)

          « Pilate sortit de nouveau et dit aux Juifs : Voici, je vous l’amène dehors, afin que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun crime...Lorsque les principaux sacrificateurs et les huissiers le virent, ils s’écrièrent : Crucifie ! Crucifie ! Pilate leur dit : Prenez-le vous-mêmes et crucifiez-le, car moi, je ne trouve point de crime en lui. » (Jean 19.4, 6)

 

10) Judas Iscariot :

          « Alors Judas, qui l’avait livré, voyant qu’il était condamné, se repentit, et rapporta les trente pièces d’argent aux principaux sacrificateurs et aux anciens, en disant : J’ai péché, en livrant le sang innocent. Ils répondirent : Que nous importe ? Cela te regarde. » (Matthieu 27.3-4)

 

11) L’esprit impur :

          « Il se trouva dans leur synagogue, un homme qui avait un esprit impur, et qui s’écria : Qu’y a-t-il entre nous et toi, Jésus de Nazareth ? Tu es venu pour nous perdre. Je sais qui tu es : le Saint de Dieu. » (Marc 1.23-24)

 

12) Jésus lui-même :

          « Qui de vous me convaincra de péché ? Si je dis la vérité, pourquoi ne me croyez-vous pas ? » (Jean 8.46)

          « Je ne parlerai plus guère avec vous, car le prince du monde vient. Il n’a rien en moi. » (Jean 14.30)

 

13) Le Saint-Esprit :

          « Et quand il sera venu, il convaincra le monde en ce qui concerne le péché, la justice et le jugement...La justice, parce que je vais au Père, et que vous ne me verrez plus. » (Jean 16.8, 10)

 

14) Dieu le Père :

          « Mais il a dit au Fils : Ton trône, ô Dieu, est éternel, le sceptre de ton règne est un sceptre d’équité, tu as aimé la justice, et tu as haï l’iniquité, c’est pourquoi, ô Dieu, ton Dieu t’a oint d’une huile de joie au-dessus de tes égaux. » (Hébreux 1.8-9)

          « Comme il parlait encore, une nuée lumineuse les couvrit, et voici, une voix fit entendre de la nuée ces paroles : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection, écoutez-le. » (Matthieu 17.5)

 

R.A. TORREY

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LA SAINTETÉ DE JÉSUS-CHRIST

(3° partie , suite et fin)

 

Comment s’est manifestée la sainteté de Jésus-Christ

 

          7) Matthieu 25.31, 32, 41 : « Lorsque le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, avec tous les anges, il s’assiéra sur le trône de sa gloire. Toutes les nations seront assemblées devant lui. Il séparera les uns d’avec les autres, comme le berger sépare les brebis d’avec les boucs : et il mettra les brebis à sa droite, et les boucs à sa gauche...Ensuite, il dira à ceux qui seront à sa gauche : Retirez-vous de moi, maudits ; allez dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges. »

          2 Thessaloniciens 1.7-9 : « Et de vous donner, à vous qui êtes affligés, du repos avec nous, lorsque le Seigneur Jésus apparaîtra du ciel avec les anges de sa puissance, au milieu d’une flamme de feu, pour punir ceux qui ne connaissent pas Dieu et ceux qui n’obéissent pas à l’Évangile de notre Seigneur Jésus. Ils auront pour châtiment une ruine éternelle, loin de la face du Seigneur et de la gloire de sa force. »

 

          La sainteté de Jésus-Christ se manifestera dans le châtiment terrible et irrévocable de ceux qui auront refusé de délaisser leur péché.

 

          Il est mort pour séparer les hommes qu’il aime, du péché qu’il hait. Si les hommes refusent cette séparation, il les laisse à leur association volontaire et au destin qu’elle entraîne. Les hommes parlent beaucoup de la sainteté de Dieu et de l’amour de Jésus, mais Jésus est tout aussi saint que Dieu, et Dieu est autant amour que Jésus (Jean 3.16 ; Éphésiens 2.4-5). En ceci, comme en tout, Jésus et le Père sont un (Jean 10 .30)

          Rappelons-nous que, tout d’abord, notre Sauveur est saint. Jusqu’à ce que nous ayons une juste conception de sa sainteté, nous n’aurons pas de juste conception de son amour.

 

R. A. TORREY

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LA SAINTETÉ DE JÉSUS-CHRIST

(3° partie)

 

Comment s’est manifestée la sainteté de Jésus-Christ

 

          1) Hébreux 1.9 : « Tu as aimé la justice, et tu as haï l’iniquité ; c’est pourquoi, ô Dieu, ton Dieu t’a oint d’une huile de joie au-dessus de tes égaux. »

 

          La sainteté de Jésus-Christ s’est manifestée dans l’amour de la justice et la haine de l’iniquité.

 

          Il n’est pas suffisant d’aimer la justice, il faut encore haïr l’iniquité. D’autre part, il ne suffit pas de haïr l’iniquité, mais il faut encore aimer la justice. Il y a des gens qui professent l’amour de la justice, mais ils ne semblent pas haïr l’iniquité. Ils sont forts pour applaudir ce qui est bien, mais moins énergiques pour dénoncer ce qui est mal. Il y a aussi des gens qui prétendent haïr le mal, mais ils ne paraissent pas aimer le bien. Ils sont forts pour dénoncer le mal, mais moins énergiques pour applaudir le bien. La sainteté de Jésus-Christ était parfaitement équilibrée autant qu’immaculée. Il aimait la justice et haïssait l’iniquité.

 

          2) 1 Pierre 2.22 : « Lui qui n’a point commis de péché, et dans la bouche duquel il ne s’est point trouvé de fraude. »

          Jean 8.29 : « Celui qui m’a envoyé est avec moi, il ne m’a pas laissé seul, parce que je fais toujours ce qui lui est agréable. »

          Matthieu 17.5 : « Comme il parlait encore, une nuée lumineuse les couvrit. Et voici, une voix fit entendre de la nuée ces paroles : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection : écoutez-le ! »

          Comparez Jean 12.49 : « Car je n’ai point parlé de moi-même ; mais le Père, qui m’a envoyé, m’a prescrit lui-même ce que je dois dire et annoncer. »

 

          La sainteté de Jésus-Christ s’est manifestée en actes et en paroles ; négativement dans le fait qu’il ne péchait jamais, ne mentait jamais ; positivement, dans le fait qu’il faisait toujours ce qui plaisait à Dieu. La sainteté de Jésus s’est manifestée non seulement d’une façon négative, en ne faisant ni ne disant le mal, mais encore d’une manière positive, en faisant toujours la volonté de Dieu, tout ce qu’il fallait faire ou dire. Une pleine manifestation de sainteté ne consiste pas simplement dans l’abstention du mal, mais aussi dans l’accomplissement total du bien.

 

          3) Hébreux 4.15 : « Car nous n’avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses ; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché. »

 

          La sainteté de Jésus-Christ s’est manifestée par une victoire continuelle et sans défaillance sur la tentation. Ce n’était pas seulement l’innocence négative qui résulte du fait d’être immunisé contre le mal, mais la sainteté positive qui rencontre le mal et le surmonte.

 

          4) Le sermon sur la montagne tout entier : Matthieu 5 à 7, surtout Matthieu 5.48 : « Soyez donc parfaits comme votre Père qui est dans les cieux est parfait. »

 

          La sainteté de Jésus-Christ s’est manifestée en exigeant la perfection de ses disciples et en refusant tout compromis avec le mal.

 

          5) Matthieu 23.13 : « Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! Parce que vous fermez aux hommes le royaume des cieux ; vous n’y entrez pas vous-mêmes, et vous n’y laissez pas entrer ceux qui veulent entrer. »

          Matthieu 16.23 : « Mais Jésus, se retournant, dit à Pierre : Arrière de moi, Satan ! Tu m’es en scandale, car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes. »

          Jean 4.17-18 : « La femme répondit : Je n’ai point de mari. Jésus lui dit : Tu as eu raison de dire : Je n’ai point de mari, car tu as eu cinq maris, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari. En cela, tu as dit vrai. »

          Matthieu 23.33 : « Serpents, race de vipères ! Comment échapperez-vous au châtiment de la géhenne ? »

 

          La sainteté de Jésus-Christ s’est manifestée par la censure sévère et impitoyable des pécheurs.

 

          6) 1 Pierre 2.24 : « Lui qui a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois, afin que morts aux péchés, nous vivions pour la justice ; lui par les meurtrissures duquel vous avez été guéris. »

          1 Pierre 3.18 : « Christ aussi a souffert une fois pour les péchés, lui juste pour des injustes, afin de nous amener à Dieu, ayant été mis à mort quant à la chair, mais ayant été rendu vivant quant à l’Esprit. »

          2 Corinthiens 5.21 : « Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu. »

          Comparez Jean 10.17-18 : « Le Père m’aime, parce que je donne ma vie, afin de la reprendre. Personne ne me l’ôte, mais je la donne de moi-même ; j’ai le pouvoir de la donner, et j’ai le pouvoir de la reprendre, tel est l’ordre que j’ai reçu de mon Père. »

          Philippiens 2.6-8 : « Lequel, existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu, mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes ; et ayant paru comme un simple homme, il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix. »

          Galates 3.13 : « Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous – car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois. »

 

          La sainteté de Jésus-Christ s’est manifestée lorsqu’il a fait le plus grand sacrifice qu’il pût faire, pour sauver les autres du péché qu’il haïssait, et les introduire dans la justice qu’il aimait.

 

          Ceci a été le couronnement de la manifestation de sa sainteté. Il haïssait tellement le péché et aimait tellement la justice, que non seulement il a bien voulu mourir plutôt que de pécher, mais encore il a abandonné sa gloire divine, a pris la forme d’un homme, est mort de la mort des malfaiteurs, rejeté des hommes, séparé de Dieu, afin que les autres puissent ne plus pécher. Il avait consenti à faire n’importe quel sacrifice pour que le péché fût aboli.

 

(à suivre)

R.A. TORREY

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QUE VEUT DIRE SAINT ?

 

          Lévitique 11.43-45 : « Ne rendez point vos personnes abominables par tous les reptiles qui rampent, ne vous rendez point impurs par eux, ne vous souillez point par eux. Car je suis l’Éternel, votre Dieu, vous vous sanctifierez, et vous serez saints, car je suis saint, et vous ne vous rendrez point impurs par tous ces reptiles qui rampent sur la terre. Car je suis l’Éternel, qui vous ai fait monter du pays d’Égypte, pour être votre Dieu, et pour que vous soyez saints, car je suis saint. »

 

          Deutéronome 23.14 : « Car l’Éternel, ton Dieu, marche au milieu de ton camp pour te protéger et pour livrer tes ennemis devant toi, ton camp devra donc être saint, afin que l’Éternel ne voie chez toi rien d’impur et qu’il ne se détourne point de toi. » (Étudiez le contexte), « saint » veut dire : libre de toute souillure. Dire que Christ est absolument saint, c’est dire qu’il est absolument pur. (Comparez 1 Jean 3.3 : « Quiconque a cette espérance en lui se purifie comme lui-même est pur. »

 

          Notez les nombreuses manières dont la Bible fait ressortir cette pureté absolue du Christ :

          Hébreux 7.26 : « Il nous convenait, en effet, d’avoir un souverain sacrificateur comme lui, saint, innocent, sans tache, séparé des pécheurs, et plus élevé que les cieux. »

          Hébreux 9.14, version Ostervald : « Combien plus, le sang de Christ, qui par l’Esprit éternel, s’est offert soi-même sans aucune tache, purifiera-t-il votre conscience des œuvres mortes, pour servir le Dieu vivant. »

          1 Jean 3.5 : « Or, vous le savez, Jésus a paru pour ôter les péchés, et il n’y a point en lui de péché. »

          1 Pierre 1.19 : « Mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache. »

          2 Corinthiens 5.21 : « Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu. »

          Hébreux 4.15 : « Car nous n’avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses, au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché. »

          1 Jean 3.3 : « Quiconque a cette espérance en lui se purifie comme lui-même est pur. »

 

          La Bible multiplie les expressions et les figures pour produire une conception adéquate à l’absolue sainteté et à la pureté morale absolue du Christ. Rien dans la nature ne peut lui être comparé, sauf la lumière.

 

          1 Jean 1.5 : « La nouvelle que nous avons apprise de lui, et que nous vous annonçons, c’est que Dieu est lumière et qu’il n’y a point en lui de ténèbres. » (Comparez Jean 8.12 : « Jésus leur parla de nouveau, et dit : « Je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie. »)

 

          La lumière blanche, éblouissante, qui transfigura le visage et les vêtements de Jésus-Christ sur le Mont Thabor (Matthieu 17.2 ; Luc 9.29) était le rayonnement de cette pureté morale intérieure.

 

R.A. TORREY

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LA SAINTETÉ DE JÉSUS-CHRIST

(1° partie)

 

Le fait de la sainteté de Jésus-Christ

 

          Actes 4.27, 30, version Ostervald : « Car, en effet, Hérode et Ponce-Pilate, avec les Gentils et le peuple d’Israël, se sont assemblés contre ton saint Fils Jésus, que tu as oint...en étendant ta main, afin qu’il se fasse des guérisons, des miracles et des merveilles par le nom de ton saint Fils Jésus. »

 

          Marc 1.24 : « Qu’y a-t-il entre nous et toi, Jésus de Nazareth ? Tu es venu pour nous perdre. Je sais qui tu es : Le Saint de Dieu. »

 

          Luc 4.34 : « Ah ! Qu’y a-t-il entre nous et toi, Jésus de Nazareth ? Tu es venu pour nous perdre. Je sais qui tu es : Le Saint de Dieu. »

 

          Actes 3.14 : « Vous avez renié le Saint et le Juste, et vous avez demandé qu’on vous accordât la grâce d’un meurtrier. »

 

          1 Jean 2.20 : « Pour vous, vous avez reçu l’onction de la part de celui qui est saint, et vous avez tous de la connaissance. »

 

          Jésus-Christ est saint, absolument saint ; il est « le Saint ».

 

Note. Dans l’Ancien Testament, c’est l’Éternel Dieu qui est appelé le Saint. L’Éternel est appelé « le Saint d’Israël » environ 30 fois dans Esaïe.

 

R.A. TORREY

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LES RÉSULTATS DE LA MORT DE JÉSUS

EN RAPPORT AVEC L’UNIVERS MATÉRIEL

 

          Colossiens 1.19-20 : « Car Dieu a voulu que toute plénitude habitât en lui ; il a voulu, par lui, réconcilier tout avec lui-même, tant ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par lui, par le sang de sa croix ».

 

          Par la mort de Christ, l’univers matériel tout entier - « tout...tant ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux » - est réconcilié avec Dieu.

 

          L’univers matériel est déchu de son état primitif, à cause du péché (voyez Romains 8.20 ; Genèse 3.18). C’est non seulement la terre qui a été souillée par le péché, mais encore les lieux célestes qui ont été envahis (voyez Éphésiens 6.12 ; Hébreux 9.23-24).

