Notre société évolue. L’écrire est une banalité. Les mentalités changent, les modes de vie se transforment. Certaines valeurs qui semblaient éternelles, vacillent, pour faire place à des idées neuves qui étonnent, lorsqu’elles n’effraient pas.

          Le fonctionnement du foyer, l’éducation, les relations parents-enfants n’échappent pas à ces réformes. Tout est revu, à la baisse, par des intellectuels, des psychologues en mal de reconnaissance et de popularité. Ceux-là n’hésitent pas à « remettre cent fois l’ouvrage sur le métier », dépoussiérant la société de conceptions moyenâgeuses qui font tache sur l’écran futuriste d’une humanité décadente.

          Dieu n’a pas de leçons à recevoir de nous. Lui, « le Père, duquel tire son nom toute famille dans les cieux et sur la terre », trace, dans sa Parole éternelle, le sentier de l’éducation de nos enfants. La Bible n’est ni désuète, ni ringarde, ni dépassée. Aussi n’ai-je pas hésité à la consulter…

 

L’ENFANT ET LA DISCIPLINE

 

          Un psychologue a dit : « Les problèmes émotionnels de la jeunesse ne proviennent pas d’une discipline trop ferme, mais plutôt d’un manque de discipline ».

          La Bible dit : « La verge et la correction donnent la sagesse, mais l’enfant livré à lui-même fait honte à sa mère » (Proverbes 29.15). Nous en avons un triste exemple en la personne d’Adonija : « Adonija, fils de Haggith, se laissa emporter par l’orgueil jusqu’à dire : C’est moi qui serai roi ! Et il se procura un char et des cavaliers, et cinquante hommes qui couraient devant lui. Son père ne lui avait de sa vie fait un reproche, en lui disant : Pourquoi agis-tu ainsi ? » (1 Rois 1.5-6)

          L’enfant a besoin d’être aimé, mais aussi d’être discipliné. Dire que l’amour suffit pour être de bons parents est aussi illusoire que de dire que l’amour suffit pour la réussite d’un mariage. D’ailleurs, quelle personne divorcée n’admettra pas avoir aimé son conjoint à un moment donné ?

          Tout sentiment d’affection, de tendresse et d’amour doit être tempéré par la connaissance, la compréhension et le contrôle de soi.

          Certains parents appliquent la philosophie de ne jamais dire « non » à leurs enfants. Ils en font des irresponsables, qui n’ont d’égard pour rien ni pour personne. Un enfant à la liberté illimitée est facilement déséquilibré. Il viendra à croire qu’il n’est pas aimé ! La Bible dit : « Celui qui ménage sa verge hait son fils, mais celui qui l’aime cherche à le corriger » (Proverbes 13.24).

          Il est donc bon pour établir de bonnes relations avec les enfants, d’avoir des règles de conduite à suivre.

          Une discipline efficace demande beaucoup de sagesse, de patience et de persévérance.

          Le véritable amour discipline. Il y a donc un équilibre :

                    aimer sans discipliner n’est que du sentimentalisme

                    discipliner sans aimer est de la tyrannie

                    veiller au danger de ne pas corriger

                    prendre garde au danger de mal corriger

                    ne pas sombrer dans le piège de corriger abusivement.

 

          Voici quelques précieux passages de l’Écriture :

          « Châtie ton fils, car il y a encore de l’espérance ; mais ne désire point de le faire mourir (Proverbes 19.18).

          « Pères, n’irritez pas vos enfants, de peur qu’ils ne se découragent » (Colossiens 3.21).

          « Et vous, pères, n’irritez pas vos enfants, mais élevez-les en les corrigeant et en les instruisant selon le Seigneur » (Éphésiens 6.4).

 

          L’exercice d’une bonne discipline est récompensé. La Parole de Dieu déclare : « Châtie ton fils, et il te donnera du repos, et il procurera des délices à ton âme » (Proverbes 29.17).

 

Le but de la discipline

 

          Il est triple. Il vise à inculquer à l’enfant :

                    L’obéissance,

                    Le respect,

                    La notion de responsabilité.

 

          L’absence de discipline engendre des catastrophes.

          Il est important de noter les conséquences morales et spirituelles de la discipline. Que dit la Bible ?

          « N’épargne pas la correction à l’enfant ; si tu le frappes de la verge, il ne mourra point. En le frappant de la verge, tu délivres son âme du séjour des morts » (Proverbes 23.13-14).

          « La folie est attachée au cœur de l’enfant ; la verge de la correction l’éloignera de lui » (Proverbes 22.15).

          « Nos pères nous châtiaient pour peu de jours, comme ils le trouvaient bon ; mais Dieu nous châtie pour notre bien, afin que nous participions à sa sainteté. Il est vrai que tout châtiment semble d’abord un sujet de tristesse, et non de joie ; mais il produit plus tard pour ceux qui ont été ainsi exercés un fruit paisible de justice » (Hébreux 12.10-11).

 

Établir des règles de conduite

 

          L’enfant a besoin de savoir ce qu’on attend de lui. Il se sent alors en sécurité.

 

          Il a besoin du conseil de ses parents. Derrière une « révolte » apparente, il y a souvent un sentiment de respect pour les parents et le bonheur de savoir qu’ils prennent soin de lui.

 

          Il est indispensable d’établir des règles de conduite mais avec intelligence. Il faut en expliquer les raisons à l’enfant, rester ouvert aux suggestions, garder un bon dialogue, traiter l’enfant avec amour et respect.

          Parents, soyez prêts à reconnaître vos propres erreurs, et à changer éventuellement d’attitude.

 

Corriger, mais choisir les bonnes méthodes

 

          Il faut éviter à tout prix la rupture du dialogue. Si l’on dit à l’enfant : « Va dans ta chambre », une telle méthode de correction risque de développer chez l’enfant un esprit de vengeance. Que fera-t-il, seul dans sa chambre ? Que va-t-il penser ? Il va « ruminer », et il peut interpréter la punition infligée comme un rejet.

 

          Il faut aussi éviter l’humiliation publique. Punir l’enfant devant les autres est une attitude cruelle ! L’humiliation et la honte publiques blessent l’enfant. Tôt ou tard, il répliquera pour défendre sa réputation.

 

          Que penser de la méthode qui consiste à ridiculiser l’enfant, à coups de paroles blessantes, du genre : « Tu es un incapable », « tu es stupide », « tu es un paresseux »…

          Cette méthode de correction est la plus ignoble. Et pourtant, tant de parents l’utilisent ! L’enfant lutte (quoi qu’on en pense) pour essayer d’améliorer son image. Il croit les déclarations de ses parents, bonnes ou mauvaises. Ces paroles négatives, blessantes ne le pousseront jamais à obéir ; elles le paralyseront dans son épanouissement. Dans certains cas, elles seront génératrices d’un complexe d’infériorité.

 

          Avoir recours aux cris et aux menaces est une méthode inefficace. Bien des parents y ont pourtant recours, et nous les entendons d’ici : « Si tu continues, ça va mal aller pour toi ; tu le regretteras ! » Ils espèrent produire de la crainte dans le cœur de leur enfant, mais ils échouent. Un enfant respectera rarement des parents qui le menacent pour le corriger.

          L’aspect « positif » de cette méthode est qu’elle révèle l’immaturité des parents !

 

Utiliser le « bâton » au bon moment

 

          La Bible dit : « « La folie est attachée au cœur de l’enfant ; la verge de la correction l’éloignera de lui » (Proverbes 22.15).

          Il y a deux raisons pour lesquelles nous devrions utiliser la verge et non pas nos mains pour corriger l’enfant. D’une part, cela nous permet de nous calmer jusqu’à ce que nous trouvions la verge ! D’autre part, la main ne devrait être utilisée que pour caresser, aimer, aider l’enfant, et non pour le corriger.

 

          Dans quelles circonstances utiliser la verge ? Pas pour tout, pas pour rien. Il faut appliquer la Parole de Dieu à bon escient, sinon l’enfant ne se sentira pas corrigé, mais battu. Il y a un abîme entre les deux !

          La correction se justifie quand il y a rébellion, désobéissance volontaire, et non pas à cause d’une maladresse, d’une erreur ou d’une étourderie.

          L’un des buts de la correction est d’apprendre l’obéissance. Quand le papa est à la maison, c’est lui qui doit corriger l’enfant, et non la maman. Mais les deux doivent être d’accord devant l’enfant. S’il y a un désaccord entre les parents sur la correction, c’est en privé que le désaccord doit se régler. Si le papa corrige, et que, par derrière, la maman console, faisant passer son mari pour un « méchant » papa, c’est une catastrophe.

 

          Il faut corriger immédiatement. Quelle erreur quand maman déclare en fronçant les sourcils : « Attends que papa arrive, et tu vas recevoir ! » Si papa est pris dans les embouteillages pour rentrer à la maison, il s’écoulera beaucoup de temps entre la désobéissance, ou la rébellion, ou l’insolence...et la correction. Cette dernière s’avérera alors dangereuse pour plusieurs raisons :

          Premièrement, l’enfant cherchera à se justifier. Attendre trop longtemps pour corriger peut laisser le temps à l’enfant de se croire innocent au moment de la correction. Il pensera que papa et maman ont tort, et qu’ils le punissent injustement.

          Deuxièmement, l’enfant oublie facilement les détails, et la correction tardive peut, là encore, lui sembler injuste.

          Troisièmement, la crainte est un tourment. L’utiliser pour essayer de changer le comportement de l’enfant, c’est lui faire beaucoup de mal. Il est nécessaire d’appliquer la correction immédiatement pour libérer la conscience de toute culpabilité et de toute angoisse.

 

          Enfin, il convient de manifester beaucoup d’amour après la correction. Montrez que vous n’êtes pas fâché. Montrez l’esprit du pardon. Ne parlez plus de la faute commise ; l’enfant a été corrigé. Une discipline correcte libère l’enfant de sa mauvaise conscience et lui rend paix et sécurité.

 

Donner un bon exemple

 

          Un gramme d’exemple vaut mieux qu’une tonne de conseils. C’est vrai pour l’enfant. Il est plus influencé par l’exemple de ses parents que par leurs paroles. Il est donc indispensable que paroles et conduite aillent ensemble.

 

          Chers parents, veillez sur les points suivants :

          Ne vous querellez pas devant vos enfants. Ne vous querellez pas du tout, d’ailleurs. Votre enfant sera effrayé, et il éprouvera un sentiment d’insécurité. Il pourra s’ensuivre un rejet de l’autorité parentale. La Bible dit : « Que toute amertume, toute animosité, toute colère, toute clameur, toute calomnie, et toute espèce de méchanceté, disparaissent du milieu de vous » (Éphésiens 4.31)

 

          Si vous vous êtes querellés, ne tardez pas à vous réconcilier, en demandant à votre enfant de vous excuser. Eh oui !

 

          Ne faites pas de différence entre vos enfants. Souvenez-vous d’un certain foyer du livre de la Genèse : « Ces enfants grandirent. Esaü devint un habile chasseur, un homme des champs ; mais Jacob fut un homme tranquille, qui restait sous les tentes. Isaac aimait Esaü, parce qu’il mangeait du gibier ; et Rebecca aimait Jacob. » (Genèse 25.27-28) Vous connaissez votre Bible, et vous savez l’atmosphère qui a régné dans ce foyer !

          Un enfant qui se sent moins aimé, porte en lui une souffrance dont il ne guérit parfois jamais.

 

          Ne commettez pas l’erreur de vouloir un enfant du sexe de votre choix. On ne devrait jamais reprocher à une fille de ne pas être un garçon, ni à un garçon de ne pas être une fille. Certains enfants peuvent mettre des années à se remettre du choc produit par leurs parents pour une telle remarque terriblement blessante.

          Parents, nous avons besoin de méditer sur ce passage de l’Écriture, dans lequel David dit à Dieu : « C’est toi qui as formé mes reins, qui m’as tissé dans le sein de ma mère » (Psaume 139.13)

 

          Enfin, n’oubliez jamais que l’amour mutuel des parents influence les enfants. Bien des problèmes de discipline disparaissent si l’enfant sait que ses parents s’aiment. Un tel amour est facteur de sécurité et de stabilité pour sa jeune vie. Il n’a pas besoin alors de longues explications sur la nature de Dieu !

 

Paul BALLIERE

www.batissezvotrevie.fr

 


 

Y A-T-IL DES PARENTS A LA MAISON ?

 

          Le foyer est, par excellence, le lieu où l’homme en devenir se forme et fait l’apprentissage de la vie. Là, il apprend – ou devrait apprendre – la soumission, le respect d’autrui et l’acceptation de l’autorité. Il y découvre – ou devrait y découvrir – le don de soi, l’art de servir et surtout l’amour de Dieu.

          N’est-il pas reconnu que l’on adopte volontiers les idées, la religion, la politique de ceux qui ont su se faire aimer ? Aussi, quelle responsabilité pour les parents chrétiens de transmettre la foi véritable à leurs enfants ! En sont-ils au moins conscients ?

 

          Certes, il n’est pas facile d’être parents. Rude mission, trop souvent remplie sans préparation aucune (pas de diplômes exigés), accomplie au petit bonheur, selon son humeur, en se référant à sa propre éducation. En jetant un regard en arrière et en considérant davantage après qu’avant – que de vieux pères ont soupiré avec tristesse : « Ah ! Si j’avais su ! »

 

          La Parole de Dieu est le guide par excellence pour tous les parents chrétiens. Puissent-ils y puiser constamment les conseils, les avertissements, les réflexions, les réponses dont ils ont besoin, pour conduire leurs enfants dans les voies de Dieu !

 

          Chers parents, votre responsabilité, votre privilège aussi, est d’instruire vos enfants selon le Seigneur.

          La Bible dit :

 

          « Ce que nous avons entendu, ce que nous savons, ce que nos pères nous ont raconté, nous ne le cacherons point à leurs enfants ; nous dirons à la génération future les louanges de l’Éternel, et sa puissance, et les prodiges qu’il a opérés. Il a établi un témoignage en Jacob, il a mis une loi en Israël, et il a ordonné à nos pères de l’enseigner à leurs enfants, pour qu’elle soit connue de la génération future, des enfants qui naîtraient, et que devenus grands, ils en parlent à leurs enfants, afin qu’ils mettent en Dieu leur confiance, qu’ils n’oublient pas les œuvres de Dieu, et qu’ils observent ses commandements. » (Psaume 78.3-7).

 

          Avez-vous remarqué que l’éducation spirituelle n’est pas laissée au bon plaisir, à la libre appréciation ou à l’humeur des parents, mais elle est un ordre de Dieu ? « Il a ordonné à nos pères de l’enseigner à leurs enfants ».

          Avez-vous remarqué également, comment la vie spirituelle, la foi, la relation avec Dieu doivent être transmises de génération en génération ? Notre texte fait allusion à trois générations : les pères, ceux qui ont reçu leur enseignement, et « la génération future » ; la seconde partie du texte biblique fait même allusion à quatre générations : les pères qui ont reçu la loi de l’Éternel, leurs enfants à qui ils doivent l’enseigner, « la génération future », et les enfants qui naîtront de cette génération future ! Dieu voit loin. La vie avec lui est un trésor inestimable pour ses créatures. Aussi désire-t-il que de telles richesses soient transmises de génération en génération. Elles le furent dans la famille de Timothée. Quelle famille bénie ! La foi sincère habita d’abord dans le cœur de la grand-mère Loïs, puis dans le cœur de la maman Eunice, et enfin dans le cœur de Timothée (2 Timothée 1.5). Trois belles générations de croyants !

          A propos de notre texte (Psaume 78.3-7), notons enfin que Dieu attendait des parents qu’ils transmettent à leurs enfants, non une morale, mais une vie. Il s’agissait de dire aux enfants les louanges de l’Éternel, sa puissance, et les prodiges qu’il avait opérés. Il était question également d’enseigner aux enfants la Parole de Dieu afin qu’elle engendre la foi, la mémoire individuelle et collective de ses œuvres, et l’obéissance.

          Où sont les parents aujourd’hui ? Quelle place a la vie spirituelle dans le foyer ? Quelle influence exerce la Parole de Dieu sur la famille soi-disant chrétienne ? Des foyers se déchirent, se brisent, des maisons s’écroulent parce que Dieu n’y est plus le Maître depuis longtemps.

 

          Dans son cantique de reconnaissance à Dieu, le roi Ézéchias dit : « Le vivant, le vivant, c’est celui-là qui te loue, comme moi aujourd’hui ; le père fait connaître à ses enfants ta fidélité » (Esaïe 38.18).

          Chers parents qui lisez ces lignes, le faites-vous ? Êtes-vous vraiment soucieux du salut de vos enfants ? Avez-vous le saint et brûlant désir de les « pousser » vers Jésus ?

 

          A propos d’Abraham, Dieu déclarait : « Je l’ai choisi, afin qu’il ordonne à ses fils et à sa maison après lui de garder la voie de l’Éternel en pratiquant la droiture et la justice, et qu’ainsi l’Éternel accomplisse en faveur d’Abraham les promesses qu’il lui a faites... » (Genèse 18.19).

 

          Le Psalmiste s’écrie : « O Dieu ! Nous avons entendu de nos oreilles, nos pères nous ont raconté les œuvres que tu as accomplies de leur temps, aux jours d’autrefois. » (Psaume 44.2). Le prophète Joël dit : « Écoutez ceci, vieillards ! Prêtez l’oreille, vous tous, habitants du pays ! Rien de pareil est-il arrivé de votre temps, ou du temps de vos pères ? Racontez-le à vos enfants, et que vos enfants le racontent à leurs enfants, et leurs enfants à la génération qui suivra ! » (Joël 1.2-3)

          Sommes-nous réellement préoccupés du salut des nôtres ? Que faisons-nous pour qu’ils entendent et reçoivent l’Évangile ? Vivons-nous en leur présence comme de véritables parents chrétiens ? Nos enfants vivent-ils dans une atmosphère spirituelle et heureuse ?

 

          Rappelons-nous les paroles de notre bien-aimé Seigneur et Sauveur : « Laissez les petits enfants, et ne les empêchez pas de venir à moi ; car le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent ». (Matthieu 19.14). Et l’évangéliste ajoute : « Il leur imposa les mains... » (verset 15).

          Croyez que l’Évangile peut être reçu par votre enfant ! Soyez pleinement convaincus qu’il peut naître de nouveau tout comme un adulte. Présentez votre fils, votre fille à Jésus, avec persévérance. Il a le pouvoir d’éclairer et de régénérer. « C’est lui qui le fera ».

 

Paul BALLIERE

www.batissezvotrevie.fr

 


 

DES PARENTS QUI PRIENT

 

Un jour, nous allons tous nous tenir devant le trône du jugement et répondre au Seigneur de la façon dont nous avons élevé nos enfants. Et à ce moment, aucun de nous ne pourra présenter d'excuses ou blâmer une autre personne. C'est pour cette raison que nous devons nous examiner nous-mêmes aujourd'hui et nous demander : avons-nous élevé nos enfants dans la crainte du Seigneur, les conseillant et les mettant en garde ? Avons-nous modelé à leur intention une vie d'amour et de révérence pour Dieu ?

 

Je me souviens avoir joué dehors enfant en entendant ma mère prier pour moi depuis le troisième étage de notre maison. Son exemple est resté vivace dans ma mémoire. Plus tard, quand Gwen et moi avons élevé nos enfants, nous avons fait la même chose, priant pour nos enfants en accord avec la Parole de Dieu : “Seigneur, fais de nos fils des arbres plantés près des fleuves d'eau vive. Fais de nos filles des pierres taillées dans ton palais. Garde les tous des plans du Malin” (voir Esaïe 61:3 et Psaumes 144:12).

 

Tous les parents chrétiens ont de grands espoirs pour leurs enfants. Je le vois régulièrement dans notre communauté, lorsque des parents amènent leurs enfants pour qu'ils soient consacrés au Seigneur. Notre équipe pastorale prie pour que Dieu place Son amour et Sa protection sur ces petits.

 

Mais, de temps à autre, je ne peux m'empêcher de me demander : combien de ces précieux enfants vont finir dans les griffes du diable, dans la drogue, dans la criminalité, parce que leur maman ou leur papa vont devenir négligeant quant à l'atmosphère spirituelle de leur foyer ? Vont-ils finir en ruine parce que leurs parents se seront drapés dans leurs propres problèmes, ne leur accordant jamais attention ou une juste discipline ?

 

Peut-être es-tu un parent qui souffre parce que ton fils ou ta fille adulte ne sert plus le Seigneur. Ou peut-être as-tu le cœur brisé parce que ton enfant est pris dans la drogue ou dans l'alcool. Tu as vu ton enfant qui avait le cœur si tendre lorsqu'il était jeune devenir amer, endurci et perdu.

 

Ce message n'a pas pour but de te condamner. Personne ne peut revenir sur le passé. Mais j'ai une question pour toi. Lorsque tu considères tes années en tant que parent, as-tu été un véritable garde de ton foyer ? As-tu quotidiennement demandé la protection de ton enfant dans la prière ? Ou bien étais-tu trop occupé ? As-tu permis à tes enfants de t'intimider ?

 

Tout cela, c'est le passé. Mais il reste une chose que tu peux faire : tu as encore cet appel à prier avec persévérance pour le salut de tes enfants. C'est la vérité : tu peux rattraper dans la prière aujourd’hui ce que tu as manqué de faire ces dernières années. Tu peux encore rechercher la face de Dieu, baigner tes bien-aimés de prières et appeler le Saint-Esprit pour qu'Il les convainque de péché et les amène à la croix.

 

David wilkerson

 


 

A L’HEURE DES « POURQUOI »

(suite 2)

 

Vous avez dit « transmission » ?

 

          Rappelons une fois encore le texte qui sert de base à notre réflexion :

          « Lorsque ton fils te demandera un jour : Que signifient ces préceptes, ces lois et ces ordonnances, que l’Éternel, notre Dieu, vous a prescrits ? tu diras à ton fils : Nous étions esclaves de Pharaon en Égypte, et l’Éternel nous a fait sortir de l’Égypte par sa main puissante. L’Éternel a opéré, sous nos yeux, des miracles et des prodiges, grands et désastreux, contre l’Égypte, contre Pharaon et contre toute sa maison ; et il nous a fait sortir de là, pour nous amener dans le pays qu’il avait juré à nos pères de nous donner. L’Éternel nous a commandé de mettre en pratique toutes ces lois et de craindre l’Éternel, notre Dieu, afin que nous fussions toujours heureux, et qu’il nous conservât la vie, comme il le fait aujourd’hui. Nous aurons la justice en partage, si nous mettons soigneusement en pratique tous ces commandements devant l’Éternel, notre Dieu, comme il nous l’a ordonné. » (Deutéronome 6.20-25)

 

La transmission à l’enfant d’un « vécu »

 

          « Tu diras à ton fils : Nous étions esclaves de Pharaon en Égypte, et l’Éternel nous a fait sortir de l’Égypte par sa main puissante. » (v.21)

          Tu diras...Nous ne sommes pas appelés à dire n’importe quoi à nos enfants. Dieu lui-même trace ici les bases de la pédagogie spirituelle.

 

          « Nous étions esclaves ». Il est bon et bien, voire indispensable, que nos enfants ne soient pas « écrasés » par notre « spiritualité », notre savoir, mais qu’ils sachent que ce que nous sommes, nous le devons à la grâce de Dieu. Sans cette grâce imminente de notre Seigneur, nous serions comme nos enfants que nous enseignons. Il est à souhaiter, qu’à l’inverse, les enfants ne soient pas repoussés, dégoûtés de l’Évangile, à cause d’un père ou d’une mère qui se dit chrétien, mais qui vit encore dans l’esclavage du péché.

 

          Le « vécu » dont je parle est la grande délivrance opérée dans notre vie par la puissance de Dieu. Parents, pédagogues chrétiens, je vous en supplie au nom de Jésus-Christ, ne transformez pas votre enseignement en leçon de morale chrétienne. L’Évangile n’est pas un code de morale, mais un fleuve de vie.

          Dieu est puissant pour libérer de l’esclavage. C’est ce que le petit israélite devait savoir. C’est ce que nos enfants doivent apprendre et expérimenter. Dans sa seconde lettre à Timothée, l’apôtre déclare : « Paul, apôtre de Jésus-Christ, par la volonté de Dieu, pour annoncer la promesse de la vie qui est en Jésus-Christ. » (2 Timothée 1.1) Vous n’êtes ni apôtre, ni prophète, ni évangéliste, ni pasteur-docteur, mais vous êtes un papa, une maman, et à ce titre, vous devez annoncer à vos enfants la promesse de la vie qui est Jésus-Christ, et leur raconter les hauts faits divins de votre délivrance.

 

La transmission du « miraculeux »

 

          « L’Éternel a opéré, sous nos yeux, des miracles et des prodiges, grands et désastreux, contre l’Égypte, contre Pharaon et contre toute sa maison. » (v.22)

          Si notre Évangile n’est pas celui du miracle divin, il n’est pas l’Évangile. Quelles sont les dernières lignes écrites par l’évangéliste Marc ? « Le Seigneur travaillait avec eux, et confirmait la parole par les miracles qui l’accompagnaient. » (Marc 16.20)

          Dans un siècle de rationalisme et de technologie en développement constant et accéléré, notre responsabilité de parents est de ramener nos enfants vers le Dieu de leurs pères, un Dieu de miracles. Transmettons-leur avec joie et enthousiasme toutes les choses merveilleuses que nous avons vécues dans le passé, et vivons les miracles avec eux dans le présent.

          Quelle joie ce fut pour mon épouse et moi, de parler de la bonté, de la fidélité, de la puissance du Seigneur à notre égard ! Nous nous sommes efforcés de semer dans leur jeune cœur la petite graine de la foi. Et quel bonheur de vivre les miracles de Dieu avec eux, pour eux, au fil des années. Je sais que ces diamants divins sont une partie de leur richesse spirituelle aujourd’hui.

          Le temps me manquerait pour vous parler de toutes les grâces surnaturelles reçues au cours de ce demi-siècle de marche avec notre Seigneur. Il est magnifique !

 

La transmission de la fidélité de Dieu

 

          « Et il nous a fait sortir de là, pour nous amener dans le pays qu’il avait juré à nos pères de nous donner. » (v.23)

          Les promesses de Dieu sont certaines et véritables. L’Éternel veille sur sa parole pour l’accomplir. Si les pédagogues chrétiens, ou les parents ont une faille sur ce point-là, s’ils doutent de la fidélité de Dieu, leur instruction sera déficiente. Soit consciemment ou inconsciemment, ils conduiront l’enfant dans l’ornière de leur propre doute, soit ils auront un enseignement hypocrite.

          Jésus a nous a prévenus : « Celui donc qui supprimera l’un de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire de même, sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux ; mais celui qui les observera, et qui enseignera à les observer, celui-là sera appelé grand dans le royaume des cieux. » (Matthieu 5.19) Cette parole de Jésus est très intéressante. Elle nous montre que l’état spirituel de l’enseignant transcende son enseignement.

          Si la foi et l’obéissance à la Parole de Dieu habitent le cœur des pédagogues et des parents, leur « transmission » sera puissante et efficace. L’inverse est malheureusement tout aussi vrai.

 

Amener l’enfant à la Parole de Dieu

 

          « L’Éternel nous a commandé de mettre en pratique toutes ces lois et de craindre l’Éternel, notre Dieu, afin que nous fussions toujours heureux, et qu’il nous conservât la vie, comme il le fait aujourd’hui. Nous aurons la justice en partage, si nous mettons soigneusement en pratique tous ces commandements devant l’Éternel, notre Dieu, comme il nous l’a ordonné. » (v.24-25)

 

          Revenons un instant aux paroles précédentes. Dieu dit : « Tu diras à ton fils : Nous étions esclaves de Pharaon en Égypte, et l’Éternel nous a fait sortir de l’Égypte par sa main puissante. L’Éternel a opéré, sous nos yeux, des miracles et des prodiges, grands et désastreux, contre l’Égypte, contre Pharaon et contre toute sa maison ; et il nous a fait sortir de là, pour nous amener dans le pays qu’il avait juré à nos pères de nous donner. » C’est cet enseignement-là qui fera éviter l’écueil d’une pédagogie froide, sèche, stérile, intellectuelle, moralisante et formaliste. L’enfant a besoin de comprendre le « pourquoi » de la démarche vers la Parole de Dieu.

 

          Ô, que le Saint-Esprit convainc nos petits de vivre la Parole de Dieu. C’est le secret du bonheur : « ... afin que nous soyons toujours heureux. »

          C’est aussi le secret de la vie, la vraie : « et que l’Éternel nous conserve la vie. »

          C’est enfin le chemin d’une existence agréable à Dieu : « Nous aurons la justice en partage. »

 

          La Parole de Dieu déclare : « Tu aimeras l’Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force. Et ces commandements, que je te donne aujourd’hui, seront dans ton cœur. Tu les inculqueras à tes enfants, et tu en parleras quand tu seras dans ta maison, quand tu iras en voyage, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras. Tu les lieras comme un signe sur tes mains, et ils seront comme des fronteaux entre tes yeux. » (Deutéronome 6.5-8)

          Bien-aimés frères et sœurs, parents chrétiens, n’ayons pas des enfants pour peupler l’enfer ! Que l’amour de Dieu remplisse notre cœur ! Que sa Parole gouverne notre vie ! Que cette Parole découle de notre sein en douces instructions pour nos petits et nos jeunes, et en sainte conversation en famille. La Parole de Dieu doit briller dans tous les actes de la vie journalière. C’est ce que je crois avoir compris du christianisme authentique…

 

          Comment enseignons-nous les enfants à la maison ? Comment la Parole de Dieu est-elle transmise dans nos églises ? L’école du dimanche est-elle devenue un atelier de peinture, de pâte à modeler, une séance de guignol, la kermesse d’un pseudo-évangile, ou tout simplement une garderie ? Jésus est-il réduit à un copain de BD, ou est-il le Seigneur tout-puissant et le Sauveur ? Et que dire de nos réunions de jeunesse ?

          Rendons la Parole de Dieu attrayante pour la nouvelle génération et ce, non par les paillettes du monde, mais dans la puissance du Saint-Esprit. L’Esprit vivifie. La chair ne sert de rien, sinon à enfanter la chair. C’est la loi de l’espèce.

          Nos enfants peuvent-ils voir la Parole de Dieu briller chaque jour dans notre vie ? La voient-ils à l’honneur et à sa vraie place dans l’Église ? Influence-t-elle notre humeur, notre caractère, nos habitudes, nos occupations, nos loisirs ? Enseigner la Parole de Dieu aux enfants, sans la vivre nous-mêmes, serait une comédie évangélique. Pardon, une tragédie !