          En vertu de la mort de Christ, cette souillure n’existe plus. Tout comme dans les sacrifices de l’Ancien Testament, le sang était porté dans le lieu très saint, image du ciel, Christ aussi a pris le sang d’un plus excellent sacrifice dans les cieux mêmes et les a purifiés. « Toutes choses...tant ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux » est maintenant réconcilié avec Dieu.

          La création elle-même sera aussi délivrée « de la servitude de la corruption, pour avoir part à la liberté glorieuse des enfants de Dieu. » (Romains 8.21) « Mais nous attendons de nouveaux cieux et une nouvelle terre où la justice habitera. » (2 Pierre 3.13)

 

          L’expiation de Christ est d’une immense envergure. Elle dépasse de bien haut les limites de nos philosophies humaines. Nous n’avons fait que commencer à comprendre la signification et la portée de ce sang répandu au Calvaire. Le péché est un mal infiniment plus épouvantable, plus destructeur et aux conséquences bien plus grandes et plus lointaines que nous nous l’imaginons. Mais le sang de Christ a une puissance et une efficacité dont l’éternité seulement nous révélera l’étendue.

 

R.A. TORREY

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LES RÉSULTATS DE LA MORT DE JÉSUS

EN RAPPORT AVEC

LE DIABLE ET LA PUISSANCE DES TÉNÈBRES

 

          1) Jean 12.31 : « Maintenant a lieu le jugement de ce monde ; maintenant, le prince de ce monde sera jeté dehors. » (Voyez le contexte, versets 27, 28, 32 et 33).

 

          En vertu de la mort de Christ, la défaite du prince de ce monde est assurée.

 

          Depuis la mort de Christ, Satan est un usurpateur dont la chute finale est certaine.

 

          2) Hébreux 2.14 : « Ainsi donc, puisque les enfants participent au sang et à la chair, il y a également participé lui-même, afin que, par la mort, il anéantît celui qui a la puissance de la mort, c’est-à-dire le diable.

 

          En vertu de la mort de Christ, le diable est anéanti ou rendu impuissant.

 

          La mort de Christ a été la mort du pouvoir de Satan. Il ne peut plus se servir de la puissance de la mort sur ceux qui se sont mis au bénéfice de la mort de Christ.

 

          3) Colossiens 2.14-15 : « Il a effacé l’acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous, et il l’a détruit en le clouant à la croix ; il a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d’elles par la croix. »

 

          Dans la mort de Christ sur la croix, Dieu a triomphé des principautés et des puissances et les a exposées à l’ignominie.

 

          Nous voyons dans Éphésiens 6.12, quelles sont ces principautés et ces puissances. « Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes. » Ce fut à la croix de Christ que Dieu livra la bataille décisive et remporta la suprême victoire sur le diable. Le moment de la victoire apparente de Satan fut celui de sa défaite accablante. Il est maintenant un ennemi vaincu. Sur la croix, Dieu a célébré son triomphe sur Satan. La signification complète de ce conflit et de cette victoire à la croix, sera, je le crois, un sujet de méditation et d’émerveillement, lorsque nous comprendrons la sagesse multiple de Dieu, dans le monde éternel.

 

R.A. TORREY

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LES 25 RÉSULTATS DE LA MORT DE JÉSUS

EN RAPPORT AVEC LE CROYANT

(suite et fin)

 

          18) Apocalypse 22.14 : « Heureux ceux qui lavent leurs robes, afin d’avoir droit à l’arbre de vie, et d’entrer par les portes dans la ville ! » (Comparez 7.14 : « Je lui dis : Mon Seigneur, tu le sais. Et il me dit : Ce sont ceux qui viennent de la grande tribulation ; ils ont lavé leurs robes et ils les ont blanchies dans le sang de l’Agneau. »)

 

          Ceux qui ont lavé leurs robes dans le sang purificateur, ont acquis le droit d’avoir part à l’arbre de vie et d’entrer par les portes dans la ville.

 

          Comparez Genèse 3.22-24 : « L’Éternel Dieu dit : Voici, l’homme est devenu comme l’un de nous, pour la connaissance du bien et du mal. Empêchons-le maintenant d’avancer sa main, de prendre de l’arbre de vie, d’en manger, et de vivre éternellement. Et l’Éternel Dieu le chassa du jardin d’Éden, pour qu’il cultivât la terre, d’où il avait été pris. C’est ainsi qu’il chassa Adam ; et il mit à l’orient du jardin d’Éden les chérubins qui agitent une épée flamboyante, pour garder le chemin de l’arbre de vie ! »

 

          19) 1 Thessaloniciens 5.10 : « Qui est mort pour nous, afin que, soit que nous veillions, soit que nous dormions, nous vivions ensemble avec lui. »

 

          A cause de la mort de Jésus, les croyants vivront ensemble avec lui.

 

          20) Apocalypse 7.14-15 : « Je lui dis : Mon Seigneur, tu le sais. Et il me dit : Ce sont ceux qui viennent de la grande tribulation ; ils ont lavé leurs robes et ils les ont blanchies dans le sang de l’Agneau. C’est pour cela qu’ils sont devant le trône de Dieu, et le servent jour et nuit dans son temple. Celui qui est assis sur le trône dressera sa tente sur eux. »

 

          A cause de la vertu purificatrice de son sang, ceux qui auront lavé leurs robes dans ce sang, se tiendront devant le trône de Dieu.

 

          Christ, sur la croix, a ouvert aux hommes la voie qui conduit au trône de Dieu.

 

          Note. - il semble que ces croyants sont ceux de la tribulation. Mais nous serons assis sur le trône, et non devant (Apocalypse 3.21 : « Celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme moi j’ai vaincu et me suis assis avec mon Père sur son trône. »)

 

          21) Hébreux 9.15 : « Et c’est pour cela qu’il est le médiateur d’une nouvelle alliance, afin que, la mort étant intervenue pour le rachat des transgressions commises sous la première alliance, ceux qui ont été appelés reçoivent l’héritage éternel qui leur a été promis. »

 

          A cause de la mort de Christ pour la rédemption des fautes commises sous l’ancienne alliance, ceux qui ont été appelés, reçoivent la promesse de l’héritage éternel.

 

          22) Romains 6.3, 6, 8 : « Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c’est en sa mort que nous avons été baptisés ?...sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché...Or, si nous sommes morts avec Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui. »

          Galates 2.20 : « J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi ; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé, et qui s’est livré lui-même pour moi. »

          Galates 6.14 : « Pour ce qui me concerne, loin de moi la pensée de me glorifier d’autre chose que de la croix de notre Seigneur Jésus-Christ, par qui le monde est crucifié pour moi, comme je le suis pour le monde. »

          2 Corinthiens 5.14 : « Car l’amour de Christ nous presse, parce que nous estimons que, si un seul est mort pour tous, tous donc sont morts. »

 

          Dans la mort de Christ, nous sommes morts ; dans sa crucifixion, nous fûmes crucifiés. Lorsqu’on le cloua sur la croix, « le vieil homme » y fut cloué aussi. Voilà notre véritable position, en vertu de la mort de Christ.

 

          La vie chrétienne consiste à mettre ceci en pratique dans la vie journalière. Puisque j’ai été crucifié, je devrais me voir sur la croix de malédiction, (en tant qu’être maudit) et non plus essayer de vivre, mais laisser Christ vivre en moi. Puisque le vieil homme a été crucifié, je devrais me considérer comme mort au péché, mais vivant pour Dieu dans le Christ Jésus. (Romains 6.11) Combien peu d’entre nous réalisent la position dans laquelle les a placés la mort de Christ ! C’est là la grande raison pour laquelle le Christ ressuscité ne peut vivre en nous, dans la plénitude de sa résurrection. Il nous faut être morts avec Christ, avant de pouvoir vivre avec lui.

 

          23) 1 Pierre 2.21 : «Et c’est à cela que vous avez été appelés, parce que Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un exemple, afin que vous suiviez ses traces. »

          Matthieu 16.24 : « Alors Jésus dit à ses disciples : Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix et qu’il me suive. »

 

          La mort de Christ est un exemple qui nous est laissé, afin que nous suivions ses traces.

          Ceci n’était évidemment pas le but principal de sa mort, comme tant de gens le prétendent aujourd’hui, mais un résultat subordonné.

 

          Voyez aussi 1 Pierre1.18-19 : « Sachant que ce n’est pas par des choses périssables, par de l’argent ou de l’or, que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre que vous avez héritée de vos pères, mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache. »

 

          24) Romains 8.32 : « Lui, qui n’a point épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il pas aussi toutes choses avec lui ? »

 

          Dans la mort de son Fils, Dieu a donné au croyant une garantie qu’il nous accordera librement toutes choses.

 

          25) Hébreux 2.14-15 : « Ainsi donc, puisque les enfants participent au sang et à la chair, il y a également participé lui-même, afin que, par la mort, il anéantit celui qui a la puissance de la mort, c’est-à-dire le diable, et qu’il délivrât tous ceux qui, par crainte de la mort, étaient toute leur vie retenus dans la servitude. »

 

          Par sa mort, Jésus-Christ a délivré tous ceux qui, par crainte de la mort, étaient toute leur vie retenus dans la servitude.

 

R.A. TORREY

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LES 25 RÉSULTATS DE LA MORT DE JÉSUS

EN RAPPORT AVEC LE CROYANT

(suite)

 

          11) Romains 5.9 : « A plus forte raison donc, maintenant que nous sommes justifiés par son sang, serons-nous sauvés par lui de la colère. »

 

          C’est par le sang (ou dans le sang) de Christ que les croyants sont justifiés.

 

          12) Romains 8.33-34 : « Qui accusera les élus de Dieu ? C’est Dieu qui justifie. Qui les condamnera ? Christ est mort ; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous. »

 

          A cause de la mort de Christ, personne ne peut accuser ou condamner les élus, (ou croyants en Christ).

 

          Il n’y a absolument aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ – la mort de Christ a réglé cette question pour toujours.

 

          Romains 8.1,3 : « Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ...Car – chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force – Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché. »

 

          13) Actes 20.28 : « Prenez donc garde à vous-mêmes, et à tout le troupeau sur lequel le Saint-Esprit vous a établis évêques, pour paître l’Église du Seigneur, qu’il s’est acquise par son propre sang. »

          1 Corinthiens 6.20 : « Car vous avez été rachetés à un grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu. »

          Apocalypse 5.9-10 : « Et ils chantaient un cantique nouveau, en disant : Tu es digne de prendre le livre, et d’en ouvrir les sceaux ; car tu as été immolé, et tu as racheté pour Dieu, par ton sang, des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple et de toute nation ; tu as fait d’eux un royaume et des sacrificateurs pour notre Dieu, et ils régneront sur la terre. »

 

          Par la mort de Jésus-Christ, l’Église tout entière et chaque croyant en particulier, ont été rachetés pour Dieu et sont maintenant sa propriété exclusive.

 

          Nous appartenons à Dieu. Ni le diable, ni le monde, ni nous-mêmes, n’ont plus aucun droit sur nous. Dieu aura soin de ce qui lui appartient.

 

          Comparez 1 Pierre 2.9 : « Vous, au contraire, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, (que Dieu s’est acquis pour lui-même) afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière. »)

 

          14) Hébreux 10.10 : « C’est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus-Christ, une fois pour toutes. »

 

          Par l’offrande du corps de Christ, ceux qui croient en lui sont sanctifiés.

 

          Chaque croyant en Christ est sanctifié. Le sacrifice de Christ le met à part pour Dieu. Le sang de Christ le sépare du monde. (Comparez Exode 11.7 avec Exode 12.13). Nous devons réaliser journellement cette séparation entre nous et le monde, séparation qui existe en principe, par la vertu de la mort de Christ.

 

          15) Hébreux 10.14 : « Car, par une seule offrande, il a amené à la perfection pour toujours ceux qui sont sanctifiés. »

 

          Par une seule offrande – c’est-à-dire l’offrande de sa propre vie – Jésus-Christ nous a amenés à la perfection pour toujours. Tous les croyants sont rendus parfaits pour toujours, par la mort de Christ.

 

          (Pour connaître le sens dans lequel les croyants sont rendus parfaits pour toujours, nous renvoyons nos lecteurs à la rubrique  "réponses aux grandes questions")

 

          16) Hébreux 19.14 : « Combien plus le sang du Christ, qui, par l’Esprit éternel, s’est offert lui-même à Dieu sans tache, purifiera-t-il votre conscience des œuvres mortes, pour que vous serviez le Dieu vivant ! » (version Darby).

 

          Le sang de Christ purifie la conscience des œuvres mortes, pour servir le Dieu vivant.

 

          Non seulement le sang de Christ enlève à la conscience du croyant le fardeau de la culpabilité, mais encore le fardeau de ses propres et vains efforts pour expier son péché et plaire à Dieu - « les œuvres mortes ». - La question du péché est entièrement réglée par le sacrifice parfait, et maintenant, le croyant, la conscience soulagée de la culpabilité, et aussi du fardeau de ses propres efforts et des œuvres mortes, entre au service du Dieu vivant, dans la liberté et la puissance d’un enfant de Dieu.

 

          (Comparez Romains 8.15 : « Et vous n’avez point reçu un esprit de servitude pour être encore dans la crainte ; mais vous avez reçu un Esprit d’adoption, par lequel nous crions : Abba ! Père ! »)

 

          Combien de gens aujourd’hui, qui portent le nom de chrétiens et qui n’ont pas permis au sang de Christ de purifier leur conscience des « œuvres mortes » ! Ils se fatiguent continuellement par la pensée qu’ils doivent faire quelque chose pour expier leur péché et se rendre agréables à Dieu.

 

          Nous n’avons rien à faire ; tout a été fait ; le sang de Christ nous a, pour toujours, rendus agréables à Dieu.

 

          (2 Corinthiens 5.21 : « Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu. »

          Romains 3.21-22 : « Mais maintenant, sans la loi, est manifestée la justice de Dieu, à laquelle rendent témoignage la loi et les prophètes, justice de Dieu par la foi en Jésus-Christ pour tous ceux qui croient. Il n’y a point de distinction. »)

 

          Il y a trois classes d’individus : 1) Ceux auxquels le péché ne pèse pas, car ils l’aiment ; 2) ceux qui en sentent le fardeau et qui voudraient s’en débarrasser par leurs propres efforts, l’expier et ainsi acquérir la faveur de Dieu par des « œuvres mortes ». Cette ligne de conduite ne produira jamais aucune paix, aucun amour réel ou service pour Dieu ; 3) ceux qui, croyant en Christ et en son sang expiatoire, leurs péchés effacés par sa mort, ont la conscience purifiée de la culpabilité et des « œuvres mortes ». Leurs cœurs sont pleins d’amour pour Dieu et ils le servent avec la liberté qu’engendre un amour né de la foi au sang qui purifie et rend parfait.

 

          17) Hébreux 10.19-20 : « Ainsi donc, frères, puisque nous avons, au moyen du sang de Jésus, une libre entrée dans le sanctuaire par la route nouvelle et vivante qu’il a inaugurée pour nous au travers du voile, c’est-à-dire de sa chair... »

 

          Par le sang de Christ – à cause de sa mort – le croyant peut avoir la hardiesse de pénétrer dans le lieu saint, dans la présence même de Dieu.