 

          Le Livre de Dieu n’est pas un manuel scolaire qu’il faille aborder comme un devoir. Nos enfants doivent sentir notre respect, notre amour, notre foi, notre obéissance à l’égard des Écritures.

 

          Je crains que nous devions pleurer devant Dieu pour être devenus, trop souvent, un scandale pour nos enfants. Il n’est pas trop tard pour revenir dans les anciens sentiers. Mais il est grand temps de le faire.

 

Paul BALLIERE

www.batissezvotrevie.fr

 


 

A L’HEURE DES « POURQUOI »

(suite)

 

          Il est important de nous placer à nouveau devant la Parole de Dieu.

          « Lorsque ton fils te demandera un jour : Que signifient ces préceptes, ces lois et ces ordonnances, que l’Éternel, notre Dieu, vous a prescrits ? tu diras à ton fils : Nous étions esclaves de Pharaon en Égypte, et l’Éternel nous a fait sortir de l’Égypte par sa main puissante. L’Éternel a opéré, sous nos yeux, des miracles et des prodiges, grands et désastreux, contre l’Égypte, contre Pharaon et contre toute sa maison ; et il nous a fait sortir de là, pour nous amener dans le pays qu’il avait juré à nos pères de nous donner. L’Éternel nous a commandé de mettre en pratique toutes ces lois et de craindre l’Éternel, notre Dieu, afin que nous fussions toujours heureux, et qu’il nous conservât la vie, comme il le fait aujourd’hui. Nous aurons la justice en partage, si nous mettons soigneusement en pratique tous ces commandements devant l’Éternel, notre Dieu, comme il nous l’a ordonné. » (Deutéronome 6.20-25)

 

Une autre génération

 

          Nous sommes là en présence d’une nouvelle génération. En effet, Dieu dit : « Lorsque ton fils te demandera un jour : Que signifient ces préceptes, ces lois et ces ordonnances, que l’Éternel, NOTRE Dieu, VOUS a prescrits ? ».

          Il est clair que l’enfant ne se rangeait pas parmi les contemporains de Moïse qui eux, avaient reçu directement de lui la Loi de l’Éternel. Une génération était passée. Certes, l’enfant avait foi en Dieu. Le fils pouvait dire : « l’Éternel, notre Dieu » ; mais il méconnaissait la Parole de Dieu : « ...ces préceptes, ces lois et ces ordonnances, que l’Éternel...vous a prescrits ».

          Il était donc nécessaire d’assurer le maintien de la piété au sein du peuple de Dieu sur le plan collectif, et de chaque famille en particulier.

          Comme aujourd’hui.

 

          Chaque nouvelle génération ouvre une période de crise pour le peuple de Dieu. La vie de Dieu sera-t-elle transmise aux enfants ? Les bases spirituelles fondamentales seront-elles solidement posées dans leur cœur ? Les parents prendront-ils leurs responsabilités pour dire à leurs enfants les louanges de l’Éternel, sa puissance, et les prodiges qu’il a opérés, ou baisseront-ils les bras, et le cœur, devant une jeunesse humant les embruns d’une apostasie menaçante et destructrice ?

          Dans sa lettre à Timothée, Paul exprimait sa joie en ces termes : « ...Gardant le souvenir de la foi sincère qui est en toi, qui habita d’abord dans ton aïeule Loïs et dans ta mère Eunice, et qui, j’en suis persuadé, habite aussi en toi. » (2 Timothée 1.5) Dans cette belle famille, la foi avait conquis trois générations. Gloire à Dieu !

         

          Du temps du prophète Esaïe, le peuple d’Israël était en crise spirituelle : « Jérusalem chancelle, et Juda s’écroule, parce que leurs paroles et leurs œuvres sont contre l’Éternel, bravant les regards de sa majesté. » (Esaïe 3.8) L’iniquité effrontée se lisait sur le visage du peuple infidèle, qui n’avait rien à envier aux habitants de Sodome : « L’aspect de leur visage témoigne contre eux, et, comme Sodome, ils publient leur crime, sans dissimuler. » (Esaïe 3.9) En ce temps-là - comme aujourd’hui - Dieu séparerait les brebis des boucs, les justes des méchants : « Dites que le juste prospérera, car il jouira du fruit de ses œuvres. Malheur au méchant ! Il sera dans l’infortune, car il recueillera le produit de ses mains. » (Esaïe 3.10-11) Dieu faisait alors le constat d’une situation pour le moins étrange : « Mon peuple a pour oppresseurs des enfants. » (Esaïe 3.12) Comment ! Des gamins opprimaient le peuple !

 

          Je crains que la génération montante impose sa loi dans nos églises. Enfants et jeunes ne sont pas, humblement, à l’écoute des aînés dans la foi. Ils n’ont rien à apprendre des « vieux », de ces « dinosaures évangéliques » attachés à un évangile ringard.

          Le peuple romain demandait du pain et des jeux.

          Israël, lui, s’assit pour manger et pour boire ; puis il s’est levé pour se divertir (Exode 32.6). Et quand son responsable spirituel lui a demandé un élan de générosité, le peuple a fait preuve d’une libéralité étonnante. Les offrandes d’or furent impressionnantes. « Aaron leur dit : Ôtez les anneaux d’or qui sont aux oreilles de vos femmes, de vos fils et de vos filles, et apportez-les moi. Et tous ôtèrent les anneaux d’or qui étaient à leurs oreilles, et ils les apportèrent à Aaron. » (Exode 32.2-3) Consécration ? Renoncement ? Avouez que c’est à s’y méprendre. Que n’aurait-il pas fait, cet Israël enfiévré, pour satisfaire son idolâtrie délirante ! Aaron reçut cette abondante collecte de leurs mains « jeta l’or dans un moule, et fit un veau en fonte. » (Exode 32 .4) Quelques instants plus tard, le peuple de Dieu était mûr pour l’adoration d’un veau (Exode 32.8). Mais que chacun se rassure, il n’avait pas oublié la pratique des holocaustes et des sacrifices d’actions de grâces. Il s’y était même adonné avant ses orgies : « Ils se levèrent de bon matin, et ils offrirent des holocaustes et des sacrifices d’actions de grâces. » (Exode 32.6) Que pensa l’Éternel de cette religion joyeuse, dynamique, fervente, sortie enfin des ornières d’un Dieu un peu trop « figé » et austère ? « L’Éternel dit à Moïse : Va, descends ; car ton peuple, que tu as fait sortir du pays d’Égypte, s’est corrompu. Ils se sont promptement écartés de la voie que je leur avait prescrite ; ils se sont fait un veau en fonte, ils se sont prosternés devant lui... » (Exode 32.8) Dieu parle de corruption, d’apostasie, d’idolâtrie, et vous ne changerez rien au diagnostic divin !

          Et aujourd’hui, une fraction de l’Église se délecte dans les sentiers non frayés d’un autre évangile, d’un autre Jésus, d’un autre esprit. Ses pasteurs, loin d’être les prophètes de Dieu, élevant leurs voix pour crier un message de réforme et de repentance, encouragent les déhanchements d’un esprit apostat. Dans de nombreuses Assemblées, les jeunes ont pris le pouvoir, stimulés par leurs responsables. On nous parle d’une jeunesse vivante...Soit ! Quel bonheur alors, d’entendre nos jeunes gens et nos jeunes filles prophétiser, selon la promesse de Joël ! Quelle joie de les voir remplis de l’Esprit, et saisis par des visions divines ! Quel encouragement de les entendre pleurer dans les réunions de prière et de jeûne, et crier à Dieu pour les centaines de millions de perdus au milieu des nations ! Quelle satisfaction de les voir affluer dans les réunions d’étude biblique, assoiffés de connaître le conseil de Dieu. Une nouvelle dynamique est en marche ? Alors certainement qu’avec des ornements sacrés, du sein de l’aurore, la jeunesse de Dieu vient vers son Seigneur comme une rosée, désirant ardemment sa sainte présence et sa bienfaisante communion. Comme on aimerait qu’il en soit ainsi. Mais vous savez bien qu’à de nombreux endroits, il n’en est rien. Leurre de vérité !…

 

          Serions-nous entrer dans ce « temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine ; mais, ayant la démangeaison d’entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs, détourneront l’oreille de la vérité, et se tourneront vers les fables » ? (2 Timothée 4.3-4) Je le crains. Les ministères d’enseignement seront légion. Mais ils viendront du cœur des hommes et non de Dieu ; de la terre, et non du ciel ; des désirs charnels d’en bas, et non des injonctions de l’Esprit. Bien des hommes, appelés et envoyés par le peuple et non par Christ, flatteront leurs fidèles et enthousiasmeront leurs groupes de jeunesse, au crépuscule d’un christianisme travesti.

 

          Tout récemment, un jeune me disait avec tristesse : « les jeunes de mon église sont allés trouver notre pasteur, et lui ont déclaré qu’ils ne voulaient plus de prédication dans leurs réunions de jeunesse, mais des soirées « pizza » !

          Ailleurs, des jeunes ont déclaré que si leur Assemblée devait chanter les anciens cantiques, ils quitteraient l’église ! Voilà qui a le mérite d’être clair !

          Le dimanche pascal, un pasteur a quitté la chaire, micro en main, pour interroger quelques adolescents sur la signification de Pâques. Le pasteur n’a pas été déçu du court voyage entre l’estrade et le premier rang ! Le premier jeune de dire : « Pâques ? Bah, c’est le chocolat ! » Visiblement gêné autant qu’embarrassé, le pasteur s’est adressé à un autre jeune qui a déclaré sans hésiter : « c’est les œufs ! » Ne riez pas, comme l’a fait une partie de l’auditoire ce dimanche matin-là ! Mes amis, il faut pleurer. Je suis né dans nos églises. Tout jeune, je savais et je croyais que Pâques signifiait la résurrection de notre Seigneur Jésus-Christ ! En ce temps-là, nos monitrices et nos moniteurs d’école du dimanche n’avaient pas recours aux mimes, aux marionnettes, à la ventriloquie. Ils nous lisaient l’évangile, et nous l’expliquaient simplement. Et nous nous sommes convertis.

          Je me souviens de cette colonie de vacances où, étant le moniteur des grands garçons, en même temps que le pasteur de la colonie, je me levais chaque jour très tôt le matin pour me tenir devant Dieu. Je me souviens aussi de la vague de l’Esprit qui est passée dans nos dortoirs, et dans nos réunions avec les enfants. Des gosses se convertissaient et étaient baptisés du Saint-Esprit...

 

          La génération actuelle n’a pas pour vocation de créer Dieu à son image !

          Mais où sont les parents, les responsables spirituels qui vont relever le défi , pour conduire les enfants et les jeunes vers « la foi qui a été transmise aux saints une fois pour toutes » ? (Jude 3)

 

(à suivre)

Paul BALLIERE

www.batissezvotrevie.fr

 


 

A L’HEURE DES « POURQUOI »

 

          La Parole de Dieu déclare : « Tu aimeras l’Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force. Et ces commandements, que je te donne aujourd’hui, seront dans ton cœur. Tu les inculqueras à tes enfants, et tu en parleras quand tu seras dans ta maison, quand tu iras en voyage, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras. » (Deutéronome 6.5-7)

 

          L’Ancien Testament contient beaucoup de textes en rapport avec la famille et les enfants. Par contre, nous en trouvons peu dans le Nouveau Testament. La vie en Christ offerte dans la Nouvelle Alliance aurait-elle des implications évidentes dans la vie familiale ?

 

          Mon vœu et ma prière à Dieu, c’est que cet article soit de quelque utilité aux parents, aux grand-parents, et aux pédagogues chrétiens.

 

          Le texte biblique, cité ci-dessus est repris et développé un peu plus loin dans le livre du Deutéronome : « Lorsque ton fils te demandera un jour : Que signifient ces préceptes, ces lois et ces ordonnances, que l’Éternel, notre Dieu, vous a prescrits ? tu diras à ton fils : Nous étions esclaves de Pharaon en Égypte, et l’Éternel nous a fait sortir de l’Égypte par sa main puissante. L’Éternel a opéré, sous nos yeux, des miracles et des prodiges, grands et désastreux, contre l’Égypte, contre Pharaon et contre toute sa maison ; et il nous a fait sortir de là, pour nous amener dans le pays qu’il avait juré à nos pères de nous donner. L’Éternel nous a commandé de mettre en pratique toutes ces lois et de craindre l’Éternel, notre Dieu, afin que nous fussions toujours heureux, et qu’il nous conservât la vie, comme il le fait aujourd’hui. Nous aurons la justice en partage, si nous mettons soigneusement en pratique tous ces commandements devant l’Éternel, notre Dieu, comme il nous l’a ordonné. » (Deutéronome 6.20-25)

 

          Dieu attendait de son peuple un amour entier, sans partage, sans mélange, sans compromis. Il s’agissait, pour Israël, d’aimer l’Éternel de tout son cœur, centre de la vie spirituelle ; de toute son âme, siège de la personnalité, des facultés, de l’intelligence, de la conscience, et de la volonté : de toute sa force, le corps traduisant de façon pratique et concrète l’amour pour l’Éternel. Tout l’être devait être engagé dans la vie avec et pour Dieu. L’apôtre Paul trace la même voie pour l’Église de Jésus-Christ, dans le cadre de la Nouvelle Alliance : « Que le Dieu de paix vous sanctifie lui-même tout entiers, et que tout votre être, l’esprit, l’âme et le corps, soit conservé irrépréhensible, lors de l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ ! » (1 Thessaloniciens 5.23)

 

          Dans le texte de Deutéronome 6.5-7, nous remarquons que l’amour pour l’Éternel précède l’obéissance. N’est-ce pas ce que Jésus a enseigné ? « Si vous m’aimez, gardez mes commandements » (Jean 14.15) ; et encore : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera ; nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui. » (Jean 14.23). L’apôtre Jean écrit : « L’amour consiste à marcher selon ses commandements. » (2 Jean 6) Dieu n’a que faire d’une obéissance froide, légaliste, sans amour. Celle qui lui agréable, est l’obéissance de cœur. Sous l’empire d’un puissant sentiment d’amour pour Dieu, nous sommes alors sans cesse préoccupés de ses commandements, et nous les mettons en pratique dans notre vie quotidienne, dans notre vie familiale.

 

L’heure des « pourquoi » ou l’éveil de l’enfant

 

          « Lorsque ton fils te demandera un jour...Tu diras à ton fils... » (Deutéronome 6.20, 21)

 

          L’enfant parvient à un stade où il est un véritable « marchand de « pourquoi ». « Dis, papa, pourquoi le ciel est bleu ? » « Maman, où est-ce que j’étais avant d’être né ? »

          Je me souviens de ce jour où j’avais ma première fille sur les genoux, et où elle m’a « embarqué » dans une grande discussion théologique. « Papa, c’est quoi les anges ? », me demanda-t-elle. Comment expliquer le monde angélique à un petit bout de femme de trois ans ? J’étais très embarrassé, mais je ne pouvais pas me dérober. Je m’en suis sorti pitoyablement : « Ce sont des messieurs, avec des grandes robes blanches », lui ai-je répondu. Ne souriez pas, ne vous moquez pas. J’ai fait ce que j’ai pu ! Ma fille n’en resta pas là. Oh, non ! Les robes blanches ont piqué sa curiosité : « Dis papa, les anges ont des collants ? »

          Mais où les gosses vont-ils chercher tout ça ? C’est embarrassant, c’est même énervant à la fin ! Nous avons oublié que nous-mêmes, avons cassé la tête à nos parents. Il y a une revanche dans la vie ! Nos enfants la prennent allègrement et c’est tant mieux.

          Tant mieux, parce qu’ils s’éveillent à tout. Tant mieux, parce qu’ils montrent ainsi leur intelligence, et leur intérêt à la vie.

          Cette période de leur existence est un temps favorable à saisir pour les instruire, les enseigner sur les choses de la vie, leur inculquer les voies de Dieu. Cette phase de l’éveil chez nos petits mérite d’être exploitée à fond, avec sagesse pour les conduire dans le chemin du Seigneur. A cet égard, nous devons prendre toutes nos responsabilités. Paul écrit : « Et vous, pères, n’irritez pas vos enfants, mais élevez-les en les corrigeant et en les instruisant selon le Seigneur. » (Éphésiens 6.4)

          Oui, mais comment ? C’est ce que nous étudierons dans la suite de cet article, si Dieu le veut.

 

(à suivre)

Paul BALLIERE

www.batissezvotrevie.fr

 


 

INSTRUIRE L’ENFANT DANS LE SEIGNEUR

 

          Ce sont les parents et non exclusivement le pasteur ou un autre service de l’église, qui doivent instruire l’enfant dans les voies de Dieu. « L ‘école du dimanche » comme on l’appelle – ou l’appelait – n’est pas un « département spécialisé » de l’église locale chargé de la conversion des enfants ! Elle n’est qu’un complément familial de ce qui se fait – ou devrait se faire – à la maison. Malheureux enfants, évoluant dans un foyer dit « chrétien », au sein duquel la Parole de Dieu n’est jamais ouverte ! Malheureux enfants qui ne sont pas enseignés à prier et à placer leur foi dans le Seigneur ! La Bible dit : « Et vous, pères, n’irritez pas vos enfants, mais élevez-les en les corrigeant et en les instruisant selon le Seigneur. » (Éphésiens 6.4) La responsabilité des parents consiste donc à faire connaître les voies de Dieu à leurs enfants. C’est par eux qu’ils connaîtront le chemin du salut. Aussi, doivent-ils leur inculquer diligemment la Parole de Dieu. L’Écriture déclare : « Instruis l’enfant selon la voie qu’il doit suivre ; et quand il sera vieux, il ne s’en détournera pas. » (Proverbes 22.6) Rappelons-nous le bel exemple de Timothée, auquel l’apôtre Paul écrit : « Toi, demeure dans les choses que tu as apprises, et reconnues certaines, sachant de qui tu les as apprises : dès ton enfance, tu connais les saintes lettres qui peuvent te rendre sage à salut par la foi en Jésus-Christ. Toute l’Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice... » (2 Timothée 3.14-16) Et pourtant, le jeune Timothée était « fils d’une femme juive fidèle et d’un père grec. » (Actes 16.1) Mais la foi solide de la maman exerça son influence bénie sur le fils. A ce sujet, Paul écrit : « ...Gardant le souvenir de la foi sincère qui est en toi, qui habita d’abord dans ton aïeule Loïs et dans ta mère Eunice, et qui, j’en suis persuadé, habite aussi en toi. » (2 Timothée 1.5) Que les mamans chrétiennes, dont l’époux est inconverti, trouvent là un puissant encouragement pour l’avenir spirituel de leurs enfants !

 

          Le texte d’Éphésiens 6.4, cité ci-dessus, donne de précieux conseils.

          Tout d’abord, il convient de ne pas irriter l’enfant. Le mot grec traduit par « irriter » signifie « exciter à la colère ». Tant de maladresses, pour ne pas dire plus, contribuent à l’irritation d’un enfant: une sévérité parentale outrancière, un paternalisme excessif étouffant ses bonnes initiatives, une surabondance de punitions à la moindre sottise ; sans parler de l’esprit de vengeance dont certains parents font preuve à l’égard de leurs progénitures. « Pères, n’irritez pas vos enfants, de peur qu’ils ne se découragent », dit la Bible (Colossiens 3.21).

 

          En second lieu, Dieu attend des parents chrétiens qu’ils « élèvent » leurs enfants. « Élevez-les », écrit l’apôtre Paul (Éphésiens 6.4). S’agirait-il seulement de veiller à ce qu’ils aient un toit, de la nourriture, des vêtements, une saine éducation, une scolarité convenable ? Tout cela est bien évidemment indispensable, mais non suffisant du point de vue spirituel. « Élever », n’est-ce pas aussi « mettre plus haut » ? A l’heure où les valeurs morales s’effondrent, et où les fondements chrétiens sont battus en brèche, Dieu confie une noble mission aux parents : mettre leurs enfants plus haut, bien au-dessus de la morale lépreuse d’un monde ivre d’iniquité.

 

          Notez la précision des Saintes Écritures : « Élevez-les...selon le Seigneur.» L’éducation morale et spirituelle de nos enfants doit reposer sur un fondement solide, non pas celui des normes du monde, ni celui de nos points de vue personnels, mais sur la Parole de Dieu. Le but suprême est de conduire l’enfant au Seigneur et de l’aider à réaliser sa vocation céleste.

 

          Alors qu’Israël était encore en Égypte, l’Éternel avait en vue la transmission de la foi aux enfants et aux petits-enfants de cette génération esclave : « Va vers Pharaon, dit-il à Moïse, car j’ai endurci son cœur et le cœur de ses serviteurs, pour faire éclater mes signes au milieu d’eux. C’est aussi pour que tu racontes à ton fils et au fils de ton fils comment j’ai traité les Égyptiens, et quels signes j’ai fait éclater au milieu d’eux. Et vous saurez que je suis l’Éternel. » (Exode 10.1-2)

 

          Plus tard, Dieu dit encore : « Prends garde à toi et veille attentivement sur ton âme, tous les jours de ta vie, de peur que tu n’oublies les choses que tes yeux ont vues, et qu’elles ne sortent de ton cœur; enseigne-les à tes enfants et aux enfants de tes enfants. Souviens-toi du jour où tu te présentas devant l’Éternel, ton Dieu, à Horeb, lorsque l’Éternel me dit : Assemble auprès de moi le peuple ! Je veux leur faire entendre mes paroles, afin qu’ils apprennent à me craindre tout le temps qu’ils vivront sur la terre ; et afin qu’ils les enseignent à leurs enfants. » (Deutéronome 4.9-10)

 

Paul BALLIERE

www.batissezvotrevie.fr

 


 

QUAND L’ENFANT PARAÎT

 

« Manoach fit cette prière à l’Éternel : Ah ! Seigneur, que l’homme de Dieu

que tu as envoyé vienne encore vers nous, et qu’il nous enseigne ce que nous

devons faire pour l’enfant qui naîtra ! » Juges 13.8

 

          C’est une prière selon le cœur de Dieu. Elle est accompagnée d’une question pertinente : « Manoach dit : Maintenant, si ta parole s’accomplit, que faudra-t-il observer à l’égard de l’enfant, et qu’y aura-t-il à faire ? » (Juges 13.12). Tous les parents devraient chercher le conseil de Dieu de la même manière.

          Après avoir enfanté Caïn, Eve dit : « J’ai formé un homme avec l’aide de l’Éternel. » (Genèse 4.1) Que toutes les mamans puissent le dire, non seulement dans le domaine physique, mais aussi moral et spirituel !

          Le psalmiste priait en ces termes : « Fais-moi dès le matin entendre ta bonté ! Car je me confie en toi. Fais-moi connaître le chemin où je dois marcher ! Car j’élève à toi mon âme...Enseigne-moi à faire ta volonté ! Car tu es mon Dieu. Que ton bon Esprit me conduise sur la voie droite ! » (Psaume 143.8 , 10) N’est-ce pas une requête qui devrait monter vers le trône de la grâce pour nos foyers ?

 

          A moins d’accident physiologique, l’enfant est l’aboutissement logique et la conclusion souhaitable du mariage.

          La société d’aujourd’hui, parée d’égoïsme, d’égocentrisme et d’insensibilité – pour ne pas dire plus – a fait de l’enfant, dans certains foyers, l’élément gênant, l’être encombrant. La pensée de Dieu est tout autre. L’enfant est le fruit, le gage et la confirmation de l’amour des parents. Ainsi, les liens familiaux se resserrent encore plus. L’enfant est une grâce de Dieu.

 

          Dès la conception, la mère expérimente au plus profond de son être un bouleversement physiologique et psychologique, en fonction de la naissance future de son enfant. Dieu prépare le corps de la maman pour abriter, protéger et nourrir l’être fragile à venir. C’est ainsi que se déclenche et s’épanouit l’instinct maternel au service du bébé. Faut-il que le monde soit sous la puissance du Malin pour avoir fait, si souvent, du ventre de la mère, l’endroit le plus dangereux pour l’enfant ! Aujourd’hui, si vous n’avez pas dit trente fois le mot « connexion » dans une journée, vous êtes « déconnectés » du modernisme. Vous n’êtes pas dans les clous des nouveaux « codes » de la société. Pourquoi alors certains sont-ils dépouillés d’un des plus primitifs et admirables sentiments ? La Bible dit : «...dépourvus d’affection naturelle. » (Romains 1.31)

 

          Pour le père, la venue de l’enfant sera source de joie et de saine fierté. Sa paternité développera le sentiment d’une responsabilité accrue au sein du foyer. Il sera animé de nouvelles motivations pour être au service de son enfant.

 

          En un mot, quand l’enfant paraît, Dieu nous fait confiance pour que le bébé, nouveau venu, soit formé à son image. Les parents peuvent seconder Dieu, qui forme spirituellement, inspire, motive, dirige, équipe, épure, fortifie, éduque, sanctifie. Mais ils peuvent aussi, malheureusement, neutraliser le Seigneur dans ses desseins bienveillants.

 

Paul BALLIERE

www.batissezvotrevie.fr

 

Prochain article : « Instruire l’enfant dans le Seigneur ».

 


 

LE DIVORCE

(suite)

 

          « Il y a plusieurs années que mon mari est parti me laissant seule avec deux petits enfants. Je souffre toujours beaucoup et j’ai tant de peine à voir la souffrance de mes petits. Si souvent ils sont meurtris par des questions qu’on leur pose. Je ne peux leur éviter ces souffrances, et cela me fait si mal.

          Plusieurs fois déjà, mon mari a voulu demander le divorce. Je m’y suis opposée, car je désire toujours laisser la porte ouverte. J’ai pris l’engagement devant Dieu : « Jusqu’à ce que la mort vous sépare ». J’avais averti la femme qui a brisé ma vie, au moment où le drame a éclaté, que je ne divorcerais pas. J’espérais tant que mon mari reviendrait bientôt...J’espère encore, si Dieu le veut. Mais mon mari vit avec elle, et il a d’elle un ou deux enfants. Dieu peut toucher son cœur. Il est tout puissant et de cette situation inextricable, lui seul peut trouver une issue, n’est-ce pas ?

          Pensez-vous que je devrais agir autrement et accorder le divorce ? Je ne peux pas m’y résoudre : mes enfants ont aussi droit à leur père et ils l’aimaient. La femme qui a détruit notre foyer savait qu’elle prenait un papa à deux petits enfants, mais les siens aussi sont de pauvres petits, bien qu’ils aient leur papa près d’eux... »

 

          Une lettre, parmi d’innombrables autres, qui nous fait connaître une fois de plus, la souffrance qu’apporte le péché d’adultère ! L’indicible misère dévoilée par ces témoignages, peut susciter très naturellement une décision apparemment logique et raisonnable : divorcer. Réaction bien compréhensible, mais parfois prématurée ! Il est bon, à ce sujet, d’examiner avec soin les Saintes Écritures. Que nous enseigne le Nouveau Testament, sur la question du divorce ?

 

          Premièrement, Dieu pardonne tout péché, y compris celui du divorce. Celui ou celle qui vient au Seigneur dans cette situation est donc pardonné(e). Plusieurs cas de figure peuvent se présenter :

          Il (ou elle) découvre l’Évangile, étant divorcé(e) et remarié(e). Dans ce cas, il (ou elle) demeure dans l’état où il (ou elle) se trouve quand le Seigneur l’a appelé(e).

          Il (ou elle) vient au Seigneur, étant divorcé(e) et en concubinage. Il (ou elle) doit régulariser la nouvelle situation, que le premier conjoint soit libre ou non, puisque le mariage a été dissout par l’adultère.

          Il (ou elle) divorcé(e) se convertit, le conjoint est libre, lui aussi ; il propose de reprendre la vie commune…

 

          Dans un prochaine article, nous étudierons toutes les situations possibles, en évoquant la question du remariage.

 

          Secondement, en ce qui concerne les disciples de Jésus-Christ, les chrétiens, il leur est impossible de divorcer, sauf pour cause d’infidélité du conjoint :

          Jésus déclare : « Il a été dit : Que celui qui répudie sa femme lui donne une lettre de divorce. Mais moi, je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour cause d’infidélité, l’expose à devenir adultère, et que celui qui épouse une femme répudiée commet un adultère. » (Matthieu 5.31-32)

          « Les pharisiens l’abordèrent, et dirent, pour l’éprouver : Est-il permis à un homme de répudier sa femme pour un motif quelconque ? Il répondit : N’avez-vous pas lu que le créateur, au commencement, fit l’homme et la femme, et qu’il dit : C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair ? Ainsi ils ne sont plus deux, mais ils sont une seule chair. Que l’homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint. Pourquoi donc, lui dirent-ils, Moïse a-t-il prescrit de donner à la femme une lettre de divorce et de la répudier ? Il leur répondit : C’est à cause de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes ; au commencement, il n’en était pas ainsi. Mais je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour infidélité, et qui en épouse une autre, commet un adultère. » (Matthieu 19.3-9). Voyez aussi Marc 10.2-12.

          « Quiconque répudie sa femme et en épouse une autre commet un adultère, et quiconque épouse une femme répudiée par son mari commet un adultère. » (Luc 16.18)

          L’apôtre Paul écrit : « A ceux qui sont mariés, j’ordonne, non pas moi, mais le Seigneur, que la femme ne se sépare point de son mari (si elle est séparée, qu’elle demeure sans se marier ou qu’elle se réconcilie avec son mari), et que le mari ne répudie point sa femme. » (1 Corinthiens 7.10-11)

 

          Troisièmement, qu’en est-il lorsqu’un chrétien est uni à une personne non-croyante ? Ce n’est pas à l’enfant de Dieu d’engager le divorce, si le non-croyant consent à habiter avec lui. Paul ajoute en effet : « Si un frère a une femme non-croyante, et qu’elle consente à habiter avec lui, qu’il ne la répudie point ; et si une femme a un mari non-croyant, et qu’il consente à habiter avec elle, qu’elle ne répudie point son mari. » (1 Corinthiens 7.12-13)

          Si c’est le non-croyant qui engage le divorce, dans ce cas précis, il y a donc séparation : « Si le non-croyant se sépare, qu’il se sépare ; le frère ou la sœur ne sont pas liés dans ces cas-là. Dieu nous a appelés à vivre en paix. » (1 Corinthiens 7.15)

 

Paul BALLIERE

www.batissezvotrevie.fr

 


 

LE DIVORCE

 

          Une femme écrit : « J’ai trouvé une photo de jeune fille dans une poche : j’ai discuté franchement avec mon mari qui m’a assuré qu’il n’y avait rien de grave, que tout serait fini. Je l’ai cru et lui ai fait confiance entièrement, en faisant un gros effort pour ne pas montrer ma déception et mon chagrin…

           « L’attitude de mon mari me paraissait souvent douteuse, j’ai discuté fréquemment avec lui, sans chicane ; toujours il avait une explication plausible à tout.