 

          Dieu est-il saint ? Oui. Suis-je pécheur ? Oui, mais par l’ineffable offrande de Christ, « une fois pour toutes », je suis rendu parfait ; et sur la base de ce sang, si précieux au cœur de Dieu, je puis pénétrer sans crainte, dans la présence même de Dieu. Oh ! Merveilleux sang !

 

(à suivre)

 R.A. TORREY

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LES 25 RÉSULTATS DE LA MORT DE JÉSUS

EN RAPPORT AVEC LE CROYANT

 

          1) Esaïe 53.10 (version de Lausanne) : « Et il a plu à l’Éternel de l’écraser ; et il l’a mis dans la souffrance. Quand son âme aura fourni le sacrifice de culpabilité, il verra une postérité, il prolongera ses jours, et le bon plaisir de l’Éternel prospérera en sa main. »

 

          Par l’offrande de son âme en sacrifice expiatoire pour le péché, c’est-à-dire par sa mort, il se verra une semence, une postérité spirituelle.

 

          La nouvelle race des fils de Dieu a son germe dans la mort de Christ. (Comparez Jean 12.24) Dans cette postérité spirituelle qui est née de sa mort, Jésus a vu le fruit du travail de son âme et en a été satisfait. (Esaïe 53.11)

 

          2) Hébreux 9.26 : « Autrement, il aurait fallu qu’il eût souffert plusieurs fois depuis la création du monde, tandis que maintenant, à la fin des siècles, il a paru une seule fois pour abolir le péché par son sacrifice. »

 

          Par le sacrifice qu’il a fait lui-même, Jésus a ôté le péché, ou plutôt l’a annulé. (Le contexte montre que c’est du péché du croyant dont il est ici question.)

 

          3) Galates 3.13 : « Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous, - car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois. »

 

          Par la mort de Jésus-Christ, le croyant est racheté de la malédiction de la loi.

 

          Le châtiment encouru par la transgression de la loi est tombé sur Jésus-Christ et la loi violée n’a plus rien à exiger du croyant.

 

          4) Colossiens 2.14 : « Il a effacé l’acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous, et il l’a détruit en le clouant à la croix. »

 

          Par sa mort sur la croix, Jésus-Christ a « effacé », « détruit » et « cloué à la croix » « l’acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous », (c’est-à-dire, la loi.)

 

          Non seulement la malédiction qui s’attachait à celui qui avait transgressé la loi, mais la loi elle-même a été abolie par la mort de Christ. (Comparez 2 Corinthiens 3.7, 11.)

 

          Christ a satisfait aux exigences de la loi, l’a accomplie, l’a anéantie.

 

          Comparez Romains 7.1-4, 6 : « Ignorez-vous, frères, - car je parle à des gens qui connaissent la loi, - que la loi exerce son pouvoir sur l’homme aussi longtemps qu’il vit ? Ainsi, une femme mariée est liée par la loi à son mari tant qu’il est vivant ; mais si le mari meurt, elle est dégagée de la loi qui la liait à son mari. Si donc, du vivant de son mari, elle devient la femme d’un autre homme, elle sera appelée adultère ; mais si le mari meurt, elle est affranchie de la loi, de sorte qu’elle n’est point adultère en devenant la femme d’un autre. De même, mes frères, vous aussi vous avez été par le corps de Christ, mis à mort en ce qui concerne la loi, pour que vous apparteniez à un autre, à celui qui est ressuscité des morts, afin que nous portions des fruits pour Dieu...Mais maintenant, nous avons été dégagés de la loi, étant morts à cette loi sous laquelle nous étions retenus, de sorte que nous servons dans un esprit nouveau, et non selon la lettre qui a vieilli. »

 

          5) Éphésiens 2.14-16 : « Car il est notre paix, lui qui des deux n’en a fait qu’un, et qui a renversé le mur de séparation, l’inimitié, ayant anéanti par sa chair la loi des ordonnances dans ses prescriptions, afin de créer en lui-même avec les deux un seul homme nouveau, en établissant la paix, et de les réconcilier, l’un et l’autre en un seul corps, avec Dieu par la croix, en détruisant par elle l’inimitié. »

 

          Par la mort de Jésus-Christ, la séparation entre Juifs et Gentils n’existe plus.

 

          C’est la loi qui sépare le Juif du Gentil. Jésus a aboli cette loi en sa chair, et maintenant, en Jésus-Christ, il n’y a plus ni Juif, ni Grec, etc...mais tous sont un en Christ. (Galates 3.28). Son sang est le ciment qui réunit toutes les nations en une seule.

 

          6) Galates 4.3-5 : « Nous aussi, de la même manière, lorsque nous étions enfants, nous étions sous l’esclavage des rudiments du monde ; mais, lorsque les temps ont été accomplis, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme, né sous la loi, afin qu’il rachetât ceux qui étaient sous la loi, afin que nous recevions l’adoption. » (Comparez, chapitre 3.13 - « Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous, - car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois. »)

 

          Par la mort de Christ, les croyants juifs sont délivrés de l’esclavage de la loi et reçoivent l’adoption.

 

          7) Éphésiens 2.11-13, 19 : « C’est pourquoi, vous, autrefois païens dans la chair, appelés incirconcis par ceux qu’on appelle circoncis et qui le sont en la chair par la main de l’homme, souvenez-vous que vous étiez en ce temps-là sans Christ, privés du droit de cité en Israël, étrangers aux alliances de la promesse, sans espérance et sans Dieu dans le monde. Mais maintenant, en Jésus-Christ, vous qui étiez jadis éloignés, vous avez été rapprochés par le sang de Christ...Ainsi donc, vous n’êtes plus des étrangers ni des gens du dehors ; mais vous êtes concitoyens des saints, gens de la maison de Dieu. »

 

          Par la mort de Christ, les croyants d’entre les païens, autrefois éloignés, privés des droits du citoyen israélite, étrangers à l’alliance de la promesse, sans espérance et sans Dieu dans le monde, ont été rapprochés, faits concitoyens des saints et gens de la maison de Dieu.

 

          8) Romains 5.10 : « Car si, lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, à plus forte raison, étant réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie. »

 

          Par la mort de Christ, les croyants, autrefois pécheurs, ont été réconciliés avec Dieu.

 

          C’est-à-dire que l’inimitié entre Dieu et le pécheur n’existe plus. Christ a effectivement fait la paix par le sang de la croix. Il a réconcilié les croyants dans le corps de sa chair, par sa mort.

 

          (Colossiens 1.20-22 : « Il a voulu, par lui, réconcilier tout avec lui-même, tant ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par lui, par le sang de sa croix. Et vous, qui étiez autrefois étrangers et ennemis par vos pensées et par vos mauvaises œuvres, il vous a maintenant réconciliés par sa mort dans le corps de sa chair, pour vous faire paraître devant lui saints, irrépréhensibles et sans reproche. »)

 

          9) Éphésiens 1.7 : « En lui, nous avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés, selon la richesse de sa grâce. »

 

          Par le sang de Jésus-Christ, les croyants ont la rédemption, le pardon de leurs offenses.

 

          Le pardon n’est pas une chose que les croyants ont à acquérir. C’est quelque chose que le sang leur a acquis, et que la foi doit s’approprier.

 

          10) 1 Jean 1.7 (version Ostervald) : « Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous avons une communion mutuelle et le sang de son Fils Jésus-Christ nous purifie de tout péché. »

 

          Le sang de Jésus-Christ purifie (purifie sans cesse) de tout péché ceux qui marchent dans la lumière.

 

(à suivre)

R.A. TORREY

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LES RÉSULTATS DE LA MORT DE JÉSUS

EN RAPPORT AVEC L’HUMANITÉ

 

          1) Jean 12.32-33 : « Et moi, quand j’aurai été élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi. - En parlant ainsi, il indiquait de quelle mort il devait mourir. »

 

          Par la mort de Jésus-Christ, tous les hommes sont attirés à lui.

 

          La mort de Christ est le grand aimant qui attire tous les hommes de l’univers à lui. Il y en a un grand nombre qui le repoussent pour leur propre malheur (Jean 5.40). Mais le Christ en croix attire tous les hommes.

 

          2) 1 Jean 2.2 : « Il est lui-même une victime expiatoire pour nos péchés, non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier. »

 

          Par la mort de Jésus-Christ, le péché du monde a été expié.

 

          Sur ce terrain, Dieu peut agir en grâce avec le monde, mais seulement sur la base de la mort de Christ.

 

          3) Jean 1.29 : « Le lendemain, il vit Jésus venant à lui, et il dit : Voici l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde. »

 

          Par sa mort, Jésus-Christ a ôté le péché du monde.

 

          Sa mort a ôté le péché du monde, de sorte que la voie est ouverte à tous pour s’approcher de Dieu et obtenir le pardon et la vie.

 

          4) Romains 5.18 : « Ainsi donc, comme par une seule offense la condamnation a atteint tous les hommes, de même par un seul acte de justice, la justification qui donne la vie s’étend à tous les hommes. »

          1 Corinthiens 15.21-22 : « Car, puisque la mort est venue par un homme, c’est aussi par un homme qu’est venue la résurrection des morts. Et comme tous meurent en Adam, de même aussi tous revivront en Christ. »

 

          Par la mort de Christ, tous les hommes ont part à la résurrection des morts.

 

          C’est à chaque individu à décider, par son attitude vis-à-vis de Christ, s’il ressuscitera pour la vie ou pour la condamnation, la honte et l’éternel tourment. (Jean 5.28-29 ; Daniel 12.2)

 

R.A. TORREY

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POUR QUI JÉSUS-CHRIST EST-IL MORT ?

 

          1) Romains 8.32 : « Lui qui n’a point épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il pas aussi toutes choses avec lui ? »

          Éphésiens 5.2 : « Et marchez dans la charité, à l’exemple de Christ, qui nous a aimés, et qui s’est livré lui-même à Dieu pour nous comme une offrande et un sacrifice de bonne odeur. »

          Tite 2.14 : « ...qui s’est donné lui-même pour nous, afin de nous racheter de toute iniquité, et de se faire un peuple qui lui appartienne, purifié par lui et zélé pour les bonnes œuvres. »

          1 Corinthiens 5.7 : « Faites disparaître le vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain, car Christ, notre Pâque, a été immolé. »

          2 Corinthiens 5.21 : « Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu. »

 

          Jésus-Christ est mort « pour nous », c’est-à-dire pour ceux qui croient en lui.

 

          Nous verrons plus loin que Jésus-Christ est mort pour tous les hommes, plus spécialement encore pour ceux qui s’approprient par la foi les bénédictions qui découlent de cette mort.

          1 Timothée 1.10 : « Nous travaillons, en effet, et nous combattons, parce que nous mettons notre espérance dans le Dieu vivant, qui est le Sauveur de tous les hommes, principalement des croyants ».

 

          2) Éphésiens 5.25-27, version Ostervald : « Vous, maris, aimez vos femmes, comme Christ a aussi aimé l’Église, et s’est livré lui-même pour elle ; afin qu’il la sanctifiât après l’avoir nettoyée en la lavant d’eau, et par sa parole ; pour la faire paraître devant lui une Église glorieuse, n’ayant ni tache, ni ride, ni rien de semblable, mais étant sainte et irrépréhensible. »

 

          Jésus-Christ s’est donné lui-même pour l’Église.

 

          Jésus-Christ est bien mort pour tous, mais il a une épouse (l’Église), qu’il a rachetée et c’est elle qu’il avait spécialement en vue lorsqu’il a donné sa vie.

 

          3) Galates 2.20 : « J’ai été crucifié avec Christ ; et, si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi ; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi. »

 

          Jésus-Christ s’est donné pour chaque croyant individuellement; non pas simplement pour l’Église en tant que corps, mais pour chaque individu de ce corps ; de sorte que tout croyant peut dire : « Il m’a aimé et s’est donné lui-même pour moi. »

 

          4) Apocalypse 5.9 : « Et ils chantaient un cantique nouveau, en disant : Tu es digne de prendre le livre, et d’en ouvrir les sceaux ; car tu as été immolé, et tu as racheté pour Dieu, par ton sang, des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, et de toute nation. »

 

          Jésus-Christ est mort pour des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, et de toute nation.

          Nous avons ici la raison d’être fondamentale des missions en tous pays et l’appel impérieux à en hâter le travail.

 

          5) Jean 1.29 : « Le lendemain, il vit Jésus venant à lui, et il dit : Voici l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde. »

          1 Timothée 2.6 : « ...qui s’est donné lui-même en rançon pour tous. C’est là le témoignage rendu en son propre temps. »

          Hébreux 2.9 : « Mais celui qui a été abaissé pour un peu de temps au-dessous des anges, Jésus, nous le voyons couronné de gloire et d’honneur, à cause de la mort qu’il a soufferte, afin que, par la grâce de Dieu, il souffrît la mort pour tous. »

 

          Jésus-Christ est mort pour le monde entier. C’est sur le terrain de la mort de Christ que Dieu peut rencontrer le monde en grâce. La mort de Christ est suffisante pour le monde, mais elle n’est pleinement efficace que pour les croyants. Nous verrons plus loin qu’elle est en partie efficace pour toute l’humanité (Lisez 1 Jean 2.2 ; 1 Corinthiens 15.22). Jésus-Christ était, dans un sens particulier, la tête de l’Église (Éphésiens 1.22). C’est comme chef de l’Église qu’il est mort. Mais dans un sens plus général, il est chef d’une race – le second Adam – et il est mort comme chef de race, pour tous les hommes. (1 Corinthiens 15.22, 45)

 

          Jésus-Christ s’est donné lui-même en rançon pour tous. Il mourut pour tous. Le prix de la rançon est payé pour tous. Il a été pourvu à tout. La grâce peut être prêchée à tous. La dette du péché de tous les hommes a été acquittée. Tous les hommes sont pardonnés en principe. Tout ce qui leur reste à faire, c’est d’accepter par la foi ce pardon acquis et d’en prendre possession.

 

          Jésus-Christ a souffert la mort pour tous. Il est mort pour chaque individu. Non seulement pour tous les hommes en tant que race, mais pour chaque unité de cette race. Sur le terrain de la mort de Christ, Dieu peut se rencontrer en grâce avec chaque individu et lui offrir le salut.

 

          6) 1 Pierre 3.18 : « Christ aussi a souffert une fois pour les péchés, lui juste pour des injustes, afin de nous amener à Dieu, ayant été mis à mort quant à la chair, mais ayant été rendu vivant quant à l’esprit. »

 

          Jésus-Christ est mort pour les injustes.

 

          7) Romains 5.8 : « Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. »

 

          Jésus-Christ est mort pour les pécheurs.

 

          8) Romains 5.6 : « Car, lorsque nous étions encore sans force, Christ, au temps marqué, est mort pour des impies. »

 

          Jésus-Christ est mort pour des impies.

 

R.A. TORREY

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LE BUT DE LA MORT DE JÉSUS-CHRIST

OU : POURQUOI JÉSUS-CHRIST EST-IL MORT ?

 

          1) Esaïe 53.5 : « Mais il était blessé pour nos péchés (hébreu « percé », voyez version de Lausanne ; le même verbe hébreu est traduit « transpercé » dans Esaïe 51.9) pour nos péchés, brisé pour nos iniquités ; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. »

          Esaïe 53.8, 11, 12, version Darby : « Il est ôté de l’angoisse et du jugement ; et sa génération, qui la racontera ? Car il a été retranché de la terre des vivants ; à cause de la transgression de mon peuple, lui, a été frappé...Il verra du fruit du travail de son âme, et sera satisfait. Par sa connaissance, mon serviteur juste enseignera la justice à (hébreu « justifiera ») plusieurs, et lui, il portera leurs iniquités. C’est pourquoi je lui assignerai une part avec les grands, et il partagera le butin avec les forts, parce qu’il aura livré son âme à la mort, et qu’il aura été compté parmi les transgresseurs, et qu’il a porté le péché de plusieurs, et qu’il a intercédé pour les transgresseurs. »

          1 Pierre 3.18 : « Christ aussi a souffert une fois pour les péchés, lui juste pour des injustes, afin de nous amener à Dieu, ayant été mis à mort quant à la chair, mais ayant été rendu vivant quant à l’Esprit. »

          Romains 4.25 : « ...Lequel a été livré pour nos offenses, et est ressuscité pour notre justification. »

          1 Corinthiens 15.3 : « Je vous ai enseigné avant tout, comme je l’avais aussi reçu, que Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures. »

          1 Pierre 2.24 : « Lui qui a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois, afin que morts aux péchés, nous vivions pour la justice ; lui, par les meurtrissures duquel vous avez été guéris. »

 

          Jésus-Christ est mort à cause du péché des autres, c’est-à-dire que :

                    a) c’est le péché des autres qui a rendu sa mort nécessaire.

                    b) ce n’était pas son propre péché, mais celui d’autrui qu’il a porté en sa mort. Cette mort a été celle d’un substitut, autrement dit : un juste qui méritait de vivre, est mort à la place d’hommes injustes qui méritaient de mourir.

 

          2) Matthieu 20.28 : « C’est ainsi que le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de beaucoup. »

 

          Jésus-Christ a donné sa vie en rançon. C’est-à-dire que sa mort a payé le prix qui rachetait les hommes de la mort.

 

          3) Esaïe 53.10 (version Synodale): « Il a plu à l’Éternel de le briser par la souffrance. Après avoir offert sa vie en sacrifice pour le péché, il verra une nombreuse postérité ; il vivra de longs jours et l’œuvre de l’Éternel prospérera dans ses mains. » L’âme de Jésus-Christ fut offerte en oblation pour le péché, c’est-à-dire que c’est en vertu de sa mort que le pardon a été accordé aux pécheurs. (Voyez Lévitique 6.6-7)

 

          Comparez Hébreux 9.22 : « Et presque tout, d’après la loi, est purifié avec du sang, et sans effusion de sang il n’y a pas de pardon. » Et Hébreux 9.28 : « De même, Christ, qui s’est offert une seule fois pour porter les péchés de plusieurs, apparaîtra sans péché une seconde fois à ceux qui l’attendent pour leur salut. » (Comparez Esaïe 53.12)

 

          4) 1 Jean 4.10 : « Et cet amour consiste, non point en ce que nous avons aimé Dieu, mais en ce qu’il nous a aimés et a envoyé son Fils comme victime expiatoire pour nos péchés. »

          Romains 3.25 : « C’est lui que Dieu a destiné, par son sang, à être pour ceux qui croiraient, victime propitiatoire, afin de montrer sa justice, parce qu’il avait laissé impunis les péchés commis auparavant, au temps de sa patience. »

 

          Jésus-Christ est la propitiation pour nos péchés. Dieu l’a destiné à être une victime expiatoire par son sang, c’est-à-dire que par l’effusion de son sang (ou par sa mort), il a apaisé la colère de Dieu envers nous, pécheurs.

 

          Dieu est saint et doit haïr le péché. Sa sainteté et sa haine du péché doivent se manifester. Sa colère contre le péché doit frapper quelqu’un : ou le pécheur lui-même ou un substitut légal. Esaïe 53.6: « Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait sa propre voie ; et l’Éternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous. (L’expression hébraïque littérale est « l’a frappé ») Et Esaïe 53.8 : « Il a été enlevé par l’oppression et par le jugement des hommes ; et parmi ses contemporains, qui a compris qu’il était retranché de la terre des vivants, frappé à cause des péchés de mon peuple ? » (Version Synodale).

          Le coup mérité par d’autres est tombé sur lui et en conséquence, « il a été retranché de la terre des vivants. » La cause première de la mort de Christ est dans la sainteté de Dieu.

 

          5) Galates 3.10, 13 : « Car tous ceux qui s’attachent aux œuvres de la loi sont sous la malédiction ; car il est écrit : Maudit est quiconque n’observe pas tout ce qui est écrit dans le livre de la loi, et ne le met pas en pratique...Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous, - car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois. ».

 

          Jésus-Christ est mort pour nous racheter de la malédiction de la loi, en portant lui-même cette malédiction.

 

          6) 1 Corinthiens 5.7, version Ostervald : « Car Christ notre Pâque, a été immolé pour nous. » (Comparez Exode 12.13, 23 : « Le sang vous servira de signe sur les maisons où vous serez ; je verrai le sang, et je passerai par dessus vous, et il n’y aura point de plaie qui vous détruise, quand je frapperai le pays d’Égypte...Quand l’Éternel passera pour frapper l’Égypte, et verra le sang sur le linteau et sur les deux poteaux, l’Éternel passera par dessus la porte, et il ne permettra pas au destructeur d’entrer dans vos maisons pour frapper. »

 

          Jésus-Christ est devenu, par sa mort, notre sacrifice pascal, c’est-à-dire que son sang versé pour nous sert de terrain sur lequel Dieu peut nous épargner.

 

          7) Galates 4.4-5: « Mais lorsque les temps ont été accomplis, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme, né sous la loi, afin qu’il rachetât ceux qui étaient sous la loi, afin que nous recevions l’adoption. »

 

          Jésus-Christ est mort pour racheter ceux qui étaient sous la loi, afin que nous puissions être adoptés comme fils, c’est-à-dire que la mort de Christ sert de base sur laquelle les hommes peuvent être délivrés des exigences de la loi, et ainsi devenir fils.

 

          8) Galates 1.4 : « ...Qui s’est donné lui-même pour nos péchés, afin de nous arracher du présent siècle mauvais, selon la volonté de notre Dieu et Père. »

 

          Jésus-Christ est mort pour nous délivrer de ce présent siècle mauvais.

 

          Nous étions esclaves de ce siècle, par le péché et par la loi. Par la mort de Jésus-Christ, nous avons été libérés pour devenir des citoyens des cieux et des fils de Dieu. (Philippiens 3.20 ; comparez Galates 4.3-5, 7-9 ; 5.1).

 

          9) 1 Pierre 3.18 : « Christ aussi a souffert une fois pour les péchés, lui juste pour des injustes, afin de nous amener à Dieu, ayant été mis à mort quant à la chair, mais ayant été rendu vivant quant à l’Esprit. »

 

          Jésus-Christ est mort pour nous amener à Dieu.

 

          10) Jean 12.24 : « En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé qui est tombé enterre ne meurt, il reste seul ; mais, s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. »

 

          Jésus-Christ est mort pour porter beaucoup de fruit. De sa mort, a germé une race nouvelle de fils de Dieu.

 

          11) Romains 14.9 : « C’est pour cela que Christ est mort et qu’il a revécu, afin qu’il dominât et sur les morts et sur les vivants. » (Version Darby).

 

          Jésus-Christ est mort et ressuscité afin de dominer sur les morts et sur les vivants.

 

R.A. TORREY

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L’IMPORTANCE DE LA MORT DE JÉSUS-CHRIST

 

          La mort de Jésus-Christ est directement mentionnée plus de 175 fois dans le Nouveau Testament. A côté de cela, l’Ancien Testament contient de très nombreuses références, prophétiques et figuratives, à la mort du Christ.

 

          1) Hébreux 2.14 : « Ainsi donc, puisque les enfants participent au sang et à la chair, il y a également participé lui-même, afin que, par la mort, il anéantît celui qui a la puissance de la mort, c’est-à-dire le diable. »

 

          Jésus-Christ a voulu participer à la chair et au sang, afin de pouvoir mourir.

 

          L’incarnation avait pour but, la mort. La mort de Jésus-Christ n’a pas été un simple incident dans sa vie humaine. C’était le but suprême de cette vie. Il est devenu homme, afin de pouvoir mourir en tant qu’homme et pour l’homme.

 

          2) Matthieu 20.28 : « C’est ainsi que le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de beaucoup. »

 

          Jésus-Christ est venu dans le monde pour mourir en rançon.

 

          3) Luc 9.30-31 : «Et voici, deux hommes s’entretenaient avec lui : c’étaient Moïse et Élie, qui, apparaissant dans la gloire, parlaient de son départ qu’il allait accomplir à Jérusalem. »

 

          La mort de Jésus-Christ était le sujet dont s’entretenaient Moïse, Élie et Lui-même, lorsqu’ils apparurent dans la gloire.

 

          4) 1 Pierre1.11 : « Voulant sonder l’époque et les circonstances marquées par l’Esprit de Christ qui était en eux, et qui attestait d’avance les souffrances de Christ et la gloire dont elles seraient suivies. »

 

           La mort de Christ annoncée par les prophètes de l’Ancien Testament, avait été l’objet de leurs profondes recherches et de leur inlassable intérêt.

 

          5) 1 Pierre 1.12 : « Il leur fut révélé que ce n’était pas pour eux-mêmes, mais pour vous, qu’ils étaient les dispensateurs de ces choses, que vous ont annoncées maintenant ceux qui vous ont prêché l’Évangile par le Saint-Esprit envoyé du ciel, et dans lesquelles les anges désirent plonger leurs regards. »

 

          La mort de Jésus-Christ a été le sujet des profondes recherches et de l’inlassable intérêt des anges.

 

          6) Apocalypse 5.-12 : « Quand il eut pris le livre, les quatre êtres vivants et les vingt-quatre anciens se prosternèrent devant l’Agneau, tenant chacun une harpe et des coupes d’or remplies de parfum, qui sont les prières des saints, et ils chantaient un cantique nouveau, en disant : Tu es digne de prendre le livre, et d’en ouvrir les sceaux ; car tu as été immolé, et tu as racheté pour Dieu, par ton sang, des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, et de toute nation ; tu as fait d’eux un royaume et des sacrificateurs pour notre Dieu, et ils régneront sur la terre. Je regardai, et j’entendis la voix de beaucoup d’anges autour du trône et des êtres vivants et des anciens, et leur nombre étaient des myriades de myriades et des milliers de milliers. Ils disaient d’une voix forte : l’Agneau qui a été immolé est digne de recevoir la puissance, la richesse, la sagesse, la force, l’honneur, la gloire, et la louange. »

 

          La mort de Jésus-Christ est le thème central des cantiques célestes.

 

          7) 1 Corinthiens 15.1, 3, 4 : « Je vous rappelle, frères, l’Évangile que je vous ai annoncé, que vous avez reçu, dans lequel vous avez persévéré...Je vous ai enseigné avant tout, comme je l’avais aussi reçu, que Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures ; qu’il a été enseveli, et qu’il est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures. »

 

          La mort de Jésus-Christ est une des deux vérités fondamentales de l’Évangile.

 

          Comparez 1 Corinthiens 11.26 : « Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne » ; 1 Corinthiens 2.2 : « Car je n’ai pas eu la pensée de savoir parmi vous autre chose que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié. »

 

          L’importance de la mort de Jésus-Christ apparaît plus grande encore, à mesure que nous considérons le but et les conséquences de cette mort. La prédication moderne qui met en première ligne la vie et l’exemple de Jésus-Christ, est complètement anti-scripturaire.

 

R.A. TORREY

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LA SUBORDINATION DU FILS AU PÈRE

 

          Toute cette étude s’inscrit dans le cadre de l’incarnation et l’humanité de Jésus-Christ, et non dans celui de sa préexistence éternelle (voir les études précédentes sur la divinité de Jésus-Christ) - NDLR.

 

          1) Jean 14.28 : « Vous avez entendu que je vous ai dit : Je m’en vais, et je reviens vers vous. Si vous m’aimiez, vous vous réjouiriez de ce que je vais au Père, car le Père est plus grand que moi. »

 

          Dieu le Père est plus grand que Jésus-Christ le Fils.

 

          2) Hébreux 1.5 : « Car auquel des anges Dieu a-t-il jamais dit: Tu es mon Fils, je t’ai engendré aujourd’hui ? Et encore : Je serai pour lui un père, et il sera pour moi un fils ? »

          Jean 3.16 : « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. »

          Psaume 2.7 : « Je publierai le décret : l’Éternel m’a dit : Tu es mon Fils ! Je t’ai engendré aujourd’hui. » (Voyez le contexte, versets 1, 2, 6 et 8).

 

          Dieu le Père a engendré Jésus-Christ le Fils.

 

          (NDLR : à quelle période de la vie de Jésus-Christ correspondent ces textes ? La réponse se trouve en Actes 13.33-34 : « Et nous, nous vous annonçons cette bonne nouvelle que la promesse faite à nos pères, Dieu l’a accomplie pour nous, leurs enfants, en ressuscitant Jésus, selon ce qui est écrit dans le Psaume deuxième : Tu es mon Fils, je t’ai engendré aujourd’hui. Qu’il l’ait ressuscité des morts, de telle sorte qu’il ne retournera pas à la corruption, c’est ce qu’il a déclaré... ». Voyez encore Hébreux 1.5-6 : « Car auquel des anges Dieu a-t-il jamais dit: Tu es mon Fils, je t’ai engendré aujourd’hui ? Et encore : Je serai pour lui un père, et il sera pour moi un fils ? Et lorsqu’il introduit de nouveau dans le monde le premier-né, il dit : Que tous les anges de Dieu l’adorent ! » Ainsi, lorsqu’il est dit que le Père a engendré le Fils, il est question de la résurrection de Jésus-Christ, du jour où Dieu l’introduit de nouveau dans le monde. Il ne serait en aucun cas question du fait que Jésus ait été créé, qu’il soit créature et non Dieu, comme l’affirment les Témoins de Jéhovah. La Parole de Dieu déclare que Jésus est appelé « Père éternel ». Voyez les études sur la divinité de Jésus-Christ)

 

          3) Jean 6.57 : « Comme le Père qui est vivant m’a envoyé, et que je vis par le Père, ainsi celui qui me mange vivra par moi. »

 

          Jésus-Christ vit par le Père.

 

          4) Jean 5.19 : « Jésus reprit donc la parole et leur dit : En vérité, en vérité, je vous le dis, le Fils ne peut rien faire de lui-même ; il ne fait que ce qu’il voit faire au Père, et tout ce que le Père fait, le Fils aussi le fait pareillement. »

 

          Le Fils ne peut rien faire indépendamment du Père.

 

          5) Jean 6.29 : « Jésus leur répondit : L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. »

          Jean 8.29, 42 : « Celui qui m’a envoyé est avec moi, il ne m’a pas laissé seul, parce que je fais toujours ce qui lui est agréable...Jésus leur dit : Si Dieu était votre Père, vous m’aimeriez, car c’est de Dieu que je suis sorti et que je viens ; je ne suis pas venu de moi-même, mais c’est lui qui m’a envoyé. »

 

          Jésus-Christ a été envoyé par le Père.