          « J’ai cru que tout ce qu’il me racontait jusqu’au jour où, cet été, tout a craqué. Il a été renvoyé du jour au lendemain de sa place pour abus de confiance. Il a fallu trouver plusieurs milliers de francs pour éviter l’arrestation. En plus, sa liaison ne pouvait plus être cachée. Mon mari était effondré : il a promis de nouveau à sa maman, à ma famille, à ses amis, de repartir à zéro, de filer droit et de reprendre une vie de famille et de confiance. Il paraissait si sincère que personne n’a douté un instant de ses promesses, chacun a voulu l’aider à recommencer, moi la première.

          « Et maintenant, je viens de découvrir qu’il n’a promis que pour avoir de l’argent et qu’il n’a en réalité jamais quitté cette jeune fille. Je suis allée la trouver, j’ai parlé longuement avec elle ; elle dit qu’elle l’aime, qu’il lui a promis depuis toujours le mariage. J’ai essayé de la raisonner en parlant de mon foyer qu’elle détruisait. Je lui ai dit que je n’accepterais ni séparation ni divorce. J’ai aussi écrit à ses parents. Mais elle ne tient pas à le quitter. Depuis ma venue, comme sa logeuse ne tolère plus ce manège, elle va prendre un appartement, et mon mari va paraît-il quitter sous peu le domicile conjugal pour la rejoindre. Depuis ma découverte, mon mari ne m’adresse plus la parole et n’a même plus le courage de discuter une seule fois avec moi. Il n’a, paraît-il, rien à me reprocher, mais il aime mieux l’autre.

          « Jusqu’à maintenant, je n’ai pas bougé, en m’efforçant de rester calme et gentille et de rester la gardienne de mon foyer. Mais c’est dur. Je dois lutter chaque jour contre des sentiments de révolte, d’amertume et d’injustice. Pourtant, mes enfants auraient tant besoin d’une maman qui soit en paix intérieurement. Il me semble toujours qu’avec un divorce, ce serait fermer résolument toutes les portes à un éventuel retour même très lointain... »

 

1) Quelle est la pensée initiale de Dieu ?

 

          Genèse 2.24 : « C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair. »

          Il n’était pas question, dans la pensée divine, d’envisager une séparation entre les époux.

 

          Jésus rappelle cette pensée du Créateur en Matthieu 19.3-6, 8 : « Les pharisiens l’abordèrent, et dirent, pour l’éprouver : Est-il permis à un homme de répudier sa femme pour un motif quelconque ? Il répondit : N’avez-vous pas lu que le créateur, au commencement, fit l’homme et la femme et qu’il dit : C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair ? Ainsi ils ne sont plus deux, mais ils sont une seule chair. Que l’homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint...C’est à cause de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes ; au commencement, il n’en était pas ainsi. »

 

          Le prophète Malachie déclare : « Je hais la répudiation, dit l’Éternel, le Dieu d’Israël. » Dans son caractère très saint, Dieu hait la répudiation.

 

2) La tolérance, dans la loi de Moïse, à cause de la dureté du cœur humain :

 

          « Pourquoi donc, lui dirent-ils, Moïse a-t-il permis de donner à la femme une lettre de divorce et de la répudier ? Il leur répondit : C’est à cause de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes ; au commencement, il n’en était pas ainsi. »

 

          Marc rapporte, lui aussi, l’enseignement de Jésus, à ce sujet (10.2-5) : « Les pharisiens l’abordèrent, et, pour l’éprouver, ils lui demandèrent s’il est permis à un homme de répudier sa femme. Il leur répondit : Que vous a prescrit Moïse ? Moïse, dirent-ils, a permis d’écrire une lettre de divorce et de répudier. Et Jésus leur dit : C’est à cause de la dureté de votre cœur que Moïse vous a donné ce précepte. »

 

          La dureté du cœur de l’homme l’a amené à la révolte contre Dieu, et au rejet de ses commandements.

 

          Ces rappels des évangélistes sont une allusion, entre autres, au texte de Deutéronome 24.1-4 : « Lorsqu’un homme aura pris et épousé une femme qui viendrait à ne pas trouver grâce à ses yeux, parce qu’il a découvert en elle quelque chose de honteux, il écrira pour elle une lettre de divorce, et, après la lui avoir remise en main, il la renverra de sa maison. Elle sortira de chez lui, s’en ira, et pourra devenir la femme d’un autre homme. Si ce dernier homme la prend en aversion, écrit pour elle une lettre de divorce, et, après la lui avoir remise en main, la renvoie de sa maison ; ou bien, si ce dernier homme qui l’a prise pour sa femme vient à mourir, alors le premier homme qui l’avait renvoyée ne pourra pas la reprendre pour femme après qu’elle a été souillée, car, c’est une abomination devant l’Éternel, et tu ne chargeras point de péché le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne pour héritage. »

 

3) Quelques remarques de l’Ancien Testament…

 

          Dans le cas de Deutéronome 24.1-4, cité ci-dessus, il n’était pas possible à la femme répudiée, qui avait contracté une deuxième union, de retourner vers son premier mari.

          Le prophète Jérémie dit : « Lorsqu’un homme répudie sa femme, qu’elle le quitte et devient la femme d’un autre, cet homme retourne-t-il encore vers elle ? Le pays même ne serait-il pas souillé ? » (3.1)

 

          Les sacrificateurs ne pouvaient pas prendre une femme répudiée : « Ils ne prendront point une femme répudiée par son mari, car ils sont saints pour leur Dieu. » (Lévitique 21.7) « Ils ne prendront point pour femme ni une veuve, ni une femme répudiée, mais ils prendront des vierges de la race de la maison d’Israël... » (Ézéchiel 44.22)

 

          Qu’en était-il du souverain sacrificateur ? « Il prendra pour femme une vierge. Il ne prendra ni une veuve, ni une femme répudiée, ni une femme déshonorée ou prostituée ; mais il prendra pour femme une vierge parmi son peuple. » (Lévitique 21.13-14)

 

          Sur le plan spirituel, Dieu avait « répudié » son peuple infidèle, mais avec la possibilité d’un retour à lui, ce qui montre la grandeur de sa grâce et de sa miséricorde :

          « Ainsi parle l’Éternel : Où est la lettre de divorce par laquelle j’ai répudié votre mère ? Ou bien, auquel de mes créanciers vous ai-je vendus ? Voici, c’est à cause de vos iniquités que vous avez été vendus, et c’est à cause de vos péchés que votre mère a été répudiée. » (Esaïe 50.1)

          « Quoique j’aie répudié l’infidèle Israël à cause de tous ses adultères, et que je lui aie donné sa lettre de divorce... » (Jérémie 3.8)

          « Car l’Éternel te rappelle comme une femme délaissée et au cœur attristé, comme une épouse de la jeunesse qui a été répudiée, dit ton Dieu. Quelques instants je t’avais abandonnée, mais avec une grande affection je t’accueillerai ; dans un instant de colère, je t’avais un moment dérobé ma face, mais avec un amour éternel j’aurai compassion de toi, dit ton rédempteur, l’Éternel. » (Esaïe 54.6-8)

 

(à suivre)

Paul BALLIERE

www.batissezvotrevie.fr

 


 

L’ADULTÈRE

(suite)

 

L’idée de jugement qui s’y rattache…

 

          La loi de Moïse était impitoyable à l’égard de ce péché : « Si un homme commet un adultère avec une femme mariée, s’il commet un adultère avec la femme de son prochain, l’homme et la femme adultères seront punis de mort » (Lévitique 20.10) ; et encore : « Si l’on trouve un homme couché avec une femme mariée, ils mourront tous deux, l’homme qui a couché avec la femme, et la femme aussi. Tu ôteras ainsi le mal du milieu d’Israël. » (Deutéronome 22.22)

 

          Cette idée de jugement divin sur ce péché se retrouve dans le Nouveau Testament : « Ne savez-vous pas que les injustes n’hériteront point le royaume de Dieu ? Ne vous y trompez pas : ni les impudiques, ni les idolâtres, ni les adultères...n’hériteront le royaume de Dieu » (1 Corinthiens 6.9-10) ; et encore : « Que le mariage soit honoré de tous, et le lit conjugal exempt de souillure, car Dieu jugera les impudiques et les adultères. » (Hébreux 13.4)

 

          Malheur à ceux qui s’embourbent délicieusement dans le vase infecte de l’adultère, qui est une trahison odieuse !

 

Quelques remarques…

 

          Ce péché est largement répandu aujourd’hui. Le pourcentage de personnes adultères est effrayant.

          Trois catégories de personnes sont plus facilement susceptibles de tromper leur conjoint :

          1) ceux qui ont eu des relations sexuelles avant le mariage.

          2) ceux qui sont malheureux en ménage, spécialement dans le domaine sexuel.

          3) ceux qui ne sont ni croyants, ni régénérés.

 

          Un éminent psychologue a déclaré, à propos des relations extra-conjugales : « J’ai conseillé des centaines de personnes adultères et je n’ai encore jamais rencontré quelqu’un d’heureux parmi elles. » Ce constat s’accorde avec la Parole de Dieu qui nous montre avec clarté qu’il n’y a pas de bonheur durable dans la voie du péché.

 

De terribles conséquences…

 

          A l’égard de Dieu : son amour, et l’œuvre de Jésus à la Croix sont bafoués : « Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes ? Car vous avez été rachetés à un grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu. » (1 Corinthiens 6.19-20) L’apôtre Paul déclare : « En lui [Jésus] Dieu nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irrépréhensibles devant lui. » (Éphésiens 1.4)

 

          A l’égard du conjoint trompé : la fidélité promise est bafouée. A propos du couple, Jésus a rappelé : « Ainsi ils ne sont plus deux, mais ils sont une seul chair. Que l’homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint. » (Matthieu 19.6) Ceci est vrai au sens moral avec la concrétisation dans le divorce.

 

          A l’égard de la personne avec laquelle l’adultère a été commis. Elle a peut-être davantage subi la passion de l’autre que donné véritablement son accord. Ou bien, si elle a été pleinement consentante, quels risques de remords peuvent résulter de ce péché ! C’est le comble lorsque c’est un chrétien infidèle qui engendre une telle situation ! Le sel a vraiment perdu sa saveur et devient infect.

 

          A l’égard du conjoint de la personne avec qui l’adultère a été commis (si il, ou elle, en a un). La Parole de Dieu dit : « Ne devez rien à personne, si ce n’est de vous aimer les uns les autres ; car celui qui aime les autres a accompli la loi. En effet, les commandements : Tu ne commettras point d’adultère, tu ne tueras point, tu ne déroberas point, tu ne convoiteras point, et ceux qu’il peut encore y avoir, se résument dans cette parole : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. L’amour ne fait point de mal au prochain : l’amour est donc l’accomplissement de la loi. » (Romains 13.8-10) ; et aussi : « Pensez plutôt à ne rien faire qui soit pour votre frère une pierre d’achoppement ou une occasion de chute. » (Romains 14.13)

          Si ce conjoint est chrétien, quel trouble dans l’église ! S’il ne l’est pas, quel scandale pour l’évangile !

 

          A l’égard de l’enfant, ou des enfants (de l’un, ou des deux couples). Qui pourra mesure le traumatisme, la frustration, le déchirement, le scandale pour ces « enfants de la déchirure » ? Jésus a dit : « Si quelqu’un scandalisait un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu’on suspende à son cou une meule de moulin, et qu’on le jette au fond de la mer...Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits ; car je vous dis que leurs anges dans les cieux voient continuellement la face de mon Père qui est dans les cieux. » (Matthieu 18.6, 10)

          « Alors on lui amena des petits enfants, afin qu’il leur impose les mains et prie pour eux. Mais les disciples les repoussèrent. Et Jésus dit : Laissez les petits enfants, et ne les empêchez pas de venir à moi ; car le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent. Il leur imposa les mains, et il partit de là. » (Matthieu 19.13-15) N’avez-vous jamais remarqué que ce texte fait immédiatement suite à l’entretien de Jésus avec les Pharisiens, à propos du divorce et de l’adultère ?

 

          A l’égard de l’Église ; l’apôtre Paul a écrit aux Corinthiens : « On entend dire généralement qu’il y a parmi vous de l’impudicité, et une impudicité telle qu’elle ne se rencontre pas même chez les païens ; c’est au point que l’un de vous a la femme de son père. Et vous êtes enflés d’orgueil ! Et vous n’avez pas été plutôt dans l’affliction, afin que celui qui a commis cet acte soit ôté du milieu de vous !...Maintenant, ce que je vous ai écrit, c’est de ne pas avoir des relations avec quelqu’un qui, se nommant frère, est impudique, ou cupide, ou idolâtre, ou outrageux, ou ivrogne, ou ravisseur, de ne pas même manger avec un tel homme. Qu’ai-je, en effet, à juger ceux du dehors ? N’est-ce pas ceux du dedans que vous avez à juger ? Pour ceux du dehors, Dieu les juge. Ôtez le méchant du milieu de vous. » (1 Corinthiens 5.1-2, 11-13) ; « Ne savez-vous pas que vos corps sont des membres de Christ ? Prendrai-je donc les membres de Christ, pour en faire les membres d’une prostituée ? Loin de là ! Ne savez-vous pas que celui qui s’attache à la prostituée est un seul corps avec elle ? Car, est-il dit, les deux deviendront une seule chair. Mais celui qui s’attache au Seigneur est avec lui un seul esprit. Fuyez l’impudicité. Quelque autre péché qu’un homme commette, ce péché est hors du corps ; mais celui qui se livre à l’impudicité pèche contre son propre corps. Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes ? Car vous avez été rachetés à un grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartienne à Dieu. » (1 Corinthiens 6.15-20) Ceci est vrai pour la prostitution comme pour l’adultère.

          La Bible dit : « Ne soyez en scandale ni aux Grecs, ni aux Juifs, ni à l’Église de Dieu. » (1 Corinthiens 10.32)

 

          A l’égard des non-convertis : « Nous recherchons ce qui est bien, non seulement devant le Seigneur, mais aussi devant les hommes. » (2 Corinthiens 8.21) Que dit encore l’Écriture ? « Toi donc, qui enseignes les autres, tu ne t’enseignes pas toi-même ! Toi qui prêches de ne pas dérober, tu dérobes ! Toi qui dis de ne pas commettre d’adultère, tu commets l’adultère ! Toi qui as en abomination les idoles, tu commets des sacrilèges ! Toi qui te fais une gloire de la loi, tu déshonores Dieu par la transgression de la loi ! Car le nom de Dieu est à cause de vous blasphémé parmi les païens, comme cela est écrit. » (Romains 2.21-24)

 

          Enfin, à l’égard de soi-même, car par nature, nous désirons nous sentir bien vis-à-vis de nous-mêmes. D’autre part, le respect de notre personne est important. Quelle honte alors, et quel trouble pour soi-même, dans le péché d’adultère ! « Ils déshonorent eux-mêmes leurs propres corps », dit la Parole de Dieu. » (Romains 1.24)

          La Bible dit encore : « Fuyez l’impudicité. Quelque autre péché qu’un homme commette, ce péché est hors du corps ; mais celui qui se livre à l’impudicité pèche contre son propre corps. » (1 Corinthiens 6.18)

 

          Sachons, avec l’aide du Saint-Esprit, nous conduire comme il convient et plaire à Dieu. Marchons à cet égard de progrès en progrès. « Ce que Dieu veut, c’est votre sanctification ; c’est que vous vous absteniez de l’impudicité ; c’est que chacun de vous sache posséder son corps dans la sainteté et l’honnêteté, sans vous livrer à une convoitise passionnée, comme font les païens qui ne connaissent pas Dieu. » (1 Thessaloniciens 4.3-5).

 

          Bien-aimés frères et sœurs, « que le Dieu de paix vous sanctifie lui-même tout entiers, et que tout votre être, l’esprit, l’âme et le corps, soit conservé irrépréhensible, lors de l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ ! » (1 Thessaloniciens 5.23)

 

Paul BALLIERE

www.batissezvotrevie.fr

 


 

L’ADULTÈRE

 

          « Quel que soit le public auquel ils s’adressent, tous les sondeurs nous disent que la famille est plébiscitée par tous les âges et toutes les conditions sociales en France. Et pourtant, plus d’un tiers des enfants naissent hors mariage. Un mariage sur trois, si ce n’est davantage en ville, se termine par un divorce, les familles dites monoparentales, c’est-à-dire très souvent la mère et un ou deux enfants, se multiplient tandis que 10 % des pères divorcés ne voient plus jamais leur progéniture. Quant aux jeunes qui rêvent du bonheur familial, ils sont désormais plus de la moitié à vivre en cohabitation. Si c’est ça la famille, pourquoi une telle distorsion entre le désir et la réalité ? » (Michel Rouche, La Croix, 1997)

 

          Ce n’est pas la famille qui est malade, mais le couple ; un couple qui vole très souvent en éclats à cause de l’adultère. La fréquence de l’infidélité dans le mariage est un signe, entre autres, de la décadence de notre génération. Toutes les catégories sociales sont contaminées par le péché d’adultère.

          L’infidélité entre maris et femmes dans notre siècle est d’autant plus choquante que nos contemporains se considèrent comme étant plus cultivés que leurs ancêtres. Et quels en sont les résultats ? Des couples séparés, des promesses bafouées, des consciences souillées, des jeunes sans pudeur et désorientés, avec très peu d’espoir en un avenir comblé et heureux.

          Qu’en est-il de leurs rêves de chaleur et d’amour familial, de leurs idéaux de sécurité au sein d’un foyer ? Il n’en reste que des miettes. Une multitude de jeunes s’endurcissent dès leur plus jeune âge et deviennent incrédules.

 

          Une parole du livre des Proverbes dit : « Qui commet l’adultère est dépourvu de sens. » Autrement dit, l’adultère est une extravagance comparable à de la folie. Celui qui en est atteint a perdu la raison.

          On a beaucoup de respect et de sympathie, on a même des égards envers un être malade de l’esprit. Si l’on prête attention à ses pensées, à ses sentiments, à ses faits et gestes, ce n’est point par pure curiosité ou par quelque intérêt documentaire. Nous laissons cela aux indiscrets ou aux amateurs. Notre intérêt à nous a un tout autre but : discerner ce qui a provoqué la maladie, et chercher le remède, sa meilleure application, celle qui empêchera la rechute ou la contagion.

          Alors, ouvrons les yeux, les oreilles, mais aussi le cœur et l’esprit à cette atroce réalité que crée le prétendu « droit à l’amour ».

 

Ancienne et nouvelle Alliance…

 

          Sous l’ancienne Alliance – imparfaite et passagère – l’adultère était considéré comme un péché odieux.

          Sous la nouvelle Alliance en Jésus-Christ – excellente et permanente – il en est de même ; l’adultère est également considéré comme un péché odieux.

          Il en est tout autrement de l’esprit du monde. L’adultère est présenté comme un tout petit péché, tout rose, tout mignon. Satan sait dorer ses pilules ; il suffit de voir comment ce péché est dépeint dans les films, où on l’explique, le comprend, le justifie et l’approuve, et les pièces de théâtres où l’on en rit.

          Pour le chrétien, c’est sa communion avec Jésus-Christ qui lui permet de discerner le vrai du faux, le pur de l’impur.

 

L’un des dix commandements…

 

          Les dix commandements de Dieu sont des commandements et non des suggestions.

          La Bible dit : « Tu ne commettras point d’adultère. » (Exode 20.14). Ces paroles sont réitérées en Deutéronome 5.18. Le non respect de cette voie divine engendre le brisement des foyers.

          Ce commandement divin a été rappelé par Jésus : « Vous avez appris qu’il a été dit : Tu ne commettras point d’adultère. » (Matthieu 5.27 ; voyez aussi Matthieu 19.18 ; Marc 10.19 ; Luc 18.20) Quelle insistance !

          L’apôtre Paul déclare : « Ne devez rien à personne, si ce n’est de vous aimer les uns les autres ; car celui qui aime les autres a accompli la loi. En effet, les commandements : Tu ne commettras point d’adultère...et ceux qu’il peut encore y avoir, se résument dans cette parole : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. L’amour ne fait point de mal au prochain : l’amour est donc l’accomplissement de la loi. » (Romains 13.8-10)

          Quant à l’apôtre Jacques, il écrit : « En effet, celui qui a dit : Tu ne commettras point d’adultère, a dit aussi : Tu ne tueras point... » (Jacques 2.11)

 

La grâce…

 

          L’Évangile de la grâce est encore plus exigeant et sévère que la loi. Jugez plutôt : « Mais moi, je vous dis », déclare Jésus, « que quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son cœur. » (Matthieu 5.28)

 

Ce que dit la Parole de Dieu à propos de l’adultère…

 

          C’est une œuvre de ténèbres : « L’œil de l’adultère épie le crépuscule ; personne ne me verra, dit-il, et il met un voile sur sa figure. » (Job 24.15)

          C’est une perte de sens, une folie « spirituelle », une voie de perdition : « Celui qui commet un adultère avec une femme est dépourvu de sens, celui qui veut se perdre agit de la sorte ; il n’aura que plaie et ignominie, et son opprobre ne s’effacera point. » (Proverbes 6.32)

          C’est parfois une voie d’arrogance, ou d’inconscience : « Telle est la voie de la femme adultère : elle mange, et s’essuie la bouche, puis elle dit : Je n’ai point fait de mal. » (Proverbes 30.20)

          C’est une infamie : « Et cela arrivera parce qu’ils ont commis une infamie en Israël, se livrant à l’adultère avec les femmes de leur prochain. » (Jérémie 29.23)

          C’est une chose horrible : « Mais dans les prophètes de Jérusalem j’ai vu des choses horribles ; ils sont adultères, ils marchent dans le mensonge... » (Jérémie 23.14)

          C’est la voie des pécheurs (appelés souvent « les méchants » dans l’Ancien Testament) : « Et Dieu dit au méchant : Quoi donc ! tu énumères mes lois, et tu as mon alliance à la bouche...Si tu vois un voleur, tu te plais avec lui, et ta part est avec les adultères. » (Psaume 50.16, 18)

          Ce péché est la voie des penchants de la nature humaine déchue. Il commence par la convoitise : « Mais eux, semblables à des brutes qui s’abandonnent à leurs penchants naturels et qui sont nés pour être prises et détruites...Ils ont les yeux pleins d’adultère et insatiables de péché... » (2 Pierre 2.12, 14)

          Ce péché naît dans le cœur ; Jésus dit : « Car c’est du cœur que viennent les mauvaises pensées, les meurtres, les adultères... » (Matthieu 15.19 ; voyez Marc 7.21)

 

          Une dame, personne très capable et active dans une église chrétienne évangélique, travaillait dans une école où l’un de ses collègues a commencé à lui faire des avances. Troublée, elle en a parlé à son mari ; ils ont prié tous les deux à ce sujet.

          Le collègue a fait d’autres avances et la femme lui a répondu : « J’en ai parlé à mon mari. Cela peut te valoir des ennuis, alors arrête une fois pour toutes. »

          Mais, l’homme a insisté une troisième fois et elle a cédé, non seulement une fois mais deux. Ensuite, elle a confessé à un serviteur de Dieu :

- Je sais que ce qui est arrivé est très mal, mais je n’ai pas de grands remords, et cela me préoccupe.

          Le dire à son mari n’était pas suffisant. Elle aurait dû s’éloigner de la tentation. Elle aurait dû prendre des dispositions pratiques pour se protéger de façon efficace, comme l’a fait Joseph devant la perversité de la femme de Potiphar.

 

(à suivre)

Paul BALLIERE

www.batissezvotrevie.fr

 


 

ÊTRE FEMME D’UN MARI INCONVERTI

 

          Au début de l’ère chrétienne, il arrivait souvent que la femme se convertisse tandis que son mari restait rebelle à l’Évangile.

 

Une position difficile…

 

          La Bible dit : « C’est une grâce que de supporter des afflictions par motif de conscience envers Dieu, quand on souffre injustement. En effet, quelle gloire y a-t-il à supporter de mauvais traitements pour avoir commis des fautes ? Mais si vous supportez la souffrance lorsque vous faites ce qui est bien, c’est une grâce devant Dieu. Et c’est à cela que vous avez été appelés, parce que Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un exemple, afin que vous suiviez ses traces. Lui qui n’a point commis de péché, et dans la bouche duquel il ne s’est point trouvé de fraude ; lui qui, injurié, ne rendait point d’injure, maltraité, ne faisait point de menaces, mais s’en remettait à celui qui juge justement ; lui qui a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois, afin que morts aux péchés nous vivions pour la justice ; lui par les meurtrissures duquel vous avez été guéris. Car vous étiez comme des brebis errantes. Mais maintenant vous êtes retournés vers le pasteur et le gardien de vos âmes. Femmes, soyez DE MÊME soumises à vos maris, afin que, si quelques-uns n’obéissent point à la parole, ils soient gagnés sans parole par la conduite de leurs femmes, en voyant votre manière de vivre chaste et réservée. Ayez, non cette parure extérieure qui consiste dans les cheveux tressés, les ornements d’or, ou les habits qu’on revêt, mais la parure intérieure et cachée dans le cœur, la pureté incorruptible d’un esprit doux et paisible, qui est d’un grand prix devant Dieu. Ainsi se paraient autrefois les saintes femmes qui espéraient en Dieu, soumises à leurs maris, comme Sara, qui obéissait à Abraham et l’appelait son seigneur. C’est d’elle que vous êtes devenues les filles, en faisant ce qui est bien, sans vous laisser troubler par aucune crainte. » (1 Pierre 2.19-3.6)

 

          En s’adressant à la femme liée à un inconverti, la Parole de Dieu la laisse sans illusions sur les conditions qui peuvent être les siennes.

          En fait de bonheur assuré, c’est celui de Jésus-Christ livré aux mains des hommes qui sert d’exemple. C’est dire jusqu’où peut aller la souffrance d’une épouse ! Sur les traces de Christ, elle peut avoir à affronter des afflictions, des souffrances injustes, des injures, et être maltraitée – que cela fasse réfléchir les jeunes filles chrétiennes qui s’apprêtent à faire leur vie avec un jeune homme inconverti, ne considérant que l’extérieur : le gabarit d’un athlète, la grosseur du portefeuille, les traits d’un Apollon, etc.

 

          La femme chrétienne mariée à un inconverti peut connaître de graves difficultés. La foi de l’épouse pourra rendre encore plus difficile l’humeur du mari incrédule. Le mari païen peut faire subir à son épouse un despotisme allant jusqu’à l’outrage. (1 Pierre 2.19-20, 23)

 

          Désirer gagner son mari à Christ, ne se réalise pas sans chagrin ni larmes. La tâche peut paraître parfois décourageante, voire impossible. Ne perdez pas courage. Si les difficultés sont grandes, n’oubliez jamais que Dieu est plus grand que tous vos problèmes. Rien ne lui est impossible.

 

Mettez Dieu en premier…

 

          Les obligations de l’épouse chrétienne envers son mari inconverti ne doivent pas occuper le premier rang. Dieu doit avoir la première place. Il y a donc une limite qu’une femme chrétienne ne doit pas franchir en voulant plaire à son mari. Elle ne doit pas renier son Sauveur.

          A l’heure de certains choix, elle obéira « à Dieu plutôt qu’aux hommes » - pour reprendre l’expression des apôtres – (Actes 4.19). La femme chrétienne demeurera fidèle envers son Sauveur. Lorsque les exigences du mari se trouveront en opposition avec la volonté de Dieu, elle ne sera pas tenue de lui obéir.

 

Passez du temps avec votre mari…

 

          Ayant un mari inconverti, la femme chrétienne éprouve d’autant plus le besoin de se retrouver, à l’église, avec d’autres chrétiens.

          Mais c’est là qu’il faut faire preuve de beaucoup de sagesse en cherchant à équilibrer les activités spirituelles et les devoirs vis à vis du mari. Des absences trop fréquentes peuvent amener le mari à se sentir délaissé, et à nourrir un profond ressentiment contre la « religiosité » de sa femme ; il peut avoir l’impression que sa femme lui a été « volée ».

          L’épouse chrétienne sage doit passer le plus clair de son temps en compagnie de son mari et s’appliquer à avoir des relations agréables et détendues avec lui. C’est ainsi qu’elle pourra plus librement rendre à Dieu ce qu’elle lui doit en fréquentant les réunions de son église.

 

Votre exemple est important…

 

          Votre mari jugera l’Évangile d’après votre vie. Prenez-en conscience, et ne l’oubliez jamais.

          Si votre attitude est inconsistante, il ne sera pas impressionné par votre foi. Une femme qui calomnie facilement ou qui est d’un tempérament incontrôlable, sera certainement elle-même l’obstacle numéro un à la conversion de son mari.

          De même, une femme négligeant son intérieur ou sa propre personne sera pour son mari une pierre d’achoppement.

 

Vous ne pouvez pas changer votre mari…

 

          Il n’acceptera jamais d’être l’objet d’une manipulation. Une telle tentative de la part de l’épouse suscitera la rébellion dans le cœur du mari. De là, le début de problèmes conjugaux très sérieux !

          La Parole de Dieu enseigne d’abord le changement de vous-même. Jésus dit : « Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère, et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil ? » (Luc 6.41) Les épouses qui cherchent à changer leur mari violent ainsi un principe biblique et empiètent sur la liberté personnelle de celui-ci.

          Le seul espoir pour qu’un homme se tourne vers Christ est donc de ne pas essayer de le changer.

 

Ne critiquez pas votre mari…

 

          Votre mari sera plus attentif à ce que vous lui direz si vous savez l’apprécier et lui faire des compliments (sincères). Il n’y a rien de plus humiliant, de plus insupportable pour un homme que d’être critiqué par son épouse, et surtout devant les autres.

          Un de mes collègues pasteurs, visitait une chrétienne de l’église. Au cours de la conversation, il entreprit d’évangéliser avec sagesse le mari présent à l’entretien. La femme interrompit son pasteur, en disant : « Perdez pas votre temps, frère, mon mari est « bouché », il ne comprendra jamais rien ! »

          En public, ou en privé, ne critiquez jamais votre mari. Cherchez, toutes les fois où c’est possible, à l’honorer et à le respecter. Essayez de lui faire plaisir.

 

Améliorez votre dialogue…

 

          Un bon dialogue permettra à votre mari de s’exprimer librement et de s’informer. N’argumentez pas avec lui. Intéressez-vous à ses pensées, à ses sentiments, et quand il s’ouvrira, vous pourrez parler à son cœur, mais avec humilité, simplicité, sans aucun esprit de « supériorité chrétienne ».

 

Priez sans cesse (1 Thessaloniciens 5.17)…

 

          Mais priez pour la gloire de Dieu. Jésus dit : « Je t’ai glorifié sur la terre, j’ai achevé l’œuvre que tu m’as donnée à faire. » (Jean 17.4) Si Dieu ne peut pas exaucer certaines de nos prières c’est qu’elles sont souvent égoïstes. Ceci est tout spécialement vrai pour l’épouse qui prie pour la conversion de son mari.