 

          6) Jean 10.18 : « Personne ne me l’ôte, mais je la donne de moi-même ; j’ai le pouvoir de la donner, et j’ai le pouvoir de la reprendre ; tel est l’ordre que j’ai reçu de mon Père. »  

 

          Jésus-Christ a reçu l’ordre du Père. Il était sous son autorité et suivait ses directions.

 

          7) Jean 13.3 : « Jésus, qui savait que le Père avait remis toutes choses entre ses mains, qu’il était venu de Dieu et qu’il s’en allait à Dieu... »

 

          Jésus-Christ a reçu son autorité de Dieu.

 

          8) Jean 8.26, 40 : « J’ai beaucoup de choses à dire de vous et à juger en vous, mais celui qui m’a envoyé est vrai, et ce que j’ai entendu de lui, je le dis au monde... Mais maintenant, vous cherchez à me faire mourir, moi qui vous ai dit la vérité que j’ai entendue de Dieu. Cela, Abraham ne l’a point fait. »

 

          Jésus-Christ a reçu son message du Père.

 

          9) Jean 5.36 : « Moi, j’ai un témoignage plus grand que celui de Jean, car les œuvres que le Père m’a donné d’accomplir, ces œuvres mêmes que je fais, témoignent de moi que c’est le Père qui m’a envoyé. »

          Jean 14.10 : « Ne crois-tu pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même, et le Père qui demeure en moi, c’est lui qui fait les œuvres. »

 

          Le Père a donné à Jésus-Christ ses œuvres à accomplir, et c’était le Père habitant en lui qui les accomplissait.

 

          10) Luc 22.39 : « C’est pourquoi je dispose du Royaume en votre faveur, comme mon Père en a disposé en ma faveur. »

 

          Le Royaume de Jésus-Christ lui a été donné par le Père.

 

          11) 1 Corinthiens 15.24 : « Ensuite, viendra la fin, quand il remettra le royaume à celui qui est Dieu et Père... »

 

          Jésus-Christ remettra, à la fin, le royaume à son Père.

 

          12) 1 Corinthiens 15.27, 28 : « Dieu, en effet, a tout mis sous ses pieds. Mais lorsqu’il dit que tout lui a été soumis, il est évident que celui qui lui a soumis toutes choses est excepté. Et lorsque toutes choses lui auront été soumises, alors le Fils lui-même sera soumis à celui qui lui a soumis toutes choses, afin que Dieu soit tout en tous. »

 

          Jésus-Christ lui-même sera soumis au Père, afin que Dieu soit tout en tous.

 

          13) 1 Corinthiens 11.3 : « Je veux, cependant que vous sachiez que Christ est le chef de tout homme, que l’homme est le chef de la femme, et que Dieu est le chef de Christ. »

 

          Dieu le Père est le chef de Christ comme Christ est le chef de tout homme et comme l’homme est le chef de la femme.

 

          14) Hébreux 7.25 : « C’est aussi pour cela qu’il peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur. »

 

          L’homme s’approche de Dieu par Christ. C’est Dieu et non Christ qui est le but suprême, Christ est le chemin pour aller au Père. (Jean 14.6 : « Jésus-Christ lui dit : Je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. »

 

          15) Jean 20.17 : « Jésus lui dit : Je monte vers...mon Dieu. »

 

          Dieu le Père est le Dieu de Jésus-Christ.

 

          Jésus-Christ est, et sera éternellement assujetti à Dieu le Père. En Dieu le Père, nous avons la source de la divinité ; en Jésus-Christ, la divinité dans sa manifestation extérieure, comme un fleuve qui déborde. Mais dans ce fleuve, demeure toute la perfection de la source (voyez Colossiens 2.9). Dieu, le Père, est la source de la gloire ; Jésus-Christ, le Fils, est le resplendissement de sa gloire (Hébreux 1.3). - « Étant le rayonnement de sa gloire » (Version Synodale).

 

          Tous les passages cités plus haut se rapportent au Christ incarné et non au Verbe préexistant.

 

R.A. TORREY

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L’humanité de Jésus-Christ (3° partie)

 

LES LIMITES DE PUISSANCE DE JÉSUS-CHRIST,

SA RELATION HUMAINE AVEC DIEU,

HUMAIN EN TOUTES CHOSES

 

1. Les limites de puissance

 

          1) Marc 1.35 : «Vers le matin, pendant qu’il faisait encore très sombre, il se leva, et sortit pour aller dans un lieu désert, où il pria. »

          Jean 6.15 : « Et Jésus, sachant qu’ils allaient venir l’enlever pour le faire roi, se retira de nouveau sur la montagne, lui seul. »

          Comparez Matthieu 14.23 : « Quand il l’eut renvoyée, il monta sur la montagne, pour prier à l’écart, et, comme le soir était venu, il était là, seul. »

          Luc 22.41-45 : « Puis il s’éloigna d’eux à la distance d’environ un jet de pierre, et, s’étant mis à genoux, il pria, disant : Père , si tu voulais éloigner de moi cette coupe ! Toutefois, que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne. Alors, un ange lui apparut du ciel pour le fortifier. Étant en agonie, il priait plus instamment, et sa sueur devint comme des grumeaux de sang qui tombaient à terre. Après avoir prié, il se leva et vint vers les disciples, qu’il trouva endormis de tristesse, et il leur dit : Pourquoi dormez-vous ? »

          Hébreux 5.7 : « C’est lui qui, dans les jours de sa chair, ayant présenté avec de grands cris et avec larmes, des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et ayant été exaucé à cause de sa piété... »

 

          Jésus-Christ priait. Ceci est mentionné 25 fois. Il obtenait la puissance pour le travail et la victoire morale, comme les autres hommes, par la prière. Il était assujetti aux conditions humaines pour obtenir ce qu’il désirait.

 

          2) Actes 10.38 : « Vous savez comment Dieu a oint du Saint-Esprit et de force, Jésus de Nazareth, qui allait de lieu en lieu, faisant du bien et guérissant tous ceux qui étaient sous l’empire du diable, car Dieu était avec lui. »

 

          Jésus-Christ obtenait la puissance pour ses œuvres divines, non par sa divinité inhérente, mais par l’onction du Saint-Esprit. Il était assujetti aux mêmes conditions de puissance que les autres hommes.

 

          3) Jean 14.12 : « Celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m’en vais au Père. »

 

          Jésus-Christ était soumis aux conditions humaines pour obtenir la puissance et aux limites humaines pour l’exercer. Ceci se passait pendant le temps de son abaissement.

 

2. Sa relation humaine avec Dieu

 

          Jean 20.17 : « Jésus lui dit : Ne me touche pas ; car je ne suis pas encore monté vers mon Père. Mais va trouver mes frères, et dis-leur que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. »

 

          Jésus-Christ a appelé le Père : « Mon Dieu. »

 

          Jésus-Christ s’était placé dans la relation d’un homme avec Dieu le Père.

 

3. Humain en toutes choses

 

          Hébreux 2.17 : « En conséquence, il a dû être rendu semblable en toutes choses à ses frères, afin qu’il fût un souverain sacrificateur, miséricordieux et fidèle dans le service de Dieu, pour faire l’expiation des péchés du peuple. »

 

          Jésus-Christ s’est fait, en toutes choses, semblables à ses frères, assujetti aux conditions d’existence physiques, mentales et morales, essentielles à la nature humaine.

 

          Jésus-Christ fut, de toutes manières, un homme réel. Il se fit ainsi volontairement, pour racheter l’homme (voyez Philippiens 2.5-8 et 2 Corinthiens 8.9). Il a participé à la nature humaine afin que nous puissions participer à la nature divine : « …lesquelles nous assurent de sa part, les plus grandes et les plus précieuses promesses, afin que par elles, vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise. » (2 Pierre 1.4)

 

R.A. TORREY

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L’humanité de Jésus-Christ (2° partie)

 

LES LIMITES HUMAINES DE JÉSUS-CHRIST

 

1. Les limites physiques

 

          1) Jean 4.6 : « Là, se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué du voyage, était assis au bord du puits. C’était environ la sixième heure. »

 

          Jésus-Christ était fatigué. Comparez Esaïe 40.28 : « Ne le sais-tu pas ? Ne l’as-tu pas appris ? C’est le Dieu d’éternité, l’Éternel qui a créé les extrémités de la terre. Il ne se fatigue point, il ne se lasse point. On ne peut sonder son intelligence. »

 

          2) Matthieu 8.24 : « Et voici, il s’éleva sur la mer une si grande tempête que la barque était couverte par les flots. Et lui, il dormait. »

 

          Jésus-Christ dormait. Comparez Psaume 121.4-5 : « Voici, il ne sommeille ni ne dort, celui qui garde Israël. L’Éternel est celui qui te garde. L’Éternel est ton ombre à ta main droite. »

 

          3) Matthieu 21.18 : « Le matin, en retournant à la ville, il eut faim. »

 

          Jésus-Christ a eu faim.

 

          4) Jean 19.28 : « Après cela, Jésus qui savait que tout était déjà consommé, dit, afin que l’Écriture fût accomplie : J’ai soif. »

 

          Jésus-Christ a eu soif.

 

          5) Luc 22.44 : « Étant en agonie, il priait plus instamment, et sa sueur devint comme des grumeaux de sang qui tombaient à terre. »

 

          Jésus-Christ a souffert l’agonie physique.

 

          6) 1 Corinthiens 15.3 : « Je vous ai enseigné avant tout, comme je l’avais aussi reçu, que Christ est mort pour nos péchés selon les Écritures. »

 

          Jésus-Christ est mort.

 

          Jésus-Christ était sujet à la fatigue, à la faim, à la soif, à l’agonie et à la mort ; en un mot, aux limites physiques de la nature humaine.

 

2. Les limites intellectuelles et morales

 

          1) Luc 2.52 : « Et Jésus croissait en sagesse, en stature et en grâce devant Dieu et devant les hommes. »

 

          Jésus-Christ était donc assujetti aux conditions humaines de la croissance physique, mentale et morale.

 

          2) Marc 11.13 : « Apercevant de loin un figuier qui avait des feuilles, il alla voir s’il y trouverait quelque chose, et, s’en étant approché, il ne trouva que des feuilles, car ce n’était pas la saison des figues. »

          Marc 13.32 : « Pour ce qui est du jour ou de l’heure, personne ne le sait, ni les anges dans le ciel, ni le Fils, mais le Père seul. »

 

          La connaissance de Jésus-Christ était sujette à des limites (comparez Luc 2.52)

 

          Note 1. - Sa connaissance était limitée par sa propre volonté. Philippiens 2.7 : « ...s’est dépouillé... » On ne doit pas pousser cette ligne trop loin. Le contexte montre qu’il s’agit d’un dépouillement de gloire plutôt que d’attributs.

 

          Note 2. - Jean 3.34 : « Celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, parce que Dieu ne lui donne pas l’Esprit avec mesure. » Comme docteur, Jésus était divinement et pleinement inspiré de sorte qu’il « disait les paroles de Dieu. »

 

          Note 3. - La nature divine qui était en lui se livrait souvent un passage à elle-même à travers le voile de sa chair. Mais comme homme, il était un homme véritable dans son organisme intellectuel.

 

          3) Hébreux 4.15 : « Car nous n’avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses ; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché. »

          Hébreux 2.18 : « Ayant été tenté lui-même dans ce qu’il a souffert, il peut secourir ceux qui sont tentés. »

          Comparez Jacques 1.13 : « Que personne lorsqu’il est tenté ne dise : c’est Dieu qui me tente. Car Dieu ne peut être tenté par le mal et il ne tente lui-même personne. »

 

          Jésus-Christ a été tenté. Il était assujetti aux limitations morales essentielles de la nature humaine.

 

          Note 1. - Une nature charnelle n’est pas une partie essentielle de la nature humaine. Ceci n’appartient pas à la nature humaine telle que Dieu la fit. C’est l’élément que le péché y a introduit.

 

          Note 2. - Hébreux 2.14 : « Ainsi donc, puisque les enfants participent au sang et à la chair, il y a également participé lui-même, afin que, par la mort, il anéantît celui qui a la puissance de la mort, c’est-à-dire le diable. »

          Philippiens 2.5-8 : « Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ, lequel, existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu, mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes, et ayant paru comme un simple homme, il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix. »

 

          Jésus-Christ, dans ses limites morales, n’était limité que par sa propre volonté. C’est volontairement qu’il s’était assujetti aux limites morales essentielles auxquelles l’homme doit se soumettre, afin de sauver l’homme. Merveilleux amour !

 

          Note 3. - Il a été tenté « sans commettre de péché. »

 

          Jésus-Christ était soumis aux limites essentielles, intellectuelles et morales, de la nature humaine.

 

R.A. TORREY

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L’humanité de Jésus-Christ (1° partie)

 

LES NOMS HUMAINS ET LA NATURE HUMAINE

DE JÉSUS-CHRIST

 

 1. Les noms humains

 

          1) 1 Timothée 2.5 : « Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme. »

 

          Jésus est appelé homme, même après son ascension.

 

          2) Luc 19.10 : « Car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. »

 

          Jésus est appelé le Fils de l’homme 77 fois. Étienne l’appelle ainsi, même lorsqu’il le voit dans sa gloire, debout à la droite de Dieu. (Actes 7.56)

 

2. Sa nature humaine et physique

 

          1 Jean 1.14 : « Et la Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité, et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père. »

          Hébreux 2.14 : « Ainsi donc, puisque les enfants participent au sang et à la chair, il y a également participé lui-même, afin que, par la mort, il anéantît celui qui a la puissance de la mort, c’est-à-dire le diable. »

 

          Le Verbe éternel a été fait chair, il a participé à la chair et au sang. Jésus-Christ a eu un corps réellement humain.

 

          Note 1. - La négation de la réalité du corps de Christ sur la terre est la marque de l’esprit de l’Antéchrist.

          1 Jean 4.2-3 : « Reconnaissez à ceci l’Esprit de Dieu : tout esprit qui confesse Jésus-Christ venu en chair est de Dieu, et tout esprit qui ne confesse pas Jésus n’est pas de Dieu, c’est celui de l’Antéchrist, dont vous avez appris la venue, et qui maintenant est déjà dans le monde. »

 

          Note 2. - La gloire divine qui habitait en lui a parfois brillé à travers le voile de la chair et l’a transfigurée.

 

3. Sa généalogie humaine

 

          Luc 2.7 : « Et elle enfanta son fils premier-né. Elle l’emmaillota, et le coucha dans une crèche, parce qu’il n’y avait pas de place pour eux dans l’hôtellerie. »

          Actes 2.30 : « Comme il était prophète, et qu’il savait que Dieu lui avait promis avec serment de faire asseoir un de ses descendants sur son trône... »

          Actes 13.23 : « C’est de la postérité de David que Dieu selon sa promesse, a suscité à Israël un Sauveur, qui est Jésus. »

          Romains 1.3 : « Et qui concerne son Fils, né de la postérité de David, selon la chair... »

          Galates 4.4 : « Mais, lorsque les temps ont été accomplis, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme, né sous la loi. »

          Hébreux 7.14 : « Car il est notoire que notre Seigneur est sorti de Juda, tribu dont Moïse n’a rien dit pour ce qui concerne le sacerdoce. »

 

          Jésus-Christ était de descendance humaine, fils de Marie, et de la race de David.