          Une femme dit un jour à son pasteur : « Voilà sept ans que je prie pour la conversion de mon mari, et Dieu ne m’a pas exaucée. Vous voyez bien : la prière, ça ne marche pas ! »

          Et le pasteur de lui répondre : « Pourquoi demandez-vous la conversion de votre mari ? La demandez-vous vraiment pour la gloire de Dieu ? »

          Elle reprit : « Que voulez-vous dire par « la demander pour la gloire de Dieu ? » Le pasteur lui répondit alors : « Donnez-moi, je vous prie, les raisons pour lesquelles vous désirez la conversion de votre mari. »

          Elle répondit : « Eh bien, je pense d’abord que s’il était chrétien, il ne serait plus aussi méchant avec moi et notre vie de couple serait beaucoup plus agréable. »

          Le pasteur souligna alors : « Voilà une première raison égoïste, qui n’est pas pour la gloire de Dieu ! Avez-vous d’autres raisons ? »

          - « Oui, s’il était chrétien, il viendrait aussi avec moi à l’église, et je serais moins gênée d’y aller toute seule. »

          - « La raison, cette fois-ci, c’est votre embarras, une deuxième raison égoïste. Avez-vous encore d’autres raisons ? »

          Elle continua en donnant une troisième raison non moins égoïste. Alors, le pasteur lui conseilla de prier de la façon suivante, mais sincèrement :

          « Seigneur, je te demande la conversion de mon mari pour ta seule gloire. Tu as besoin de lui et il a besoin de toi. Sauve-le pour ta gloire ! »

          Elle pria de cette façon avec ardeur et sincérité, et revint trouver le pasteur une semaine après. Elle avait été exaucée. Enfin, elle avait prié pour son mari d’une façon totalement désintéressée et pour la seule gloire de Dieu.

 

          Cela ne se passe pas toujours ainsi, hélas ! Ne vous découragez pas. Ne regardez ni aux apparences, ni aux circonstances. Persévérez dans la prière.

 

Restez à votre place…

 

          Si l’autoritarisme répond à l’autoritarisme, cette attitude maintient à tout jamais les conjoints en dehors d’une véritable unité. Rappelez-vous : « Femmes, soyez de même soumises à vos maris, afin que, si quelques-uns n ‘obéissent point à la parole [de Dieu], ils soient gagnés sans parole [la vôtre] par la conduite de leurs femmes » (1 Pierre 3.1)

          Dans le cas contraire – la femme chrétienne assumant l’autorité parce que le mari est mou et faible – la situation est elle aussi anormale. Sur le plan de l’amour et de l’unité, bien des problèmes surgiront.

 

Conclusions…

 

          Les souffrances de la femme chrétienne, dans une telle situation, contrairement à toute justice humaine, ne doivent pas l’amener à la révolte, la revendication aigrie...jusqu’au divorce !

          A l’exemple de Christ, l’épouse chrétienne doit attendre de Dieu sa défense. Elle ne doit pas trahir sa vocation.

 

          Si, pour certains, la prédication de la Parole de Dieu ne suffit pas à les amener à Jésus-Christ, cette Parole vécue par leur proche – leur épouse – peut les aider, les vaincre, les convaincre.

 

          Jésus-Christ semble dire : « Soyez mes témoins devant vos époux ». cela ne signifie pas obligatoirement le succès : « Car que sais-tu, femme, si tu sauveras ton mari ? » (1 Corinthiens 7.16) Parfois, c’est le contraire ! Souvenez-vous alors que Dieu connaît toutes choses, il juge justement, et il a fait cette promesse : « Aucune épreuve ne vous est survenue qui n’ait été humaine, et Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez éprouvés au-delà de vos forces ; mais avec l’épreuve, il préparera aussi le moyen d’en sortir, afin que vous puissiez la supporter. » (1 Corinthiens 10.13)

 

Paul BALLIERE

www.batissezvotrevie.fr

 


 

L’ÉPOUSE CHRÉTIENNE

 

3° partie

 

1. les raisons de la soumission

 

          a) Plaire à Dieu et lui obéir.

 

          b) Protéger son foyer des assauts du diable (rébellion, délinquance, divorce…)

 

          c) Témoigner du respect envers son mari : la Bible dit : « Du reste, que chacun de vous aime sa femme comme lui-même, et que la femme respecte son mari. » (Éphésiens 5.33)

 

          d) Aider son mari à accomplir son rôle de chef, de tête du foyer.

 

          e) Être libre et s’épanouir elle-même.

 

          f) Donner un bon exemple à ses enfants.

 

          g) Être un témoignage vivant dans un monde de désordre et de rébellion.

 

2. Quelques remarques

 

          a) Le mari n’a pas épousé une muette...L’épouse aura donc la liberté de parler.

 

          b) Le mari n’a pas épousé une pie bavarde...L’épouse saura se taire avec sagesse, au bon moment.

 

          c) Il est bon que l’époux se souvienne qu’il n’a pas épousé une sotte. L’épouse devrait donc avoir toute liberté de donner son avis, de suggérer, de proposer, voire de conseiller.

 

          d) Quant à l’épouse, elle se souviendra que son mari n’a pas épousé une régente. Elle se gardera donc de lui faire continuellement « la leçon ».

 

          e) Le mari n’a pas épousé non plus un patron. Certes, l’épouse a des ressources d’imagination, de cran, de volonté, qui sont très précieuses. Elle les offrira donc, mais sans s’imposer.

 

          f) L’épouse chrétienne n’est ni un régisseur, ni un créancier. Si elle apporte de l’argent au foyer, fruit de son travail, elle ne le rappellera pas sans cesse à son mari !

 

          g) La femme chrétienne n’est pas un maître d’hôtel. Si elle a des goûts très prononcés en cuisine, mais différents de ceux de son mari, elle ne le priera pas de s’astreindre aux menus qu’il lui plaît de faire.

 

          h) L’épouse n’est pas le majordome de son mari, ni son chauffeur, ni son manager, ni son banquier. Attention aux goûts dispendieux, à la folie des grandeurs, au besoin de paraître…

 

          Ce sont là des conseils élémentaires et des remarques en harmonie avec l’enseignement de la Parole de Dieu. S’ils sont pris en considération et suivis dans l’Esprit de Christ, les foyers connaîtront le bonheur et l’équilibre divin.

 

Paul BALLIERE

www.batissezvotrevie.fr

 


 

L’ÉPOUSE CHRÉTIENNE

 

2° partie : la nécessité de la soumission

 

          La Bible dit : « Femmes, soyez soumises à vos maris, comme au Seigneur ; car le mari est le chef [la tête] de la femme, comme Christ est le chef [la tête] de l’Église, qui est son corps, et dont il est le Sauveur. Or, de même que l’Église est soumise à Christ, les femmes aussi doivent l’être à leurs maris en toutes choses. » (Éphésiens 5.22-24)

 

          Pour bien comprendre la nécessité de la soumission de l’épouse, il est indispensable de nous souvenir de tout ce qui a été dit dans un précédent article. La soumission de l’épouse chrétienne n’est ni un devoir, ni une contrainte, ni une soumission pour le péché ; elle n’est en aucun cas synonyme d’infériorité par rapport au mari ; elle ne veut pas dire non plus esclavage, ni maintien permanent dans le silence.

 

          Cela étant, considérons qu’aucune organisation humaine ne peut fonctionner correctement si elle a deux chefs. L’un des plus grands obstacles au bonheur des foyers est la conception moderne, erronée, selon laquelle la femme n’a plus à se soumettre à son mari. L’éducation actuelle vise à faire croire à la femme qu’elle doit se libérer de ce « joug primitif ». Le résultat ? Le bonheur et l’harmonie du couple disparaissent.

 

          Nous sommes face à un fait social indéniable. L’image du père se dégrade de plus en plus, au profit du rôle toujours plus dominateur de la mère. Les spécialistes en constatent les conséquences : croissance alarmante de la délinquance, de la rébellion, des divorces, et perte du sens de la responsabilité.

          Or, ce n’est pas le plan de Dieu pour la famille. Bien au contraire : l’homme doit être le chef (la tête) du foyer. Un homme qui n’a pas ce rôle est en quelque sorte marié à une seconde mère. Les enfants découvrent alors que le père n’est pas le chef, et à l’adolescence, et même avant parfois, ils perdent tout le respect qu’ils doivent au père – respect indispensable pour un bon départ dans la vie.

 

          Un foyer dirigé par l’épouse est souvent un lieu de disputes, de tensions continuelles, jusqu’au jour où le mari « cède ».

          Le foyer n’est pas heureux. L’épouse ou le mari, ou les deux le reconnaissent, sans savoir parfois l’expliquer ; mais ils sont conscients de « quelque chose d’anormal ».

          Le mari se recroqueville sur lui-même, jusqu’à perdre graduellement, dans certains cas, sa personnalité. Il fuit toute responsabilité et cherche à l’établir ailleurs : dans les bars (l’alcool aidant), dans un comité de société, en compagnie de gens simplistes et vulgaires...C’est là un phénomène de compensation.

          Tôt ou tard, et c’est le plus tragique, l’épouse finit par mépriser le mari qu’elle a dominé.

          Par ailleurs, un danger guette tous les mariages entre un jeune homme et une femme plus âgée. Inconsciemment parfois, le jeune homme ne cherche pas une compagne, mais une mère. La femme se prête au jeu, mais lorsque le mari arrive à la pleine maturité, il abandonne sa « mère » en faveur d’une femme plus jeune. C’est alors l’adultère, ou le divorce.

 

          La soumission fait partie du prolongement de notre vie spirituelle. La Parole de Dieu déclare : «Rendez continuellement grâces pour toutes choses à Dieu le Père, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, vous soumettant les uns aux autres dans la crainte de Christ. Femmes, soyez soumises à vos maris, comme au Seigneur. » (Éphésiens 5.20-22). Certaines épouses ont eu des réactions d’auto-défense, d’indiscipline, à cause des abus d’autorité masculine. Ces réactions les ont empêchées d’écouter avec sérieux et respect l’enseignement précis du Seigneur.

 

          L’ordre de soumission de la femme à son mari correspond à un plan qui dépasse de beaucoup le cadre du mariage. C’est une volonté de Dieu pour rétablir une condition de vie que la « chute », comme on l’appelle, a désagrégé. La Bible déclare : « L’Éternel Dieu forma une femme de la côte qu’il avait prise de l’homme, et il l’amena vers l’homme » (Genèse 2.22) ; et encore : «...L’homme est l’image et la gloire de Dieu, tandis que la femme est la gloire de l’homme. En effet, l’homme n’a pas été tirée de la femme, mais la femme a été tirée de l’homme ; et l’homme n’a pas été créé à cause de la femme, mais la femme a été créée à cause de l’homme » (1 Corinthiens 11.7-9) ; et encore : « car Adam a été formé le premier, Eve ensuite. » (1 Timothée 2.13).

          Toute femme fidèle à sa nature profonde de femme, aime naturellement à s’appuyer sur l’homme. Elle peut être heureuse quand cet appui lui est donné dans le respect de sa liberté et de sa personnalité. La Parole de Dieu exhorte les maris en ces termes : « Maris, montrez à votre tour de la sagesse dans vos rapports avec vos femmes, comme avec un vase plus faible ; honorez-les, comme devant aussi hériter avec vous de la grâce de la vie. Qu’il en soit ainsi, afin que rien ne vienne faire obstacle à vos prières. » (1 Pierre 3.7) La sensibilité de la femme, son intuition, son pouvoir de sympathie, son émotivité, son caractère impressionnable font d’elle un être plus fragile, plus « faible » - pour reprendre l’expression biblique – auquel l’autorité masculine est en bénédiction. Autorité, et non autoritarisme.

 

          La soumission de l’épouse chrétienne est voulue de Dieu, et elle correspond à la vraie nature de la femme. Dieu veut sauvegarder les qualités distinctives de la femme, les mettre en évidence, permettre qu’elles soient développées et mises au service du couple et de la famille. Dieu veut rendre à la femme la place qui lui est due, celle où elle sera le mieux.

          Prenons l’image de notre corps. On ne peut changer de place les membres ni leurs fonctions. Il en est de même du foyer. C’est une sottise de vouloir bouleverser l’ordre établi par Dieu dans la famille, sous prétexte d’égalité des conjoints. Ces derniers ne sont pas interchangeables dans leurs charges respectives. L’épouse et le mari ont chacun leur place et leur responsabilité.

 

          Le monde va de mal en pis dans ce domaine. L’autoritarisme – condamnable - d’autrefois a fait place, dans certains foyers, à une absence d’autorité maritale qui s’est soldée par une forme d’anarchie destructrice.

 

          Dieu a toujours raison. Revenons à sa Parole, et construisons nos foyers sur ce roc inébranlable.

 

Paul BALLIERE

www.batissezvotrevie.fr

 


 

L’ÉPOUSE CHRÉTIENNE

 

1° partie : la soumission

 

          La Bible dit : « Femmes, soyez soumises à vos maris, comme au Seigneur ; car le mari est le chef [la tête] de la femme, comme Christ est le chef [la tête] de l’Église, qui est son corps, et dont il est le Sauveur. Or, de même que l’Église est soumise à Christ, les femmes aussi doivent l’être à leurs maris en toutes choses. » (Éphésiens 5.22-24)

 

          Tout d’abord, il est essentielle de considérer ce que la soumission n’est pas...

 

1. La soumission n’est ni un devoir, ni une contrainte.

 

          Elle doit être volontaire, joyeuse, cordiale, constante. Par sa soumission, l’épouse démontre son amour. C’est une joie pour elle d’exprimer ainsi cet amour. La soumission sera facile dans l’amour.

          L’Église a reçu la grâce pour aimer le Seigneur et lui être soumise. Il en est ainsi pour la femme chrétienne.

 

2. La soumission n’est pas une soumission pour le péché.

 

          La Bible dit : «...comme au Seigneur » (Éphésiens 5.22) Ce verset semble ignoré par certains maris qui n’hésitent pas à être durs et exigeants à l’égard de leurs épouses.

          La soumission de la femme a des limites. Il n’est question, en aucun cas, d’une obéissance aveugle et servile à toutes les exigences abusives du mari. L’épouse n’est pas tenue d’obéir pour le péché. Le texte d’Actes 4.19 s’applique en pareil cas : « Jugez s’il est juste, devant Dieu, de vous obéir plutôt qu’à Dieu. »

 

          Certains maris se servent un peu trop souvent de ce texte : « Femmes, soyez soumises à vos maris » ! Dieu n’a jamais demandé à l’homme de répéter sans cesse ce verset à son épouse. Lorsqu’une femme doit être soumise, Dieu s’adresse directement à elle. Lorsqu’un mari doit aimer sa femme, Dieu s’adresse directement à lui. Chacun doit obéir à ce que Dieu lui demande. Il est inutile d’exiger de force la part de l’autre. La relation entre époux doit être une relation dans l’amour.

 

3. La soumission ne veut pas dire infériorité.

 

          Rappelons-nous Genèse 2.24 : « C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair ». Cette parole a été rappelée par Jésus qui a ajouté : « Ainsi, ils ne sont plus deux, mais ils sont une seule chair. Que l’homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint. » (Matthieu 19.5-6) Une partie de ma chair ne peut pas être inférieure à l’autre !

          La soumission de la femme est en rapport, non avec sa valeur ou sa dignité personnelle, mais avec son rôle dans le foyer. L’épouse est égale au mari, mais, au sein du foyer, sa responsabilité est différente. Cette soumission est nécessaire à la préservation de l’unité et de l’ordre dans le foyer. L’épouse est appelée par Dieu à des responsabilités différentes et complémentaires. Un refus de soumission brisera l’unité et sera source de désordre. Quelle responsabilité pour la femme !

 

          « ...Comme au Seigneur ». L’épouse est d’abord soumise à Jésus Bien des situations difficiles, voire critiques, dans certains foyers, sont significatives de l’état spirituel !

 

          Vous voulez avoir une idée précise des conséquences d’un refus de soumission d’une épouse ? Considérez l’état de l’église lorsqu’elle se soustrait à l’autorité de Christ !

 

4. La soumission ne signifie pas esclavage.

 

          De nombreuses femmes refusent la soumission parce qu’elles l’associent à « l’esclavage » ou à « l’infériorité ». N’oublions pas tout ce que nous avons dit dans nos chapitres précédents, notamment en ce qui concerne la manière dont l’homme doit aimer sa femme. Il y a, dans la pensée et la volonté de Dieu, une notion d’équilibre et d’harmonie. Dans le véritable amour biblique, l’amour divin, la soumission n’est plus un problème, ni un fardeau. Au contraire, la femme éprouve une joie réelle de se sentir aimée et de savoir que son mari désire son bien.

          Être soumise ne signifie pas être privée de ses droits, être réduite à l’état d’esclave. La véritable soumission, selon Dieu, donne à la femme davantage de liberté, lorsque celle-ci obéit à la Parole de Dieu et dit « oui » au plan de Dieu. Prenons une comparaison : dans une démocratie, la liberté individuelle ne dépend-elle pas de la soumission aux lois du pays ?

 

          Toute vraie libéralisation de la femme passe d’abord par une rencontre personnelle avec Jésus-Christ, et par la soumission volontaire aux principes de sa Parole. Obéir à Dieu, c’est être réellement libre.

 

5. La soumission ne veut pas dire le silence.

 

          Là encore, un rappel n’est pas superflu : « L’Éternel Dieu dit : Il n’est pas bon que l’homme soit seul ; je lui ferai une aide semblable à lui. » (Genèse 2.18) La femme ne peut pas aider si elle doit constamment se taire et n’avoir jamais « droit au chapitre ». Être soumise ne veut pas dire fermer la bouche, n’avoir aucun droit à la réflexion, ni à la participation à une décision, ni perdre sa personnalité.

          Pour être une aide efficace à son mari, l’épouse doit pouvoir lui offrir ses pensées, ses dons, ses talents, son amour. Ensuite, elle fera confiance à son mari pour la décision finale, après avoir exprimé ses propres convictions – qui peuvent être différentes de celles de son mari !

          Dans une prochaine étude, nous aborderons le sujet de « la nécessité de la soumission de l’épouse ».

 

Paul BALLIERE

www.batissezvotrevie.fr

 


 

LE MARI CHRÉTIEN

(3° partie)

 

          J’invite nos lecteurs à relire une fois encore le texte d’Éphésiens 5.22-33.

 

Le chef de son foyer

 

          Cette notion fait partie de la structure du couple et de la famille tels que Dieu les a voulus. C’est d’ailleurs la vraie raison de la soumission de l’épouse.

 

          Pourquoi le chef ? Non pas parce que l’homme serait supérieur à la femme ou meilleur qu’elle, mais parce que tout foyer, toute organisation, toute société a besoin d’une autorité pour survivre et pour vivre.

 

          La société d’aujourd’hui n’est pas d’un grand soutien pour cette conception biblique des choses. Les structures sont renversées tant dans le rôle du mari que dans celui de l’épouse. Cette confusion des rôles génère de grands désordres.

          Dieu n’a pas voulu des hommes efféminés et passifs, non plus que des femmes masculinisées et agressives. D’ailleurs, dans de tels cas de figures, de graves perturbations sont constatées chez les enfants.

          Un responsable des problèmes conjugaux a déclaré : « Notre tendance, aujourd’hui, est de penser que nous pouvons éliminer l’autorité du mari sur la femme, tout en maintenant l’autorité du couple sur les enfants. La Bible est plus réaliste que l’homme moderne sur le mariage, car elle démontre qu’en dissolvant une hiérarchie, on en dissout forcément une autre. »

          Une certaine tendance se fait jour aujourd’hui : le père éliminé, au profit de la mère, établie comme responsable du foyer...puis la mère éliminée à son tour, et remplacée par les enfants ; des enfants qui vont vite se révéler rebelles et dominateurs. Signe des temps ? La Parole de Dieu déclare : « Sache que, dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles. Car les hommes seront...rebelles à leurs parents » (2 Timothée 3.1-2).

 

          La femme, d’une manière générale, se réjouit de voir son mari prendre ses responsabilités. Cela fait partie de sa féminité. Au cœur des problèmes, il n’y a pas toujours une femme rebelle et insoumise, mais un homme qui fuit ses responsabilités de mari et de père, rejetant tout le poids du fardeau familial sur sa femme ; autorité qui, par ailleurs, n’est ni contestée ni enviée par l’épouse, car, d’une certaine manière, elle est redoutable.

          Un juge dans les affaires criminelles a dit : « Si les mamans pouvaient comprendre et communiquer à leurs enfants l’importance d’honorer et de respecter le père, elles auraient la grande joie d’avoir des enfants qui leur procurent beaucoup de satisfactions ».

 

          En tant que chef de l’Église, Jésus est le modèle des époux, et le type du vrai chef.

          « Chef » a le sens de « tête », c’est-à-dire celui qui pense, voit, entend, s’exprime et ordonne. Il a la responsabilité de voir, de prévoir, d’élaborer, de discerner, de réfléchir, tout en se souvenant que sa femme est « une aide semblable à lui » !

          Le mari, selon le plan divin, n’est pas une tête qui écrase le corps ou qui l’exploite – à moins que la tête ne soit folle ! « Jamais personne n’a haï sa propre chair ; mais il la nourrit et en prend soin, comme Christ le fait pour l’Église. » (Éphésiens 5.29)

 

          Le mari doit diriger son foyer avec affection, sagesse, d’une façon qui facilite la tâche de son épouse, de toutes manières. Il n’hésitera pas à la seconder en cas de nécessité.

 

          « Comme Christ... » Quel programme pour l’époux chrétien ! Nous pourrions dresser une liste impressionnante de toutes les obligations du mari envers sa femme. Que de constats de faillite de l’homme face à ses responsabilités de chef de la femme !

 

          « Chef » et « soumission » ont un contenu bien différent de celui qu’au premier abord on voudrait leur accorder.

          « Comme Christ... » Il n’est donc pas question pour l’homme de faire preuve d’autoritarisme ou d’établir une tyrannie dans son foyer. Le mari chrétien est un chef aimant et aimé. Jésus est son modèle par excellence comme chef de l’Église. Il le suit dans ses paroles, dans ses faits et gestes pour savoir quel époux il doit être.

          Être le chef est une position honorable, mais elle place aussi plus directement au service des autres, ou de l’autre. Jésus, le Seigneur, le Maître, n’a-t-il pas lavé les pieds de ses disciples ? Rappelons-nous ses paroles à propos de certains chefs : « Vous savez que les chefs des nations les tyrannisent », a-t-il déclaré à ses disciples, « et que les grands les asservissent. Il n’en sera pas de même au milieu de vous. Mais quiconque veut être grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur. » (Matthieu 20.25-26)

 

          « Comme Christ ». Le Seigneur Jésus fait servir son autorité de chef à un but précis : faire de l’Église, son épouse, la plus heureuse. Ainsi, la vie heureuse de la femme, selon le plan de Dieu, est avant tout dans les mains de l’homme, et dépend de son comportement.

          Lorsqu’il y a souffrance, insatisfaction, découragement, et larmes de l’épouse, il faut très souvent chercher du côté de l’homme. C’est un domaine où la culpabilité masculine dans le monde est à son comble. Il est vrai que souvent, les responsabilités sont partagées, mais néanmoins, le fait demeure.

          L’homme doit être à sa place, comme chef assumant ses responsabilités. Lorsqu’il n’en est pas ainsi, et qu ‘un changement de comportement est nécessaire, on constate que le redressement de l’homme entraîne dans bien des cas le redressement de la femme. Heureux l’homme qui, devant ses manquements, ne choisit pas la voie de l’orgueil, de la suffisance, de la présomption ou de l’entêtement, mais sait reconnaître ses torts, et emprunte le chemin du véritable amour dont nous avons déjà parlé.

 

          L’autorité du mari a sa source dans l’obéissance à Dieu. Admirons là encore le magnifique exemple de Christ, le chef suprême de l’Église. Il a déclaré : « Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé, et d’accomplir son œuvre. » (Jean 4.34) C’est par cette obéissance qu’il a acquis le droit de devenir la tête de l’Église.

          Le mari ne doit jamais oublier que son propre chef est Christ. Paul a déclaré : « Je veux cependant que vous sachiez que Christ est le chef de tout homme, que l’homme est le chef de la femme... » (1 Corinthiens 11.3) Nous découvrons, dans l’Évangile, un principe de la plus haute importance ; et ne nous en déplaise, il se trouve dans la bouche d’un centenier romain qui dit à Jésus : « Moi qui suis soumis à des supérieurs, j’ai des soldats sous mes ordres ; et je dis à l’un : Va ! Et il va ; à l’autre : Viens ! Et il vient ; et à mon serviteur : Fais cela ! Et il le fait. » (Matthieu 8.9) Quel est ce principe ? Pour avoir de l’autorité, il faut être soi-même soumis à d’autres ou à un autre. Dans le foyer chrétien, chacun a un chef. Pour la femme, c’est le mari. Pour le mari, c’est Christ. Excusez du peu ! On ne peut bien commander que si l’on apprend soi-même à obéir.

 

          L’autorité du mari s’exercera donc dans un esprit d’humilité. Une autorité exercée sans humilité est souvent rejetée. On n’impose pas en s’imposant ! « Le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de beaucoup. » (Marc 10.45)

 

          Comme chef de son foyer, le mari doit savoir prendre des décisions. Voici quelques conseils :

          * ne pas prendre des décisions sans avoir consulté son épouse.

          * demander à Dieu la sagesse de prendre des décisions au moment opportun, selon qu’il est écrit : « Si quelqu’un d’entre vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu, qui donne à tous simplement et sans reproche, et elle lui sera donnée. »

          * connaître le but de ses motivations. Ses décisions visent-elles le bonheur de siens ou la satisfaction de son égoïsme ?

          * être plein de tact, et veiller à l’harmonie du foyer.

          * ne pas revenir sur les décisions, sauf s’il réalise qu’il s’est trompé. Être un chef n’est pas toujours facile. On fait des erreurs. Qui n’en fait pas ? Mais il ne faut pas être paralysé par des échecs. Dieu peut donner les qualifications nécessaires pour que les maris soient des hommes à la hauteur de leur grande responsabilité.

 

Paul BALLIERE

www.batissezvotrevie.fr

 


 

LE MARI CHRÉTIEN

(2° partie)

 

          J’invite nos lecteurs à relire le texte d’Éphésiens 5.22-33.

 

L’amour qui prend soin

 

          « Car jamais personne n’a haï sa propre chair ; mais il la nourrit et en prend soin, comme Christ le fait pour l’Église. » (Éphésiens 5.29)

 

          Comme Christ à l’égard de l’Église, tout mari est responsable de l’entretien de son épouse ; sur le plan matériel, mais aussi affectif, psychologique et spirituel – la lecture de la Parole de Dieu et la prière éviteront d’être contaminés par le péché et de mettre le foyer en danger.

 

          « Christ a aimé l’Église...afin de... » (v.26) Jésus-Christ est le modèle pour tout mari chrétien. Une épouse n’est pas une femme de ménage, mais « une aide semblable... »

 

          « Il la nourrit ». Le mot grec traduit par « nourrir » implique l’idée d’ordre moral, éducatif, spirituel. Nous retrouvons le même mot en Éphésiens 6.4 (traduit par élever ») : « Et vous, pères, n’irritez pas vos enfants, mais élevez-les... »

          Être mari, c’est donc être berger. Prenons garde à l’avertissement d’Esaïe 55 .2 : « Pourquoi pesez-vous de l’argent pour ce qui ne nourrit pas ? Pourquoi travaillez-vous pour ce qui ne rassasie pas ? Ecoutez-moi donc, et vous mangerez ce qui est bon, et votre âme se délectera de mets succulents. » Les biens matériels sont loi d’être suffisants pour connaître le bonheur conjugal.

 

Le témoignage de tendresse

 

          « ...Et en prend soin. » (Éphésiens 5.29)

 

          Ou encore « chérit ». Cela suppose tendresse et affection. Il n’est pas question de domination masculine qui écrase, asservit, abuse de la fragilité de la femme. Cette dernière n’est ni une bête de somme, ni un objet de plaisir.

 

          Le mari doit être prêt à se tenir aux côtés de sa femme en toutes circonstances, bonnes ou mauvaises. Dans la peine, il témoigne de la sympathie et cherche à l’aider. Dans le besoin, il ne l’abandonne pas.

          Des mouvements de tendresse pourront être rejetés par l’épouse si, au temps de la détresse, le mari l’a blessée par ses négligences.

          La femme doit avoir l’assurance que son mari la soutiendra en toutes circonstances. Elle sait alors qu’elle est vraiment aimée.

 

L’amour qui honore et respecte

 

          La Parole de Dieu déclare : « Maris, aimez vos femmes, et ne vous aigrissez pas contre elles » (Colossiens 3.19) ; et encore : « Maris, montrez à votre tour de la sagesse dans vos rapports avec vos femmes, comme avec un vase plus faible ; honorez-les, comme devant aussi hériter avec vous de la grâce de la vie. Qu’il en soit ainsi, afin que rien ne vienne faire obstacle à vos prières. » (1 Pierre 3.7)

 

          L’épouse doit éprouver un sentiment de dignité personnelle. Il est donc indispensable que le mari s’abstienne de critiques incessantes, de remarques humiliantes, comme si son épouse lui était inférieure. Certains maris font preuve d’une exigence démesurée comme si leur femme était une esclave !

 

          Le mari chrétien a une lourde responsabilité, celle d’être la tête de son foyer, à l’exemple de Christ. C’est ce que nous étudierons dans notre prochain article.

 

(à suivre)

Paul BALLIERE

www.batissezvotrevie.fr

 

 

LE MARI CHRÉTIEN

(1° partie)

 

          Lisons Éphésiens 5.22-33 : «Femmes, soyez soumises à vos maris, comme au Seigneur ; car le mari est la tête de la femme, comme Christ est la tête de l’Église, qui est son corps, et dont il est le Sauveur. Or, de même que l’Église est soumise à Christ, les femmes aussi doivent l’être à leurs maris en toutes choses. Maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l’Église, et s’est livré lui-même pour elle, afin de la sanctifier par la parole...C’est ainsi que les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Celui qui aime sa femme s’aime lui-même. Car jamais personne n’a haï sa propre chair ; mais il la nourrit et en prend soin, comme Christ le fait pour l’Église, parce que nous sommes membres de son corps. C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair. Ce mystère est grand ; je dis cela par rapport à Christ et à l’Église. Du reste, que chacun de vous aime sa femme comme lui-même, et que la femme respecte son mari. »

 

          Remarquez bien ce texte des Écritures : l’exhortation adressée au mari est trois plus longue que celle qui concerne l’épouse !