          Marie était aussi véritablement la mère de Jésus-Christ dans le sens humain que Dieu était son Père dans le sens divin.

 

R.A. TORREY

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L’ADORATION EST DUE A JÉSUS-CHRIST

 

          1) Matthieu 28.9 (version Ostervald) : « Mais comme elles allaient pour l’annoncer à ses disciples, voici Jésus qui vint au-devant d’elles et qui leur dit : Je vous salue. Et elles s’approchèrent, et lui embrassèrent les pieds, et l’adorèrent. »

 

          Luc 24.52 : « Pour eux, après l’avoir adoré, ils retournèrent à Jérusalem avec une grande joie. »

 

          Matthieu 14.33 (version Ostervald) : « Alors ceux qui étaient dans la barque vinrent, et l’adorèrent, disant : Tu es véritablement le Fils de Dieu. »

 

          Comparez Actes 10.25-26 (version Ostervald) : « Et comme Pierre entrait, Corneille alla au-devant de lui, et se jetant à ses pieds, il l’adora. Mais Pierre le releva, lui disant : Lève-toi, je ne suis qu’un homme, non plus que lui. »

 

          Apocalypse 22.8-9 : « C’est moi Jean, qui ai entendu et vu ces choses. Et quand j’eus entendu et vu, je tombai aux pieds de l’ange qui me les montrait pour l’adorer. Mais il me dit : Garde-toi de le faire ! Je suis ton compagnon de service, et celui de tes frères les prophètes, et de ceux qui gardent les paroles de ce livre. Adore Dieu. »

 

          Matthieu 4.9-10 : « Et lui dit : Je te donnerai toutes ces choses, si tu te prosternes et m’adores. Jésus lui dit : retire-toi, Satan ! Car il est écrit : Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras, lui seul. »

 

          Jésus-Christ a accepté, sans hésitation, un tribut d’adoration que de saints hommes et des anges ont repoussé avec indignation.

 

          Question : Le verbe traduit par « adorer », dans ces passages, n’est-il pas parfois employé pour exprimer l’idée du profond respect dû aux hommes occupant une haute position ?

 

          Réponse : Si, mais pas dans ce sens, par les adorateurs de l’Éternel, comme on le voit à la façon énergique dont Pierre et l’ange repoussent une telle adoration.

 

          2) 1 Corinthiens 1.2 : « A l’Église de Dieu qui est à Corinthe, à ceux qui ont été sanctifiés en Jésus-Christ, appelés à être saints, et à tous ceux qui invoquent en quelque lieu que ce soit, le nom de notre Seigneur Jésus-Christ. »

 

          2 Corinthiens 12.8-9 : « Trois fois, j’ai prié le Seigneur de l’éloigner de moi, et il m’a dit : Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. Je me glorifierai donc bien plus volontiers de mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi. »

 

          Actes 7.59 : « Et ils lapidaient Étienne, qui priait et disait : Seigneur Jésus, reçois mon esprit. »

 

La prière peut être offerte à Christ.

 

          3) Psaume 45.12 : « Le roi porte ses désirs sur ta beauté, puisqu’il est ton Seigneur, rends-lui tes hommages. »

 

          Jean 5.23 : « Afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui n’honore pas le Fils, n’honore pas le Père qui l’a envoyé.

 

          Comparez Apocalypse 5.8,9,12,13 : « Quand il eut pris le livre, les quatre êtres vivants et les vingt-quatre vieillards se prosternèrent devant l’Agneau, tenant chacun une harpe et des coupes d’or remplies de parfums, qui sont les prières des saints. Et ils chantaient un cantique nouveau, en disant : Tu es digne de prendre le livre, et d’en ouvrir les sceaux, car tu as été immolé, et tu as racheté pour Dieu, par ton sang, des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, et de toute nation...Ils disaient d’une voix forte : l’Agneau qui a été immolé est digne de recevoir la puissance, la richesse, la sagesse, la force, l’honneur, la gloire, et la louange. Et toutes les créatures qui sont dans le ciel, sur la terre, sous la terre, sur la mer, et tout ce qui s’y trouve, je les entendis qui disaient : A celui qui est assis sur le trône, et à l’Agneau, soient la louange, l’honneur, la gloire, et la force, aux siècles des siècles ! »

 

          C’est la volonté de Dieu le Père que les hommes offrent au Fils les mêmes honneurs divins qu’à lui-même.

 

          4) Hébreux 1.6 : « Et lorsqu’il introduit de nouveau dans le monde le premier-né, il dit : Que tous les anges de Dieu l’adorent. »

 

          Philippiens 2.10-11 : « Afin qu’au nom de Jésus, tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père. »

 

          Comparez Esaïe 45.21,23, où il est dit que c’est au nom de l’Éternel que tout genou doit fléchir.)

 

          Le Fils de Dieu, Jésus, doit être adoré comme Dieu, par les anges et par les hommes.

 

          Conclusion générale : Jésus-Christ est une personne qui doit être adorée par les anges et par les hommes, comme Dieu le Père lui-même est adoré.

 

RÉSUMÉ

 

          Par l’emploi de noms divins ; par l’application de tous les attributs distinctement divins ; par l’affirmation de plusieurs fonctions divines ; par des rapprochements entre les passages de l’Ancien Testament, relatifs à l’Éternel et des passages du Nouveau Testament, relatifs à Jésus-Christ ; par l’union du nom de Jésus-Christ avec celui de Dieu le Père, d’une manière qui serait inacceptable si l’on unissait le nom d’un être fini à celui de la Divinité ; par l’enseignement clair et précis que Jésus-Christ doit être adoré, comme Dieu le Père lui-même est adoré ; par toutes ces preuves irréfutables, Dieu, dans sa parole, proclame hautement et distinctement que Jésus est un Être divin, qu’il est Dieu.

 

         

          Note. - Quiconque refuse d’accepter Jésus comme son divin Sauveur et Seigneur, se rend coupable du très grand péché de rejeter Dieu. Souvent, un homme se croit bon, parce qu’il n’a jamais volé ou tué ou trompé son prochain. « De quel grand péché suis-je coupable ? », demande-t-il, avec satisfaction.

          Nous répondons : « Vous êtes coupable du péché terrible et qui va vous damner, de rejeter Dieu. » - Mais supposons que quelqu’un doute de la divinité de Jésus ou la nie. Sa culpabilité n’en reste pas moins la même. Douter d’un fait ou le nier ne change rien à ce fait. Supposons que quelqu’un nie la moralité d’un homme qui est en réalité l’honneur même. Le fait n’en est nullement modifié, mais rendrait celui qui l’a mis en doute coupable d’une terrible calomnie.

          De même, nier le fait de la divinité du Christ ne modifie pas ce fait mais il rend le négateur coupable d’une calomnie blasphématoire.

 

R.A. TORREY

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AFFIRMATIONS DE L’ANCIEN TESTAMENT FAITES CLAIREMENT AU

SUJET DE L’ÉTERNEL,

ET QUI, DANS LE NOUVEAU TESTAMENT,

S’APPLIQUENT A JÉSUS-CHRIST

 

          1) Psaume 102.25-28 : « Je dis : Mon Dieu, ne m’enlève pas au milieu de mes jours, toi, dont les années durent éternellement. Tu as anciennement fondé la terre, et les cieux sont l’ouvrage de tes mains. Ils périront, mais tu subsisteras, ils s’useront tous comme un vêtement, tu les changeras comme un habit, et ils seront changés. Mais toi, tu restes le même, et tes années ne finiront point. »

 

          Hébreux 1.10-12 : « Toi, Seigneur, tu as au commencement fondé la terre, et les cieux sont l’ouvrage de tes mains. Ils périront mais tu subsistes ; ils vieilliront tous comme un vêtement, tu les rouleras comme un manteau et ils seront changés. Mais toi, tu restes le même, et tes années ne finiront point. » Dans ce texte, ces paroles sont prises comme s’appliquant à Jésus-Christ.

 

          2) Esaïe 40.3-4 : « Une voix crie : Préparez au désert le chemin de l’Éternel, aplanissez dans les lieux arides une route pour notre Dieu. Que toute vallée soit exhaussée ; que toute montagne et toute colline soient abaissées ! Que les coteaux se changent en plaines, et les défilés étroits en vallons ! »

 

          Matthieu 3.3 ; Luc 1.68,69,76 : « Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël, de ce qu’il a visité et racheté son peuple, et nous a suscité un puissant Sauveur, dans la maison de David son serviteur. Et toi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-Haut. Car tu marcheras devant la face du Seigneur pour préparer ses voies. » Dans ces passages, Jésus est le Seigneur devant la face duquel le messager marchera.

 

          3) Jérémie 11.20 : « Mais toi, Éternel des armées ! Qui juges justement, et qui sondes les reins et les cœurs, tu me feras voir la vengeance que tu feras d’eux, car je t’ai découvert ma cause. »

          Jérémie 17.10 : « Moi, l’Éternel, j’éprouve le cœur, je sonde les reins, pour rendre à chacun selon ses voies, selon le fruit de ses œuvres. »

 

          Apocalypse 2.23 : « Je ferai mourir de mort ses enfants, et toutes les Églises connaîtront que je suis celui qui sonde les reins et les cœurs, et je vous rendrai à chacun selon vos œuvres. »

          Ici, c’est Jésus qui agit comme il est clairement dit dans l’Ancien Testament que l’Éternel agit.

 

          4) Esaïe 60.19 : « Ce ne sera plus le soleil qui te servira de lumière pendant le jour, ni la lune qui t’éclairera de sa lueur, mais l’Éternel sera ta lumière à toujours, ton Dieu sera ta gloire. »

          Voyez aussi Zacharie 2.5

 

          Ceci est dit de Jésus dans Luc 2.32 : « Lumière pour éclairer les nations, et gloire d’Israël, ton peuple. »

 

          5) Esaïe 6.1,3,10 : « L’année de la mort du roi Ozias, je vis le Seigneur assis sur un trône très élevé, et les pans de sa robe remplissaient le temple...Ils criaient l’un à l’autre, et disaient : Saint, saint, saint est l’Éternel des armées ! Toute la terre est pleine de sa gloire !...Rends insensible le cœur de ce peuple, endurcis ses oreilles, et bouche-lui les yeux, pour qu’il ne voie point de ses yeux, n’entende point de ses oreilles, ne comprenne point de son cœur, ne se convertisse point et ne soit point guéri. »

          Comparez Jean 12.37-41 : « Malgré tant de miracles qu’il avait faits en leur présence, ils ne croyaient pas en lui, afin que s’accomplît la parole qu’Esaïe, le prophète, a prononcée : Seigneur, qui a cru à notre prédication ? Et à qui le bras du Seigneur a-t-il été révélé ? Aussi ne pouvaient-ils croire, parce qu’Esaïe a dit encore : Il a aveuglé leurs yeux et il a endurci leur cœur, de peur qu’ils ne voient des yeux, qu’ils ne comprennent du cœur, qu’ils ne se convertissent, et que je ne les guérisse. Esaïe dit ces choses, lorsqu’il vit sa gloire et qu’il parla de lui. »

 

          Du passage de l’Ancien Testament, il ressort que c’est lorsqu’il vit la gloire de l’Éternel des armées qu’Esaïe prononça ces paroles, mais dans le Nouveau Testament, Jean dit que c’est lorsque Esaïe vit la gloire de Jésus-Christ. La conclusion est facile à tirer.

 

          6) Esaïe 8.13-14 : « C’est l’Éternel des armées que vous devez sanctifier, c’est lui que vous devez craindre et redouter. Et il sera un sanctuaire, mais aussi une pierre d’achoppement, un rocher de scandale pour les deux maisons d’Israël, un filet et un piège pour les habitants de Jérusalem. »

          Comparez 1 Pierre 2.7-8 : « L’honneur est donc pour vous qui croyez, mais pour les incrédules, la pierre qu’ont rejetée ceux qui bâtissaient est devenue la principale de l’angle, et une pierre d’achoppement et un rocher de scandale ; ils s’y heurtent pour n’avoir pas cru à la parole, et c’est à cela qu’ils sont destinés. »

 

          Dans l’Ancien Testament, l’Éternel est la pierre d’achoppement, etc...Dans le Nouveau Testament, c’est Jésus-Christ.

 

          7) Esaïe 8.12-13 : « N’appelez pas conjuration tout ce que ce peuple appelle conjuration, ne craignez pas ce qu’il craint et ne soyez pas effrayés. C’est l’Éternel des armées que vous devez sanctifier, c’est lui que vous devez craindre et redouter. »

          Comparez 1 Pierre 3.14-15 : « D’ailleurs, quand vous souffririez pour la justice, vous seriez heureux. N’ayez d’eux aucune crainte et ne soyez pas troublés, mais sanctifiez dans vos cœurs Christ le Seigneur, étant toujours prêts à vous défendre avec douceur et respect, devant quiconque vous demande raison de l’espérance qui est en vous. »

 

          8) Nombres 21.6-7 : « Alors l’Éternel envoya contre le peuple des serpents brûlants, ils mordirent le peuple et il mourut beaucoup de gens en Israël. Le peuple vint à Moïse, et dit : Nous avons péché, car nous avons parlé contre l’Éternel et contre toi. Prie l’Éternel afin qu’il éloigne de nous ces serpents. Moïse pria pour le peuple. »

          Comparez 1 Corinthiens 10.9, version Darby : « Et que nous ne tentions point Christ, comme quelques-uns d’eux le tentèrent, et ils périrent par les serpents. »

 

          9) Psaume 23.1 : « L’Éternel est mon berger, je ne manquerai de rien. » Esaïe 40.10-11 : « Voici le Seigneur, l’Éternel vient avec puissance et de son bras il commande, voici le salaire est avec lui et les rétributions le précèdent. Comme un berger, il paîtra son troupeau, il prendra les agneaux dans ses bras, et les portera dans son sein, il conduira les brebis qui allaitent. »

          Comparez Jean 10.11 : « Je suis le bon berger, le bon berger donne sa vie pour ses brebis. »

 

          Dans l’Ancien Testament, l’Éternel est le non berger ; dans le Nouveau, c’est Jésus.

 

          10) Ézéchiel 34.11,12,18 : « Car ainsi parle le Seigneur, l’Éternel. Voici, j’aurai soin moi-même de mes brebis, et j’en ferai la revue comme un pasteur inspecte son troupeau quand il est au milieu de ses brebis éparses, ainsi je ferai la revue de mes brebis, et je les recueillerai de tous les lieux où elles ont été dispersées au jour des nuages et de l’obscurité...Est-ce trop peu pour vous de paître dans le bon pâturage, pour que vous fouliez de vos pieds le reste de votre pâturage ? De boire une eau limpide, pour que vous troubliez le reste avec vos pieds ?

          Comparez Luc 19.10 : « Car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. » Dans l’Ancien Testament, c’est l’Éternel qui « cherche et sauve les perdus ». Dans le Nouveau, c’est Jésus.