 

          Tout le secret et la richesse spirituels se trouvent dans le verset 32. L’exemple de Jésus-Christ est le modèle de structure et d’équilibre du foyer chrétien.

 

L’amour de l’époux

 

          Cette exhortation revient à 5 reprises dans notre texte.

          Quelqu’un a dit : « Le plus grand service qu’un père puisse rendre à ses enfants est d’aimer leur maman ». C’est à l’homme que Dieu demande d’aimer – cela est sous-entendu pour l’épouse aussi, bien évidemment – mais n’est pas clairement exprimé ici. C’est donc au mari de révéler cet amour, de le partager, de le donner. En conséquence, l’épouse aimera à son tour.

          Si nous considérons l’exemple sublime, l’exemple par excellence, de Christ et de l’Église, n’est-ce pas Jésus qui a aimé le premier ?

 

          Le mari est à la tête du foyer – nous en parlerons ultérieurement – mais il doit tout faire avec amour. Il ne doit pas exercer une autorité arbitraire, dictatoriale, une « main de fer ». Il n’est pas un tyran, un despote. Il n’impose pas sa volonté de façon égoïste pour satisfaire ses propres désirs.

          Son amour est, au contraire, désintéressé. Son désir profond est le plus grand bien de son épouse. Il prend en considération ses désirs à elle, et le bien de tous les deux. Ne sont-ils pas « une seule chair » ?

 

Christ est le modèle

 

          L’expression clé, dans notre texte, est « comme Christ » : v.23, 25, 29. Voyez aussi le verset 32.

 

          Comment Christ a-t-il aimé l’Église ? Non pas parce qu’elle était constituée de gens obéissants, bons, aimables, responsables, mais parce qu’il est amour.

          Jésus a retiré l’Église du péché, il l’a sauvée, il la sanctifie par sa parole, il en prend soin, il veille sur elle, il la protège, il la purifie sans cesse, et ce, malgré ses chutes, son indignité ; il patiente à son égard, il attend, il supporte, il la prépare et la pare de ses dons, il la perfectionne. « C’est ainsi que les maris doivent aimer leurs femmes... »

          Le mari aime sa femme malgré ses imperfections et ses faiblesses. Il ne s’agit pas d’aimer la femme idéale, et de mépriser celle qui est devant soi.

          Cet amour de Christ peut être donné au mari par le Saint-Esprit, selon qu’il est écrit : « ...L’amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné. » (Romains 5.5)

 

L’amour qui se sacrifie

 

          « Comme Christ a aimé... »

 

          C’est la capacité du don de soi. Jésus a abandonné son rang divin, sa position glorieuse, pour donner le plus précieux, sa vie, pour l’Église.

 

          C’est aimer plus pour l’autre que pour soi-même. Le mari doit se livrer pour sa femme. Il se peut qu’il doive sacrifier des amis, du temps, certains loisirs, des ambitions personnelles, sa personne même. Rien d’humain ne doit avoir priorité sur la responsabilité de pourvoir aux besoins de sa femme. Il n’y a aucun substitut pour le don de soi.

 

          Certaines femmes sont malheureuses parce que le mari est disposé à donner de bonnes choses, sauf eux-mêmes. Aucun don matériel ne peut compenser l’amour du mari.

 

          Un danger menace le couple, et il ne doit pas être ignoré : chercher à recevoir plutôt qu’à donner. Que de dégâts dans ce déséquilibre !

 

          Le mari doit donc laisser Jésus grandir en lui. C’est dans sa communion avec Christ qu’il recevra la grâce d’être le mari selon le cœur de Dieu. C’est la raison pour laquelle dans un foyer chrétien digne de ce nom, plus ça va, mieux ça va !

 

(à suivre)

Paul BALLIERE

www.batissezvotrevie.fr

 


 

L’IMPORTANCE DE FAIRE DURER L’AMOUR

 

          La Bible dit à propos de l’homme: « Celui qui est marié s’inquiète...des moyens de plaire à sa femme » ; et elle dit à propos de la femme : « celle qui est mariée s’inquiète...des moyens de plaire à son mari. » (1 Corinthiens 7.33-34)

 

          Pendant le temps qui précède les fiançailles, les deux « partenaires » s’efforcent de gagner l’amour de l’autre.

          Après les premières années de mariage, ces « efforts romantiques » ont tendance à diminuer. Il existe un réel danger de cesser de prêter la même attention à l’autre, d’user des mêmes prévenances, et de traiter l’autre avec la même courtoisie.

          Or, il est important de maintenir la flamme de l’amour vécu sous le regard de Dieu. La parole de Dieu déclare : « Faute de bois, le feu s’éteint » (Proverbes 26.20) ; et elle ajoute : « Le charbon produit un brasier, et le bois du feu. » (Proverbes 26.21) Cette vérité s’applique aussi au couple, dans le domaine sentimental. L’amour, certes, se transforme en un sentiment plus profond et plus mûr avec les années. Mais ce serait une grave erreur d’évincer les expressions d’affection et de tendresse.

 

          Examinons quelques points très pratiques. Il est indispensable…

          * de se souvenir de l’anniversaire du conjoint

          * de se souvenir de l’anniversaire de mariage

          * de rester attrayant et attentif au conjoint,

          * de savoir exprimer, sans la laisser mourir, l’admiration ressentie pendant les fiançailles.

 

          Peu de gens tombent dans l’adultère à cause d’un amour « irrésistible » pour une autre personne. Par contre, certains tombent dans ce péché

          * pour soulager un sentiment d’ennui

          * parce qu’il n’y a plus de communication avec le conjoint

          * parce qu’il n’y a plus ces sentiments qui donnent du goût à la vie.

 

          Les hommes sont plus nombreux que les femmes à se plaindre de la monotonie de la vie conjugale. Peu de conjoints chercheront l’aventure s’ils ont une relation satisfaisante et stimulante au foyer, ainsi qu’une sexualité équilibrée selon le plan de Dieu. La Bible dit : « Pour éviter l’impudicité, que chacun ait sa femme, et que chaque femme ait son mari. Que le mari rende à sa femme ce qu’il lui doit, et que la femme agisse de même envers son mari. La femme n’a pas autorité sur son propre corps, mais c’est le mari ; et pareillement, le mari n’a pas autorité sur son propre corps, mais c’est la femme. Ne vous privez point l’un de l’autre, si ce n’est d’un commun accord pour un temps, afin de vaquer à la prière ; puis retournez ensemble, de peur que Satan ne vous tente par votre incontinence. » (1 Corinthiens 7.2-5).

          L’apôtre Pierre écrit : « Maris, montrez à votre tour de la sagesse dans vos rapports avec vos femmes, comme avec un vase plus faible ; honorez-les, comme devant hériter avec vous de la grâce de la vie. » (1 Pierre 3.7)

 

Paul BALLIERE

www.batissezvotrevie.fr

 


 

L’UNION DU COUPLE DANS LA VIE SPIRITUELLE

 

          C’est l’un des grands facteurs d’harmonie conjugale. Regardons ensemble quelques textes de l’Écriture :

 

          Genèse 7.1 : « L’Éternel dit à Noé : Entre dans l’arche, toi et toute ta maison ; car je t’ai vu juste devant moi parmi cette génération. »

 

          Juges 13.8-12 : « Manoach fit cette prière à l’Éternel: Ah ! Seigneur, que l’homme de Dieu que tu as envoyé vienne encore vers nous, et qu’il nous enseigne ce que nous devons faire pour l’enfant qui naîtra ! Dieu exauça la prière de Manoach, et l’ange de Dieu vint encore vers la femme. Elle était assise dans un champ, et Manoach, son mari, n’était pas avec elle. Elle courut promptement donner cette nouvelle à son mari, et lui dit : Voici, l’homme qui était venu l’autre jour vers moi m’est apparu. Manoach se leva, suivit sa femme, alla vers l’homme, et lui dit : Est-ce toi qui as parlé à cette femme ? Il répondit : C’est moi. Manoach dit : Maintenant, si ta parole s’accomplit, que faudra-t-il observer à l’égard de l’enfant, et qu’y aura-t-il à faire ? »

 

          Luc 1.5-6 : « Du temps d’Hérode, roi de Judée, il y avait un sacrificateur, nommé Zacharie, de la classe d’Abia ; sa femme était d’entre les filles d’Aaron, et s’appelait Élisabeth. Tous deux étaient justes devant Dieu, observant d’une manière irréprochable tous les commandements et toutes les ordonnances du Seigneur. »

 

          Romains 16.3-5 : « Saluez Prisca et Aquilas, mes compagnons d’œuvre en Jésus-Christ, qui ont exposé leur tête pour sauver ma vie ; ce n’est pas moi seul qui leur rends grâces, ce sont encore toutes les Églises des païens. Saluez aussi l’Église qui est dans leur maison... »

 

          Hébreux 11.23 : « C’est par la foi que Moïse, à sa naissance, fut caché pendant trois mois par ses parents, parce qu’ils virent que l’enfant était beau, et qu’ils ne craignirent pas l’ordre du roi. »

 

          Voilà des couples qui dégagent un délicieux parfum spirituel. Une marche selon la justice de Dieu, la recherche des conseils divins pour l’éducation d’un enfant, une vie d’obéissance à la Parole de Dieu, une consécration totale à Christ, une vie de foi dans un contexte très difficile...Qu’ils sentent bon tous ces foyers !

 

          Aucun autre facteur d’harmonie conjugale n’est aussi important que la vie dans le Christ. C’est la voie royale pour réussir son foyer.

          On a fait une étude sur le divorce et la réconciliation dans un centre de cure d’âme. On a observé 250 couples dont environ 40 % étaient déjà séparés, 11 % divorcés, et 23 % avaient demandé le divorce. Trois couples seulement assistaient régulièrement au culte de leur église avant de venir au centre de cure d’âme. Les pasteurs les ont encouragés à fréquenter l’Assemblée, à assister aux réunions de leur église ; ce qu’ils ont fait. Comme résultat, sur un total de 225 couples, 9 sur 10 se sont réconciliés.

 

          La vie d’église est importante. Ne cherchez pas l’église parfaite. Vous serez toujours déçus. Et si l’église parfaite existait, le jour où vous, vous y seriez, elle cesserait d’être parfaite ! Il n’en demeure pas moins vrai qu’au sein du peuple de Dieu, nous pouvons puiser courage, bénédictions, mais aussi le désir de mieux connaître le Seigneur, de le servir plus efficacement, et de nous laisser guider par lui. La Bible dit : « N’abandonnons pas notre assemblée, comme c’est la coutume de quelques-uns ; mais exhortons-nous réciproquement, et cela d’autant plus que vous voyez s’approcher le jour. » (Hébreux 10.25) Il faut entendre, bien évidemment, une Assemblée saine, à défaut d’être totalement sainte, une Assemblée qui veut être fidèle à la Parole de Dieu. Vous n’êtes pas tenus de rester dans une église qui ne prêche pas, ou plus, le message fidèle à l’Écriture.

 

          Mettez Christ au premier rang de votre vie familiale. C’est ainsi que de nombreux problèmes familiaux, et des divergences de vue trouveront une solution ; et une bonne entente s’établira.

 

          Décidez d’instaurer le « culte de famille ». D’ailleurs, il devrait être établi dès le début du mariage. Ainsi,

          * vous présenterez vos prières ensemble devant le trône de Dieu,

          * vous écouterez la voix de Dieu ensemble

          * vous obéirez ensemble au Seigneur.

 

          Le culte de famille est la base solide de la vie commune. Vos enfants verront que le Seigneur est le chef de votre foyer.

          Nous vous donnerons ultérieurement quelques conseils pour l’établissement et le bon « fonctionnement » d’un culte de famille.

 

          La vie du couple en Christ permet

          * de supporter les faiblesses mutuelles avec amour. La Bible dit : « Soyez bons les uns envers les autres, compatissants, vous pardonnant réciproquement, comme Dieu vous a pardonné en Christ. » (Éphésiens 4.32) Cette exhortation qui s’inscrit dans le cadre de l’église, vaut aussi pour le couple chrétien.

          * d’éliminer les conflits. « Que le soleil ne se couche pas sur votre colère, et ne donnez pas accès au diable. » (Éphésiens 4.26)

          * de dissiper les ressentiments dans la prière commune.

          * de commencer les journées en cherchant une nouvelle grâce du Seigneur.

          * de rester unis dans la joie et la force du Seigneur.

 

Paul BALLIERE

www.batissezvotrevie.fr

 


 

LA COMMUNICATION DANS LE COUPLE

 

          Il ne faut pas s’étonner des frictions entre les conjoints. Des désaccords peuvent surgir dans un couple, car il s’agit d’une union entre deux personnes différentes, avec des idées et des bagages différents.

 

          Quelles peuvent être les causes potentielles de conflit ? La fatigue, les critiques, la négligence, le désordre dans la maison, les dépenses superflues…

 

          Les frictions seront sans gravité si une communication positive existe dans le couple. Il est indispensable de résoudre les problèmes avec maturité. Il est très mauvais de communiquer dans la colère, voire d’interrompre toute communication. C’est la « meilleure » façon d’aggraver les difficultés. De nombreux couples ne savent pas parler de leurs problèmes, et génèrent ainsi des tensions inutiles. L’apôtre Jacques écrit : « Ainsi, que tout homme soit prompt à écouter, lent à parler, lent à se mettre en colère ; car la colère de l’homme n’accomplit pas la justice de Dieu. » (Jacques 1.19-20) La Bible dit encore : « Un homme colère excite des querelles, et un furieux commet beaucoup de péchés. » (Proverbes 29.22)

 

          Pourquoi y a-t-il souvent une interruption de la communication entre les deux conjoints ? Très souvent à cause de la crainte d’une mauvaise réaction de l’autre. Il existe plusieurs manières, toutes plus mauvaises les unes que les autres, de répondre aux plaintes du conjoint :

 

          * Se fâcher, se défendre vigoureusement, peut-être même lui faire remarquer ses propres fautes. Mais nier l’existence de nos défauts ou nous en excuser superficiellement provoquera des disputes, le conjoint sera blessé par une telle attitude, et la tension ne fera que croître dans le couple. La Bible dit : « Un homme violent excite des querelles, mais celui qui est lent à la colère apaise les disputes. » (Proverbes 15.18). Si nous réagissons fortement devant les plaintes justifiées de notre conjoint, nous construisons un mur qui risque de provoquer, à moyens termes, une séparation sur le plan affectif.

 

          * Faire la sourde oreille et continuer comme à l’accoutumée. Le résultat ? Le conjoint sera exaspéré !

 

          * Se sentir blessé et bouder longtemps. C’est une attitude cruelle. Quelqu’un a dit : « Les coups de bâton et de pierres peuvent casser les os, mais le silence peut casser les cœurs ». La bouderie peut engendrer la soif de vengeance et un manque de respect envers l’autre. Un tel comportement rognera progressivement l’amour véritable. Il a été prouvé que celui, ou celle, qui a recours à un tel stratagème risque d’endommager sa santé psychologique et même physique (ulcères à l’estomac, par exemple).

 

          * Éviter à tout prix la confrontation mais en gardant le ressentiment dans son cœur. Par contre, en reconnaissant ses fautes, on gagne le respect de l’autre et on maintient l’harmonie du couple. Savoir écouter avec compréhension les plaintes de l’autre va déclencher le même comportement chez le conjoint. On donne, en quelque sorte, l’exemple à l’autre.

 

          Parfois, les problèmes viennent de ce que l’un des conjoints n’interprète pas bien ce que l’autre dit, et réagit mal. Prenons un exemple.

          L’épouse dit : « J’en ai assez de tes sarcasmes, pourquoi ne me traites-tu pas comme un être humain ? ».

          Le mari dit : « Je travaille toute la journée, et en rentrant, je devrais faire la discipline des enfants ! »

          Dans les deux cas, cela signifie en fait : « S’il te plaît, aide-moi ! »

          Or, souvent, le conjoint réagit comme s’il était l’objet d’un rejet ou d’une attaque malveillante. Il faut savoir saisir le message qui se cache derrière les mots ou les gestes. Au lieu de laisser le climat se détériorer, il est préférable d’essayer différentes méthodes pour résoudre les problèmes jusqu’à en trouver une qui donne satisfaction.

 

          Voici quelques règles spirituelles :

          Premièrement, prier pour recevoir sagesse et patience : « Si quelqu’un d’entre vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu, qui donne à tous simplement et sans reproche, et elle lui sera donnée. Mais qu’il la demande avec foi, sans douter ; car celui qui doute est semblable au flot de la mer, agité par le vent et poussé de côté et d’autre. » (Jacques 1.5-6)

          Secondement, se centrer sur le problème et non sur le conjoint.

          Troisièmement, ne pas faire monter les tensions.

 

          Il est important d’écouter les plaintes du conjoint. Il est tout aussi indispensable de savoir communiquer les plaintes avec tact et au bon moment. Là aussi, quelques règles élémentaires de sagesse doivent être respectées :

 

          1. La motivation doit être correcte. Le conjoint ne doit pas abuser de son privilège de pouvoir communiquer à l’autre ses plaintes, dans le but de le punir ou de se « défouler ». Ne sous-estimez pas le danger d’utiliser le conjoint comme « tête de turc » !

 

          2. Demander à Dieu sagesse et grâce pour faire remarquer la faute du conjoint et ce, dans le but de l’en libérer. La Parole de Dieu déclare : « C’est par la sagesse qu’une maison s’élève, et par l’intelligence qu’elle s’affermit. » (Proverbes 24.3)

 

          3. Choisir le bon moment. Les tout premiers moments de la journée ne sont pas le meilleur instant. Avant de se coucher non plus, à cause de la fatigue ; et, en cas d’altercation, une insomnie est plus que probable.

          Il est donc nécessaire que le conjoint se sente bien, et que tous les deux se trouvent seuls. La Bible dit : « Il y a un temps pour se taire, et un temps pour parler. » (Ecclésiaste 3.7)

 

          4. Éphésiens 4.15 : « ...professant la vérité dans la charité... » Les paroles doivent être apaisantes et prononcées avec un amour sincère. Ainsi, le conjoint acceptera plus facilement les critiques. Or souvent, on ne communique pas les plaintes au conjoint lorsqu’on ressent de la tendresse, mais de l’irritation. On vide son cœur dans la colère, et les effets sont désastreux !

 

          5. Faire preuve de patience et de prière persévérante quand l’autre n’accepte pas la plainte, plutôt que d’insister et de discutailler. La prière vaut mieux !

 

          6. Exprimer sa gratitude lorsqu’il y a un changement chez le conjoint. La Bible dit : « Soyez reconnaissants. » (Colossiens 3.15) Mais, ne pas retirer son amour s’il n’y a pas de changement immédiat. L’amour doit être un sentiment profond dans le cœur (de par le Seigneur) et non la récompense pour un bon comportement !

 

          Notons un point très important : la communication dans le couple va plus loin que le simple fait de faire connaître les plaintes mutuelles ; c’est aussi ouvrir son cœur à l’autre et partager expériences et idées. Là encore, prenons un exemple ; L’épouse est au foyer. Elle est isolée, elle se borne aux activités de la prise en charge du foyer (ce qui est déjà beaucoup). Elle veut donc s’intéresser au travail de son mari quand il est de retour à la maison. Elle attend aussi l’écoute de son mari. Elle désire partager avec lui ses expériences de la journée, ses réussites ou ses échecs, ses épreuves...Lorsqu’il y a un véritable amour, il y a aussi un intérêt mutuel. Une dame a dit : « Mon mari m’écoute, mais il ne le fait pas avec son cœur ! »

 

          Il existe des couples au sein desquels l’un et l’autre sont fermés. Ils n’ouvrent pas leur cœur à l’autre, ils ne se connaissent pas. Ils vivent sous le même toit, et pourtant, ils vivent l’un et l’autre dans deux mondes différents. La communication est superficielle.

 

          Le refus de s’ouvrir à l’autre peut avoir différentes causes :

          * Dans l’enfance, dans le milieu où l’on a grandi, on n’a pas appris à ouvrir son cœur, et aujourd’hui, on se sent incapable de le faire.

          * On rencontre un manque de compréhension de la part du conjoint.

          * On craint la réaction du conjoint.

          * On redoute le fait que la connaissance des faiblesses soit utilisée par l’autre comme une « arme » dans les futures disputes. Alors, on se ferme pour se protéger.

          * On sent un manque d’amour véritable. On ne s’intéresse pas véritablement au conjoint. En vérité, on n’aime que soi. La Bible dit : « Que personne ne cherche son propre intérêt, mais que chacun cherche celui d’autrui. » (1 Corinthiens 10.24)

 

          Dieu délivre encore aujourd’hui. Il peut « guérir » votre foyer. Il a la puissance de relever, de restaurer votre couple. Venez à lui.

 

Paul BALLIERE

www.batissezvotrevie.fr

 


 

COMPRENDRE LES DIFFÉRENCES DANS LE COUPLE

ENTRE L’HOMME ET LA FEMME

 

          C’est l’un des facteurs importants de l’harmonie conjugale. En effet, des problèmes surgissent si les conjoints ne comprennent pas qu’il existe des différences psychologiques entre eux. On connaît les différences physiques : en moyenne la femme vit plus longtemps que l’homme.

          Par ailleurs, les différences anatomiques sont évidentes.

          Mais les différences psychologiques sont plus importantes et moins connues. Cette ignorance peut amener les conjoints à mal se comprendre.

          Les quelques remarques qui suivent sont le résultat de statistiques générales émanant d’études approfondies faites par des spécialistes. Elles méritent, j’en conviens, d’être parfois nuancées. Certaines d’entre elles peuvent être « interchangeables », et s’appliquer soit au mari, soit à l’épouse. Mais ce panorama général permet néanmoins au couple de mieux se comprendre, et de vivre en harmonie sous le regard de Dieu.

 

          1) Les hommes tendent à penser logiquement, froidement, de façon intellectuelle. Les femmes, elles, ont tendance à penser avec le cœur, c’est-à-dire influencées par leurs émotions. Tout le monde s’accorde à dire que l’intuition féminine est plus développée que celle de l’homme. Dans le domaine spirituel, il est aussi évident que la femme a une plus grande réceptivité aux choses de l’Esprit de Dieu. De ce fait, les décisions, face aux divers problèmes de la vie, vont être prises différemment. Il est donc indispensable de bien se comprendre mutuellement pour trouver un terrain d’entente.

 

          2) L’homme s’occupe davantage de ses activités en dehors du foyer, et du monde extérieur, que de ses sentiments. La femme, elle, est davantage centrée sur ses sentiments ; elle est moins objective que l’homme dans ses appréciations.

 

          3) L’homme s’appuie sur des principes rationnels et il généralise ; la femme considère davantage les détails. Vous voulez un exercice concret ? Placez vous tous les deux face à un même paysage, et examinez vos réactions.. !

 

          4) Les hommes parleront de choses pratiques : le travail, les plans d’avenir, les affaires financières...Ils n’aiment pas trop parler d’autres personnes ou de relations humaines. Par contre, les femmes préfèrent parler de leurs sentiments, de leurs relations avec les autres, de leurs problèmes. Elles perçoivent plus facilement les attitudes des autres. Dans ce domaine-là aussi, elles sont plus intuitives.

 

          5) Jusqu’à un certain point, les hommes désirent une intimité affective, mais en même temps, ils la craignent et l’évitent. Les femmes, au contraire, ont besoin de fréquentes manifestations de tendresse.

          Souvent, il est difficile pour l’homme de parler de ses sentiments; il est moins capable de comprendre un sentiment et de l’exprimer, et il a tendance à éviter les situations affectives. Il se sent mal à l’aise de parler et d’agir de façon romantique. Combien d’hommes pensent qu’il suffit de subvenir aux besoins matériels du foyer et d’être fidèles dans leur relation conjugale ! Ils ne savent pas se donner à leur épouse, dans le sens le plus noble et le plus pur du terme !

 

          6) L’homme a besoin de réussir. La femme a besoin de sécurité. L’homme a tendance à s’identifier à son travail qui devient l’expression de sa personnalité. Il lie sa valeur à ce qu’il fait, d’où la nécessité absolue de la réussite pour être pleinement conscient de sa valeur. Par contre, si les choses vont mal, il pourra vite se décourager, et dans certains cas se dévaloriser.

          La femme, elle, voit dans son foyer une prolongation de sa personnalité. Elle a tendance à s’évaluer par la mesure d’estime et de reconnaissance des siens. Elle éprouvera beaucoup de satisfaction en cherchant le bonheur de son mari et de ses enfants, leur bien-être et leur succès.

          Pour l’homme, le foyer est une partie de sa vie ; pour certaines femmes, c’est toute leur vie.

          Mais les choses évoluent très vite aujourd’hui. Certaines conclusions mentionnées ici, sans être caduques, sont néanmoins révisables en raison du rythme d’une société en pleine mutation, y compris dans le domaine familial. Faut-il s’en réjouir ?

 

Paul BALLIERE

www.batissezvotrevie.fr

 


 

LA MATURITÉ AFFECTIVE DANS LE COUPLE

 

          Il s’agit de la maturité émotionnelle, c’est-à-dire la capacité de s’adapter socialement à autrui et de bien réagir en toutes situations.

 

          Certains entrent dans le mariage avec de grands espoirs, parfois exagérés, irréalistes. Ils sont déçus lorsqu’ils découvrent que le mariage n’est pas ce qu’ils rêvaient. Soit ils travaillent alors à une profonde amélioration, soit ils réagissent de la mauvaise manière par manque de maturité et se comportent comme des enfants gâtés, quand les choses ne vont pas à leur goût. Il est indispensable d’être convaincu que l’on ne peut atteindre ses objectifs en réagissant comme des enfants. Il faut avoir le courage d’affronter les obstacles et résoudre les problèmes.

 

Les symptômes du manque de maturité

 

          Exiger que ses propres désirs soient satisfaits. Or, la parole de Dieu déclare : « Que chacun de vous, au lieu de considérer ses propres intérêts, considère aussi ceux des autres » (Philippiens 2.4) ; et encore : « que chacun de nous complaise au prochain pour ce qui est bien en vue de l’édification. Car Christ ne s’est point complu en lui-même... » (Romains 15.2-3) ; et encore : « que personne ne cherche son propre intérêt, mais que chacun cherche celui d’autrui. » (1 Corinthiens 10.24)

 

          Ne pas considérer les sentiments du conjoint. L’apôtre Paul écrivait aux Philippiens : « Rendez ma joie parfaite, ayant un même sentiment, un même amour, une même âme, une même pensée. » (2.2) Cette exhortation qui vise nos relations fraternelles dans l’église, s’applique tout autant à la vie familiale.

 

          Donner libre cours à nos sentiments quand les choses vont mal ou que nos désirs ne sont pas satisfaits : crier, pleurer, ronchonner, bouder, afficher sa mauvaise humeur, ne pas accepter ses responsabilités, jeter la faute sur l’autre, ne pas tenir parole, s’obstiner, dépendre excessivement de ses parents et ne jamais céder lorsqu’il y a divergence d’opinions. La parole de Dieu nous exhorte à la sagesse d’en haut : « Si vous avez dans votre cœur un zèle amer et un esprit de dispute, ne vous glorifiez pas et ne mentez pas contre la vérité. Cette sagesse n’est point celle qui vient d’en haut ; mais elle est terrestre, charnelle, diabolique. Car là où il y a un zèle amer et un esprit de dispute, il y a du désordre et toutes sortes de mauvaises actions. La sagesse d’en haut est premièrement pure, ensuite pacifique, modérée, conciliante, pleine de miséricorde et de bons fruits, exempte de duplicité, d’hypocrisie. (Jacques 3.14-17)

 

Comment vaincre la racine du manque de maturité

 

          Il est indispensable d’apprendre à exprimer nos sentiments de façon constructive et à résoudre les différends de manière pacifique ; d’où la nécessité de contrôler notre susceptibilité, dominer nos impulsions et notre égoïsme. La tempérance, autrement dit la maîtrise de soi, est l’une des manifestations du fruit de l’Esprit (Galates 5.23).

          La racine du manque de maturité ? L’égoïsme ! L’égoïste ne se préoccupe que de lui-même, et n’a pour objectif que la satisfaction de ses propres besoins. Les résultats dans la vie du couple sont néfastes au plus haut point. Il ne s’agit pas de se marier simplement pour satisfaire des besoins tels que la compagnie, l’affection, la sécurité, les relations sexuelles. L’harmonie conjugale dépend de la satisfaction mutuelle des besoins.

 

          Nous sommes, par nature, profondément égoïstes. Nous ne savons pas aimer. L’amour s’apprend. Ce n’est pas sans raison que l’apôtre Paul écrivait aux Thessaloniciens : « Vous avez appris de Dieu à vous aimer les uns les autres. » (1 Thessaloniciens 4.9)

 

          La Bible dit : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». L’amour de soi est incrusté en nous. Il est à la base de notre instinct de préservation. Il est légitime. Mais lorsqu’il dépasse un niveau raisonnable, il devient égoïsme.

          Nous écoutons-nous parler ? « Je », « moi », « mon, ma, mes »...nous roulons sur une voie grammaticale et affective à sens unique ! Il faut que « je » diminue et que « il » ou « elle » croisse !

          Pour être heureux soi-même, il faut chercher à rendre l’autre heureux. C’est un principe spirituel qui doit s’appliquer dans la vie conjugale. Jésus dit : « Donnez, et il vous sera donné ; on versera dans votre sein une bonne mesure, serrée, secouée et qui déborde ; car on vous mesurera avec la mesure dont vous vous serez servis. » (Luc 6.38) La Bible dit : « L’âme bienfaisante sera rassasiée, et celui qui arrose sera lui-même arrosé. » (Proverbes 11.25)

          « C’est ainsi que les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Celui qui aime sa femme s’aime lui-même...Du reste, que chacun de vous aime sa femme comme lui-même, et que la femme respecte son mari. » (Éphésiens 5.28, 33)

 

          Comment vaincre l’égoïsme ?

 

          Premièrement, en nous soumettant à Dieu et à sa parole. Nous aurons du mal à nous soumettre à quelqu’un si nous ne sommes pas soumis à Dieu.

 

          Secondement, en reconnaissant que l’égoïsme est un péché, plutôt que de chercher des excuses à nos réactions et à notre comportement. Reconnaissons notre égoïsme et confessons-le à Dieu. « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité. » (1 Jean 1.9) Demandons-lui de l’ôter, et agissons nous-mêmes pour en triompher.