 

          11) Le mot Seigneur (ou Éternel) dans l’Ancien Testament se rapporte toujours à Dieu, excepté quand le contexte indique clairement le contraire. « Seigneur, dans le Nouveau Testament se rapporte toujours à Jésus-Christ, excepté quand le contexte indique clairement le contraire.

 

          Conclusion : un très grand nombre d’assertions qui, dans l’Ancien Testament se rapportent distinctement à l’Éternel, à Dieu, s’appliquent dans le Nouveau à Jésus-Christ. En conclusion, dans la pensée et la doctrine du Nouveau Testament, Jésus-Christ occupe la place que l’Éternel occupe dans la pensée et la doctrine de l’Ancien Testament.

 

R.A. TORREY

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La divinité de Jésus-Christ : une preuve biblique supplémentaire...

 

LA MANIÈRE DONT LES NOMS DE DIEU LE PÈRE

ET DE JÉSUS-CHRIST LE FILS, SONT ASSOCIES

 

          2 Corinthiens 13.13 : « Que la grâce du Seigneur Jésus-Christ, et l’amour de Dieu, et la communion du Saint-Esprit, soient avec vous tous ! »

 

          Matthieu 28.19 : « Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. »

 

          1 Thessaloniciens 3.11 : « Que Dieu lui-même, notre Père, et notre Seigneur Jésus, aplanissent notre route pour que nous allions à vous. »

 

          1 Corinthiens 12.4-6 : « Il y a diversité de dons, mais le même Esprit, diversité de ministères, mais le même Seigneur, diversité d’opérations, mais le même Dieu qui opère tout en tous. »

 

          Tite 3.4-5 : « Mais lorsque la bonté de Dieu notre Sauveur et son amour pour les hommes ont été manifestés, il nous a sauvés, non à cause des œuvres de justice que nous aurions faites, mais selon sa miséricorde, par le baptême de la régénération et le renouvellement du Saint-Esprit. » (Comparez Tite 2.13, version Darby : « Attendant la bienheureuse espérance et l’apparition de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur Jésus-Christ. »)

 

          Romains 1.7 : « A tous ceux qui, à Rome, sont bien-aimés de Dieu, appelés à être saints : que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ. » (Plusieurs exemples semblables se rencontrent dans les différentes épîtres de Paul.)

 

          Jacques 1.1 : « Jacques, serviteur de Dieu et du Seigneur Jésus-Christ, aux douze tribus qui sont dans la dispersion, salut. »

 

          Jean 114.23 : « Jésus lui répondit : Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole et mon Père l’aimera, nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui. »

          « Nous », c’est-à-dire Dieu et moi.

 

          2 Pierre 1.1 : « Simon-Pierre, serviteur et apôtre de Jésus-Christ, à ceux qui ont reçu en partage une foi du même prix que la nôtre, par la justice de notre Dieu et du Sauveur Jésus-Christ. »

 

          Colossiens 2.2 (version Ostervald) : « Afin que leurs cœurs soient consolés, et qu’étant liés étroitement ensemble par la charité, ils soient enrichis d’une parfaite intelligence, pour connaître le mystère de notre Dieu et Père, et de Christ. » (Voyez ce même passage dans la version Segond).

 

          Jean 17.3 : « Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ. »

 

          Jean 14.1 : « Que votre cœur ne se trouble point. Croyez en Dieu et croyez en moi. » (Comparez Jérémie 17.5-7 : « Ainsi parle l’Éternel : Maudit soit l’homme qui se confie dans l’homme, qui prend la chair pour son appui, et qui détourne son cœur de l’Éternel. Il est comme un misérable dans le désert, et il ne voit point arriver le bonheur, il habite les lieux brûlés du désert, une terre salée et sans habitants. Béni soit l’homme qui se confie dans l’Éternel, et dont l’Éternel est l’espérance ! »)

 

          Apocalypse 7.10 : « Et ils criaient d’une voix forte en disant : Le salut est à notre Dieu qui est assis sur le trône, et à l’Agneau. »

 

          Apocalypse 5.13 : « Et toutes les créatures qui sont dans le ciel, sur la terre, sous la terre, sur la mer, et tout ce qui s’y trouve, je les entendis qui disaient : A celui qui est assis sur le trône, et à l’Agneau soient la louange, l’honneur, la gloire et la force, aux siècles des siècles ! »

          Comparez Jean 5.23 : « Afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui n’honore pas le Fils n’honore pas le Père qui l’a envoyé. »

 

          Le nom de Jésus-Christ est uni à celui de Dieu le Père, dans de nombreux passages, et cela, d’une manière qui ne serait pas possible s’il s’agissait d’associer le nom d’un être fini avec celui de la Divinité.

 

R.A. TORREY

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LES FONCTIONS DIVINES DE JÉSUS-CHRIST

 

1. La création

 

          Héb.1.10 : « Et encore : toi, Seigneur, tu as au commencement fondé la terre, et les cieux sont l’ouvrage de tes mains. »

          Jean 1.3 : « Toutes choses ont été faites par elle et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle. »

          Colossiens 1.16 : «Car en lui ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, trônes, dignités, dominations, autorités. Tout a été créé par lui et pour lui. »

 

          Le Fils de Dieu, le Verbe éternel, le Seigneur, est le créateur de toutes les choses créées.

 

2. La conservation

 

          Héb.1.3 : « Et qui, étant le reflet de sa gloire et l’empreinte de sa personne, et soutenant toutes choses par sa parole puissante, a fait la purification des péchés et s’est assis à la droite de la majesté divine dans les lieux très hauts. »

 

          Le Fils de Dieu soutient toutes choses, il est le conservateur de toutes choses.

 

3. Le pardon des péchés

 

          Marc 2.-11 : «Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique : Mon enfant, tes péchés sont pardonnés. Il y avait là quelques scribes qui étaient assis, et qui se disaient au-dedans d’eux : Comment cet homme parle-t-il ainsi ? Il blasphème. Qui peut pardonner les péchés si ce n’est Dieu seul ? Jésus ayant aussitôt connu par son esprit ce qu’ils pensaient au dedans d’eux, leur dit : Pourquoi avez-vous de telles pensées dans vos cœurs ? Lequel est le plus aisé, de dire au paralytique : Tes péchés sont pardonnés ou de dire : Lève-toi, prends ton lit, et marche ? Or, afin que vous sachiez que le Fils de l’homme a sur la terre le pouvoir de pardonner les péchés : Je te l’ordonne, dit-il au paralytique, lève-toi, prends ton lit, et va dans ta maison. »

          Luc 7.48 : «Et il dit à la femme : Tes péchés sont pardonnés. »

 

          Jésus-Christ a, sur la terre, le pouvoir de pardonner les péchés.

 

          Note. - Il a enseigné que c’était contre lui que le péché était commis. Voyez Luc 7.40-47 : « Jésus prit la parole et lui dit : Simon, j’ai quelque chose à te dire. - Maître, parle, répondit-il. - Un créancier avait deux débiteurs : l’un devait cinq cents deniers et l’autre cinquante. Comme ils n’avaient pas de quoi payer, il leur remit à tous deux leur dette. Lequel l’aimera le plus ? Simon répondit : Celui, je pense, auquel il a le plus remis. Jésus lui dit: Tu as bien jugé. Puis, se tournant vers la femme, il dit à Simon : Vois-tu cette femme ? Je suis entré dans ta maison, et tu ne m’as point donné d’eau pour laver mes pieds, mais elle, elle les a mouillés de ses larmes, et les a essuyés avec ses cheveux. Tu ne m’as point donné de baiser, mais elle, depuis que je suis entré, elle n’a point cessé de me baiser les pieds. Tu n’as point versé d’huile sur ma tête, mais elle, elle a versé du parfum sur mes pieds. C’est pourquoi, je te le dis, ses nombreux péchés ont été pardonnés car elle a beaucoup aimé. Mais celui à qui on pardonne peu, aime peu. »

 

          Il parle de Simon et de la femme comme de pécheurs, tous deux débiteurs envers lui.

 

          Comparez Psaume 51.6 : « J’ai péché contre toi seul, et j’ai fait ce qui est mal à tes yeux, en sorte que tu seras juste dans ta sentence, sans reproche dans ton jugement. »

 

4. La résurrection des morts

 

          Jean 6.39,44 : « Or, la volonté de celui qui m’a envoyé, c’est que je ne perde rien de tout ce qu’il m’a donné, mais que je le ressuscite au dernier jour...Nul ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et je le ressusciterai au dernier jour. »

 

          C’est Jésus-Christ qui ressuscite les morts.

 

          Question : Élie et Élisée ne ressuscitèrent-ils pas les morts ? Non, Dieu ressuscita les morts en réponse à leur prière, mais Jésus-Christ fait cela par sa propre parole. Pendant son abaissement, c’était par la prière que Christ ressuscita les morts. (Jean 11.41. - « Ils ôtèrent donc la pierre. Et Jésus leva les yeux en haut, et dit : Père, je te rends grâce de ce que tu m’as exaucé. »

 

5. La transformation des corps

 

          Philippiens 3.21 : « ...qui transformera le corps de notre humiliation en le rendant semblable au corps de sa gloire, par le pouvoir qu’il a de s’assujettir toutes choses. »

 

          Jésus-Christ transformera le corps de notre humiliation, en le rendant semblable à son corps glorieux.

 

6. Le jugement

 

          2 Timothée 4.1 : « Je t’en conjure devant Dieu, et devant Jésus-Christ, qui doit juger les vivants et les morts, et au nom de son apparition et de son royaume... »

 

          Jésus-Christ jugera les vivants et les morts.

 

          Note. - Jésus lui-même insiste sur le divin caractère de cette fonction. Jean 5.22-23 : « Le Père ne juge personne, mais il a remis tout jugement au Fils, afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui n’honore pas le Fils n’honore pas le Père qui l’a envoyé. »

 

7. Le don de la vie éternelle

 

          Jean 10.28 : « Je leur donne la vie éternelle ; et elles ne périront jamais et personne ne les ravira de ma main. »

          Jean 17.2 : « ...selon que tu lui as donné pouvoir sur toute chair, afin qu’il accorde la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés. »

 

          Jésus-Christ est celui qui donne la vie éternelle.

 

Conclusion générale

 

          Sept fonctions distinctes et divines sont attribuées à Jésus-Christ.

 

R.A. TORREY

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LES ATTRIBUTS DIVINS DE JÉSUS-CHRIST

 

1. L’omnipotence

 

          a) Luc 4.39 : « S’étant penché sur elle, il menaça la fièvre et la fièvre la quitta A l’instant, elle se leva, et les servit. »

 

          Jésus a toute puissance sur la maladie ; elle obéit à sa parole.

 

          b) Luc 7.14-15 : « Il s’approcha et toucha le cercueil. Ceux qui le portaient s’arrêtèrent. Il dit : Jeune homme, je te le dis, lève-toi. Et le mort s’assit et se mit à parler. Jésus le rendit à sa mère. »

          Luc 8.54-55 : «Mais il la saisit par la main, et dit d’une voix forte : Enfant, lève-toi. Et son esprit revint en elle, et à l’instant elle se leva ; et Jésus ordonna qu’on lui donne à manger. »

          Jean 5.25 : « En vérité, en vérité, je vous le dis, l’heure vient, et elle est déjà venue, où les morts entendront la voix du Fils de Dieu ; et ceux qui l’auront entendue vivront. »

 

          Le Fils de Dieu a toute puissance sur la mort ; elle obéit à sa parole.

 

          c) Matthieu 8.26-27 : « Il leur dit : Pourquoi avez-vous peur, gens de peu de foi ? Alors, il se leva, menaça les vents et la mer, et il y eut un grand calme. Ces hommes furent saisis d’étonnement : Quel est celui-ci, disaient-ils, à qui obéissent même les vents et la mer ? »

 

          Jésus a toute puissance sur les vents et la mer ; ils obéissent à sa parole.

 

          d) Matthieu 8.16 : « Le soir, on amena auprès de Jésus plusieurs démoniaques. Il chassa les esprits par sa parole, et il guérit tous les malades. »

          Luc 4.35,36,41 : « Jésus le menaça, disant : Tais-toi, et sors de cet homme. Et le démon le jeta au milieu de l’assemblée, et sortit de lui, sans lui faire aucun mal. Tous furent saisis de stupeur, et ils se disaient les uns aux autres : Quelle est cette parole ? Il commande avec autorité et puissance aux esprits impurs, et ils sortent ! Des démons aussi sortirent de beaucoup de personnes, en criant et en disant : Tu es le Fils de Dieu. Mais il les menaçait et ne leur permettait pas de parler, parce qu’ils savaient qu’il était le Christ. »

 

          Jésus, le Christ, le Fils de Dieu, a toute puissance sur les démons ; ils sont soumis à sa parole.

 

          e) Éphésiens 1.20,23 : « Il [Dieu] l’a [sa puissance] déployée en Christ, en le ressuscitant des morts, et en le faisant asseoir à sa droite dans les lieux célestes, au-dessus de toute domination, de toute autorité, de toute puissance, de toute dignité, et de tout nom qui se peut nommer, non seulement dans le siècle présent, mais encore dans le siècle à venir. Il a tout mis sous ses pieds, et il l’a donné pour chef suprême à l’Église, qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous. »

 

          Le Christ est infiniment au-dessus de toute domination, de toute dignité, de toute puissance et de tout nom qui se peut nommer, non seulement dans le siècle présent, mais encore dans le siècle à venir. Il a tout mis sous ses pieds. Toutes les hiérarchies du monde angélique sont au-dessous de lui.

 

          f) Hébreux 1.3 : « Et qui, étant le reflet de sa gloire et l’empreinte de sa personne, et soutenant toutes choses par sa parole puissante, a fait la purification des péchés et s’est assis à la droite de la majesté divine dans les lieux très hauts. »

 

          Le Fils de Dieu soutient toutes choses par la parole de sa puissance.

 

          Jésus-Christ, le Fils de Dieu, est omnipotent. Il peut tout.

 

2. L’omniscience

 

          a) Jean 14.16-19 : « Va, lui dit Jésus, appelle ton mari et viens ici. La femme répondit : Je n’ai point de mari. Jésus lui dit : Tu as eu raison de dire : Je n’ai point de mari, car tu as eu cinq maris, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari. En cela, tu as dit vrai. Seigneur, lui dit la femme, je vois que tu es prophète. »

 

          Jésus connaissait la vie des hommes, même leur histoire secrète.

 

          b) Marc 2.8 : « Jésus, ayant aussitôt connu par son esprit ce qu’ils pensaient au-dedans d’eux, leur dit : Pourquoi avez-vous de telles pensées dans vos cœurs ? »

          Luc 5.22 : « Jésus, connaissant leurs pensées, prit la parole et leur dit : Quelles pensées avez-vous dans vos cœurs ? »

          Jean 2.24-25 : « Mais Jésus ne se fiait point à eux, parce qu’ils les connaissait tous, et parce qu’il n’avait pas besoin qu’on lui rende témoignage d’aucun homme, car il savait lui-même ce qui était dans l’homme. »

 

          Jésus connaissait les pensées secrètes des hommes ; il connaissait tous les hommes ; il savait ce qui était dans l’homme.