 

          Enfin, demandons pardon à notre conjoint. Quelqu’un a dit : « on apprend vite qu’il ne convient pas d’être égoïste, car il est moins pénible d’arrêter de se conduire de façon égoïste que de devoir demander pardon pour son égoïsme en disant: j’ai eu tort, veux-tu me pardonner ? »

 

Paul BALLIERE

www.batissezvotrevie.fr

 


 

MAINTENIR ET CULTIVER LE RESPECT MUTUEL

 

          « Du reste, que chacun de vous aime sa femme comme lui-même, et que la femme respecte son mari. » (Éphésiens 5.33)

          « Maris, montrez à votre tour de la sagesse dans vos rapports avec vos femmes, comme avec un sexe plus faible ; honorez-les, comme devant aussi hériter avec vous de la grâce de la vie. Qu’il en soit ainsi, afin que rien ne vienne faire obstacle à vos prières. » (1 Pierre 3.7)

          « Toutefois, dans le Seigneur, la femme n’est point sans l’homme, ni l’homme sans la femme. » (1 Corinthiens 11.11)

 

          Le respect mutuel entre les époux est aussi important que l’amour romantique. Il est, hélas, possible d’aimer une personne sans avoir beaucoup de respect pour elle. Une demoiselle a avoué : « Je suis follement amoureuse de L., mais je n’ai aucun respect pour lui ». Si une personne n’admire pas son futur conjoint, elle ne doit pas l’épouser. L’amour qui ne se fonde pas sur le respect de l’autre ne peut pas durer longtemps.

 

          Parfois, le respect mutuel du début du mariage diminue au fil du temps :

 

          * on pense que l’autre va nous accepter quel que soit notre comportement.

          * on oublie les bonnes manières à la maison.

          * on néglige son aspect physique à la maison.

          * on ne respecte pas les opinions de l’autre.

 

          Le pire est de se sentir supérieur à l’autre, de le mépriser ou de mépriser l’un des aspects de l’autre. Voici quelques exemples, pour illustrer mon propos :

 

          * la femme rabaissant continuellement son mari, le considérant comme inférieur, inadéquat, indigne de respect. Nous n’avons pas de peine à imaginer que les réactions du mari seront très mauvaises. Il cherchera peut-être les occasions d’humilier sa femme ; la communication entre les deux risque d’être interrompue ; dans certains cas, le mari se vengera en cherchant une autre femme qui l’admirera, et il laissera alors volontiers des traces de ses aventures. Ces choses ne se passent-elles que chez les païens ?

 

          * la femme continuellement humiliée par son mari. Il en rejaillira de grands problèmes sur le plan de la sexualité du couple. D’autre part, l’épouse se sentira indigne, inutile, et ne s’intéressera plus à la vie. D’autres épouses manifesteront leur désir d’être aimées en prodiguant une tendresse excessive à leurs enfants.

          La Bible dit : « ...que l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes. Que chacun de vous, au lieu de considérer ses propres intérêts, considère aussi ceux des autres » (Philippiens 2.3-4) ; et encore : « Par la grâce qui m’a été donnée, je dis à chacun de vous de n’avoir pas de lui-même une trop haute opinion, mais de revêtir des sentiments modestes, selon la mesure de foi que Dieu a départie à chacun. » (Romains 12.3) Ces exhortations de l’Écriture ne pourraient-elles pas s’appliquer aux relations entre époux ?

 

Les moyens de maintenir le respect du conjoint

 

          Par quels moyens peut-on maintenir le respect du conjoint ? On a dit que « le respect doit être mérité, pas imposé ».

          L’Écriture déclare : « Que le mari rende à sa femme ce qu’il lui doit, et que la femme agisse de même envers son mari. » (1 Corinthiens 7.3). Cette exhortation s’applique également dans le cadre du respect mutuel des conjoints.

 

          Voici quelques principes élémentaires qui permettent au couple de maintenir le respect mutuel :

 

          * l’épouse veillera à bien faire le ménage, les repas, et à bien s’occuper des enfants.

 

          * le mari s’efforcera le mieux possible de pourvoir aux besoins du foyer, d’assumer ses responsabilités de chef de famille, de participer aussi aux « activités » de la famille.

 

          * Il convient de traiter le conjoint avec courtoisie, prévenance, tendresse. Un « merci chéri (e) » est préférable au silence, au ton sec, ou à la grimace !

 

          * Il est nécessaire de faire preuve de grande compréhension quand l’autre ne se sent pas bien ou est découragé.

 

          * L’admiration réciproque est un élément fondamental au maintien du respect des conjoints. Un conférencier annonçait son thème en disant : « Comment le mari peut-il s’y prendre pour que son épouse le traite comme un roi ? Réponse : en la traitant comme une reine ! » Sachez que les faux-semblants, la comédie que l’on peut se jouer l’un à l’autre ne durent pas éternellement.

 

          * Évitez les critiques mutuelles et les humiliations en présence de tierces personnes. Sinon, il en ressortira de l’amertume et du ressentiment. Quelqu’un a dit : « Ne parlez jamais des fautes, des faiblesses ou des carences de votre conjoint devant d’autres personnes. Ne le critiquez jamais devant vos amis ou vos proches parents. Si vous n’aimez pas le comportement de votre conjoint à l’égard d’un certain sujet, ne parlez de cette attitude qu’à deux personnes : Dieu et votre conjoint...Rien ne fait qu’une personne se sente aussi mal appréciée que de savoir que son conjoint a été déloyal en la critiquant devant d’autres personnes en dehors du foyer ».

 

          * Veillez au contrôle de vous-même. Ayez une conduite désintéressée et noble. Soyez disposé(e) au pardon. Ayez, avant toutes choses, une vie chrétienne authentique.

 

          * Considérez votre conjoint comme une personne aussi digne que vous-même.

 

          En leur for intérieur, certains hommes considèrent leur femme comme un être inférieur. Pour eux, la femme est quelqu’un qui doit s’occuper de leurs besoins, prendre soin du foyer, élever les enfants, mais pas une personne avec laquelle ils peuvent partager des sentiments intimes, des rêves, des projets.

 

          Pour d’autres hommes, la femme est quelqu’un qu’il faut dominer. « Tu dois m’obéir ! Ici, c’est moi le chef ! » Ils exigent une abnégation totale de leur épouse, alors qu’ils ne savent même pas lui donner un peu d’affection ; des ordres, oui, mais aucune aide sur le plan affectif et émotionnel.

 

          Certaines épouses considèrent parfois le mari comme un simple moyen de subvenir aux besoins de la famille et d’éduquer les enfants. Ou bien, elles s’investissent d’une grande mission : changer leur mari, en lui apprenant les bonnes manières et en façonnant son caractère. Elles multiplient alors les efforts pour le dominer, et elles le traitent comme un enfant. Elles ne sont plus l’épouse mais la mère. Le résultat ? Elles font du mari un homme rebelle, plein de ressentiment ; dans certains cas, l’homme devient un être soumis et craintif.

 

          Le maintien du respect mutuel au sein du couple demande un effort constant de la part de l’un et de l’autre. Ne négligez pas cette réalité. Le respect mutuel est un facteur très important de l’harmonie du couple.

 

Paul BALLIERE

www.batissezvotrevie.fr

 


 

L’HARMONIE DU COUPLE

 

          Beaucoup de mariages se terminent par la séparation. Malheureusement, le mal s’étend aussi à l’Église de Jésus-Christ.

          Pourquoi ?

          Pourquoi tant de conflits, parfois incessants, entre les époux ? Ne serait-ce pas, entre autres, parce que de nombreux jeunes ne se sont pas préparés pour la vie conjugale ?

          « On » a fait un mauvais choix du conjoint.

          « On » a pensé que la condition principale pour être heureux et avoir une union stable était d’être amoureux. Or, si ces éléments ont leur place, bien évidemment, ils sont néanmoins insuffisants. C’est une erreur de dire : « On s’aime, et on pourra tout arranger ». Répétons-le, les sentiments sont importants, mais ils ne sont pas suffisants. (Voyez, sur notre site, les études précédentes sur le sujet)

 

          Parmi les facteurs conduisant à l’harmonie conjugale, en voici trois, qui ont leur importance (nous en évoquerons d’autres ultérieurement) :

 

1) L’accord des époux concernant les finances

 

          Dans les couples malheureux, le manque d’argent et les désaccords sur la façon de le dépenser sont des problèmes courants.

          Des questions importantes se posent :

                    * Qu’est-ce qui est nécessaire ?

                    * Qu’est-ce qui est superflu ?

                    * Combien doit-on dépenser pour la maison ? Pour la voiture ? Pour les vêtements ? Pour l’alimentation ?

                    * Quels sont les ustensiles et les meubles indispensables pour les nouveaux mariés ?

                    * Faut-il contracter des dettes ?

 

          Les pressions financières sont surtout ressenties dans les premières années de mariage, d’où la nécessité d’une consultation mutuelle des époux pour arriver à un accord sur les questions de budget. On a dit que pour réussir la vie conjugale, il faut quelqu’un qui gagne le pain de la famille et deux qui dépensent sagement ce qu’il gagne. Si l’un dépense l’argent de façon inconsidérée, il s’ensuivra des problèmes financiers sérieux et des frictions graves dans le couple.

 

          Il est nécessaire que les époux établissent un budget et s’y tiennent dans une ferme discipline ; ils éviteront ainsi les dettes et une mauvaise gestion financière. Un achat coûteux doit être le résultat d’une décision mutuelle. Lorsqu’il y a désaccord sur le projet, il vaut mieux attendre, et ne pas acheter, plutôt que d’aller au devant des tensions. Des problèmes surgissent quand l’un des deux est trop dépensier…ou trop « radin » !

 

          Si les deux travaillent, il conviendra de rejeter vigoureusement l’esprit du monde, à savoir : la femme indépendante du mari, et pouvant se suffire à elle-même. Il est infiniment plus sage de mettre les deux salaires dans un fond commun et de décider ensemble la manière de dépenser l’argent. Dieu n’a-t-il pas dit : « les deux deviendront une seule chair ? »

 

2) Les bons rapports avec les beaux-parents

 

          Le couple chrétien doit maintenir, dans la mesure du possible, de bonnes relations avec les beaux-parents, avec respect et amour. La Parole de Dieu déclare : « S’il est possible, autant que cela dépend de vous, soyez en paix avec tous les hommes » (Romains 12.18) ; et encore : « Honore ton père et ta mère (c’est le premier commandement avec une promesse) » (Éphésiens 6.2).

 

          Il est bon que les époux rendent visite, de temps en temps, à leur famille respective. Mais il est malsain de vivre avec eux. Si les époux vivent avec ou chez les parents de l’un des deux conjoints, ils vont au devant de sérieuses difficultés. Rappelons ce que dit l’Écriture : « C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair. » (Genèse 2.24)

 

          Par ailleurs, les beaux-parents ne devraient pas se mêler, même avec de bonnes intentions, des affaires du « couple-enfants », les empêchant de prendre leurs propres décisions et de vivre leur vie. Nous aurons l’occasion de revenir plus en détails sur ce point là dans un prochain article.

          Les beaux-parents ne devraient pas, non plus, prendre parti dans les disputes éventuelles du couple. C’est d’ailleurs là qu’intervient le rôle du pasteur. Les époux doivent apprendre à régler leurs différends sans dépendre des parents. Sinon, des ressentiments peuvent surgir à l’égard des beaux-parents, et les tensions peuvent s’intensifier dans le couple. Que les parents et beaux-parents se souviennent des conseils de la Parole de Dieu : « Nous vous exhortons...à mettre votre honneur à vivre tranquilles, à vous occuper de vos propres affaires... » (1 Thessaloniciens 4.11) ; « que nul de vous, en effet, ne souffre...comme s’ingérant dans les affaires d’autrui. » (1 Pierre 4.15)

 

3) Cultiver des intérêts communs et participer aux mêmes activités

 

          La vie présente beaucoup d’aspects différents, et il faut apprendre à équilibrer sa vie entre la piété, le travail, les loisirs, les activités sociales…

          Si Dieu, qui doit avoir la première place dans le couple, est mis dans un coin de la vie familiale ; si l’on se consacre au travail sans laisser de place au reste, on va tout droit à la catastrophe !

          Concrètement, nous l’avons déjà souligné dans d’autres articles, les conjoints peuvent avoir des goûts différents. Comment choisir quand l’un aime les promenades en forêt, et l’autre la lecture au soleil, ou au coin du feu ? Il sera nécessaire de faire alors des concessions, mais pas toujours à sens unique ! Ou bien, les époux peuvent trouver une troisième voie médiane. Quoi qu’il en soit, il faut impérativement fuir l’égoïsme, véritable carie conjugale. Que dire alors de l’attitude « machiste » de bien des maris, et de leur esprit dominateur ?

          La « guérison » de bon nombre de couples passe par la confession et l’abandon du péché. « L’amour ne fait point de mal au prochain ; l’amour est donc l’accomplissement de la loi. » (Romains 13.10)

          « L’amour ne fait rien de malhonnête, il ne cherche point son intérêt, il ne s’irrite point, il ne soupçonne point le mal. » (1 Corinthiens 13.5)

 

Paul BALLIERE

www.batissezvotrevie.fr .

 


 

LE MARIAGE LÉGAL

 

          Les formes extérieures du mariage varient selon les coutumes des peuples. C’est l’intention du couple qui compte. C’est son « oui » qui scelle son union.

 

          Bien que les normes de la société aient considérablement évolué depuis quelques années, il est indispensable de considérer le mariage selon la pensée divine qui, elle, ne change pas. Notre Dieu est « l’Éternel qui ne change pas ». Il n’y a en lui « ni changement, ni ombre de variation ». C’est une erreur pernicieuse pour l’Église que de vouloir s’aligner sur les voies d’une société permissive, qui dérive de plus en plus, et s’éloigne toujours un peu plus de la sainteté de Dieu.

 

          Pourquoi, le mariage d’un jeune homme et d’une jeune fille chrétiens, devant un représentant de l’autorité civile, demeure-t-il nécessaire ?

 

          Nous y voyons six raisons :

 

          1) Le mariage légal est une obéissance à la Parole de Dieu. La Bible dit : « Que le mariage soit honoré de tous » (Hébreux 13.4). Le mariage civil est autant valide que le « mariage religieux ». Il se contracte également devant Dieu, même si son nom n’est pas invoqué – et pour cause ! - à la mairie ; et il se contracte devant la loi. Jésus dit : « Que votre parole soit oui, oui, non, non ; ce qu’on y ajoute vient du malin. » (Matthieu 5.37)

 

          2) Le mariage légal est une bénédiction. Jésus dit : « Rendez à Dieu ce qui est à Dieu. » (Matthieu 22.21)

          Le mariage dit « religieux » se contracte aussi devant Dieu, mais cette fois, devant l’église où son nom est officiellement invoqué.

          Il a lieu à la face de l’église, qui est le corps de Christ, et qui est régie par des principes et des lois spirituelles. L’église (fidèle à la Parole de Dieu et soucieuse de maintenir la sainteté en soin sein) impose sa discipline qui est celle du Seigneur. Elle est témoin de l’union du jeune homme et de la jeune fille.

          Les conjoints s’unissent au nom du Seigneur et sous son regard, et se soumettent à son autorité.

 

          3) Le mariage légal est une nécessité. Tout disciple de Jésus-Christ a le devoir de sauvegarder et de protéger la moralité. La Bible dit : « L’Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, quelques-uns abandonneront la foi, pour s’attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons, par l’hypocrisie de faux docteurs portant la marque de la flétrissures dans leur propre conscience, prescrivant de ne pas se marier... » (1 Timothée 4.1-3)

          La conversion à Jésus-Christ impose la régularisation d’une situation de concubinage, en mariage légal. Le concubinage est incompatible avec l’esprit de l’Évangile. Il est vrai que notre société évolue. Le tout est de savoir si c’est une évolution vers le bien. Ce qui était encore une honte, il y a des décades, a été banalisé, et est devenu un mode de vie « normal ».

          Ce style de vie est la porte ouverte à l’union libre et au « mariage à l’essai » ; ce qu’on ne peut admettre au sein de l’église !

          Même si les chrétiens, sur le plan individuel, ne sont pas toujours ce qu’ils doivent être (ni les foyers non plus), l’institution divine, elle, demeure intacte et sacrée. Nous ne pouvons pas toucher à la dignité, à la sainteté, à l’indissolubilité du mariage.

          La famille est la base, la cellule de la société et de l’église. Nous ne pouvons pas porter atteinte à la moralité de l’Évangile. Rappelons encore une fois ce que dit l’Écriture : « Que le mariage soit honoré de tous. » (Hébreux 13.4)

 

          4) Le mariage légal est une démarche logique. Il est nécessaire de rappeler ici ce que Jésus a dit : « N’avez-vous pas lu que le créateur, au commencement, fit l’homme et la femme et qu’il dit : C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair ? Ainsi ils ne sont plus deux, mais ils sont une seule chair. Que l’homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint. » (Matthieu 19.4-6)

          Si les deux ne sont plus qu’une seule chair, avec tout ce que cela signifie, pourquoi alors ne seraient-ils pas unis sous le même nom ?

          En parlant du mariage chrétien, l’apôtre Paul a écrit : « Ce mystère est grand ; je dis cela par rapport à Christ et à l’Église. » (Éphésiens 5.32) L’Église est appelée l’épouse de Jésus-Christ, la femme de l’Agneau, pas la concubine !

          L’apôtre Paul écrit encore : « ...Je fléchis les genoux devant le Père, duquel tire son nom toute famille dans les cieux et sur la terre... » Paul dit « son nom », et non pas « ses noms ». Une famille selon Dieu a un nom, et non pas deux (ceux du concubinage).

 

          5) Le mariage légal permet l’attachement aux vraies valeurs. Le concubinage prend souvent sa source dans des motifs peu louables. Le domaine financier, s’il n’est pas le seul, tient une bonne place dans la liste des motifs impurs du concubinage.

          Jésus dit : « Ne vous amassez pas des trésors sur la terre, où la teigne et la rouille détruisent, et où les voleurs percent et dérobent ; mais, amassez-vous des trésors dans le ciel, où la teigne et la rouille ne détruisent point, et où les voleurs ne percent ni ne dérobent. Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur...Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses [le manger, le boire et le vêtement] vous seront données par-dessus» (Matthieu 6.19-21, 33)

 

          6) Le mariage légal permet un témoignage évangélique irréprochable. Quoi qu’on en pense ou dise, le monde a parfois une notion assez exacte de ce que doit être, sur certains points, un vrai chrétien. Lorsque le témoignage chrétien est sali, les incroyants se livrent à des critiques justifiées et, souvent, le nom du Seigneur est blasphémé.

          Examinons, pour terminer, l’arrière-plan du concubinage. Il est foncièrement mauvais :

* il est souvent l’aveu d’un manque de confiance dans l’autre.

* il est aussi le reflet d’un manque de confiance en soi.

* d’où la possibilité d’envisager, au cas où « ça ne marcherait plus » l’éventualité d’une séparation à moindres frais. Une telle vision du mariage est contraire à la sainteté du mariage selon Dieu.

          Le mariage légal, pour tout disciple de Jésus-Christ, est un témoignage de foi et de fidélité.

 

Paul BALLIERE

www.batissezvotrevie.fr

.


 

LA CONNAISSANCE DE L’AUTRE/

UNE AFFAIRE DE CHAQUE JOUR

 

          Qui fournira aux fiancés la trame réelle de la vie quotidienne, leur permettant de se connaître ? Leur propre famille ! C’est là que les caractères se dépouillent le plus facilement de leurs faux-semblants (s’ils en ont).

 

          Lorsqu’une famille est composée d’adultes, de jeunes et d’enfants, le comportement des fiancés dans cette famille apprend beaucoup. L’autre peut ainsi découvrir ce que lui (elle) sera comme époux (se), comme père, comme mère, comme gendre (belle-fille), comme beau-frère (belle-sœur)…

 

          Cet élément est très important, car notre vie est faite avant tout de relations avec le prochain et non d’unité sur les programmes de télévision, les matchs de football, ou la musique de Brahms…

 

          Il est tout aussi nécessaire d’apprendre à se connaître sur le plan de la sexualité. Qui aura la sagesse de ne pas brûler les étapes ? Qui sera assuré de rester toujours maître de lui-même, sans franchir les limites voulues par Dieu ? Ceux qui en auront parlé. Car il faut en parler avant, et pris des résolutions ensemble devant Dieu. Jésus dit : « Veillez et priez, afin que vous ne tombiez pas dans la tentation ; l’esprit est bien disposé, mais la chair est faible » (Matthieu 26.41) ; et l’apôtre Paul a écrit : « Le fruit de l’Esprit, c’est...la tempérance (ou la maîtrise de soi) » (Galates 5.22-23). Cette tempérance n’est pas naturelle. Elle est le fruit du Saint-Esprit. Il faut le vouloir, le demander, ouvrir son cœur pour le recevoir en fuyant toute voie contraire.

 

Le temps des fiançailles

 

          Un temps de fiançailles trop court est une folie. Non seulement il faut apprendre à se connaître, mais il faut tenir compte des éléments matériels incontournables : trouver un logement, être munis d’un minimum de ménage, être certains de conditions financières stables (dans la mesure du possible, compte-tenu des changements de société aujourd’hui) : toutes ces questions doivent être réglées pour ne pas commencer avec des tensions importantes par manque d’argent.

 

          Mais un temps de fréquentations trop long peut devenir une tentation. Il est sage d’envisager le mariage après un temps sérieux et équilibré des fiançailles.

 

          Les problèmes imprévus qui pourraient retarder un mariage doivent être étudiés avec les familles.

 

Une dernière étape

 

          La Bible dit : «Adam connut Eve, sa femme ; elle conçut, et enfanta Caïn, et elle dit : J’ai formé un homme avec l’aide de l’Éternel » (Genèse 4.1) ; et encore : « Isaac conduisit Rebecca dans la tente de Sara, sa mère ; il prit Rebecca, qui devint sa femme, et il l’aima. Ainsi fut consolé Isaac, après avoir perdu sa mère. »

          A propos du mot « connaître », dans le texte de Genèse 4.1, nous en avons donné la signification complète dans une précédente étude.

 

          Sur cette étape, qui reste aussi une découverte, des entretiens avec le couple pastoral peuvent être enrichissants. Il est difficile, en effet, d’aborder ces sujets en public.

 

          Dans le mariage, il y a accomplissement de l’unité, mais pas son achèvement. D’où la volonté de se connaître, de s’unir. « Ils » ne se connaissent pas encore vraiment, « ils » auront besoin de progresser dans ce chemin chaque jour.

 

          Il est nécessaire que l’un et l’autre reste lucides. Il pourra surgir des heurts. Des entretiens seront indispensables. Il ne faut pas s’en alarmer, mais réagir spirituellement. Cela est préférable au repli sur soi-même et au silence boudeur et destructeur. L’unité sera maintenue au prix d’un dialogue calme et franc, chacun des deux restant ouvert à l’autre. L’unité est rompue quand l’un des deux dit : « il (elle) ne me comprend plus ! »

 

          Les divergences, voire les heurts, ne ruinent pas l’unité. Par contre, le cœur et l’esprit fermés aux pensées et aux sentiments de l’autre, l’indifférence aux réactions de l’autre sont des sources de drames. Lui, comme elle, devront faire preuve d’une volonté permanente de se comprendre mutuellement. C’est ainsi que l’on travaille à l’édification et à l’épanouissement du foyer.

 

          A quoi le jeune couple sera-t-il confronté ? Au travail, à l’emploi de l’argent, à l’éducation de leurs enfants, à l’emploi des loisirs, à leurs relations avec le prochain, à la conception de l’amour lui-même. Une différence d’attitude, des réactions divergentes peuvent apparaître : par une parole, un geste, un regard, un oubli, un silence. Sans la volonté de se comprendre, l’unité sera brisée. Si les époux en prennent leur parti, ils vivront bientôt côte à côte, et toutes leurs relations seront faussées.

 

          La vraie connaissance de l’autre reste liée à la présence de Dieu dans le foyer et à l’autorité qu’il y exerce.

 

          C’est en Jésus qu’on se connaît soi-même, et que l’on apprend à connaître l’autre. Christ nous explique le prochain. Par la prière, la lecture de la Parole de Dieu, l’obéissance au Seigneur, la compréhension patiente et aimante de l’autre, la capacité de pardonner, « ils » finiront par se ressembler, ou par être pleinement heureux et riches de tout ce qui les fait différents l’un de l’autre.

 

Paul BALLIERE

www.batissezvotrevie.fr

.


 

LE TEMPS DES FIANÇAILLES,

OU...LA DÉCOUVERTE DE L’AUTRE

 

          Il est indispensable pour les futurs époux d’apprendre à bien se connaître. Beaucoup d’époux s’ennuient ensemble et finissent par devenir insupportable l’un à l’autre, parce qu’ils ont fait preuve de négligence dans la préparation au mariage. Ils n’ont pas pris le temps de faire la découverte de l’autre.

 

          Nous aborderons ce sujet avec pureté, mais avec vérité. Dans le temps dont les fiancés disposent pour se rencontrer, il y a plus et mieux à faire que les gestes tendres et les baisers. A ce sujet, revenons sur un point important. Les fiancés chrétiens doivent savoir que :

                    * Toute excitation des sens fait partie des relations intimes que Dieu a réservées dans le cadre du mariage.

 

                    * Cette excitation tendra à devenir leur préoccupation majeure au détriment de leur épanouissement spirituel, entre autres.

 

                    * Certains comportements, certains attouchements les culpabiliseront, les dessécheront spirituellement, et les priveront d’une vie chrétienne victorieuse.

 

                    * Ce comportement est dangereux. Les fiancés jouent avec le feu. Ils risquent fort d’aller au-delà des limites qu’ils s’étaient fixées pour finalement aboutir à l’acte sexuel lui-même.

 

          Les fiancés doivent bien plutôt se livrer à un échange de pensées, d’impressions, de sentiments, sur tous les sujets de réflexion et d’engagements que comporte la vie. Le futur conjoint doit être une personne avec laquelle on se sent à l’aise et dont on apprécie la compagnie. Si les rencontres du jeune homme et de la jeune fille se bornent à se retrouver dans les bras l’un de l’autre, sans conversations profondes, il est à craindre qu’ils ne construisent pas un foyer solide !

 

          Il est indispensable de connaître l’idéal de l’autre (quand il (elle) en a un!) ; s’il est noble ou non.

          Il est également important de connaître ses goûts. Préfère-t-il (elle) vivre à la campagne ou en ville ?

          Quel est son âge ? Certains jeunes ont recherché en l’autre un père ou une mère, et ont connu des drames par la suite.

 

          Avez-vous remarqué que dans les choses de la vie, il est des couleurs ou des formes qui ne vont pas toujours ensemble ? Certaines personnes font, ce qu’on appelle, une faute de goût. Il en est ainsi de l’union d’un jeune homme et d’une jeune fille. C’est la raison pour laquelle les fiancés doivent apprendre à bien se connaître et ce, aussi loin que possible dans tous les domaines de l’âme et de l’esprit. Dans ce que j’appellerais « l’exploration de l’autre », on peut discerner ses réactions et voir si elles seront ou non facteurs d’unité.

 

          Connaître, dans la mesure du possible, le vrai caractère de l’autre, est absolument nécessaire avant de s’engager dans le mariage. Chers jeunes, attention aux beaux atours habillant un vilain caractère ! C’est pourquoi il faut obliger l’autre à se révéler. Vous le savez bien, dans les tendres années, comme on dit, on change de théories comme de chemises ; mais rien n’est plus fidèle à nous-mêmes que notre caractère. Il se révèle dans ce qui est pensé, dit, senti, accompli. S’il y a trop de conflits dans le temps des fiançailles, il sera nécessaire de revoir sérieusement la situation. Il vaut mieux, avec honnêteté et humilité, rompre proprement les fiançailles, plutôt que d’aller au devant de toute une vie de malheur.

 

          Permettez-moi de vous donner quelques points de repères, et qui ne sont pas des bons signes pour l’avenir d’un futur couple :

 

                    * Vous éprouvez un sentiment de malaise dans vos relations, un manque de paix. Vous n’arrivez pas à expliquer pourquoi, mais une pensée intérieure persiste, vous disant que quelque chose ne va pas. La Bible dit que « la paix de Dieu arbitre dans nos cœurs » (Colossiens 3.15). Certains malaises intérieurs ne proviennent ni de vous, ni du diable, mais de Dieu. Soyez donc sensible à ce mal-être. Vous devriez être heureux (euse) pendant ce temps de fiançailles, et vous ne l’êtes pas ! Ce n’est pas normal. Cherchez le Seigneur dans sa Parole et dans la prière, pour connaître vraiment sa volonté.

 

                    * De fréquentes disputes éclatent entre vous deux, et vous ne savez jamais sur quel ton vos rencontres se termineront. Ce n’est pas bon signe ! La Bible dit : « C’est seulement par orgueil qu’on excite des querelles » (Proverbes 13 .10) ; et encore : « Un homme violent excite des querelles » (Proverbes 15.18) ; et encore : « C’est une gloire pour l’homme de s’abstenir des querelles, mais tout insensé se livre à l’emportement » (Proverbes 20.3) ; et encore : « les querelles d’une femme sont une gouttière sans fin » (Proverbes 19.13) ; notez aussi : « un homme colère excite des querelles, et un furieux commet beaucoup de péchés ». Orgueil, violence, emportement, disputes constantes, colère, furie, ne sont pas les ingrédients les meilleurs pour un mariage heureux !

 

                    * Vous ne parlez jamais, entre vous deux, de sujets délicats, pour éviter de vous blesser mutuellement. Réfléchissez : un jour viendra où il faudra bien aborder certaines questions. Sera-ce trop tard ?

 

                    * Parlons de l’attrait physique. Nous avons dit, dans un précédent article, qu’il est indispensable. Mais si l’attrait physique prime dans le choix de l’autre, après le mariage, vous risquerez de découvrir qu’en fait, vous n’avez pas aimé la personne, mais seulement son corps. La Parole de Dieu déclare : « un anneau d’or au nez d’un pourceau, c’est une femme belle et dépourvue de sens » (Proverbes 11.22). L’avertissement vaut aussi pour la jeune fille !

 

                    * Vous devez constamment céder ? Voilà qui révèle un partenaire au caractère égoïste et dominateur, ou un sérieux sentiment d’insécurité de votre part.

 

                    * Vous découvrez chez l’autre des accès de colère déraisonnable. Peut-être est-il arrivé qu’il vous ait déjà frappé occasionnellement, et qu’il soit incapable de vous témoigner un véritable amour.

 

                    * Vous devenez conscient (e) de maintenir vos fréquentations à cause de la crainte que votre partenaire vous inspire. Vous avez même eu cette pensée : « si seulement je pouvais rompre ; mais j’ai peur de ses réactions, il (elle) pourrait peut-être déprimer, se suicider…

 

                    * Votre partenaire trouve toujours des excuses pour ne pas travailler et vous emprunte souvent de l’argent. C’est loin d’être un bon signe !