          Comparez 2 Chroniques 6.30 : « Exauce-le des cieux, du lieu de ta demeure, et pardonne ; rends à chacun selon ses voies, toi qui connais le cœur de chacun, car seul tu connais le cœur des enfants des hommes » ; et encore, Jérémie 17.9-10 : « Le cœur est tortueux par-dessus tout et il est méchant, qui peut le connaître ? Moi, l’Éternel, j’éprouve le cœur, je sonde les reins, pour rendre à chacun selon ses voies, selon le fruit de ses œuvres. » Il nous est dit, dans ces passages, que Dieu « seul connaît le cœur des enfants des hommes. »

 

          c) Jean 6.64 : « Mais il en est parmi vous quelques-uns qui ne croient point. Car Jésus savait dès le commencement qui étaient ceux qui ne croyaient point et qui était celui qui le livraient. »

 

          Jésus savait, depuis le commencement, que Judas le trahirait. Non seulement les pensées actuelles des hommes, mais leurs choix futurs, lui étaient connus.

 

          d) Jean 1.48 : « D’où me connais-tu ? Lui dit Nathanaël. Jésus lui répondit : Avant que Philippe t’appelle, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu. »

 

          Jésus savait ce que les hommes faisaient, même à distance.

 

          e) Luc 22.10-12 : « Il leur répondit : Voici, quand vous serez entrés dans la ville, vous rencontrerez un homme portant une cruche d’eau, suivez-le dans la maison où il entrera, et vous direz au maître de la maison : Le Maître te dit : Où est le lieu où je mangerai la Pâque avec mes disciples ? Et il vous montrera une grande chambre haute, meublée, c’est là que vous préparerez la Pâque. »

          Jean 13.1 : « Avant la fête de Pâque, Jésus sachant que son heure était venue de passer de ce monde au Père, et ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, mit le comble à son amour pour eux. »

          Luc 5.4-6 : « Lorsqu’il eût cessé de parler, il dit à Simon : Avance en pleine eau et jetez vos filets pour pêcher. Simon lui répondit : Maître, nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre, mais, sur ta parole, je jetterai le filet. L’ayant jeté, ils prirent une grande quantité de poissons, et leur filet se rompit. »

 

          Jésus connaissait l’avenir, non seulement quant aux plans de Dieu, mais encore quant aux menues actions des hommes, même en rapport avec les poissons de la mer.

 

          Note. - La plus grande partie, sinon la totalité des éléments qui composent la connaissance, jusqu’au point où nous en sommes arrivés, pourraient, s’ils étaient les seuls, justifier le fait que le Dieu omniscient avait révélé à Jésus ces choses spéciales.

 

          f) Jean 21.17 : « Il lui dit pour la troisième fois : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? Pierre fut attristé de ce qu’il lui avait dit pour la troisième fois : m’aimes-tu ? Et il lui répondit : Seigneur, tu sais toutes choses, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes brebis. »

          Jean 16.30 : « Maintenant, nous savons que tu sais toutes choses, et que tu n’as pas besoin que personne t’interroge, c’est pourquoi nous croyons que tu es sorti de Dieu. »

          Colossiens 2.3 : « ...Savoir Christ, mystère dans lequel sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la science. »

 

          Jésus connaissait toutes choses ; en lui, sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la science.

 

          Jésus-Christ est omniscient.

 

          Note. - Nous verrons, lorsque nous étudierons l’humanité du Christ, qu’il a volontairement jeté un voile sur son omniscience et a consenti à ne pas l’exercer.

 

3. L’omniprésence

 

          a) Matthieu 18.20 : « Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux. »

 

          Jésus-Christ est présent dans tout endroit où deux ou trois sont assemblés en son nom.

 

          b) Matthieu 28.20 : « Enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. »

 

          Jésus-Christ est présent avec tous ceux qui, dans n’importe quelle partie du monde, s’efforcent de lui amener des disciples.

 

          c) Jean 14.20 : « En ce jour-là, vous connaîtrez que je suis dans mon Père, que vous êtes en moi, et que je suis en vous. »

          2 Corinthiens 13.5 : « Examinez-vous vous-mêmes, pour savoir si vous êtes dans la foi ; éprouvez-vous vous-mêmes. Ne reconnaissez-vous pas que Jésus-Christ est en vous ? À moins peut-être que vous ne soyez réprouvés. »

 

          Jésus-Christ est en chaque croyant.

 

          d) Éphésiens 1.23 : « ...qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous. »

 

          Jésus-Christ remplit tout en tous.

 

          Jésus-Christ est omniprésent.

 

4. L’éternité

 

          Jean 1.1 : « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. »

          Michée 5.1 : « Et toi, Bethléem Ephratah, petite entre les milliers de Juda, de toi sortira pour moi celui qui dominera sur Israël, et dont l’origine remonte aux temps anciens, aux jours de l’éternité. »

          Colossiens 1.17 : « Il est avant toutes choses, et toutes choses subsistent en lui. »

          Esaïe 9.5 : « Car un enfant nous est né, un fils nous est donné, et la domination reposera sur son épaule : on l’appellera Admirable Conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix. »

          Jean 17.5 : « Et maintenant, toi, Père, glorifie-moi auprès de toi-même de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde fût. » (Voyez aussi Jean 6.62)

          Jean 8.58 : « Jésus leur dit : En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu’Abraham fût, je suis. »

          1 Jean 1.1 : « Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché, concernant la parole de vie... »

          Hébreux 13.8 : « Jésus-Christ est le même hier et aujourd’hui, et éternellement. »

 

          Le Fils de Dieu était de toute éternité.

 

5. L’immutabilité

 

          Hébreux 13.8 :  « Jésus-Christ est le même hier et aujourd’hui, et éternellement. »

          Hébreux 1.12 : « Tu les rouleras comme un manteau et ils seront changés ; mais toi, tu restes le même, et tes années ne finiront point. »

 

          Jésus-Christ ne change pas. Non seulement il est toujours, mais il est toujours le même.

 

6. Dieu, avant de venir sur la terre

 

          Philippiens 2.6 : « Lequel, existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu. »

 

          Jésus-Christ, avant son incarnation, existait en forme de Dieu.

 

          Note. - Le mot grec traduit par « forme », veut dire la forme sous laquelle une personne ou une chose frappe la vision ; l’apparence extérieure.

 

7. La plénitude de la divinité

 

          Colossiens 2.9 : « Car en lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité. »

 

          En Christ, habite la plénitude de la divinité dans le sens corporel.

 

Conclusion générale

 

          Plus de cinq attributs divins sont appliqués à Jésus-Christ et il est dit que la plénitude de la divinité habite en lui.

 

R.A. TORREY

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LES NOMS DIVINS DE JÉSUS-CHRIST

 

1. Le Fils de Dieu

 

          Luc 22.70 : « Tous dirent : Tu es donc le Fils de Dieu ? Et il leur répondit : Vous le dites, je le suis. »

 

          « Le Fils de Dieu ». Ce nom est donné au Christ 40 fois, sans compter les expressions synonymes, «son Fils », « mon Fils » qui sont fréquentes.

          Il est évident que ce nom appliqué à Christ est un nom distinctement divin, comme l’atteste Jean 5.18 : « A cause de cela, les Juifs cherchaient encore plus à le faire mourir, non seulement parce qu’il violait le sabbat, mais parce qu’il appelait Dieu son propre Père, se faisant lui-même égal à Dieu. »

 

2. Le Fils unique

 

          Jean 1.18 : « Personne n’a jamais vu Dieu ; le Fils unique qui est dans le sein du Père, est celui qui l’a fait connaître. »

 

          « Le Fils unique ». Ceci revient 5 fois. Il est clair que l’affirmation que Jésus-Christ est le Fils de Dieu, dans le même sens que tous les hommes sont fils de Dieu, est erronée. Comparez Marc 12.6 (Version Synodale) : « Il avait encore un fils unique et bien-aimé, il le leur envoya le dernier, en disant : Ils respecteront mon fils ! » Ici, Jésus lui-même, après avoir parlé de tous les prophètes comme serviteurs de Dieu, parle de lui comme Fils « unique » et « bien-aimé ».

 

3. Le Premier et le Dernier

 

          Apocalypse 1.17-18 : « Quand je le vis, je tombai à ses pieds comme mort. Il posa sur moi sa main droite, en disant : Ne crains point. Je suis le premier et le dernier, et le vivant ».

 

          « Le Premier et le Dernier ». Comparez Esaïe 41.4 : « Qui a fait et exécuté ces choses ? C’est celui qui a appelé les générations dès le commencement. Moi, l’Éternel, le premier, et le même jusqu’aux derniers âges. » ; et encore, Esaïe 44.6 : « Ainsi parle l’Éternel, roi d’Israël et son rédempteur, l’Éternel des armées : Je suis le premier et je suis le dernier, et hors de moi, il n’y a point de Dieu. » Dans ces derniers passages, c’est « Jéhovah », le « Jéhovah des armées » qui est « le premier et le dernier ».

 

4. L’Alpha et l’Oméga, le Commencement et la Fin

 

          Apocalypse 22.12,13,16 : « Voici, je viens bientôt et ma rétribution est avec moi, pour rendre à chacun selon ce qu’est son œuvre. Je suis l’Alpha et l’Oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin. Moi, Jésus, j’ai envoyé mon ange pour attester ces choses dans les Églises. Je suis le rejeton et la postérité de David, l’étoile brillante du matin ».

 

          « L’Alpha et l’Oméga ».

          « Le Commencement et la Fin ».

 

          Comparez Apocalypse 1.8 : « Je suis l’Alpha et l’Oméga, dit le Seigneur Dieu, celui qui est, qui était et qui vient, le Tout-Puissant. » Ici, c’est le Seigneur Dieu qui est l’Alpha et l’Oméga.

 

5. Le Saint

 

          Actes 3.14 : « Vous avez renié le Saint et le Juste, et vous avez demandé qu’on vous accordât la grâce d’un meurtrier ».

 

          « Le Saint ». Dans Osée 11.9, il est écrit : « Je n’agirai pas selon mon ardente colère, je renonce à détruire Ephraïm, car je suis Dieu, et non pas un homme. Je suis le Saint au milieu de lui ; je ne viendrai pas avec colère » ; et dans plusieurs autres passages, c’est Dieu qui est « Le Saint ».

 

6. Le Seigneur

 

          Malachie 3.1 : « Voici, j’enverrai mon messager ; il préparera le chemin devant moi. Et soudain, entrera dans son temple, le Seigneur que vous cherchez, et le messager de l’alliance que vous désirez, voici, il vient, dit l’Éternel des armées ».

          Luc 2.11 : « C’est qu’aujourd’hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur ».

          Actes 9.17 : « Ananias sortit, et, lorsqu’il fut arrivé dans la maison, il imposa les mains à Saul, en disant : Saul, mon frère, le Seigneur Jésus, qui t’est apparu sur le chemin par lequel tu venais, m’a envoyé pour que tu recouvres la vue et que tu sois rempli du Saint-Esprit » (Comparez Jean 20.28 ; Hébreux 1.10).

 

          « Le Seigneur ». Ce nom ou titre est appliqué à Jésus des centaines de fois. Le mot traduit par « Seigneur » est employé dans le Nouveau-Testament, en parlant d’hommes, 9 fois ; par exemple : Actes 16.30 ; Jean 12.21, mais pas du tout de la même manière qu’il est appliqué à Christ. Christ est appelé « Le Seigneur » exactement comme Dieu l’est. Actes 4.26 : « Les rois de la terre se sont soulevés, et les princes se sont ligués contre le Seigneur et contre son Oint » ; et Actes 4.33 : « Les apôtres rendaient avec beaucoup de force témoignage de la résurrection du Seigneur Jésus ; et une grande grâce reposait sur eux tous. »

 

          Notez aussi Matthieu 22.43-45 : « Et Jésus leur dit : Comment donc David, animé par l’Esprit, l’appelle-t-il Seigneur, lorsqu’il dit : Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite, jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied. Si donc David l’appelle Seigneur, comment est-il son fils ? »

          Philippiens 2.11 : « Et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père. »

          Éphésiens 4.5 : « Un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême ».

          Si l’un de nos lecteurs avait des doutes sur l’attitude des apôtres de Jésus quant à sa divinité, nous lui recommandons de lire, l’un après l’autre, les passages qui parlent de lui comme Seigneur.

 

7. Le Seigneur de tous

 

          Actes 10.36 : « Il a envoyé la parole aux fils d’Israël, en leur annonçant la paix par Jésus-Christ qui est le Seigneur de tous ».

 

          « Le Seigneur de tous ».

 

8. Le Seigneur de gloire

 

          1 Corinthiens 2.8 : « Sagesse qu’aucun des chefs de ce siècle n’a connue, car s’ils l’avaient connue, ils n’auraient pas crucifié le Seigneur de gloire ».

 

          « Le Seigneur de gloire ».

 

          Dans le Psaume 24.8-10, il est écrit : « Qui est ce roi de gloire ? L’Éternel fort et puissant, l’Éternel puissant dans les combats. Portes, élevez vos linteaux ; élevez-les, portes éternelles ! Que le roi de gloire fasse son entrée ! Qui donc est ce roi de gloire ? L’Éternel (ou Seigneur) des armées. Voilà le roi de gloire ».

 

9. L’Admirable, le Dieu puissant, le Père éternel

 

          Esaïe 9.5 : « Car un enfant nous est né, un fils nous est donné, et la domination reposera sur son épaule ; on l’appellera admirable [comparez Juges 13.18, version Ostervald : « Et l’ange de l’Éternel lui dit : Pourquoi t’informes-tu ainsi de mon nom ? Il est admirable »], conseiller, Dieu puissant, Père éternel, prince de la paix ».

 

          « L’Admirable », « le Dieu puissant », « le Père éternel ».

 

10. Dieu

 

          Hébreux 1.8 : « Mais il a dit au Fils : Ton trône, ô Dieu, est éternel, le sceptre de ton règne est un sceptre d’équité ».

 

          « Dieu ».

 

          Dans Jean 20.28, il est écrit : « Thomas lui répondit : Mon Seigneur et mon Dieu ». Thomas appelle Jésus « mon Dieu » et il est doucement réprimandé pour n’avoir pas cru auparavant.

 

11. Dieu avec nous

 

          Matthieu 1.23 : « Voici, la vierge sera enceinte, elle enfantera un fils et on lui donnera le nom d’Emmanuel, ce qui signifie Dieu avec nous ».

 

          « Dieu avec nous ».

 

12. Notre grand Dieu

 

          Tite 2.13 (version Darby) : « ...Attendant la bienheureuse espérance, et l’apparition de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur Jésus-Christ ».

 

          « Notre grand Dieu ».

 

13. Dieu béni éternellement

 

          Romains 9.5 : « ...Les patriarches, et de qui est issu, selon la chair, le Christ, qui est au-dessus de toutes choses, Dieu béni éternellement. Amen ».

 

          « Dieu béni éternellement ».

 

          16 noms, impliquant clairement la divinité, sont appliqués au Christ dans la Bible, certains d’entre eux réitérés plusieurs fois, le nombre total atteignant des centaines.

 

R .A.TORREY

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