 

                    * Il (elle) est anormalement jaloux (se). Je dis « anormalement », car il est évident qu’il y a une saine et légitime jalousie dans l’amour. Heureusement ! Elle est un garde-fou pour le couple.

 

                    * Il (elle) vous traite avec mépris. Il (elle) montre un esprit trop critique, trop perfectionniste.

 

                    * Vous manquez d’harmonie spirituelle. Vous constatez que, finalement, vous avez peu de points communs.

 

                    * Votre partenaire n’accepte pas d’être repris (e) et ne sait pas demander pardon.

 

          Voilà quelques « marqueurs » qui vous permettront d’être clairvoyants et de vous assurer un avenir solide. Il vaut mieux rompre au temps voulu que de souffrir toute sa vie.

 

Paul BALLIERE

www.batissezvotrevie.fr .

 


 

AVOIR DE BONS MOTIFS POUR SE MARIER

 

          Certaines raisons poussant des jeunes vers le mariage sont tout-à-fait insuffisantes :

          * la compassion ou la pitié pour l’autre,

 

          * le désir d’échapper à une solitude écrasante,

 

          * le besoin de « faire comme tout le monde »,

 

          * le désir de vengeance : montrer à son ancien (ne) amoureux (euse) qu’on est capable d’attirer quelqu’un d’autre,

 

          * fuir un foyer parental malheureux,

 

          * fuir une situation désagréable. Or, on ne se marie pas seulement pour être heureux, mais pour rendre heureux.

 

          * épouser une personne ressemblant beaucoup à un proche parent, ce qui équivaudrait à une espèce de transfert d’admiration,

 

          * faire « l’expérience » de la vie conjugale, en se réservant le droit de dissoudre l’union plus tard, si par malheur « ça ne marche pas ».

 

          L’amour qui part de là, manque de profondeur et ne saurait bâtir une union harmonieuse et stable. Un tel amour est fondé sur des désirs égoïstes, la personne pensant à satisfaire ses propres aspirations.

          Le véritable amour pense au bien de l’autre. « L’amour ne cherche point son intérêt » (1 Corinthiens 13.5). Il souhaite partager son existence, et rendre l’autre heureux. Il considère l’union comme la recherche des intérêts de l’autre, et non la satisfaction de ses propres intérêts. Ces derniers peuvent se traduire de façon étonnante et très peu louable par l’appât des talents, d’une certaine aisance financière, d’une réussite professionnelle, de la beauté physique, d’une belle voiture…

 

Apprendre à se connaître

 

          Première étape : lui et elle sont, pour l’instant, hors de toute préoccupation matrimoniale. Ils se trouvent sympathiques, ils ont du plaisir à se retrouver, mais rien de plus.

          Pourtant, dès ce moment, ils n’auront plus exactement la même attitude. A moyen terme, un choix s’imposera : « Est-ce lui ? », « est-ce elle ? » L’un et l’autre savent qu’ils devront choisir. Mais ils devront avoir la sagesse de ne rien montrer. Ils n’en sont qu’au stade de la connaissance désintéressée, la camaraderie, voire l’amitié.

          A ce niveau de leur relation, lui et elle devront s’abstenir de certaines paroles et de certains gestes ; sinon, l’imagination pourrait s’échauffer et produire par la suite des drames irréparables. A cet égard, il n’est pas superflu de rappeler que le flirt est tout-à-fait incompatible avec l’esprit chrétien.

 

          Deux écueils sont à éviter.

          Premièrement, il faut crier casse-cou à la jeune fille qui croit gagner la partie et éclabousser les autres « concurrentes » en jouant à fond la carte de la sensualité. Cette victoire sera de courte durée, car « qui se ressemble s’assemble ». Dans ce filet-là, viendra se prendre un certain genre de « poisson » !

          L’attrait physique ayant épuisé ses possibilités, que restera-t-il entre ceux dont l’attirance réciproque était fondée sur cette base si fragile, et passagère de surcroît ?

          Secondement, il faut aussi crier casse-cou à ceux qui tiennent pour rien cette attirance physique. Cet attrait est l’une des composantes de l’unité. Il a son rôle à jouer. Ne pas en tenir compte est une folie qui peut amener aussi de futures catastrophes.

 

          Comment discerner les vrais mobiles d’une attirance réciproque ? Il convient aux jeunes de se demander ce qui s’émeut en eux au souvenir, et dans la présence de celle ou de celui dont ils sont épris. Si seuls leurs sens y trouvent leur compte, nous pouvons vraiment nous interroger sur la suite de leur « aventure » ! Ce garçon et cette fille s’engagent dans une direction opposée à celle d’un mariage heureux.

 

          La seconde étape est d’apprendre à se connaître. Nous en parlerons, si Dieu le veut, dans notre prochain article.

 

Paul BALLIERE

www.batissezvotrevie.fr

 


 

LE TEMPS DES FIANÇAILLES,

OU...LE PIÈGE DES SENTIMENTS

 

          Dans le domaine des fiançailles, Dieu reste pour nous un modèle. Il dit au peuple d’Israël : « Je serai ton fiancé pour toujours ; je serai ton fiancé par la justice, la droiture, la grâce et la miséricorde ; je serai ton fiancé par la fidélité, et tu reconnaîtras l’Éternel. » (Osée 2.21-22)

          Retenons toutes ces valeurs morales et spirituelles comme fondement de notre vie affective et sentimentale.

 

Pour un fondement plus solide

 

          La Bible dit : « Adam connut Eve, sa femme ; elle conçut, et enfanta Caïn, et elle dit : J’ai formé un homme avec l’aide de l’Éternel» (Genèse 4.1) ; et encore : « Adam connut encore sa femme ; elle enfanta un fils, et l’appela du nom de Seth, car, dit-elle, Dieu m’a donné un autre fils à la place d’Abel que Caïn a tué. » (Genèse 4.25)

          Nous pourrions nous arrêter longtemps sur le mot « connaître ». Cette expression des Écritures soulignant l’intimité qui scelle les époux l’un à l’autre, est très suggestive. Nous aurions tort de limiter ce verbe à l’acte sexuel. D’ailleurs, il est intéressant de noter que dans l’hébreu, il n’est jamais utiliser pour les animaux. C’est dire le caractère moral de l’union dans le mariage, selon la pensée de Dieu.

 

          Apprendre à se connaître ! C’est ce qui devrait remplir le temps des fiançailles. C’est un chemin à parcourir, étape par étape, avec sagesse et délicatesse.

 

          Les statistiques montrent que ceux qui ont appris à bien se connaître avant de se marier, ont bâti des foyers plus heureux et rencontrant moins de problèmes que les mariages faits de façon impulsive.

 

Le piège des sentiments

 

          Vais-je sous surprendre ? « Tomber amoureux » n’est pas une expérience émotionnelle suffisante pour se marier.

 

          Il y a amour et amour. Par exemple, il existe une grande différence entre l’amour de Dieu (« agapé » en grec), et l’amour sentimental (« éros »). L’amour de Dieu (agapé) prend d’abord naissance dans le siège de notre volonté pour aboutir ensuite à des sentiments. L’amour émotionnel (éros) vient éclore au niveau des sentiments. Il aboutit en second lieu à une fâcheuse situation : vouloir contrôler notre volonté.

 

          « Tomber amoureux » relève du domaine d’ « éros ». C’est le désir d’un jeune homme de vivre avec une jeune fille, et vice-versa ; désir normal, sain, prévu dans le plan de Dieu pour toute vie humaine. Mais cela ne suffit pas pour en déduire l’approbation divine de nos relations, ou être le seul fondement de notre mariage.

 

          La volonté de Dieu est que notre volonté soit soumise à la sienne. La Bible dit : « Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait » (Romains 12.2) ; et encore : « C’est pourquoi ne soyez pas inconsidérés, mais comprenez quelle est la volonté du Seigneur » (Éphésiens 5.17). Nous aussi, disons à Dieu : « Non pas ce que je veux, mais ce que tu veux ».

 

          Notre volonté doit contrôler nos émotions et nos sentiments. Être dirigés par nos sentiments revient à briser l’ordre divin. Il s’ensuivra d’amères déceptions et de nombreuses difficultés. Sachez que nos sentiments ne sont pas un signe de direction divine. Ne l’oubliez jamais !

          Ils peuvent trouver leur origine dans un simple témoignage d’affection et ne sont alors que l’expression d’une loi naturelle. Jésus a dit : « Si vous aimez ceux qui vous aiment, quel gré vous en saura-t-on ? Les pécheurs aussi aiment ceux qui les aiment. » (Luc 6.32) Recevoir un témoignage d’affection n’est pas suffisant pour se marier.

          Les sentiments peuvent naître d’affinités naturelles. Aimer le sport, la musique classique, passer de bons moments ensemble dans de saines activités, toutes ces choses, bonnes en elles-mêmes, ne sauraient être une base suffisante pour toute une vie en couple. Le mariage selon Dieu vise une toute autre dimension.

          Les sentiments peuvent aussi s’enraciner dans la communion fraternelle et spirituelle. C’est un point important. Il est vrai que notre nature humaine s’ouvre et devient réceptive lorsque nous sommes dans une atmosphère spirituelle (adoration, prière, communion fraternelle), mais nous ne devons pas confondre le lien spirituel dans une communion fraternelle, avec le lien humain de l’amour.

          Savez-vous que des relations illégitimes, des adultères ont pris naissance lorsqu’un homme et une femme se sont retrouvés, imprudemment, pour prier ensemble ? Tout avait commencé avec un cœur pur et de saintes et sincères motivations. Cependant, leur communion fraternelle ne les autorisait pas à voir un sceau divin sur des relations coupables.

 

          En résumé, ne prenez donc pas des décisions sur la seule base de vos sentiments. Rappelez-vous tout ce que nous avons dit dans nos précédentes études sur le choix du conjoint.

 

Paul BALLIERE

www.batissezvotrevie.fr

 


 

UNE RECHERCHE AVANT DE BÂTIR SON FOYER

 

La recherche de la volonté de Dieu dans la prière

 

          « Le serviteur prit dix chameaux parmi les chameaux de son seigneur, et il partit, ayant à sa disposition tous les biens de son seigneur. Il se leva, et alla en Mésopotamie, à la ville de Nachor. Il fit reposer les chameaux sur leurs genoux hors de la ville, près d’un puits, au temps du soir, au temps où sortent celles qui vont puiser de l’eau. Et il dit : Éternel, Dieu de mon Seigneur Abraham, fais-moi, je te prie, rencontrer aujourd’hui ce que je désire, et use de bonté envers mon Seigneur Abraham ! Voici, je me tiens près de la source d’eau, et les filles des gens de la ville vont sortir pour puiser de l’eau. Que la jeune fille à laquelle je dirai : Penche ta cruche, je te prie, pour que je boive, et qui répondra : Bois, et je donnerai aussi à boire à tes chameaux, soit celle que tu as destinée à ton serviteur Isaac ! Et par là je connaîtrai que tu uses de bonté envers mon Seigneur. Il n’avait pas encore fini de parler que sortit, sa cruche sur l’épaule, Rebecca... » (Genèse 24.10-15 ; voyez aussi Genèse 24.42-45)

 

          Il convient de prier avec la foi en un Dieu qui sait de quoi nous avons besoin. La Bible dit : « Fais de l’Éternel tes délices, et il te donnera ce que ton cœur désire. Recommande ton sort à l’Éternel, mets en lui ta confiance, et il agira » (Psaume 37.4-5); et encore : « Car l’Éternel Dieu est un soleil et un bouclier, l’Éternel donne la grâce et la gloire, il ne refuse aucun bien à ceux qui marchent dans l’intégrité » (Psaume 84.12). Jésus a dit : « Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. » (Matthieu 6.33)

 

          Prier pour le futur conjoint, alors qu’on ne le connaît pas encore ; prier pour lui, quel qu’il soit, quel que soit l’endroit où il se trouve, est une nécessité absolue. Eliézer a d’abord prié, il a « choisi » ensuite. Beaucoup de jeunes font malheureusement le contraire ! Et encore...s’ils prient ! Le choix du conjoint devrait être précédé d’une fervente et persévérante intercession et d’une diligente recherche de la volonté de Dieu.

 

          Bien évidemment, l’équilibre s’avère nécessaire. Nous entendons par là qu’il ne convient pas d’être passifs. Dieu ne fera pas tout. Et c’est finalement vous qui ferez le choix. Mais il est vrai que vous aurez besoin du secours de Dieu.

 

          Pendant le temps d’attente, ne restez oisif (oisive). Au contraire, votre engagement dans de saines activités contribuera à votre épanouissement spirituel et moral.

 

          Prenez garde aux influences extérieures. Soyez sur vos gardes lorsque des personnes bien « intentionnées » vous suggéreront LE conjoint qu’il vous faut, parfois à grand renfort de prétendues « révélations divines », ou de « prophéties » non inspirées visant à vous conduire aveuglément, sans aucune réflexion ni liberté d’action personnelle. Fuyez les « braves gens », spécialistes dans l’art de « faire les mariages ». Il en existe, hélas, dans les églises. Ces démarches sont très malsaines et génératrices de futures catastrophes familiales. De tels comportements, ayant pour but de vous imposer LE conjoint, sont très en marge des sentiers spirituels. Dieu ne force personne. Votre choix ne doit pas être, par définition, une contrainte.

 

          Dans l’attente, conservez-vous pur(e) pour le futur conjoint. La chasteté, rangée au placard des soi-disant chrétiens ringards, demeure néanmoins, n’en déplaise aux modernistes et aux laxistes de notre temps, l’une des qualités les plus précieuses que nous puissions apporter dans le mariage. Que ceux et celles qui ont « vécu » (comme on dit) avant leur conversion, se souviennent de cette parole de l’Écriture : «Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle création. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. » (2 Corinthiens 5.17) Qu’ils trouvent joie et paix dans le pardon de Dieu !

 

Rechercher la même vision spirituelle chez le futur conjoint

 

          « Un homme de la maison de Lévi avait pris pour femme une fille de Lévi. » (Exode 2.1) Le livre de l’Exode nous donne d’autres informations sur ce foyer : « Le nom de la femme d’Amram était Jokébed, fille de Lévi, laquelle naquit à Lévi, en Égypte ; elle enfanta à Amram : Aaron, Moïse, et Marie leur sœur. » (Nombres 26.59)

 

          Le résultat de l’union d’Amram et de Jokébed, dans l’âme desquels circulait un même sang spirituel, fut, entre autres, une riche bénédiction de Dieu sur leurs enfants. Jugez plutôt : Moïse fut le libérateur du peuple d’Israël ; Aaron et sa descendance constituèrent la classe des sacrificateurs (Dieu dit à Moïse : « Fais approcher de toi Aaron, ton frère, et ses fils, et prends-les parmi les enfants d’Israël pour les consacrer à mon service dans le sacerdoce », Exode 28.1) ; et Marie fut prophétesse (« Marie, la prophétesse, sœur d’Aaron, prit à sa main un tambourin, et toutes les femmes vinrent après elle, avec des tambourins... », Exode 15.20).

          Voilà un foyer qui a de quoi provoquer une sainte jalousie chez bon nombre de couples chrétiens !

 

          Revenons à notre premier texte biblique. Lorsque Eliéser rencontra Rebecca près du puits, il lui posa une question pertinente, et de la plus haute importance sur le plan spirituel : « De qui es-tu fille ? Dis-le moi, je te prie. » (Genèse 24.23) Le garçon, futur conjoint, doit être un fils de Dieu. La jeune fille, future épouse, doit être une fille de Dieu. La conversion du futur conjoint est donc l’élément à considérer en priorité.

 

          Mais ce n’est pas suffisant. D’autres éléments vont entrer en jeu. A-t-il (elle) la même consécration, la même expérience spirituelle, le même zèle ? (en supposant que vous-même êtes engagé(e) dans le chemin du Seigneur comme il convient…)

          Un chrétien tiède peut faire beaucoup de mal dans son foyer. Certaines épouses (et certains maris) ont souffert, et souffrent encore du comportement de leur conjoint : conversations malsaines, critiques, amertume, désirs mondains, refus de progresser dans la vie avec Dieu, absence de prière et de lecture de la Parole de Dieu... Quelle déception et quel danger pour le jeune homme, ou la jeune fille, qui attendait beaucoup plus de l’autre sur le plan spirituel !

 

          Permettez-moi d’adresser un conseil aux jeunes gens appelés au saint ministère de la parole de Dieu. Que ceux-là bâtissent leur foyer avec une jeune fille réellement consacrée au Seigneur, avec tout ce que cela signifie d’abnégation, de renoncement, de piété, de modération, de sagesse, d’aptitude à souffrir. D’authentiques ministères ont été ruinés par un mauvais mariage, l’épouse n’ayant pas la même vision, la même consécration, quand elle ne s’est pas révélée causeuse et intrigante ! Or, l’épouse du serviteur de Dieu doit être une véritable « doublure ».

 

          « De qui es-tu fille ? » Une telle question, transposée dans le domaine spirituel, sous-entend donc la nécessité d’une authentique conversion. Mais pas seulement. Il est indispensable, pour le futur conjoint, de prendre en compte toute « l’identité » de l’autre : identité morale, sociale, culturelle…

 

          Jeune homme, jeune fille, informez-vous, avec tout le tact désirable dont vous êtes capable, des intentions, des pensées, des sentiments, des goûts, des inclinations, des projets, des impressions, de votre futur conjoint. L’existence sollicite tellement d’engagements ! Obligez l’autre à dévoiler son caractère.

 

          C’est pourquoi, le temps des fiançailles devrait être une période où l’on apprend à se connaître. C’est ce dont nous parlerons dans notre prochain article.

 

Paul BALLIERE

www.batissezvotrevie.fr

 


 

QUAND DIEU OFFRE LE CADEAU DE FIANÇAILLES

 

Le rêve de toute jeune fille

 

          N’est-ce pas de trouver l’époux fidèle ? La Bible déclare : « Beaucoup de gens proclament leur bonté ; mais un homme fidèle, qui le trouvera ? » (Proverbes 20.6) La version Chouraqui traduit : « ...mais un homme d’adhérence, qui le trouve ? » Cette pensée « d’adhérence » se rapproche de la parole de Genèse 2 .24 : « C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair. »

 

          La question posée dans Proverbes 20.6 est davantage un défi qu’une interrogation. Nombreux sont les hommes qui jurent leur fidélité et leur amour à leur femme. Mais, dans la vie de tous les jours, la réalité est tout autre !

 

          Ne nous voilons pas la face ; il est difficile d’être un homme fidèle, dans ces temps de saleté et de péché où les tentations nous côtoient à chaque instant. Aujourd’hui, plus que jamais, les valeurs morales chutent. La structure de la moralité est ébranlée, et la moralité elle-même est remise en question. Tout est permis, on trouve explication à tout, la morale est polluée, et les distractions sont empreintes d’iniquité.

 

          Mais notre Dieu, lui, est fidèle (1 Thessaloniciens 5.24). Jésus-Christ est le Fidèle (Apocalypse 19.11). Si un homme est enraciné en Christ, il est participant de la fidélité de Dieu. Dans sa communion intime avec Dieu, il puise la force d’être fidèle à la femme de sa jeunesse. La Parole de Dieu l’exhorte en ces termes : « Que ta source soit bénie, et fais ta joie de la femme de ta jeunesse, biche des amours, gazelle pleine de grâce : sois en tout temps enivré de ses charmes, sans cesse épris de son amour. Et pourquoi, mon fils, serais-tu épris d’une étrangère, et embrasserais-tu le sein d’une inconnue ? » (Proverbes 5.18-20) Notez, dans ces versets, la force des mots « en tout temps », « enivré », « sans cesse », « épris » !

 

          Avec Dieu, la fidélité est chose possible. Il nous donne, « selon la richesse de sa gloire, d’être puissamment fortifiés par son Esprit dans l’homme intérieur » (Éphésiens 3.16). Il nous équipe contre le mal.

 

L’idéal de tout jeune homme

 

          Est-ce plus difficile encore pour les garçons de trouver une fille digne sur le plan spirituel ? En tout cas, voici le constat de l’Ecclésiaste, en regardant la société de son temps : « Voici ce que mon âme cherche encore, et que je n’ai point trouvé. J’ai trouvé un homme entre mille ; mais je n’ai pas trouvé une femme entre elles toutes. » (Ecclésiaste 7.28) Et pourtant, Salomon avait de quoi faire son choix ! La Bible dit : « Celui qui trouve une femme trouve le bonheur ; c’est une grâce qu’il obtient de l’Éternel » (Proverbes 18.22) ; et encore : « on peut hériter de ses pères une maison et des richesses, mais une femme intelligente est un don de l’Éternel. » (Proverbes 19.14)

 

          L’idéal de tout garçon, est de trouver une fille vertueuse. «Qui peut trouver une femme vertueuse ? Elle a bien plus de valeur que les perles. » (Proverbes 31.10)

          « Une femme vertueuse est la couronne de son mari, mais celle qui fait honte est comme la carie dans ses os. » (Proverbes 12.4)

          « ...La femme est la gloire de l’homme » (1 Corinthiens 11.7). Elle est la fierté de son mari.

          Un homme pourrait tout posséder, mais si son épouse est indigne…

          Un homme pourrait subir, à l’extérieur de son foyer, toutes sortes d’humiliations injustes, mais si sa femme est digne, fidèle, vertueuse, quel réconfort et quel bonheur pour lui ! Cette remarque vaut dans les deux sens ! L’épouse attend les mêmes qualités de la part de son mari.

 

          Jeunes gens, ne choisissez pas une fille pour l’éclat de son maquillage, la brillance de ses bijoux, et le battement de ses paupières.. !

 

          Le mot « vertueux » vient du latin et il renferme la pensée de « courage, force, sagesse, vertu ». La femme vertueuse est celle qui puise sa force morale dans sa communion avec Dieu.

 

          C’est Dieu qui rend l’homme fidèle.

 

          C’est Dieu qui rend la femme vertueuse.

 

Quand Dieu offre le cadeau de fiançailles

 

          Quel est ce cadeau ? C’est évidemment le (ou la) fiancé(e) qui convient !

 

          Où trouver l’homme fidèle ? Où trouver la femme vertueuse ? Vous pouvez rêver, mais la réalité est parfois tout autre ! Le mariage n’est pas une loterie, ni une question de chance. Ce n’est pas une affaire de bonne ou mauvaise « étoile », ni d’horoscope qui a menti. Laissez ces choses au monde. Le chrétien connaît les fondements sur lesquels il doit bâtir un foyer solide.

          Dans un mauvais mariage, Dieu n’est pas responsable de nos malheurs...comme si c’était sa volonté. Il vous a donné des conseils, il a fixé des conditions de base pour un bonheur durable. Respectez-les.

          Méfiez-vous de la « grâce » extérieure, et de la beauté vaine. La Bible dit : « La grâce est trompeuse, et la beauté est vaine ; la femme qui craint l’Éternel est celle qui sera louée. » (Proverbes 31.30)

          Ne vous laissez pas trompée par un charme superficiel. « Ce qui fait le charme d’un homme, c’est sa bonté ; et mieux vaut un pauvre qu’un menteur », dit la Bible (Proverbes 19.22)

          Ne vous laissez pas éblouir par la parure extérieure. A ce propos, la Parole de Dieu exhorte les femmes chrétiennes en ces termes : « Ayez, non cette parure extérieure qui consiste dans les cheveux tressés, les ornements d’or, ou les habits qu’on revêt, mais la parure intérieure et cachée dans le cœur, la pureté incorruptible d’un esprit doux et paisible, qui est d’un grand prix devant Dieu » (1 Pierre 3.3) ; et encore : « Je veux aussi que les femmes, vêtues d’une manière décente, avec pudeur et modestie, ne se parent ni de tresses, ni d’or, ni de perles, ni d’habits somptueux, mais qu’elles se parent de bonnes œuvres, comme il convient à des femmes qui font profession de servir Dieu. » (1 Timothée 2.9-10)

          Jeunes gens, le danger est d’être plus soucieux de « l’extérieur » que de « l’intérieur ». Ne serait-ce pas stupide de vous laisser séduire par l’apparence et l’artifice ? « N’est-ce pas en cela qu’a péché Salomon, roi d’Israël ? Il n’y avait point de roi semblable à lui parmi la multitude des nations, il était aimé de son Dieu, et Dieu l’avait établi roi sur tout Israël ; néanmoins, les femmes étrangères l’entraînèrent aussi dans le péché. » (Néhémie 13.26) Il s’est laissé séduire par « l’extérieur » au détriment des valeurs spirituelles.

 

          Soyez décidé à faire confiance à Dieu. Permettez-lui d’agir. Il est tout-puissant et il vous aime. Ne le limitez pas par vos doutes. Laissez-le prendre en main votre vie pour la conduire et la bénir.

          Ne doutez jamais des projets de bonheur de Dieu à votre égard. « Car je connais les projets que j’ai formés sur vous, dit l’Éternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l’espérance. » (Jérémie 29.11). Cette parole, adressée à Israël, est vraie pour vous aussi.

          Le Seigneur peut agir providentiellement. Il vous laisse ses conseils. A vous d’en faire votre profit. Dites, comme le psalmiste autrefois : « Mes destinées sont dans ta main. » (Psaume 31.16)

          Sachez qu’à l’heure du choix de Dieu, les chemins de l’homme fidèle et de la femme vertueuse se croiseront ! Au fait, si vous attendez les qualités idéales de votre futur conjoint...qu’en est-il de vous, présentement ? Certains (es) auraient-ils (elles) le conjoint qu’ils (elles) méritent ?

          Ne bousculez pas les plans de Dieu pour votre vie. Ne faites pas la forte tête. Ne justifiez pas vos fantaisies et vos choix en les mettant sur le compte du Seigneur.

          Ne vous donnez pas trop de peine, sinon celle de la foi et de la consécration à Dieu. C’est pendant qu’Adam dormait que Dieu a fait Eve ! (Genèse 21-22) « Si l’Éternel ne bâtit la maison, ceux qui la bâtissent travaillent en vain ; si l’Éternel ne garde la ville, celui qui la garde veille en vain. En vain vous levez-vous matin, vous couchez-vous tard, et mangez-vous le pain de douleur ; il en donne autant à ses bien-aimés pendant leur sommeil. » (Psaume 127.1-2) Il est bon de vivre dans le repos de la foi au lieu de s’agiter sous l’influence de la sagesse charnelle et terrestre. Dieu a coupé, tranché, formé pendant le sommeil d’Adam. Permettez à Dieu de couper, de trancher, de former, en vous abandonnant à lui.

 

www.batissezvotrevie.fr

 


 

LE MARIAGE : LA RÉFLEXION AVANT L’ENGAGEMENT

 

          Le mariage est un engagement sérieux. Au cours de notre vie, nous prenons beaucoup de décisions, dans tous les domaines. Dans certains de nos choix, nous engageons notre parole, notre honneur, notre avenir, nos biens.

 

          Dans un engagement, nous nous lions ; c’est donc un acte sérieux. Certaines décisions sont irréversibles. Il faudra aller jusqu’au bout. Il en est ainsi du mariage selon la pensée de Dieu.

 

          Le mariage est un engagement l’un envers l’autre, sous le regard de Dieu, et au nom de Dieu. Or, la Parole de Dieu nous exhorte à ne pas prendre le nom de Dieu en vain. « Tu ne prendras point le nom de l’Éternel, ton Dieu, en vain ; car l’Éternel ne laissera point impuni celui qui prendra son nom en vain » (La Bible, Exode 20.7). Par ailleurs, Jésus a rappelé : « Ainsi, ils ne sont plus deux, mais ils sont une seule chair. Que l’homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint » (La Bible, Évangile de Matthieu 19.6).

 

          Les conséquences d’un engagement pris à la légère sont plus que néfastes. La Bible dit : « C’est un piège pour l’homme que de prendre à la légère un engagement sacré, et de ne réfléchir qu’après avoir fait un vœu. » (Proverbes 20.25)

 

          Jeunes gens qui lisez ces lignes, sachez que le mariage n’est pas une aventure, mais un engagement sacré qui mérite votre respect.

          Vous devez réfléchir…

                    ...à votre bonheur mutuel,

                    ...au bonheur de vos enfants,

                    ...à l’honneur de Dieu mis en jeu.

 

Réfléchir avant de s’engager

 

          « Il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs », dit-on. C’est vrai et c’est sage dans bien des domaines. Dans nos affaires financières, par exemple, n’agissons-nous pas avec réflexion ? Il doit en être ainsi pour le mariage. Ne nous laissons pas facilement ébranler dans notre bon sens. Soyons sages.

          « Moi, la sagesse, j’ai pour demeure le discernement, et je possède la science de la réflexion » (La Bible, Proverbes 8.12).

 

          Jésus dit : « Lequel de vous, s’il veut bâtir une tour, ne s’assied d’abord pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi la terminer, de peur qu’après avoir posé les fondements, il ne puisse l’achever, et que tous ceux qui le verront ne se mettent à le railler, en disant : Cet homme a commencé à bâtir, et il n’a pu achever ? » (La Bible, Évangile de Luc 14.28.30)

 

          Les principes enseignés ici par Jésus-Christ, sont empreints de bon sens et d’une profonde sagesse. Ils peuvent s’appliquer à la préparation au mariage. Voyez plutôt…

 

          « Lequel de vous... ». Les principes divins sont donc pour chacun, à tous les niveaux, dans tous les domaines, pour tous les temps, et sous tous les cieux.

 

          « ...s’il veut bâtir », y compris son foyer !

 

          « ...ne s’assied d’abord ». « D’abord » ! C’est la première attitude, image de calme et de contrôle de soi ; image de maîtrise et de lucidité. La préparation au mariage ne doit pas se faire dans la précipitation, la tête baissée dans un piège parfois habilement camouflé, générant des regrets à vie. Il ne convient pas, pour une telle « construction », de se laisser éblouir par des artifices.

 

          « ...pour calculer la dépense ». Car « dépense » il y a ! Des efforts devront être soutenus au fil des jours, tout au long de la vie, pour être à la hauteur des exigences du mariage.

 

          « ...et voir s’il a de quoi la terminer ». Il est indispensable de prendre conscience de l’insuffisance de nos ressources personnelles devant l’ampleur des problèmes futurs à affronter. Il faut tout mesurer, tout calculer, nous mesurer nous-mêmes, reconnaître humblement notre manque de maturité, d’expérience ; non pour reculer mais pour dépendre de Dieu dans le choix du conjoint, et pour notre propre perfectionnement.

          Puiser dans l’expérience des aînés ne sera pas un luxe, mais une preuve d’équilibre et d’humilité.

          Oui, il faut se préparer, s’équiper. Pour ne pas l’avoir fait et s’être engagés de façon inconsidérée, combien de couples ont fait naufrage !

 

          « ...après avoir posé les fondements ». La pierre fondamentale du foyer chrétien, c’est Christ. Bâtir sur lui, c’est bâtir sur le roc. Les foyers construits sur Jésus ont tenu, et tiendront. Par contre, construire son foyer uniquement sur la base des sens, c’est construire sur du sable mouvant. La Bible dit : « Si l’Éternel ne bâtit la maison, ceux qui la bâtissent travaillent en vain. » (Psaume 127.1)

 

          « ...il ne puisse l’achever ». Le mot est lâché ! Il convient d’achever la tour. La construction d’un foyer, elle, n’est jamais achevée. Elle se poursuit tout au long de la vie. Quelqu’un a dit : « le mariage est une maison qu’on bâtit sans cesse ». C’est cette vision, bien implantée dans l’esprit des deux futurs époux, qui leur permettra de rendre leur foyer plus beau, de jour en jour.

          Dans une maison, il y a toujours quelque chose à faire ou à refaire. Il faut réparer, entretenir, parfois agrandir, décorer, enjoliver...Il en est ainsi du foyer.

          La « conquête » totale de l’autre n’est jamais terminée, même après le mariage. Chacun découvre les facettes cachées de l’âme du conjoint. Chacun travaille à réparer ses propres erreurs, et à parfaire sa propre éducation conjugale.

          Faute de cette vision spirituelle, morale, et affective, bien des foyers se sont déchirés, brisés. La belle construction d’antan n’est plus aujourd’hui qu’une ruine.

 

          « ...tous ceux qui le verront ». Nous sommes vus des autres. Devant les ruines familiales, certains seront scandalisés ; d’autres se livreront aux railleries. Quel déshonneur pour notre Seigneur Jésus-Christ, pour l’église locale, pour le mariage chrétien aux yeux des païens !

          Les enfants verront aussi, hélas ! Ce sont eux, les « enfants de la déchirure », qui en souffriront le plus !

 

          Savez-vous que la discorde conjugale est la cause première de la délinquance juvénile ? Le déséquilibre psychique des enfants est l’indicateur fidèle de la tenue morale du foyer. L’affection, l’harmonie, l’entente des parents, contribueront à l’épanouissement, l’ordre et l’équilibre de leurs enfants.

          La tricherie, à peine déguisée des parents, ne peut que traumatiser à vie les enfants.

          Un manque d’affection, d’attention, de soutien, de discipline aimante ; le fait de ne pas pouvoir admirer leurs parents, frustrent les enfants et les poussent à la révolte.

          La drogue, le dévergondage moral ne sont, chez beaucoup de jeunes, qu’une échappatoire et une compensation. Jésus nous a prévenus : « Si quelqu’un scandalisait un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu’on suspende à son cou une meule de moulin, et qu’on le jette au fond de la mer. » (La Bible, Évangile de Matthieu 18.6) N’accusons pas trop vite la société contemporaine, ni le siècle présent qui, certes, ont les mains souillées ; regardons plutôt, en priorité, l’atmosphère du foyer.

          Le manque de discipline intérieure, l’absence d’autorité, l’abus d’autorité, les discordes intestines, l’absence ou le mépris de Dieu, l’indifférence spirituelle, l’immoralité, sont autant de péchés familiaux qu’il convient de reconnaître au plus vite, de confesser et d’abandonner aux pieds du Sauveur.

 

          « ...il n’a pu achever ». Dans un tout autre domaine, Jésus a pu dire au Père : « J’ai achevé l’œuvre que tu m’as donnée à faire. » (La Bible, Évangile de Jean 17.4)

 

          Pour ce qui est de notre foyer, pourrons-nous reprendre à notre compte ces paroles du Christ ?

 

www.batissezvotrevie.fr

 


 

MARIAGE A L’ESSAI ET AMOUR LIBRE

 

(suite 3° partie)

 

Un mensonge à l’unité et à la joie

 

          L’acte conjugal s’inscrit dans un arrière-fond et dans un cadre qui lui donnent toute sa valeur : la vie en commun, la vie de présence l’un à l’autre, la communion dans les peines, les soucis, la joie... Sans ce cadre, peut-on parler d’acte d’amour, de préparation au mariage ? C’est ce que j’appellerais du « volé en passant ».

 

          L’expérience sexuelle vécue ainsi facilite-t-elle la vie conjugale future ? Mensonge ! Elle n’apprend rien que l’on ne puisse apprendre tout aussi bien et même mieux dans une vie conjugale normale.

 

Un mensonge à l’égard de la famille

 

          L’amour libre est un mensonge à l’égard des parents qui n’admettent pas (il y en a encore, Dieu soit loué !) que les fiancés vivent en amants.

          Les fiancés jouent alors la comédie devant les familles.

 

Un mensonge devant la société

 

          Devant elle, le jeune homme et la jeune fille passent pour être fiancés. Or, lorsqu’on est chrétien, on ne peut vivre en ignorant les autres.

          La solidarité humaine, souffre de toutes les défaillances de ceux qui la composent. Une telle licence des mœurs transforme la vie communautaire en jungle. Qui peut le nier ? La confiance est bannie, pour faire place à une duperie organisée.

 

Un mensonge dans l’église

 

          C’est devant elle aussi, et pas seulement devant Dieu, que les fiancés viendront s’engager mutuellement, formuler de solennelles promesses... sur le fondement du Dieu de vérité, et comptant sur sa bénédiction !

          La Parole de Dieu déclare : « Ne vous y trompez pas : on ne se moque pas de Dieu. Ce qu’un homme aura semé, il le moissonnera aussi. » (Épître aux Galates 6.7) Toute désobéissance porte son fruit. La société permissive, laxiste, génère de nombreux foyers brisés. Ces derniers sont en augmentation permanente et effrayante.

          C’est encore Dieu qui a raison.

 

La virginité avant le mariage et jusqu’au mariage

répond à d’autres exigences

 

          Tout d’abord, il faut prendre en considération l’incertitude du jeune homme et de la jeune fille, au départ, d’être vraiment dans la volonté de Dieu, dans sa main, et choisi l’un pour l’autre. Or, ce besoin de certitude est fondamental, et n’est pas toujours immédiate ni très rapide.

 

          Secondement, il est nécessaire de prendre le temps de se connaître. C’est une mise à l’épreuve au cours de laquelle les jeunes découvrent leur caractère, leurs goûts, leurs habitudes, leur environnement parental, et bien d’autres éléments encore.

 

          Ce temps d’apprentissage (qui n’est pas vraiment, soulignons-le, le temps des fiançailles) peut amener à une rupture. En réservant l’union sexuelle dans le cadre du mariage, ceux qui se fréquentent laissent à toute rupture son caractère de loyauté. Si les étapes d’une vraie préparation sont bousculées, pour ne faire place qu’à la découverte brutale et passionnée de la joie physique de l’amour, toutes les données sont faussées, y compris celles de cette joie, découverte prématurément.

          Dans ce cas, les jeunes ont devancé le temps. A trois reprises, il est écrit dans le Cantique des cantiques : « ...Ne réveillez pas, ne réveillez pas l’amour avant qu’il le veuille.» (2.7, 3.5, 8 .4).

          C’est ainsi que, sur le plan moral, des jeunes ont commis l’irréparable. Ils ont perdu la liberté de se choisir, de reconnaître que sur tous les plans, ils étaient faits l’un pour l’autre, et qu’ils étaient faits pour être « un ».

          Les conséquences sont souvent douloureuses. La connaissance mutuelle est restée superficielle, le mariage devenu inévitable, surtout si un enfant a été conçu.

          La vérité se manifeste « après ». Les jeunes apprennent à se connaître, mais trop tard !

          Il est alors aisé de parler d’incompatibilité d’humeur, d’époux aigris, pour ne pas avouer qu’en fait, les jeunes se sont trompés.

 

Un grand danger de frustration

 

          Imaginons le cas de figure suivant : la rupture avant le mariage, alors que le jeune homme et la jeune fille ont déjà tout consommé. A qui fera-t-on croire que c’est la manière recommandable pour se préparer au mariage ?

          Premièrement, l’union sexuelle a éveillé en eux des « appétits » qui subsisteront après leur rupture.

          En second lieu, ils rencontreront de multiples tentations pouvant les entraîner dans toutes sortes d’aventures, au lieu de vivre l’amour selon Dieu.

          Et enfin, lorsqu’on se trouve dans une telle situation, comment demander au « successeur » de nous respecter ?

 

          Dieu sait ce qu’il dit lorsqu’il parle d’impudicité, de fornication, de mensonge, pour toute relation sexuelle en dehors des liens du mariage.

 

www.batissezvotrevie.fr

 


 

MARIAGE A L’ESSAI ET AMOUR LIBRE

 

(suite 2° partie)

 

Les arguments subtils de la sagesse du monde

 

          Pour justifier l’amour libre, on invoque la peur de l’échec dans le mariage, par manque d’expérience des conjoints. Le piège est alors grossier : on veut confondre ignorance et inexpérience.

          Prenons un exemple qui nous fera comprendre la sottise de cette argumentation. Il existe des écoles de puériculture. On ne demande pas à une fille candidate de commencer par mettre au monde un enfant, pour pouvoir ensuite intégrer l’établissement. On remédie à son inexpérience en l’instruisant. Lorsqu’elle aura un enfant, l’instruction reçue lui sera bénéfique.

 

          Dans le domaine du mariage, il est indispensable d’enseigner notre jeunesse. Mais, de grâce, ne prêchons pas la réussite par l’essai, par l’expérience, dans une voie contraire à la sainteté de Dieu !

 

          L’expérience prétendue nécessaire, indispensable, préconisée sous le nom de « mariage à l’essai » ou « amour libre » n’est qu’une argumentation simpliste pour justifier ses faiblesses dans une situation et un comportement présents ou passés.

          La Parole de Dieu trace aux jeunes un chemin sans équivoque. Il n’y a pas de justification biblique de la sexualité en dehors du mariage. Bien au contraire ! Cette attitude est dénoncée comme une désobéissance grave, de l’impudicité, voire de la fornication. Cela va du simple flirt jusqu’à toutes les formes de mariage à l’essai.

 

          Il est vrai que dans un monde dit civilisé, progressiste, évolué, une telle prise de position peut passer pour une étroitesse d’esprit intolérable. Mais peu importe ce que pense le monde ! Dans l’état où sont les foyers aujourd’hui, le monde n’a vraiment pas de leçons à donner aux chrétiens ! L’appréciation et la volonté de Dieu doivent prévaloir dans notre vie de croyants. Jésus dit : « Si le monde vous hait, sachez qu’il m’a haï avant vous. Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui est à lui ; mais parce que vous n’êtes pas du monde, et que je vous ai choisis du milieu du monde, à cause de cela le monde vous hait. Souvenez-vous de la parole que je vous ai dite : Le serviteur n’est pas plus grand que son maître. S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi ; s’ils ont gardé ma parole, ils garderont aussi la vôtre. Mais ils vous feront toutes ces choses à cause de mon nom, parce qu’ils ne connaissent pas celui qui m’a envoyé. » (La Bible, évangile de Jean 15.18-21). Le prophète Esaïe déclare de la part de Dieu : « Mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies, dit l’Éternel. Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, et mes pensées au-dessus de vos pensées. » (55.8-9)

 

Une mauvaise attitude pendant les fiançailles

 

          Aujourd’hui, beaucoup de jeunes pensent que...s’étant promis l’un à l’autre, étant certains de leur amour l’un pour l’autre, étant assurés de leur engagement mutuel, ils sont libres sur le plan de leur sexualité. Et c’est ainsi qu’ils en usent en toute « bonne » conscience.

 

          Apparemment, ils ont pour eux beaucoup d’excuses pour justifier le mariage à l’essai: la crise du logement, les difficultés économiques, les nécessités professionnelles, l’incertitude du lendemain, l’exaspération des sens due à la liberté même dans laquelle le monde vit...

 

          Mais aucune de ces excuses, ni aucune autre encore, ne trouve sa justification dans la Parole de Dieu. Cette dernière reste absolue dans ses principes et son application : l’union sexuelle se réalise dans le cadre du mariage. (à suivre) Paul BALLIERE www.batissezvotrevie.fr


 

MARIAGE A L’ESSAI ET AMOUR LIBRE

 

(1° partie)

 

          « C’était une jeune fille très belle de figure ; elle était vierge, et aucun homme ne l’avait connue. » (La Bible, Genèse 24.16). Aux yeux de beaucoup aujourd’hui, cette remarque de l’Écriture au sujet de Rebecca, pourrait paraître désuète et ringarde à défaut d’être extraordinaire. Rebecca était vierge ! Et au cas où nous n’aurions pas compris, ou que nous restions sceptiques, la Bible précise : « et aucun homme ne l’avait connue. »

          De nos jours, on a changé tout ça ! Ceux et celles qui arrivent vierges au mariage sont rares, voire arriérés ! Selon l’opinion moderne banalisée, il ne faut pas se marier avant « d’avoir essayé» !

          Qu’y a-t-il derrière cette sagesse ? Sagesse...ou simple aberration ?

          Le mariage peut être vécu selon la volonté de Dieu, ou conditionné par le nouveau code d’une génération à la dérive. L’apôtre Jacques nous parle d’une certaine sagesse, celle « d’en bas », et il écrit : « Cette sagesse n’est point celle qui vient d’en haut ; mais elle est terrestre, charnelle, diabolique. » (Jacques 3.15)

 

Les erreurs d’une telle sagesse

 

          A quels mobiles obéissent ceux et celles qui s’engagent dans une telle voie ? Quelle sorte de sagesse dictent leur comportement et leur style de vie ?

          Beaucoup de jeunes sont les victimes d’une forme d’impatience. Or, la Bible déclare : « La charité est patiente. » (1° épître aux Corinthiens 13.4)

          La réalité sexuelle n’est pas un vain mot. Or, beaucoup de choses, aujourd’hui, contribuent à affaiblir la maîtrise de soi : les images très suggestives, bombardées sans relâche par la publicité, une certaine littérature, la promiscuité au travail, la façon de se vêtir (ou de se dévêtir), sans parler du comportement de ceux qui nous entourent.

          Céder à des pulsions débridées, c’est perdre sa liberté. C’est la démonstration qu’en donnent ceux qui ont succombé. Leur apparence de libération provocatrice n’est qu’un leurre. Au fond d’eux-mêmes, ils sont profondément malheureux, même s’ils n’osent se l’avouer à eux-mêmes. Certains tenteront de justifier leurs faiblesses à leurs propres yeux ; d’autres se vanteront de leurs « exploits » devant les autres, mais rien de tout cela ne les guérira d’un mal-être profond.

 

Une fausse compréhension de la sexualité

 

          Pour les animaux, l’accouplement temporaire est un acte purement biologique, une expression de l’instinct de reproduction. L’homme est plus qu’un animal. Il est un être spirituel. Lorsqu’une personne est en relation avec Dieu, même ses fonctions biologiques les plus fondamentales reçoivent une nouvelle signification, et une nouvelle valeur. La parole de Dieu déclare que le corps du chrétien est le temple du Saint-Esprit.

 

          La fonction sexuelle possède une signification psychologique, sociale, et spirituelle. Elle est une expression symbolique d’autres valeurs, l’image d’un homme et d’une femme qui sont « une seule chair » à tous points de vue. En dehors de l’amour mutuel et de l’engagement conjugal, la sexualité perd son sens divin et sa valeur.

 

          Le mariage à l’essai et l’amour libre, sont un détournement du but de la sexualité selon la pensée de Dieu. Ils sont la manifestation d’une recherche purement égoïste d’un plaisir physique, certes partagé, mais qui reste néanmoins individuel. Le flirt en est un exemple. Chacun sert au plaisir de l’autre dans un jeu qui n’engage en rien, et qui dure le temps d’un été, même s’il est indien.

 

          Derrière ce jeu impatient, il est vrai qu’il peut y avoir un réel désir d’aimer. La faim d’amour, de tendresse, d’affection, de don, est profondément enracinée dans le cœur de tout être humain ; mais ce n’est pas une raison pour la satisfaire à n’importe quelle condition. Si une personne a soif, il est préférable qu’elle sache attendre le moment où elle pourra boire de l’eau fraîche et pure, plutôt que de se précipiter vers l’eau stagnante du fossé.

          Luther a dit : « Prendre une femme, c’est vite fait. L’aimer toujours est une autre affaire ».

 

(à suivre)

 

Paul BALLIERE

www.batissezvotrevie.fr

 


 

LE MARIAGE SELON DIEU

 

          Six pensées, caractérisant le mariage selon Dieu, méritent d’être soulignées.

 

1. la monogamie

 

          Dieu n’a créé qu’une seule femme pour l’homme. « L’Éternel Dieu dit : Il n’est pas bon que l’homme soit seul ; je lui ferai UNE aide semblable à lui. » (La Bible, Genèse 2.18)

          « L’Éternel Dieu forma UNE femme de la côte qu’il avait prise de l’homme, et il l’amena vers l’homme. » (La Bible, Genèse 2.22)

          « C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à SA femme, et ils deviendront une seule chair. » (La Bible, Genèse 2.24)

          Dans son enseignement donné aux Pharisiens, Jésus rappelle cette vérité : « Au commencement de la création, Dieu fit l’homme et la femme ; c’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à SA femme, et les DEUX deviendront une seule chair. » (La Bible, évangile de Marc 10.6-8) Jésus n’a pas dit que l’homme s’attacherait à SES femmes, et que les TROIS, ou les QUATRE, ou plus encore, deviendraient…

 

          Après la chute, l’homme a abusé de sa position devant la femme et a justifié ses travers en s’accordant plusieurs femmes. Il a ainsi porté atteinte à la moralité du mariage.

 

          Nous découvrons le premier exemple de polygamie dans le foyer de Lémec : « Lémec prit DEUX femmes : le nom de l’une était Ada, et le nom de l’autre Tsilla. » (La Bible, Genèse 4.19) Ce descendant de Caïn, meurtrier et cynique, mit ses crimes en chansons : « Lémec dit à SES femmes : Ada et Tsilla, écoutez ma voix ! FEMMES de Lémec, écoutez ma parole ! J’ai tué un homme pour ma blessure, et un jeune homme pour ma meurtrissure. Caïn sera vengé sept fois, et Lémec soixante-dix-sept fois.» (La Bible, Genèse 4.23-24)

 

          Il en fut autrement de Noé. Dieu lui dit : « J’établis mon alliance avec toi ; tu entreras dans l’arche, toi et tes fils, TA femme et les femmes de tes fils avec toi. » (La Bible, Genèse 6.18) Notez le témoignage de l’Écriture concernant ce patriarche : « Noé était un homme juste et intègre, dans son temps ; Noé marchait avec Dieu. » (La Bible, Genèse 6.9)

 

          C’est sur les instances de sa femme Saraï, et selon la coutume païenne de l’époque, qu’Abram conçut un fils de sa servante : « Saraï, femme d’Abram, ne lui avait pas donné d’enfants. Elle avait une servante égyptienne, nommée Agar. Et Saraï dit à Abram : Voici, l’Éternel m’a rendue stérile ; viens, je te prie, vers ma servante ; peut-être aurai-je par elle des enfants. Abram écouta la voix de Saraï. Alors Saraï, femme d’Abram, prit Agar, l’Égyptienne, sa servante, et la donna pour femme à Abram, son mari, après qu’Abram eut habité dix années dans le pays de Canaan. Il alla vers Agar, et elle devint enceinte. Quand elle se vit enceinte, elle regarda sa maîtresse avec mépris. Et Saraï dit à Abram : L’outrage qui m’est fait retombe sur toi. J’ai mis ma servante dans ton sein ; et, quand elle a vu qu’elle était enceinte, elle m’a regardée avec mépris. Que l’Éternel soit juge entre moi et toi ! Abram répondit à Saraï : Voici, ta servante est en ton pouvoir ; agis à son égard comme tu le trouveras bon. Alors Saraï la maltraita ; et Agar s’enfuit loin d’elle. » (La Bible, Genèse 16.1-6)

 

          Isaac, le fils d’Abraham, n’eut qu’une seule épouse : Rebecca.

 

          David et Salomon, quant à eux, sont loin d’être des modèles ! Mais les lecteurs avertis de la Parole de Dieu savent ce qu’un tel éloignement du plan de Dieu a engendré pour chacun d’eux ! On ne peut pas tout imiter dans la Bible. Elle est aussi un miroir reflétant nos chutes.

 

          L’Éternel, dans l’Ancien Testament, a donc toléré la polygamie, mais ne l’a jamais approuvée. Car l’idéal réside en cette parole divine : « C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à SA femme, et ils deviendront une seule chair. » (La Bible, Genèse 2.24)

 

          Dans son enseignement, Jésus est venu rehausser la dignité de la monogamie.

 

2. L’exclusivité

 

          La Bible dit: « C'est pourquoi l'homme QUITTERA son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair. » (La Bible, Genèse 2.24)

 

          Ce qui signifie que l’homme,

                         1. sera parvenu à la stature morale d’adulte.

                         2. sera indépendant des parents sur le plan matériel et moral.

                         3. sera capable d’assumer ses responsabilités d’époux et de père, sans intervention paternaliste et dominatrice des parents ou beaux-parents.

 

          Heureux l’homme s’il dirige lui-même sa maison ! Certes, il n’est pas question de rejeter les conseils des aînés qui ont l’avantage de l’expérience, ni de renier ses parents. Dieu nous exhorte à les honorer avec amour et gratitude.

          Mais nous parlons ici d’indépendance, ce qui est tout à fait différent.

 

3. Une union étroite et intime

 

          La Bible dit: « C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et S’ATTACHERA à sa femme, et ils deviendront une seule chair. » (La Bible, Genèse 2.24)

          Cet attachement doit s’affermir au fil des ans. La puissance de l’amour doit pousser les époux l’un vers l’autre. L’amour se nourrit d’amour.

 

4. Une union spirituelle et physique

 

          Il s’agit bien d’une union physique. La Bible dit: « C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et S’ATTACHERA à sa femme, et ils deviendront une seule CHAIR. » (La Bible, Genèse 2.24)

          Jésus l’a rappelé : « Ainsi, ils ne sont plus DEUX, mais ils sont UNE SEULE CHAIR. » (La Bible, Évangile de Matthieu 19.6)

 

          Mais cette parole divine va bien au-delà de l’union physique. Elle renferme la réalité d’une union spirituelle, fruit de l’amour, tissée d’intérêts et d’objectifs communs. Le mariage selon Dieu est une unité de cœur, d’âme, de but, d’idéal. Il implique l’entente, l’harmonie, et la paix entre les époux. Dieu est UN et il unit.

 

5. Une union permanente et indissoluble

 

          « Ainsi, ils ne sont plus deux, mais ils sont une seule chair. Que l’homme donc NE SÉPARE PAS ce que Dieu a joint » (La Bible, Évangile de Matthieu 19.6)

 

          Nous connaissons la formule célèbre : « Pour le meilleur et pour le pire, jusqu’à la mort ».

          La Bible dit : « Ainsi, une femme mariée est liée par la loi à son mari tant qu’il est vivant » (La Bible, épître aux Romains 7.2) ; et encore : « Une femme est liée aussi longtemps que son mari est vivant » (La Bible, 1° épître aux Corinthiens 7.39) ; et l’apôtre Paul déclare : « A ceux qui sont mariés, j’ordonne, non pas moi, mais le Seigneur, que la femme ne se sépare point de son mari » (La Bible, 1° épître aux Corinthiens 7.10).

 

          Toute rupture de cette union est une violation du plan divin.

 

          La famille est le milieu idéal pour que les enfants soient bien élevés,

                         sur le plan physique,

                         sur le plan social,

                         sur le plan spirituel.

 

          La dépendance mutuelle des époux est enseignée par la Parole de Dieu : « Toutefois, dans le Seigneur, la femme n’est point sans l’homme, ni l’homme sans la femme » (La Bible, 1° épître aux Corinthiens 11.11).

 

6. Le but du mariage

 

          « L’Éternel Dieu dit : Il n’est pas bon que l’homme soit seul ; je lui ferai une AIDE SEMBLABLE à lui. » (La Bible, Genèse 2.18)

          Le but du mariage est donc d’offrir la compagnie et l’aide mutuelle. Le mot hébreu traduit par « aide » signifie « quelqu’un d’approprié », et renferme l’idée de similitude.

 

          Dieu a créé la femme comme une personne pouvant prendre part à la vie de l’homme, répondant à sa nature avec compréhension et amour, et collaborant avec lui dans la réalisation du plan divin.

 

          Ainsi, l’homme n’a une vie pleine que s’il peut partager, faire confiance, aimer dans le cercle intime de la famille.

 

Paul BALLIERE

www.batissezvotrevie.fr

 


 

LE MARIAGE: UNE INSTITUTION DIVINE

 

          La vie de disciple de Jésus-Christ se manifeste aussi dans le foyer. C'est ce que nous enseigne la Parole de Dieu.

 

          Bien avant l'établissement de tout système religieux, avant l'ébauche de toute forme quelconque d'autorité ici-bas, Dieu, dès l'origine de l'homme, institua le mariage.

 

          Le mariage ? Mais de quoi parlons-nous exactement ? De l'union, devant Dieu et en son nom, de l'homme et de la femme. Cette union demeure une institution divine de haute instance, la plus ancienne, la plus importante, la plus sacrée.

 

Dieu, l'auteur de la famille

 

          L'apôtre Paul a écrit: « A cause de cela, je fléchis les genoux devant le Père, duquel tire son nom toute famille dans les cieux et sur la terre... » (La Bible, épître aux Ephésiens 3.14-15). En grec, « père » se dit « pater », et « famille » se dit « patria ». Mais par delà les mots, nous comprenons que l'apôtre nous invite à la découverte d'une profonde signification spirituelle.

 

          Après avoir créé Adam, l'Éternel fait un constat. L'Écriture déclare: « L'Éternel Dieu dit: Il n'est pas bon que l'homme soit seul... » (La Bible, Genèse 2.18) La solitude ne génèrerait-elle pas égoïsme, repli sur soi ? Dieu qui EST d'éternité en éternité, n'a jamais été solitude ou isolement; mais il est communion pure: Père, Fils, Saint-Esprit.

 

          Tout ce que Dieu a créé est bon: la lumière, la terre, les mers, la verdure, l'herbe, les arbres, les astres, les animaux marins, les animaux de la terre (Genèse 1.4,10,12,18,21,25). Mais Dieu juge que la solitude n'est pas bonne. Il va donc instituer la famille. Et par là-même, l'amour de l'autre, l'épanouissement au service de l'autre.

          C'est ainsi que dans cette union sacrée du mariage, nous nous perdons dans l'autre, et nous nous retrouvons dans l'autre. N'en est-il pas ainsi du Père dans le Fils Jésus-Christ ? De l'époux dans son épouse ? Des parents dans leurs enfants ?

 

          « Alors l'Éternel Dieu fit tomber un profond sommeil sur l'homme, qui s'endormit; il prit une de ses côtes, et referma la chair à sa place. L'Éternel Dieu forma une femme de la côte qu'il avait prise de l'homme, et il l'amena vers l'homme. » (La Bible, Genèse 2.21-22) « Dieu créa l'homme à son image, il le créa à l'image de Dieu, il créa l'homme et la femme. » (La Bible, Genèse 1.27) « Dieu vit tout ce qu'il avait fait; et voici, cela était très bon. » (La Bible, Genèse 1.31)

 

          Dieu bénit le premier couple: « Dieu les bénit, et Dieu leur dit: Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et l'assujettissez; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre. » (La Bible, Genèse 1.28); et encore: « Dieu créa l'homme et la femme, il les bénit, et il les appela du nom d'homme, lorsqu'ils furent créés. » (La Bible, Genèse 5.2)

 

le mariage, une institution divine pour tous les temps

 

          La Bible dit: « C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair. » (Genèse 2.24)

 

          Ces paroles ont souvent été rappelées dans les Écritures: « Les Pharisiens abordèrent Jésus, et dirent, pour l'éprouver: Est-il permis à un homme de répudier sa femme pour un motif quelconque ? Il répondit: N'avez-vous pas lu que le créateur, au commencement, fit l'homme et la femme, et qu'il dit: C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair ? » (La Bible, Évangile de Matthieu 19.3-5)

 

          Jésus dit: « Au commencement de la création, Dieu fit l'homme et la femme; c'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair. Que l'homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint. » (La Bible, Évangile de Marc 10.6-9)

 

          L'apôtre Paul écrit: « C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair. Ce mystère est grand; je dis cela par rapport à Christ et à l'Église. » (La Bible, épître aux Ephésiens 5.31-32)

 

les Écritures confirment le mariage comme institution divine

 

          La Bible dit: « Celui qui trouve une femme trouve le bonheur; c'est une grâce qu'il obtient de l'Éternel. » (Proverbes 18.22)

 

          Le premier miracle de Jésus a eu lieu à des noces. Ainsi, Jésus a confirmé le mariage (voyez Évangile de Jean 2.1.11).

 

          Le serviteur de Dieu a le droit de se marier. L'apôtre Paul écrit: « N'avons-nous pas le droit de mener avec nous une sœur [c'est-à-dire une chrétienne, une croyante] qui soit notre femme, comme font les autres apôtres, et les frères du Seigneur, et Céphas ? » (La Bible, 1° épître aux Corinthiens 9.5). Si l'on n'avait pas imposé le célibat des prêtres, il y aurait certainement eu bien moins de scandales au sein de l'Église officielle!

 

          Dans cette même lettre aux Corinthiens, Paul rappelle que « la femme a été créée à cause de l'homme » (1 Corinthiens 11.9).

          Les jeunes veuves sont encouragées au remariage: « Je veux donc, écrit Paul, que les jeunes se marient, qu'elles aient des enfants, qu'elles dirigent leur maison... » (La Bible, 1° épître à Timothée 5.14)

 

          Nous vivons dans un temps où les valeurs les plus sacrées sont renversées. Notre génération dérive pour avoir abandonné ses repères. N'en soyons pas surpris. Dieu nous avait avertis: « Mais l'Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, quelques-uns abandonneront la foi, pour s'attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons, par l'hypocrisie de faux docteurs portant la marque de la flétrissure dans leur propre conscience, prescrivant de ne pas se marier... » (La Bible, 1° épître à Timothée 4.1-3)

 

          Mais le fondement de Dieu reste debout. La Bible déclare: « Que le mariage soit honoré de tous, et le lit conjugal exempt de souillure... » (Épître aux Hébreux 13.4)

 

          Une génération qui engendre l'explosion galopante des familles; qui blesse à vie le cœur des enfants, quoi qu'on en dise; qui se décompose et qui se recompose au gré des aventures et autres adultères, une telle société, pataugeant au milieu de ses gravas immoraux, n'a vraiment pas de leçons à donner aux chrétiens !

 

Paul BALLIERE

www.batissezvotrevie.fr